L'odyssée de Tattum

Odyssée sans frontière pour découvrir Madagascar, une enfant du pays, autrui et ailleurs. 

Tsy fito lahy, tsy fito vavy fa isa masina

13 mars 2008 à 22:27 |  Catégorie  Myself

Hery trouve que je suis un brin trop sérieuse en ce moment, qui en a profité pour soulever une question métaphysique. L'équipe en est décidément à des questions fondamentales, au milieu de tout ce sérieux. :)
Cela n'est pas faux, mais cela se sentait-il tant que ça? :) Voici ma réponse, également pour Shoan, Ranjiva et Nivo:

1. me1

Là on était au boulot. Si, si... En train d'inventorier le récif corallien malagasy, et de sensibiliser les villages environnants à trouver des alternatives à la destruction de la mangrove.
J'ai toujours aimé travailler dehors plutôt que dans un bureau. Ceci dit, je n'ai jamais passé autant d'heures devant un ordinateur que maintenant...

2. me2

Durant les années lycée, on aimait beaucoup se vanner comme on dit. Moi la première. Aussi dans la rubrique l'arroseur arrosé, l'une des vannes préférées de mes amis était alors que la "voiture" qui correspondait le mieux à ma personnalité était... une Massey Fergusson. Pas tant pour le côté agricole mais pour sa taille. Jeunes et cons nous étions. Ah oui c'est vrai, c'est un pléonasme!
Aussi, quand j'ai vu cette Massey Fergusson sur la plage (cherchez l'erreur), je n'ai pas hésité à me faire photographier et de le dédicacer tout spécialement à mes joyeux lurons d'amis. La vue est belle de là-haut. :)

3. me3

L'unique surnom que j'ai eu: zazavavin-drano ou fille de l'eau. Que vous pouvez aussi traduire à loisir par... sirène. :)


4. champi

Mon attachement à ma culture et à mon identité n'est pas discutable, tout juste avéré. Cependant, je dois dire que je fais partie de ceux qui ne croient pas à l'une des valeurs fondamentales malagasy: le fihavanana. Que je perçois dans bien des cas davantage comme la plus belle robe de l'hypocrisie, un sport où il faut mieux tendre la main pour mieux se faire couper le bras...
Ceci dit, je suis très fière du sens de l'hospitalité malagasy, pour l'avoir vécu, jusqu'au finfond de la Grande Ile.

5. la_grotte

Un de mes endroits préférés à Madagascar est "La grotte", dans le Sud-Ouest, sur la route du village de St-Augustin, près de Toliara. J'avais intitulé cette photo "Entre ciel et terre". Un de ces joyaux de la nature où eau douce et eau de mer se mélangent, donnant ces couleurs turquoises uniques, ce dans une magnifique grotte semi-ouverte.
Dommage, je crois que son accès a depuis été "privatisé", avec des infrastructures qui ont du coup enlevé tout le charme au naturel.

6. 181

Ca consiste à dévoiler des secrets déjà? Hmmm... Je rejoins le non-sens d'appeler cela des secrets. Aussi en voici un:
je suis de ceux que vous pensez connaître; vous n'avez pas vraiment tort ni tout à fait raison.

7. IMG_8564

Qui a dit que je vois les choses en grand? ;) Juste que j'aime appuyer à tout-va sur mon appareil photo, ça m'amuse de sortir une scène de son contexte.

Vitaaaa! Reste plus qu'à deviner où je suis sur certaines de ces photos.


Nage, cours, vole et reviens

03 mars 2008 à 23:30 |  Catégorie  Blog| Box

Après "dis-moi qui tu fréquentes et je te dirai qui tu es" et "dis-moi ce que tu manges et je ne suis pas certaine de dire qui tu es", voici "dis-moi quel sport tu pratiques et ce que ça t'apporte".

Mon père disait souvent que les compétitions sportives forgent la personnalité. Hormis un tournoi de ping-pong où j'ai gagné la coupe avec beaucoup de hasard et d'opportunités, le seul sport de compétition qui m'aurait botté était l'aïkido. Mais les deux seuls clubs que je connaissais alors à Antananarivo ne m'intéressaient vraiment pas.
Jusqu'à découvrir que son meilleur allié c'est soi, et son meilleur adversaire, c'est soi aussi. Jusqu'à découvrir la plongée sous-marine en fait. Car nul n'ignore depuis le début l'objet de ma passion qu'est cette pratique et l'élément dans lequel on y évolue.

poisson_vanille_fraiseLa plongée sous-marine
La plongée procure des sensations que ne peuvent connaître ceux qui ne l'ont jamais pratiquée. Le snorkeling n'en est qu'un pâle aperçu. Si j' aimais à me relire, alors ce serait encore une fois ce que procure la plongée. Même après avoir parcouru des écosystèmes terrestres les plus divers, rien ne vaut de baigner dans le monde sous-marin. mandarinLes sens réagissent autrement, les codes sont différents, la biodiversité encore plus étonnante et encore plus originale. On aurait dit que Dieu a esquissé les espèces terrestres au fusain, et qu'il s'est mis à peindre les biocénoses du grand bleu. C'est ce que je me dis à chaque fois que je vois un Pseudochromis paccagnellae (poisson Vanille-fraise) ou un
Synchiropus splendidus (poisson mandarin, un des plus remarquables en matière de coloration).
Et plus encore.

J'aime la plongée pour les sensations uniques de liberté qu'elle procure, pour un monde qui se découvre au mérite et parce qu'à mon avis il s'agit de l'une des pratiques qui enseigne la plus grande humilité face à la nature. On pourra inventer tous les mélanges et techniques possibles pour rester plus longtemps immergés, la nature nous rappelle que nous en sommes qu'un élément qui s'y adapte et non qui s'y impose, où nous mesurons nos propres limites. C'est très bien ainsi. Cela permet de profiter de son dernier palier de décompression à -3m, où la vie en couleurs explose, les rencontres parfois étonnantes avec une espèce plus curieuse que d'autres, de profiter de la magie de la lumière avec ces perspectives de diffraction et réfraction multiples et variées, profiter de ce silence qui n'en est pas un, après avoir surmonté parfois ses propres peurs, et maîtriser sa frénésie. Etre son propre allié et son propre ennemi, cultiver son self-maîtrise, prévoir sans être prévisible.

La randonnée en moyenne montagne
IMG_4288A l'opposé, j'ai découvert il y a à peine quelques années la randonnée en moyenne montagne. Je vois dans cette pratique une métaphore de la vie... Déjà selon notre équipement et moyens, nous ne sommes pas égaux face à ce qui pourrait advenir. Initiée par Tonnum qui pratique depuis l'âge de 7ans, j'ai investi dans de bonnes chaussures en Gore-Tex, et ai pris les bons réflexes tels que s'équiper de vêtements imperméables et chauds même si l'on part sous un 24°C fort ensoleillé; apporter un second tee-shirt, des fruits secs, manger des féculents et sucres lents au déjeûner; boire, ni trop ni pas assez; les règles de civisme. La montagne se vit, mais ne se laisse pas maîtrisée.
Aussi, bien qu'à l'abri d'aucune ironie du sort, la probabilité que je me foule la cheville doit être moindre que ceux qui marchent dans la rocaille avec leur tennis de ville, ces inconscients.
Le premier jour, essai en douce, un petit tour de 45 min pour admirer une cascade. Puis l'entrée en la matière à partir du second jour. Effectuer un dénivelé de quelques +1000m en 4h ou 5h... Au début, on a la pêche. Très vite, son corps prend malin plaisir à cracher tous les excès qu'on lui a fait subir. A ce moment là, on se dit, je ne fumerai plus, je ne boirai plus, je ne... Puis les premières pauses pour quelques fruits secs salvateurs. On sent son corps puiser dans ses ressources. Mais on est motivé de voir le paysage évoluer et s'embellir en prenant de l'altitude. D'autant qu' au fur et à mesure que l'on monte, on rencontre de moins en moins de monde. C'est simple, le soir, le village grouille de monde, dès 500m de dénivellé, cela réduit d'un facteur 100, au moins. Puis on commence à exiger beaucoup de son corps, voire jusqu'à tester ses limites. On est à la traîne, le coeur s'emballe par moment, la température augmente, chaque pas peut devenir un supplice, où l'on peut arriver à se dire "putain,je vais crever", mais on les enchaîne tout de même, de plus en plus lentement, mais sûrement. Car d'autres sont devant, et s'ils y arrivent, on peut aussi.
0064h d' efforts intenses plus tard, au bout de ses forces, en sueur, on pose son sac à dos au bord d'un torrent de montagne. La vue est magnifique, imprenable, enivrante devant la beauté de cette nature, telle que l'on ne l'aurait jamais imaginée d'en bas, avec une folle envie de crier à plein poumons "Ayé!"! On change de tee-shirt, on attend que la température corporelle baisse un peu, puis on trempe ses pieds dans cette eau pure et fraîche. La récompense...
L'on est surpris de constater combien le corps récupère vite, très vite, malgré l'impression d'avoir atteint ses limites peu de temps auparavant... Après déjeûner, une petite sieste sur une pierre plate au bord de l'eau, puis on continue encore 1h ou 2h, avant de redescendre en 2 à 3 fois moins de temps. Cette moindre durée peut parfois être frustrante, mais on redescend pour apprécier un site tout aussi beau et original le lendemain.
La randonnée permet de profiter de la nature en testant son sens de l'effort et d'endurance, où l'on est son propre allié pour peu qu'on en veuille et son propre ennemi si on n'y croit pas ou abandonne.

Le golf
IMG_4550Pour répondre aux vannes de ceux qui se reconnaîtront, non je ne m'embourgeoise pas, et confirme ne pas avoir l'âge de rouler en Mercedes classe S ni de jouer au golf. ;)
Et oui, je détestais ce sport auparavant pour l'image snob et m'as-tu-vu-iste que je voyais en ceux qui la pratiquaient. Jusqu'à ce que Tonnum, aussi allergique que moi des frimeurs et autres brasseurs d'air, soit invité à en faire et rentre un jour en s'exclamant "je veux jouer au golf, j'adore!"
Ayant la chance d'avoir un club ouvert non loin et proposant une formule 'Tous au golf" bien plus accessible que les clubs semi-fermés, j'ai donc découvert. Et d'appréhender la philosophie de ce sport, ainsi que d'apprécier ce qu'il apporte.
Dans ce forfait, on bénéficie de 80 balles pour le practice, afin d'apprendre puis de perfectionner ses mouvements, ainsi que du parcours-école à 3 trous. On y rencontre de tout. Du fils à papa complètement immature, limite idiot mais bien sapé, qui se la pète en voulant en mettre plein la vue, qui te mate du coin de l'oeil jusqu'où va ta balle et qui se dépêche de vouloir taper plus loin, mais tout juste apprenant, sans style et vraiment pas à l'abri des airshots; aux seniors, posés, qui pratiquent de longue date et qu'on aime à regarder pour apprendre ou pour juste apprécier la grâce d'un beau swing.
Après avoir justement essuyé des dizaines de swings foireux, on vient à en faire quelques-uns plus ou moins réussis. La différence surprend, à peine un son au moment où la balle décolle, et nul besoin de taper fort pour obtenir une belle et longue trajectoire. Tout est dans la maîtrise et le perfectionnement, pas besoin de brasser beaucoup d'air, et la force n'a de sens qu'une fois le geste maîtrisé. Sur le parcours à 3 trous, l'objectif est de faire les 3 trous en un minimum de coups. Frapper juste, et savoir doser à point. Facile à dire, beaucoup moins à appliquer, en débutant...
Le golf demande beaucoup de concentration tout en ayant l'air détendu, même lorsque ça paraît gagné d'avance. Et l'on attrape vite le virus de vouloir s'améliorer en continu car son premier adversaire, c'est soi.

Ca tombe bien, au printemps, je me mets à la voile. C'est décidé.

Biodiversity reporting award 2007

17 février 2008 à 16:03 |  Catégorie  Madagascar| Ressources

Ce blog reprend sa ligne éditoriale, surtout le week-end :)

Tous les ans, je suis le Biodiversity reporting award (BDRA), que j'ai déjà eu l'occasion de présenter. Hâte de lire tous les articles soumis en 2007 par les journalistes malagasy au concours, qui ne sont pour l'heure pas encore en ligne.
Pour rappel/info,
le Prix du Reportage sur la Biodiversité est une initiative de Conservation International (CI) en collaboration avec la Fédération Internationale des Journalistes de l'Environnement (IFEJ / FIJE) et le Centre International pour les Journalistes (ICFJ) pour promouvoir le journalisme environnemental dans le monde. Le thème principal du concours est la biodiversité à Madagascar, sa conservation et ses défis. Les journalistes sont ainsi invités à participer au concours avec des articles publiés sur les différents aspects de la biodiversité du pays.

Lire le post de présentation du BDRA et des résultats de 2006

En Janvier dernier, les résultats du concours 2007 ont été proclamés.
fuligule_femLauréat: Rivonala RAZAFISON, journaliste de la presse écrite « Le Quotidien »
Article : « Redécouverte de l’onjy à Bealanana : meilleure recherche de l’année à Madagascar en 2006 ». 
Cet article parle de la redécouverte du fuligule de Madagascar, Aythya innotata, par une équipe de chercheurs du Peregrine Fund dans la région Nord Ouest de Madagascar. Cette espèce a été considérée comme disparue depuis plus d’un demi-siècle. 
Récompense: Ar 2 000 000

Second prix: RANDRIANARISOA Riana Raymonde du quotidien « Les Nouvelles »
Article: « La forêt primaire de Betsirefo : des richesses naturelles encore inexploitées »
Un reportage qui fait découvrir le monde des chauves-souris dans une forêt vierge de Betsirefo, dans la région Sud Ouest de l’Ile. Une forêt très riche en biodiversité mais peu connu.
Récompense: Ar. 1 300 000

Troisième prix: Ranivoarisoa Lydia Charlotte de l'Objectif Malaza
Article: « Ecotourisme : la réserve spéciale d’Ambohitantely »
Un dossier qui donne des détails sur la définition et les principes de l’écotourisme, ses objectifs, son historique.
Récompense: Ar 700 000

(Source)

Et d'une pierre deux coups: cela me rappelle que je suis depuis quelques mois le très intéressant blog... du lauréat en personne! Blog qui se présente comme étant le premier blog d'un journaliste scientifique malagasy, et comment! Une véritable bouffée d'oxygène, du bonheur tant à part (feu blog?) Tontolontsika, on se sent moins seule depuis Août 2005...

Bravo aux gagnants!

Nouvel album photos

à 00:11 |  Catégorie  Odyssée

Mieux que la caravane qui passe ou plutôt vaut tard que jamais, un nouvel album photos est désormais disponible: Voyage à Madagascar (2007).

Voyage Madagascar 2007
Cliquer sur la photo pour voir l'album en diaporama

Rejoignez le projet Telomiova à Antananarivo

15 février 2008 à 18:12 |  Catégorie  Blog| Communauté

Contexte: Appel à l'action pour le développement d'internet à Madagascar
               Lancement du projet Telomiova

Le projet Telomiova consiste en un ensemble d'initiatives visant à favoriser l’accès aux nouvelles technologies et surtout accompagner l’intégration, la maîtrise et le développement des usages des Technologies de l’Information et de la Communication pour l'Education (TICE) dans l'enseignement à Madagascar. Il a l'avantage d'être initié et développé par des Malagasy, et entend fédérer les réseaux en matière d'éducation et TIC déjà existants depuis plusieurs années à Madagascar.

Depuis son lancement, le projet Telomiova a bien avancé ses premières phases selon les règles du management de projet, à commencer par un management collaboratif à chaque échelle et chaque pôle. Les ajustements sont continuels, étant essentiel de bâtir une base solide. En un mois, nous nous sommes entourés de collaborateurs complémentaires, de partenaires dynamiques qui vont beaucoup s'apporter mutuellement et avec qui des co-projets sont en cours, de professionnels intéressés à collaborer, prêts à nous aider et ce n'est qu'un début.
Mais à ceux qui se sont posés la question, le lancement officiel du projet se fera en même temps que son site internet.

En savoir plus sur le projet Telomiova

Jusqu'ici, les réunions de travail ont eu lieu en ligne en exploitant les outils de collaboration en ligne. Mais l'expérience montre que rien ne vaut que de se rencontrer de visu pour mieux avancer. Et pour faire la connaissance IRL de toutes les personnes de plus en plus nombreuses à participer au projet, qui rappelons-le est un projet ouvert et 100% collaboratif. Avec ses tenants et aboutissants, mais on ne s'attache qu'à ce qui en vaille la peine.

Aussi, si la présentation du projet vous inspire, nous organisons une première réunion à Antananarivo le samedi 16 février à partir de 9h30.
Lieu: FOIBE Antilin'I Madagasikara
(Ambony Tonelina Ralaimongo) - Antananarivo
Contact: 034 01 236 31
N'hésitez pas à venir, beaucoup s'y verront pour la première fois, au-delà des contacts virtuels par le net. :)

En savoir plus sur la réunion

Un autre regard sur le lémurien-like

03 février 2008 à 17:57 |  Catégorie  Audio| Vidéo

Cette vidéo est en train de faire le tour du net. Dur, dur le réveil d'un lémurien-like*. :)


Intense Lemur-like*

* cf commentaires

Fame, un cyclone qui porte bien mal son nom

02 février 2008 à 11:33 |  Catégorie  Madagascar| Actualités

Bien que le cerveau soit partagé entre 10000 tâches et priorités, n'oublions pas l'essentiel, la dure réalité.

cyclone
Cyclone Fame (2008)

Le premier cyclone de l'année 2008, Fame, laisse un lourd bilan après avoir traversé Madagascar d'Ouest en Est, et occasionné beaucoup de dégâts.Les derniers chiffres tirés du rapport officiel émanant du Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (Bngrc) font état de 12 morts, près de 6 000 sinistrés et près de 1 000 sans-abri dans les régions du Melaky, Boeny et Analamanga. Les bâtiments publics sont ravagés à 98% contre 70% pour les habitations dans la ville de Besalampy. Plusieurs hectares de rizières sont sous les eaux.
Ces régions les plus touchées comptent d'énormes dégâts, et se voient confrontés à d'importants risques d'inondation avec la crue des eaux, d'autant que plus les jours passent, et plus de districts se trouvent actuellement dans un état de désolation.

Une mission technique par hélicoptère est actuellement en cours dans ces régions afin d'évaluer les besoins de première nécessité pour les populations sinistrées. L'Etat Malgache, les ONG locaux et internationaux sont en train de se mobiliser pour apporter les aides d'urgence.   

Fame_cyclone
Cyclones Fame et Gula - source: NOOA

Le cyclone s'en est allé, mais quel lourd bilan...

Pour en savoir plus
Comment se forme un cyclone?

Sources:
L'Express de Madagascar
Collectif Urgences Madagascar (merci pour la newsletter)

Le fil RSS, c'est pratique, les newsletters aussi

à 11:30 |  Catégorie  Blog| Box

Pas plus tard que cette semaine, j'expliquais à Avylavitra en quoi consistent les fils RSS et comment les utiliser. Ceci dit en passant, impossible d'être claire en malagasy, plus à l'aise en français. ;)
Les nouvelles viennent à nous, et voilà un sacré gain de temps ainsi qu' une sélection parfois sévère d'un seul coup d'oeil. Time is money, autant lire que ce que l'on juge utile et nécessaire.

Pratiques également, les newsletters.
Ce blog (enfin son auteur) se retrouve abonné, je serai tentée de dire parfois à son insu dans le sens où je n'ai pas fait de démarche dans ce sens, mais dans bien des cas, cela m'arrange de  découvrir de nouveaux sites, collectifs, actions, nouveautés, malgaches ou liés à Madagascar, et  de recevoir leurs actualités.
Dans la mesure de mon temps disponible (et c'est là toute la question), j'aspire à les relayer, sous certaines conditions. A noter en effet que, malgré les thèmes sur le tourisme, les voyages et les facettes culturelles ici traités, ce blog ne peut se lancer dans la publicité tout court, de telle ou telle agence de voyages, si originaux ou tentants que puissent être leurs circuits, ou autres professionnels non liés à internet et au blogging. 
Il n'a pas eu, n'a pas ni n'aura cette vocation... :)

Du Vita malagasy chez soi

31 janvier 2008 à 17:20 |  Catégorie  Madagascar| Culture

On pourrait penser que, tout Malagasy possède nécessairement du vita malagasy (made in Madagascar) chez soi. Certes, mais dans quelle mesure, à quelle échelle?

J'ai une mission pour 2008: aménager et décorer mon appart. Non pas que je ne l'ai jamais fait, mais cette fois-ci, j'ai carte libre sur ce dont j'ai envie. Presque étonnée que Tonnum me propose de le décorer avec une forte influence malagasy... Je suis certes fière de la richesse culturelle des arts et décos de mon pays, mais j'avoue que je n'avais pas non plus envisagé d'y faire régner une ambiance typiquement malagasy, malgré mon chauvinisme. Mais pourquoi pas?!

Expression des envies: j'aimerais bien allier batiks éclatants et photos en noir&blanc de Pierrot Men (tant qu'à faire, de véritables photographies et non des reproductions), en composant les couleurs sur cette base. Et quelques touches malagasy par-ci, par-là, n'étant pas adepte des décos fourre-tout.
Sur conseil de Lilia, en lisant désormais Deco~Design~Art avec un oeil de concernée, j'ai commencé par inventorier ce que j'avais de vita malagasy chez moi, dérivant parfois dans le hors-sujet en faisant le tour de toutes les pièces!

A feuilleter (haut débit conseillé | Version statique)

1. Cornaline: agate recherchée pour sa couleur rouge orangée. Elle avait dans les temps anciens la réputation de dissiper l’émotion et d’apaiser la colère.
2. Carte papier antemora, dont j'ai un stock inépuisable. A propos du papier antemora
3. Amponga ou djembé: davantage décoratif qu'utilisé hélas.
4. Chapeaux malagasy: en raphia. Pour homme, pour femme, qu'on préfère volontiers à la casquette. Les chapeaux chez Auzoma.
5 et 6. Batiks: le batik  est une technique très ancienne de teinture sur des pièces de tissu de coton. La partie d'étoffe non concernée par la couleur choisie, est enduite de cire. On plonge ensuite le tissu dans un récipient contenant la teinture qui va colorer toutes les parties non protégées par la cire. Après avoir enlevé cette première cire, la même opération est répètée autant de fois que de couleurs choisies jusqu'à obtention du décor souhaité. J'adore!
Voir la technique de fabrication des batiks africains
7. Galets de quartz rose: on en retrouve souvent dans les foyers malagasy, auquel on attribue souvent des bienfaits, ésotériques ou non.
8. Coupe-papier: en bois de rose ou corne de zébu. Il y a également possibilité de les commander sur mesure, et de vous faire graver votre nom dessus. Originalité assurée.
9. Cadres photos en raphia. De toutes les formes. Il ne reste plus qu'à insérer les photos
10. Coffee time avec du chocolat Robert, chocolat renommé malagasy, ici en format parfait pour le café. (Tant pis, ça fait un peu pub)
11. Aloalo: touche malagasy par excellence, malgré sa connotation funèbre. En effet, dans le sud de Madagascar (peuples des Antandroy et des Mahafaly), poteaux funéraires que l'on retrouve sur les tombeaux, les aloalo sculptés dans le bois, représentent des scènes ou des objets importants de la vie quotidienne du défunt
12. Déco en métal, fer forgé: tout un panel au marché COUM. La prochaine fois, j'en prendrai davantage, c'est sûr.
13. Sets de table et dessous de plats: en raphia, tissu, il n'y a que l'embarras du choix. Le marché COUM en regorge, de bonne qualité et finition.
14. Turtle en bois: parce que j'aime avoir au moins une tortue chez moi. Ca aurait pu être un ravinala, un baobab, un dauphin, un caméléon...
15 et 16. Etole en soie, ou lamba landy en malagasy. Cela mérite un post, la fabrication de la soie m'a toujours fascinée. Echarpes ou étoles malagasy sont un gage d'originalité lors de cérémonies de tout genre, outremer.
17. Tapis: ici ou ailleurs, il sert à la même chose. :)
18. Un mpanjaka be ny tany: ainsi s'appelle ce morceau de bois, dont j'ai oublié le nom de l'arbre. Une fois l'écorce taillée, cela donne ce morceau entrelacé et ma foi très esthétique, que l'on retrouve dans beaucoup de foyers malagasy également, servant de support d'abat-jour ou en simple bâton comme ici. Je l'ai toujours associé à un esprit protecteur mais suis curieuse de sa véritable signification...

Lumière sur Tananalife.com -1-

28 janvier 2008 à 20:05 |  Catégorie  Blog| Communauté

Prenez en ingrédients au choix: des appels au secours symptômatiques de solitude pesante, une envie spontanée de sorties et de rencontres, des troubles pour cause de rentre-tôt et couché-de-bonne-heure, des tours et va-et-vient à Antananarivo à la recherche d'un endroit sympathique où se poser et se changer les idées à 23h passées, en ayant omis de lire tous les quotidiens dans la journée...

Parce que de temps à autre, on jette bien un coup d'oeil aux galeries photos de tel ou tel évènement, défilé, soirée, ou salon, ou bien on lit un article relatif a posteriori, pour bien comprendre qu'on a raté ceci ou cela faute d'en avoir entendu parler; et que parfois, à défaut d'être contactée au dernier moment, on aurait bien aimé être au courant avant que cela ne se passe.

Mélangez un jeune, - dynamique, rentré pour faire profiter son pays des compétences réelles acquises -, les ingrédients au choix cités précédemment, un sens relationnel efficace, un investissement dans son domaine, un laptop ambulant :),   et... ceci n'est pas une recette culinaire. Plutôt culturelle. Car oui, la culture demeure un levier de développement.

tananalife

Vous obtenez Tananalife.com, L'agenda culturel d'Antananarivo où vous êtes accueillis par Boné, mascotte fidèle au sens de l'hospitalité malagasy. Ce guide des sorties et rendez-vous dans la capitale malagasy a été conçu et développé par l'agence web Jojopil, avec le framework Ruby on Rails.

bon_Envie de sortir? Pour peu que vous n'ayez pas encore d'idée sur ce que vous pensez faire, il vous suffit de parcourir les catégories, selon que vous ayiez envie d 'ambiance musicale, de vous faire une toile, que vous recherchez une table sympathique, ou que vous ne vouliez rater le salon qui va peut-être chambouler votre vie.
Vous êtes bientôt sur Antananarivo ou avez envie de faire la fête le week-end prochain? Tout le programme de la ville est répertorié par date et période sur Tananalife.com. Un clic suffit! Attention, dépendance au site possible et fortement conseillé.

Aussi, organisateurs sans frontière de créativité, n'oubliez pas de contacter l'équipe gagnante, pour communiquer votre évènement, concert, exposition, adresse. Le tout, gra-tui-tement!

Pour ma part, je souhaite pleine réussite et longue vie à Jojopil! Vous ne trouvez pas que ça sonne web 2.0 à point?

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