L'odyssée de Tattum

Odyssée sans frontière pour découvrir Madagascar, une enfant du pays, autrui et ailleurs. 

Meeting at AM 6.0 *

05 mai 2010 à 21:32 |  Catégorie  Blog| Communauté

Voici comment nous pourrons résumer l'ambiance de la 6ème édition de la rencontre des bloggers malagasy à Antananarivo:

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Etaient présents à la soirée festive: Avylavitra, Candy, Jentilisa, Rija, Njo, Venant (sociologue s'intéressant à la blogosphère et futur blogger), Ariniaina, DadAndry, Kya Rafun, Besorongola, Mitiyu, Barijaona, Naritsimba, Betty Boop (la geekette de nombreux portails malagasy) et moi-même. Ceux qui avaient prévu de venir mais qui n'ont pas pu nous ont manqué, c'est partie remise!

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La première partie s'est tenue dans le cadre sympathique du Chillout Café à Ambondrona. D'abord sérieux. Jentilisa et Avylavitra  vont nous représenter au sommet de Global Voices qui se tient au Chili cette année. La contribution de la blogosphère malagasy est sollicitée pour des posts, in english please de préférence, sur une série de thèmes qui y seront abordés. C'est vraiment une bonne nouvelle pour ces bloggers méritants, assidus et passionnés depuis des années, sans jamais chercher à rôtir sous les feux des projecteurs. Voici comment on aime être représenté.
Il ne leur reste plus qu'à apprendre les bases de politesse en chillois espagnol "Repeat after me: ¿Cómo se dice...?", à ne pas rater leur correspondance à CDG, à prendre plein de photos (sans aucun doute), et Mada represent, wesh, wesh!

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Vous l'aurez compris, la suite de la rencontre se fera dans la bonne humeur taquine. Les bloggers forment au fur et à mesure des années un cercle, qui demeure encore restreint, et où tout le monde finit par se connaître. Même si certains ne se voient qu'annuellement, bien qu'habitant à Antananarivo. :) Aussi est-ce toujours un grand plaisir de faire la connaissance IRL de nouveaux bloggers qu'on lit pourtant depuis longtemps. Et j'ai nommé Njo l'artiste-écrivain, qui vient de mettre en ligne son nouveau blog.

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La nouveauté cette année a été de disposer d'un portable connecté, permettant à ces ladies and gentlemen de ne pas quitter Facebook une seconde. Bon, les téléphones auraient suffi me direz-vous, mais on reconnaît bien un blogger à son laptop. : ) Pas de live-tweeting donc, mais du live-FBing voyeuring-statusing-commenting-liking. Faut bien vivre avec son temps!
De quoi avons-nous parlé? De sujets de prédilection des bloggers tout en évitant toute prise de tête. A vrai dire, tout le monde parlait dans tous les sens en changeant régulièrement de place, ce qui rendait l'ambiance animée. A mon niveau, j'ai surtout retenu le sommet de Global Voices donc, les propositions d'amélioration de Malag@sy Miray (ça vient...), de rassurer qu'avant de se taquiner ainsi, les bloggers étaient tous plus réservés lors de leur première rencontre IRL, des perspectives pour le projet Telomiova, et, et... de la suite de la soirée! 

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Nous avons traversé toute l'avenue de l'Indépendance à Analakely (où d'autre sinon?!) à pied avec moultes pauses photos dans les rues de Tana by night, avant de nous poser dans un restaurant à Ambodifilao. Avec un karaoké! Personnellement, je m'en serais bien passée, mais tant pis, je n'ai pas pour habitude de faire la difficile en soirée festive. :)
Contre mauvaise fortune bon coeur:
On ne pouvait pas s'installer à la jolie terrasse extérieure pour ne pas couper dans leur élan les clients des chambres de passe à l'arrière du restaurant; les plats n'étaient franchement pas bon, entre un steack d'abord trop saignant avant de devenir une véritable semelle de kapa-pneu, ou des misaos spéciaux ou plutôt de l'huile au misao, spécial; le karaoké à table, rien de plus glamour que de chanter à tue-tête "On va s'aimer", "We are the world" ou "Redemption song", la bouche pleine bien sûr!
Mais alors, il y avait une ambiance d'enfer! La bouteille de Lazan'i Betsileo a dû y être pour quelque chose, car à défaut d'être rassasiés de plats gastronomiques, on a été gavé de rires! Et de vin bien de chez nous, qui ma foi, se défendait bien!

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Suite du programme... Ce n'était pas les propositions qui manquaient ce soir-là, mais, mais... la démocratie du "kara? ok..." a encore gagné! Et voici la bande de gais lurons au Happy Zone au milieu de look bizarres baptisés chiwawa ou nuisette par ces damoizelles. Leur slogan parle de lui-même: "If you wanna happy, come to Happy Zone". Clair, non? Nous avons bien bu, nous sommes déhanchés, notamment Besorongola qui danse allègrement bien le reggae, tandis que Betty Boop et Kya Rafun ont électrisé la salle en chantant Kennedy Rose ou un autre morceau que j'ai oublié... Le serveur quant à lui nous a fait une interprétation en espagnol ou en portugais. Dépaysant... Il y en a bien eu pour tous les goûts des wanna happy!

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Toujours est-il qu'à 5h du matin, alors que le jour perçait et que les poteaux s'éteignaient, Kya, Rija, Mitiyu et moi-même, les quatre rescapés de l'aube, commandions nos derniers cocktails au Mojo Bar. Normal qu'un mojito à l'aube ait un peu de mal à passer, n'est-ce pas?

Au milieu des sujets graves ou engagés abordés par de nombreux bloggers, il est aussi bon de vivre le blogging de manière festive pour ne pas dire bon enfant comme lors de cette édition. Et de donner envie de se rencontrer plus souvent IRL. Le 6.1 est déjà passé, le 6.2  version barbecue (plus explicite que BBQ! :D) est en gestation, à vos agendas!

En tout cas, merci à toutes et à tous pour ces moments partagés, pour vos doigts connectés à un amas de neurones pianotant sur votre clavier, pour votre plume quoi, votre bonne humeur. Et pour cette communauté où il est bon de voir qu'à Madagascar, il reste possible d'agir sans que ce soit pour l'argent.

* Antananarivo Miblaogy 6.0 + private joke :)



Antananarivo miblaogy 6.0

13 avril 2010 à 09:45 |  Catégorie  Blog| Communauté

Il se sera passé très peu de posts sur ce blog entre celui-ci et la dernière édition en date. :)

Amis bloggers, tiens si on se donnait rendez-vous lors d'une nouvelle rencontre des bloggers malagasy et à Madagascar, en voie de devenir un rituel IRL? :)

La proposition est lancée, à vos avis!
Date: vendredi 16 avril à partir de 18h30
Lieu: Chillout café, Ambondrona

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Crédit photo: M-C  sous Creative Commons license

Si vous connaissez le concept, il ne vous reste plus qu'à venir. Sinon, venez quand même, passer un moment convivial autour d'un verre, à palabrer sur des sujets divers et variés sans prise de tête ni ego surdimensionné. :)

Contact: une vraie voix vous répond toujours au 032 04 107 12.

Antananarivo, capitale de mon île tropicale

12 avril 2010 à 23:43 |  Catégorie  Madagascar| Actualités

Comme dit le dicton, à quelque chose malheur est bon. 23h de retard du vol de la compagnie nationale (post à venir) m'aura au moins permis de discuter avec une bonne moitié des passagers. Dans mon malheur, j'ai même eu de la "chance", d'autres ont tout simplement vu leur vol annulé quelques jours plus tard.
Pour beaucoup, Antananarivo ne représente qu'une escale, la destination finale étant une ville en province (Toliara, Nosy-Be, Antsiranana, etc...) ou les îles voisines (Maurice). 23h de retard signifie rater sa correspondance et patienter pour la suivante, en croisant les doigts que ça ne sera pas pour la semaine des quatre jeudis. Et de lire la panique, le désarroi, l'inquiétude, le dégoût (?) dans les yeux de ces malchanceux de devoir rester quelques heures ou une journée à Antananarivo.

En prenant mon mal en patience, je cherche à comprendre les raisons de ce rejet. "Insécurité", "pollution", "je ne suis pas véhiculé", "insécurité", "sale", "ne pas pouvoir faire 100m à pied mais toujours en taxi", "pas de guide", "pas de circuit proposé par mon agence de voyages", "insécurité"²²²²²²....

Et de finir par me poser la question:
Eux: " Et toi, tu viens d'où?"
Moi (sentiment mitigé entre fière, vexée et compatissante): "Antananarivo".
Eux (gênés): "Aahhh...."
Moi (allez, un brin ironique): "Et je le vis bien! Mais je comprends votre appréhension..."

Je comprends, oui et non. A peine arrivée, tard le soir, les propres miens m'ont en effet dépeinte un tel tableau de ma ville alors quasi déserte. Il ne semble pas conseillé de traîner dehors une fois la nuit tombée. Il est vrai que plusieurs faits divers alimentent cette insécurité réelle, où l'on peut se faire poignarder pour 10 000 Ariary, d'autant que l'on note une régression visible et palpable au quotidien des habitants. A commencer par revoir un nombre croissant de personnes de nouveau pieds nus. Mais en prenant un minimum de précautions comme on le ferait dans n'importe quelle autre capitale du monde, cela ne devrait pas être aussi handicapant au point de s'arrêter de respirer! Esprit de contradiction dirait-on, en une semaine, je suis rentrée tard quatre fois. Entendons par tard entre 21h et 1h du matin. Mais je ne conjure aucun sort...

Et de regretter le manque d'information et d'offres pour ces touristes afin de leur donner un minimum envie de visiter, ne serait-ce que le temps de 48h, la capitale du pays dont certains rêvent depuis tout petits. Par moment, je regrettais de disposer de peu de temps pour moi-même et les miens. Autrement, dans ma vexation, j'aurais bien emmené les plus sympathiques de ces passagers (ils l'étaient tous!) visiter Antananarivo le temps d'une journée, et faire en sorte de leur prouver le contraire par l'exemple. Ma ville n'est certes pas au bord d'une mer turquoise bordée de cocotiers, parfait cliché de l'île tropicale qu'elle est, et je ne les emmènerais pas découvrir des lémuriens en dehors de leur milieu naturel, mais il y a beaucoup à découvrir tant au niveau historique, culturel, artisanal, mode de vie. Sans oublier de finir par prendre un pot, selon que l'on veuille un cadre typiquement malagasy (tant qu'à faire!), européen (nombreux bars récemment ouverts au cadre franchement réussi), branché ou exotique. Il n'y a que l'embarras du choix!

IMG_4929L'avantage de partager, c'est que souvent, nous apprenons nous-mêmes. C'est ainsi qu'après un tournage avec notre blogger réalisateur  préféré, j'ai découvert que l'on peut boire du coco comme si on était au Bazar Be à Toamasina, à ce détail près qu'on est en plein coeur d'Antananarivo, sur l'esplanade d'Analakely! J'ai bien dû y passer des dizaines de fois, souvent pour regarder les expositions de tableaux qui s'y tiennent, ou tout simplement pour me rendre aux pavillons juste derrière, mais je n'avais jamais remarqué ce stand de cocos.

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J'ai ainsi pris le meilleur pot de ma vie à Madagascar dans un cadre à la fois familier et atypique (en ce qui me concerne en tout cas), en remerciant les bloggueurs qui me l'ont fait découvrir. Et le comble, un vazaha est venu nous photographier, car ça sera bien la première fois qu'un inconnu me shoote dans mon milieu naturel. :)

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Avec les amis bloggers - Analakely - Antananarivo

Le sujet mérite qu'on s'y étende en long, en large et en travers, et j'y reviendrai. J'espère juste avoir le temps de me promener à pied le temps d'une demi-journée dans la capitale et de préparer une galerie photos. D'autres seront plus efficaces que moi pour relayer auprès des professionnels la nécessité de proposer des offres touristiques à tous ces voyageurs qui méritent de découvrir notre ville. Enfin, un bon exemple à suivre: il existe à New-York une association d'habitants la connaissant sur le bout des doigts, et qui se proposent de vous faire visiter leur ville selon vos envies et centres d'intérêt. To be continued.

Un ancre à la cheville, un collier au cou...

11 janvier 2010 à 23:46 |  Catégorie  Myself

Une bague au doigt... Rubrique "faits qui m'ont marquée en rentrant, car je suis venue pour les vacaaances".

Question: existe-t-il des pays/sociétés où avoir la bague au doigt revêt davantage d'importance qu'ailleurs? Si oui, Madagascar en fait partie!

Exit le topo sur la séduction, s'il y a bien quelqu'un qui s'en abstient pour cause d'ignorance sur le sujet, c'est bien moi. D'ailleurs, cela nous fait bien rire avec ma meilleure amie, d'assister à une opération d'allumage flamboyant à la table d'à côté, car un gars charimastique vient de pointer son nez. Les cheveux qui se mettent à tourner, tourner, les pupilles qui se dilatent, les cils qui battent jusqu'à décoller, les gloussements, mon Dieu les gloussements, l'annulaire vierge en l'air... On se dit: "jamais on n'oserait faire ça!" Même pas en rêve!
Aussi est-ce d'abord amusant, puis lassant, et enfin gonflant le nombre de fois où on a bien pu vous faire une remarque sur le port ou l'absence d'une alliance à votre annulaire. Pas sur votre coiffure, ni votre look, mais sur votre annulaire gauche. J'ignore où s'arrête la frontière de la simple curiosité et celle de la drague à deux sous, en passant par le stade charme & séduction. Mais vous avez droit à tous les styles, celui brut de coffre à l'humour subtil.

Dans les moments les plus oppressants, j'ai trouvé l'alliance idéale, trouvable généralement sur la table où vous êtes bien entourée, en train de trinquer:

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Tout est bon dans la bière!

Je devrais aussi penser à me confectionner des t-shirts au message subliminal comme celui-ci.

Je repense à cela non pas pour vanter toute éventuelle irrésistibilité de ma part. Même pas en rêve!

Je repense à cela car je ne retrouve pas ailleurs ce qui se rapproche parfois de l'harcèlement. Pourtant, nul n'est prophète en son pays... Par exemple, mes collègues ont mis un certain temps, pouvant aller de plusieurs semaines à plusieurs mois avant de poser la question. J'aurais pu mettre dix bagues à ce doigt qu'ils mettront le même temps avant de questionner et questionneront tout de même... Par ailleurs, il existe dix milles manières de porter la bague. J'avais un ami surfer, qui mettait son alliance en pendentif sur son collier. Ca allait bien avec l'état d'esprit, c'est original.

Je repense à cela car l'autre jour, je saturais de réunions d'affilée, de conseil en conseil. Il n'en manquait plus qu'un: le conseil des sages... Histoire de me changer les idées sans rien laisser paraître, je me suis amusée à regarder et compter ceux/celles qui portaient une alliance. Au bout de quelques instants de jeu solitaire, je me suis dit que ça ne signifiait plus grand-chose, tout du moins, dans cette société où je vis, où croît le nombre de famille mono-parentale  ou recomposée. C'est pourquoi, si le détail importe vraiment, l'on finit toujours par demander explicitement, mais sans référence à l'annulaire.

A Madagascar, je commence à connaître des cas de mono-parentalité. Et contrairement à ce que je croyais, ça n'a pas soulevé autant de tollé que je ne l'aurais imaginé... Mais je suis surprise du taux aussi élevé d'un enfant sur 7 qui y vit avec un seul parent. Quant au divorce, de toute ma scolarité, je n'ai connu qu'une seule amie ayant vu ses parents divorcer. Aujourd'hui:

Selon un bâtonnier «plus d'une vingtaine de procédures de divorce par jour passent au tribunal. Cela concerne des jeunes entre 20 à 24 ans». (...) La plupart des cas de divorce à Madagascar proviennent d'un problème financier ou d'adultère au cours des deux à cinq premières années de mariage. (source)

Mais à vrai dire, je repense à cela car j'ai appris que le speed-dating existe à Madagascar. Et devant l'intérêt que j'ai porté à cette nouvelle, étant très curieuse de savoir où ça peut bien se passer, on m'a répondu:
"Ah! Mais tu n'as pas d'alliance! Tu es donc libre! Tu peux venir! Viens!"

L'invitation venait de bloggers. :) Pourquoi aucun blogger gasy n'a encore raconté comment se passe le speed-dating à Madagascar? (dans le cas échéant, envoyez-moi vite le lien, je lis peu mon agrégateur ces derniers mois!)
Oui, je sais, il y a plus grave au pays actuellement...

Pour la post-érité

31 décembre 2009 à 14:18 |  Catégorie  Blog| Box

Un post pour clôturer 2009. Je ne compte plus le nombre de fois où j'ai édité, réécrit ce post pour sortir de ma bulle, tantôt extatique, tantôt inquiète, ou encore amère ou optimiste...Celui-ci aura peut-être la chance d'aller au-delà du statut brouillon...

Est-ce parce que nous arrivons à la fin d'une décennie, ou y suis-je plus attentive, mais j'ai l'impression que tout le monde se souhaite les voeux avant l'heure? Comme par peur de ne pouvoir le faire durant les 31 jours à venir... Avant de tourner cette page de 2009, je me retourne une dernière fois, on appellera cela comme on veut, pour exorciser ou pour faire un bilan. Mais comme devant un sujet de biologie des populations qui n'inspire absolument pas, par quel bout (re)commencer, que dire, quelle structure, quel fil conducteur?

Une année maigre en matière de blogging. Avec toutes les réactions imaginables: se faire engueuler, ironiser (amicalement), reprocher, indifférence totale, lassitude, etc... Qu'importe, le blog est mort, 140 lettres est sans comparaison moins prenant qu'un article avec queue et tête, cliquer "I like" résume tout commentaire à valeur ajoutée potentielle, et donc... vive le blog!
Bon... Je n'ai toujours pas remis à jour mon agrégateur. Est-ce un signe? Qui signifierait quoi d'ailleurs? :)

Une année d'enlisement et de désastres pour Madagascar. Plutôt que de me lancer dans un résumé médiocre quelconque, l'éditorial de Ndimby est toujours aussi bien écrit pour avoir un constat sur la situation à Madagascar en 2009.
Côté vécu, rentrer par temps de crise en avril dernier était une nécessité, pour le soutien, le vécu (donc), le ressenti... Le bruit et la fumée des bombes lacrymogènes, les mouvements de foule que cela engendrait plongeaient la ville par moments dans une sorte de guerilla urbaine, surnaturel si ce n'était réel. Puis une question de secondes pour que le téléphone sonne afin de situer aux uns et aux autres sa position, encore plus intéractif qu'un gps! C'est pour donner le top qu'il est plus que temps de rebrousser chemin, d'aller chercher les enfants à l'école en catastrophe, de se rejoindre à tel endroit pour ensuite vite rentrer, que votre entreprise ferme pour le reste de la journée, etc...

Je compte de nombreux amis et connaissances ayant perdu leur travail suite à cette crise. Chacun le gère comme il le peut. Certains prennent un billet pour recommencer à zéro en Europe ou en Asie, les autres se débrouillent sur place, le Malagasy n'en perd pas son sourire. Mais cela déroute quelque peu lorsque dans leur situation difficile, le premier réflexe de certains est encore de se proposer pour du volontariat, pour s'impliquer dans votre association. Si cela devait m'arriver, j'aimerais faire preuve d'autant d'altruisme...

Malgré tout, une de mes résolutions pour 2009 peut être résumée ainsi: vivre comme si je devais mourir demain et apprendre comme si je devais vivre éternellement. C'est en tout cas ce que j'ai fait. Si vivre pleinement signifie voyager, alors, de février à octobre 2009 j'ai vadrouillé jusqu'à la limite de la saturation. J'ai béni le premier week-end entier où j'ai pu me poser chez moi, juste chez moi... Ah cette nature humaine jamais satisfaite! Même mon appareil photo m'a lâchée, de nouveau tant de souvenirs juste gravés dans la mémoire... Sinon, les réseaux sociaux ne sont jamais loin, signe des temps modernes en matière d'échanges avec des inconnus. Dans l'avion, votre voisin ne vous demande plus votre n° de téléphone, mais vous lance un on ne peut plus naturel: "Do you have a Facebook?" :)

Bilan de 2009: nul. Beaucoup de positif rattrapé par sa dose de négatif. Magistralement positif et ainsi va la vie. Les résultats s'annulent donc. C'est mécanique, comme la roue qui tourne, comme les cycles. J'ai longtemps eu l'illusion que ma voie se résumait à choisir entre une option A ou B. 10 ans pour réaliser que ce n'est ni l'une ni l'autre... Amère. En regardant le verre à moitié plein, cela ouvre toutes les perspectives pour une nouvelle décennie. 2010 devra être audacieuse... Follement audacieuse...

Bêtiser de 2009: j'ai battu tous mes records annuels en matière de fréquentation de gasy outre-tombe outre-mer. Cette année, j'ai cru au fihavanana, comme on dit, seuls les imbéciles ne changent pas d'avis. Pourvu que ça dure! Vaut mieux ça qu'un remake de Supersize me, je sature totalement au bout de ...3 jours de junk-food. Le titre de ce post aurait aussi pu être "Sortie de ma bulle" car dans ma playlist, j'ai inséré "Enfants du désert" de Diam's. Tonnum qui passe et qui s'arrête net: "T'écoute Diam's maintenant?" Stuff happens. Et elle est plutôt pas mal cette chanson. Ceci dit, je préfèrerai recevoir le dernier album Vahömbey. :)

En attendant, ce soir, c'est boire ou conduire. Ca tombe bien, je ne suis pas au volant! Bon réveillon, braves gens!

Pour la route: 2000 - 2010 ce qui a changé/marqué à Madagascar (source: Madagascar Tribune)

Antananarivo miblaogy 5.0

26 avril 2009 à 00:18 |  Catégorie  Blog| Communauté

" En tout cas, c'était très sympa." "Oui, comme d'habitude!", ainsi s'acheva la cinquième édition d'Antananarivo miblaogy, meeting des bloggers.

Dans une ambiance sympathique et détendue, la rencontre s'est en quelque sorte déroulée en deux temps.
A 16h, Antananarivo miblaogy a eu le plaisir de compter:
- Ariniaina: qui tient le blog DagoTiako (j'aime Madagascar), parlant de "tout et de rien" (ndrl) sur Madagascar, sur la culture, la vie quotidienne et couvrant la crise actuelle, richement illustré de photos. Normal, elle prend beaucoup de photos. :)
- Diana, passionnée de cinéma, et c'est tout naturellement que son blog Dago Mc's world traite de revues et critiques cinématographiques. On remet la sortie du samedi soir pour la prochaine fois, encore mieux puisque nous ne serons plus des inconnues.
- Moonlightgirl, professeur d'anglais et partageant son quotidien, les milles facettes de Madagascar dans son blog du même nom. J'ai juste été un peu déroutée en le découvrant par l'étrange chronologie des posts, ou est-ce un bug de mon navigateur? (articles de 2008, puis d'avril 2009, puis de début 2009)
- Avylavitra, notre photoblogger national, assurant une couverture assidue de la crise, le tout en malagasy. Nous avons eu ainsi droit au pourquoi du titre de son blog Gazety adaladala, clin d'oeil car il aurait pu/du être journaliste, mais aussi commissaire, ou.. quoi déjà? Gazety adaladala sonne toujours mieux que Commissaire adaladala (fou). :) Toujours est-il que nous avons beaucoup ri des anecdotes liées à son pseudonyme.

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Bob l'éponge, mascotte d'Antananarivo miblaogy 5.0

- Andrydago , connu de longue date, say hello to Elodieriana. :) Juriste, il assure également la couverture de la crise sur The Cyber Observer, et a reçu un nouveau pseudo bienveillant et inspiré.
- r1lita, photographe discret mais efficace de la rencontre, et non moins blogger sur Madagascar not the Movie, où il aborde les thèmes de société et d'actualité (social, économie, technologie, culture, tourisme, etc...).
- Tony, également membre de l'équipe de Tananalife, très efficace quant à présenter avec incitation le site et le concept. Il n'en reste pas moins blogger. Pleine réussite à Tananalife.com e! :)
- Elsifaka, portant aussi la casquette blogger,- aux multiples blogs -, et Tananalife. Envie de parler lojban? Ne cherchez plus, il vous convertira! :)
- SaveOurSmile, blogger passionné et d'excellente référence en ce qui concerne le domaine du tourisme à Madagascar. Vous pouvez le suivre sur son blog du même nom, ou encore sur Madafan.

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Vers 18h30, tandis que certains partent, d'autres arrivent et se joignent à nous:
- Jentilisa, définitivement assidu des Antananarivo miblaogy et complètement accro au blog, au clavier, à la rédaction, bref, il ne tarit jamais d'articles sur Maharesaka... Veto.
- Barijaona, qui ne rate jamais le rendez-vous non plus. Si on a noté une certaine baisse de la fréquence des posts des uns et des autres, il y a souvent une bonne raison à cela. Avec ou sans coming-out. :)
- Dotmg, ah! Quel plaisir de le voir enfin à une session d'Antananarivo miblaogy! :) Chose promise, chose dûe, raha toa moa ka... Espérons que la vidéo prise aujourd'hui ne sera pas trop compromettante.
- Rija, internaute et webmaster, qui s'est souvenu avoir un blog :).
- Et la surprise du jour, j'ai reconnu McMalagasy (souvenez-vous sur Malag@sy Miray et 6 degrees of separation) entrant dans le café, par le plus grand des hasards (non parce que l'adresse est vraiment sympa), même si elle ne s'est pas jointe à nous, une prochaine fois on l'espère.

Beaucoup de rires, de blagues, d'anecdotes, de boutades, sur fond du sujet prédominant actuellement à Antananarivo (Madagascar?): les manifestations, la crise, les manifestations, la crise, les...
La rencontre s'achève vers les 21h, une fois de plus ravis de ces petits instants d'échange en toute simplicité. Vivement la prochaine!

Commentaires en live sur Twitter - Quelques photos sur Flickr

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Lisez également Antananarivo miblaogy vu par:
Saveoursmile
Ariniaina
Avylavitra
r1lita

Au pays des "pourboires"

24 avril 2009 à 20:46 |  Catégorie  Madagascar| Actualités

Certains pourraient s'offusquer qu'au lieu de parler de la situation socio-politique à Madagascar qui dégénère de jour en jour, de la liberté d'expression en train de devenir un mirage, je m'en vais tout d'abord aborder des... banalités...

Avez-vous déjà compté le nombre de fois où vous êtes sollicité pour un pourboire en une journée à Madagascar? Le pourboire se définit comme une gratification laissée au personnel en remerciement d'un service de qualité... On enlève "de qualité", ou mettons cela sur le compte de la relativité, et disons "gratification dûe" et non "laissée"...

Après avoir remercié gentillement 3 ou 4 pousseurs, vous emmenez vous-même votre chariot avec vos lourds bagages jusqu'à la voiture. Vous le faites bien au départ, pourquoi pas à l'arrivée? Apparu de nulle part, un gars se charge de ramener votre chariot vide, en quémandant une pièce. En euros... D'humeur généreuse et conciliante, vous lui tendez une pièce de 2€ pour service non-rendu chèrement payé, ne vous empêchant pas d'avoir une pensée pour le court-métrage de Nantenaina intitulé "Deux euros".

Vous vous êtes garés sur une place de parking et manquez de visibilité pour ressortir de là. Pas de panique, un jeune homme toujours sorti de nulle part accourt, votre clé à peine enfoncée, vous faisant de grands signes, et tendant la main au niveau de la vitre baissée pour prendre son billet.

Vous vous demandez dans combien de temps sera prêt votre nouveau passeport, l'heure étant à la biométrie. Pour le savoir, précisez: avec ou sans pourboire? Sans pourboire, on vous regarde avec des yeux de merlan frit et vous répond vaguement: "Trois, quatre jours, à peu près, en général...".
Et avec autant d'aplomb qu'une perche frétillante, vous rétorquez: "Et avec pourboire?" Un jour, à priori. De 8h30 à 12h puis de 14h30 à 16h pour vice ou oubli de leur part, à poireauter pour prendre un ticket, passer à la caisse, attendre, attendre, attendre que certains veuillent bien faire leur boulot au lieu de papoter un quart d'heure après chaque personne reçue, pour un déshabillage complet de votre tête, pour une photo, et trois empreintes. L'idée du pourboire vous a été soufflé par un tiers, mais vous vous demandez quelle différence il y aurait eu. Ah si, vous auriez toujours pu l'obtenir après la date de départ...

The last and the least... Récupération des bagages, vous apercevez à travers la vitre ceux venus vous accueillir parmi la foule, mais il reste un dernier passage: ces messieurs qui vous invitent à passer à leur niveau. Pendant un instant, j'ai cru que je passerais sans me faire fouiller. Puis l'un d'entre eux me sourit et me sort la plus niaise des questions à mes yeux: "On ne se serait pas déjà vu?" J'ai horreur de cette question, pour dix milles raisons... Que répondre à ça? Quelque chose aussi d'aussi bête:
" Normal, entre Malagasy".
Rire nerveux, l'approche n'ayant pas fonctionné, sentant sûrement que je me fous aussi quelque peu de lui, il décide d'aller droit au but:
" Alors? Vous voulez qu'on fouille votre bagage? Si vous ne voulez pas, un petit cadeau de dix euros est le bienvenu."
Moi: "Passons pour cette fois, vous fouillerez la prochaine fois."
Il répète sa proposition comme s'il n'était pas certain que j'avais compris.
Moi: "Vous pouvez fouiller, je n'ai rien à cacher, j'ai tout mon temps."
Pour avoir déjà vu des situations dégénérer dans pareils cas de provocation de la part de passagers, je me mords intérieurement la lèvre.
Lui: "Montez-moi votre valise pour voir."
Moi: "Alors il faut m'aider, c'est trop lourd pour moi toute seule."
Je feins de ne pas y arriver, le laissant le porter lui-même. Il soulève quelques affaires, pour la forme... Ca m'a donné envie de laisser des objets compromettants style coquins la prochaine fois, juste pour voir la tête du douanier...
Ayant eu assez de mon bagage, il se retourne vers son collègue:
"Et celle-là, pourquoi l'as-tu laissée passer juste comme ça?"
L'autre: "C'est une femme de député, je n'ai pas osé."

En partant, je leur adresse un bref sourire ironique, en espérant qu'ils aient deviné ma pensée profonde à leur égard.

Bienvenue à Madagascar. Tonga soa. Mais qu'on ne s'y trompe, pays aux milles facettes. Et qu'on se le dise, on n'est jamais mieux que chez soi. Même lorsqu'on y découvre les sons des tirs de gaz lacrymogènes ou tirs réels.

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