L'odyssée de Tattum

Odyssée sans frontière pour découvrir Madagascar, une enfant du pays, autrui et ailleurs. 

Rencontre sur Paris: veni, vici

16 avril 2008 à 23:47 |  Catégorie  Blog| Communauté

 Quand? dimanche 27 Avril à 17h30
Cela laissera le temps à tous ceux qui se coucheront tardivement de bien récupérer, non? :)
L'idée première était de déjeûner ensemble comme d'habitude le samedi midi. Mais ce jour-là se tient le spectacle d'évangélisation "La lumière des ombres" organisé par le STK Paris, dont font partie plusieurs de la blaogasyfera parisienne. :)
Au programme de ce spectacle, gospel, théâtre musical et poésie. Il n'est pas trop tard pour des billets!
Sinon, au cas où il y en a qui voudront se rallier, le week-end débutera réellement le samedi 26 à midi, également au programme, promenades dans Paris, en velib ou à pied, l'adaptation de "Pourquoi j'ai mangé mon père", profiter de l'exceptionnelle ouverture le lundi du musée du Quai Branly, et donc rencontre entre bloggers. Voire entre facebookiens amis d'avant?

Où: Café Tronchet Madeleine: 1 rue Tronchet ou Place de la Madeleine. Pour prendre un verre, taper la causette.
Je pense que cela mettra davantage à l'aise celles et ceux qui franchissent pour la première fois leur écran, qu'un repas en tête-à-tête à plusieurs comme si l'on venait d'un club de rencontres. :D

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Mis à jour le 03 Mai:

Une chose est sûre: si vous aimez lire l'auteur d'un blog, vous prendrez autant de plaisir à le/la rencontrer. Même quand il/elle bloggue moins fréquemment.
Je n'ai finalement pas fait de nouvelles rencontres IRL de bloggers malagasy, les dimanches ensoleillés se font encore prier, aussi, dès que l'on peut, beaucoup en profitent pour partir en week-end. Les absents ont toujours tort :), ce qui n'était pas le cas des amies bloggueuses Ovni et Vola que  j'ai eu grand plaisir à retrouver. Cela devient naturel lorsque je monte à Paris.

C'est avec amusement que je note l'évolution des rapports lors des rencontres entre bloggers s'étant connus sur le net (car on pouvait se connaître IRL avant de blogguer). Première et deuxième rencontre: on discute beaucoup sur le sujet du blog. Troisième rencontre: on peut prévoir des programmes ensemble, sans lien nécessaire avec le blog, on s'invite chez les uns et chez les autres. Au-delà (je ne me souviens plus combien de fois on s'est rencontré), on discute de sujets divers et variés, avec une once sur le projet Telomiova, et de moins en moins focalisés sur le blog. Ce qui arrange bien les non-bloggers qui nous accompagnent! Il faut dire aussi qu'une des questions a été:
"Pourquoi tu bloggues moins?" ou plutôt "Pourquoi on bloggue moins?"
Parce qu'on a une vraie vie et des projets d'ordre personnel, professionnel, pardi! Non pas que l'un irait sans l'autre, mais écrire reste un moment de détente et de loisir. C'est un ralentissement, pas une page qui tourne. :)

Au final, je suis venue, j'ai vu, je suis (encore) vannée, mais ravie.
Le spectacle "Le Roi Lion" ? A voir absolument si l'occasion se présente. 

Annonces, non sponsorisées

à 11:30 |  Catégorie  Blog| Box

Je me rassure, la vocation de ce blog ne sera pas de juste publier des annonces de réunions de la team project, ou de la météo. Le manque de disponibilité, et non d'inspiration, se révèle du cas de force majeur, parce que finalement, on blogue pour le plaisir de bloguer et d'écrire. Ecrire... Ce n'est pas ce qui manque par les temps qui courent, jusqu'à l'overdose même, mais pour plus utile que le simple plaisir vais-je dire.

Pourquoi ce titre du post? Parce que dernièrement, enfin, il doit même avoir plusieurs semaines de cela, j'ai reçu ma première proposition de post sponsorisé. Je ne dirai pas par qui, ce serait leur faire de la pub, et c'est là où commencerait leur stratégie commerciale, mais disons qu'il est présenté comme étant la première plateforme française de mise en relation des annonceurs et des éditeurs de blogs.
Le contenu du mail:

Je me présente je suis Community Manager chez (bip), nous sommes une plateforme qui a pour but de mettre en relation annonceurs et bloggeurs dans la cadre de campagnes rémunérées.

Il me semblait que votre ligne éditoriale était effectivement tout à fait dans la problématique de nos futurs annonceurs et je serais très heureux de revenir sur le principe d’(bip) si vous le souhaitez.

En attendant vous pouvez déjà aller visiter notre site Internet (bip) et consulter notre FAQ. Vous pouvez aussi visiter notre blog, pour retrouver un TOP 5 chaque semaine de nos meilleurs articles ce qui vous donnera un aperçu de notre activité et de nos annonceurs.

Ma ligne éditoriale était? Ne pas se réjouir trop vite, ma ligne éditoriale sera. Si j'avais du temps à perdre, j'aurais demandé quels genres d'annonceurs seraient intéressés à publier dans mon blog. Si...
Mais je fais partie de ces bloggueurs et lectrice de blogs anti billets sponsorisés. Certains avanceront la nécessité de financer une partie de leur quotidien et se réjouissent des sommes qu'ils perçoivent. Ca les regarde, tout comme à moi de choisir de ne pas les lire. D'autres, aux blogs tout d'abord intéressants car non pollués par cette pratique, finissent par perdre toute spontanéité et objectivité dans les analyses qu'ils font, puisqu'ils sont payés pour en dire du bien. Et hop, zappés du lecteur RSS!

Je ne suis pas à vendre pour vanter lorsque je ne le pense pas ou n'en suis pas intrinsèquement convaincue. Chaque mot, phrase, article dans ce blog a été écrit spontanément, tel que je l'ai pensé au temps t.
A contrario, j'ai des tonnes de mails qui relaient des infos, des projets, des interpellations sur des sujets graves que je partagerai avec grand plaisir, par plaisir purement gratuit. Sans préciser le quand. :)
Et devant la demande d'infos assez pointus de certains mails, comme pour la préparation d'une thèse, au mieux je fais suivre aux bloggers amis maîtrisant le domaine (ex: tourisme durable), autrement, il faudrait vraiment envisager d'insérer un forum dans ce blog... A la façon de celui de Lonely Planet. Sinon, non, je ne suis pas une professionnelle de tourisme, je n'ai pas d'agence de voyages, même par extension de mes connaissances. Mais j'aimerais bien passer ma vie juste à voyager.

Et les Adsense rajouteront certains? :) Ils aident beaucoup, à rentabiliser les frais générés sur Internet. Et uniquement pour cela. Ceux que j'ai insérés concernent uniquement ceux dans ma colonne de droite, mais je commence à me sentir sérieusement envahie avec ces autres qui ont fait leur apparition dans ce blog, indépendamment de ma volonté. Comme pour annoncer qu'il est l'heure de bouger... Sans préciser le quand. :)

Ca tombe bien, le prochain post sera une annonce. Gratuite. Pour une rencontre.

Rencontre du projet Telomiova à Antananarivo

01 avril 2008 à 23:16 |  Catégorie  Blog| Communauté

Le projet Telomiova continue son développement avec la somme de ses volontaires.
La prochaine rencontre de l'équipe, entre elle d'une part, et de tous ceux intéressés à participer au projet d'autre part, aura lieu le samedi 05 Avril prochain.
Où? Foibe Antilin'i Madagasikara à Analakely (au-dessus du tunnel Ralaimongo)
Quand? samedi 05 avril à partir de 10h
Contact: Tél: 034 01 236 31

Tongava, tongava, venez, venez, vous allez y rencontrer plusieurs de nos collaborateurs formant le collectif à l'origine du projet.

Découverte de QEIM

31 mars 2008 à 23:36 |  Catégorie  Madagascar| A propos

Faute de disponibilité, je me dis que je ne ne fais pas autant de veille que je suis sensée faire. Actuellement, seules les infos qui viennent à moi ont la possibilité d'être lues, et encore, car plus une seule seconde pour butiner les actualités, les tendances, les nouveautés, etc...
Toutefois, c'est avec grande curiosité que je prends quelques minutes pour découvrir le site de QEIM, Quality and Environmental (management) Institute (of) Madagascar. Ca tombe bien, je suis larguée sur la situation de ce domaine à Madagascar. Hormis le fait d'y avoir été sensibilisée lors de ma première expérience professionnelle sur place.

QEIM est un institut de formation qui, je cite, se spécialise  dans les thèmes émergeants liées au développement durable comme le changement climatique, la gestion de risques de catastrophes, les systèmes de management normatifs, la gouvernance locale, les évaluations stratégiques. Bon, on y retrouve les thèmes dit "à la mode" où s'engouffre tout le monde à tous les sons de cloche, mais l'organisation environnementale telle qu'on le conçoit dans ce domaine-ci n'est pas prêt d'être récupérée par l'opportuniste ou les convaincus de la dernière pluie. Car au regard de l'entreprise, cela résonne plus souvent comme un investissement non rentable, qui coûte plus qu'autre chose. Du moins c'est ce qu'ils s'égosillent à avancer. Mais après démonstration et un sérieux coude-à-coude, se conformer à un cadre environnemental reconnu internationalement peut être amorti en à peine 3 à 5 ans selon les secteurs d'activités. Au regard des collaborateurs, une certification à une norme environnementale peut passer pour une lourdeur administrative, mais ce sont les plus intéressants à convaincre. :) Au vu des clients et des usagers (non commanditaires), bon nombre n'ont même pas idée à quoi cela peut bien correspondre. Au mieux, ils sont juste rassurés.

QEIM forme et conseille ainsi aux normes internationales de conformité et de reconnaissance des services, produits et processus, en matière de management de la qualité, sécurité, hygiène et environnement. Un petit coup d'oeil au calendrier de formation 2008, et je ne peux m'empêcher de demander si par formation, 2 ou 3 jours suffisent pour appréhender les connaissances de référence ainsi que les méthodes, en prenant, comme ça au hasard, l'exemple du SME (système de management environnemental).

En tout cas, c'est très intéressant d'avoir une idée des entreprises malagasy certifiées. Tant mieux qu'il y en ait qui ont compris que l'avenir déjà actuel de la gestion de l'environnement en terme d'utilité publique et en plus de rentabilité, concerne certes le réchauffement climatique (mais bon, trop récupéré et donc dénaturé), mais davantage une gestion raisonnée de l'eau ou encore la récupération et le traitement des déchets. Enfin, on évitera de prendre l'exemple de Naples...

Dites Pâques mais surtout pas printemps

25 mars 2008 à 16:35 |  Catégorie  Blog| Box

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Côté pile (lire: le boon côté, surtout en chocolat) Pâques


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Côté face (sans commentaire)

A choisir, vaut mieux un dé pipé finalement...

Tsy fito lahy, tsy fito vavy fa isa masina

13 mars 2008 à 22:27 |  Catégorie  Myself

Hery trouve que je suis un brin trop sérieuse en ce moment, qui en a profité pour soulever une question métaphysique. L'équipe en est décidément à des questions fondamentales, au milieu de tout ce sérieux. :)
Cela n'est pas faux, mais cela se sentait-il tant que ça? :) Voici ma réponse, également pour Shoan, Ranjiva et Nivo:

1. me1

Là on était au boulot. Si, si... En train d'inventorier le récif corallien malagasy, et de sensibiliser les villages environnants à trouver des alternatives à la destruction de la mangrove.
J'ai toujours aimé travailler dehors plutôt que dans un bureau. Ceci dit, je n'ai jamais passé autant d'heures devant un ordinateur que maintenant...

2. me2

Durant les années lycée, on aimait beaucoup se vanner comme on dit. Moi la première. Aussi dans la rubrique l'arroseur arrosé, l'une des vannes préférées de mes amis était alors que la "voiture" qui correspondait le mieux à ma personnalité était... une Massey Fergusson. Pas tant pour le côté agricole mais pour sa taille. Jeunes et cons nous étions. Ah oui c'est vrai, c'est un pléonasme!
Aussi, quand j'ai vu cette Massey Fergusson sur la plage (cherchez l'erreur), je n'ai pas hésité à me faire photographier et de le dédicacer tout spécialement à mes joyeux lurons d'amis. La vue est belle de là-haut. :)

3. me3

L'unique surnom que j'ai eu: zazavavin-drano ou fille de l'eau. Que vous pouvez aussi traduire à loisir par... sirène. :)


4. champi

Mon attachement à ma culture et à mon identité n'est pas discutable, tout juste avéré. Cependant, je dois dire que je fais partie de ceux qui ne croient pas à l'une des valeurs fondamentales malagasy: le fihavanana. Que je perçois dans bien des cas davantage comme la plus belle robe de l'hypocrisie, un sport où il faut mieux tendre la main pour mieux se faire couper le bras...
Ceci dit, je suis très fière du sens de l'hospitalité malagasy, pour l'avoir vécu, jusqu'au finfond de la Grande Ile.

5. la_grotte

Un de mes endroits préférés à Madagascar est "La grotte", dans le Sud-Ouest, sur la route du village de St-Augustin, près de Toliara. J'avais intitulé cette photo "Entre ciel et terre". Un de ces joyaux de la nature où eau douce et eau de mer se mélangent, donnant ces couleurs turquoises uniques, ce dans une magnifique grotte semi-ouverte.
Dommage, je crois que son accès a depuis été "privatisé", avec des infrastructures qui ont du coup enlevé tout le charme au naturel.

6. 181

Ca consiste à dévoiler des secrets déjà? Hmmm... Je rejoins le non-sens d'appeler cela des secrets. Aussi en voici un:
je suis de ceux que vous pensez connaître; vous n'avez pas vraiment tort ni tout à fait raison.

7. IMG_8564

Qui a dit que je vois les choses en grand? ;) Juste que j'aime appuyer à tout-va sur mon appareil photo, ça m'amuse de sortir une scène de son contexte.

Vitaaaa! Reste plus qu'à deviner où je suis sur certaines de ces photos.


Nage, cours, vole et reviens

03 mars 2008 à 23:30 |  Catégorie  Blog| Box

Après "dis-moi qui tu fréquentes et je te dirai qui tu es" et "dis-moi ce que tu manges et je ne suis pas certaine de dire qui tu es", voici "dis-moi quel sport tu pratiques et ce que ça t'apporte".

Mon père disait souvent que les compétitions sportives forgent la personnalité. Hormis un tournoi de ping-pong où j'ai gagné la coupe avec beaucoup de hasard et d'opportunités, le seul sport de compétition qui m'aurait botté était l'aïkido. Mais les deux seuls clubs que je connaissais alors à Antananarivo ne m'intéressaient vraiment pas.
Jusqu'à découvrir que son meilleur allié c'est soi, et son meilleur adversaire, c'est soi aussi. Jusqu'à découvrir la plongée sous-marine en fait. Car nul n'ignore depuis le début l'objet de ma passion qu'est cette pratique et l'élément dans lequel on y évolue.

poisson_vanille_fraiseLa plongée sous-marine
La plongée procure des sensations que ne peuvent connaître ceux qui ne l'ont jamais pratiquée. Le snorkeling n'en est qu'un pâle aperçu. Si j' aimais à me relire, alors ce serait encore une fois ce que procure la plongée. Même après avoir parcouru des écosystèmes terrestres les plus divers, rien ne vaut de baigner dans le monde sous-marin. mandarinLes sens réagissent autrement, les codes sont différents, la biodiversité encore plus étonnante et encore plus originale. On aurait dit que Dieu a esquissé les espèces terrestres au fusain, et qu'il s'est mis à peindre les biocénoses du grand bleu. C'est ce que je me dis à chaque fois que je vois un Pseudochromis paccagnellae (poisson Vanille-fraise) ou un
Synchiropus splendidus (poisson mandarin, un des plus remarquables en matière de coloration).
Et plus encore.

J'aime la plongée pour les sensations uniques de liberté qu'elle procure, pour un monde qui se découvre au mérite et parce qu'à mon avis il s'agit de l'une des pratiques qui enseigne la plus grande humilité face à la nature. On pourra inventer tous les mélanges et techniques possibles pour rester plus longtemps immergés, la nature nous rappelle que nous en sommes qu'un élément qui s'y adapte et non qui s'y impose, où nous mesurons nos propres limites. C'est très bien ainsi. Cela permet de profiter de son dernier palier de décompression à -3m, où la vie en couleurs explose, les rencontres parfois étonnantes avec une espèce plus curieuse que d'autres, de profiter de la magie de la lumière avec ces perspectives de diffraction et réfraction multiples et variées, profiter de ce silence qui n'en est pas un, après avoir surmonté parfois ses propres peurs, et maîtriser sa frénésie. Etre son propre allié et son propre ennemi, cultiver son self-maîtrise, prévoir sans être prévisible.

La randonnée en moyenne montagne
IMG_4288A l'opposé, j'ai découvert il y a à peine quelques années la randonnée en moyenne montagne. Je vois dans cette pratique une métaphore de la vie... Déjà selon notre équipement et moyens, nous ne sommes pas égaux face à ce qui pourrait advenir. Initiée par Tonnum qui pratique depuis l'âge de 7ans, j'ai investi dans de bonnes chaussures en Gore-Tex, et ai pris les bons réflexes tels que s'équiper de vêtements imperméables et chauds même si l'on part sous un 24°C fort ensoleillé; apporter un second tee-shirt, des fruits secs, manger des féculents et sucres lents au déjeûner; boire, ni trop ni pas assez; les règles de civisme. La montagne se vit, mais ne se laisse pas maîtrisée.
Aussi, bien qu'à l'abri d'aucune ironie du sort, la probabilité que je me foule la cheville doit être moindre que ceux qui marchent dans la rocaille avec leur tennis de ville, ces inconscients.
Le premier jour, essai en douce, un petit tour de 45 min pour admirer une cascade. Puis l'entrée en la matière à partir du second jour. Effectuer un dénivelé de quelques +1000m en 4h ou 5h... Au début, on a la pêche. Très vite, son corps prend malin plaisir à cracher tous les excès qu'on lui a fait subir. A ce moment là, on se dit, je ne fumerai plus, je ne boirai plus, je ne... Puis les premières pauses pour quelques fruits secs salvateurs. On sent son corps puiser dans ses ressources. Mais on est motivé de voir le paysage évoluer et s'embellir en prenant de l'altitude. D'autant qu' au fur et à mesure que l'on monte, on rencontre de moins en moins de monde. C'est simple, le soir, le village grouille de monde, dès 500m de dénivellé, cela réduit d'un facteur 100, au moins. Puis on commence à exiger beaucoup de son corps, voire jusqu'à tester ses limites. On est à la traîne, le coeur s'emballe par moment, la température augmente, chaque pas peut devenir un supplice, où l'on peut arriver à se dire "putain,je vais crever", mais on les enchaîne tout de même, de plus en plus lentement, mais sûrement. Car d'autres sont devant, et s'ils y arrivent, on peut aussi.
0064h d' efforts intenses plus tard, au bout de ses forces, en sueur, on pose son sac à dos au bord d'un torrent de montagne. La vue est magnifique, imprenable, enivrante devant la beauté de cette nature, telle que l'on ne l'aurait jamais imaginée d'en bas, avec une folle envie de crier à plein poumons "Ayé!"! On change de tee-shirt, on attend que la température corporelle baisse un peu, puis on trempe ses pieds dans cette eau pure et fraîche. La récompense...
L'on est surpris de constater combien le corps récupère vite, très vite, malgré l'impression d'avoir atteint ses limites peu de temps auparavant... Après déjeûner, une petite sieste sur une pierre plate au bord de l'eau, puis on continue encore 1h ou 2h, avant de redescendre en 2 à 3 fois moins de temps. Cette moindre durée peut parfois être frustrante, mais on redescend pour apprécier un site tout aussi beau et original le lendemain.
La randonnée permet de profiter de la nature en testant son sens de l'effort et d'endurance, où l'on est son propre allié pour peu qu'on en veuille et son propre ennemi si on n'y croit pas ou abandonne.

Le golf
IMG_4550Pour répondre aux vannes de ceux qui se reconnaîtront, non je ne m'embourgeoise pas, et confirme ne pas avoir l'âge de rouler en Mercedes classe S ni de jouer au golf. ;)
Et oui, je détestais ce sport auparavant pour l'image snob et m'as-tu-vu-iste que je voyais en ceux qui la pratiquaient. Jusqu'à ce que Tonnum, aussi allergique que moi des frimeurs et autres brasseurs d'air, soit invité à en faire et rentre un jour en s'exclamant "je veux jouer au golf, j'adore!"
Ayant la chance d'avoir un club ouvert non loin et proposant une formule 'Tous au golf" bien plus accessible que les clubs semi-fermés, j'ai donc découvert. Et d'appréhender la philosophie de ce sport, ainsi que d'apprécier ce qu'il apporte.
Dans ce forfait, on bénéficie de 80 balles pour le practice, afin d'apprendre puis de perfectionner ses mouvements, ainsi que du parcours-école à 3 trous. On y rencontre de tout. Du fils à papa complètement immature, limite idiot mais bien sapé, qui se la pète en voulant en mettre plein la vue, qui te mate du coin de l'oeil jusqu'où va ta balle et qui se dépêche de vouloir taper plus loin, mais tout juste apprenant, sans style et vraiment pas à l'abri des airshots; aux seniors, posés, qui pratiquent de longue date et qu'on aime à regarder pour apprendre ou pour juste apprécier la grâce d'un beau swing.
Après avoir justement essuyé des dizaines de swings foireux, on vient à en faire quelques-uns plus ou moins réussis. La différence surprend, à peine un son au moment où la balle décolle, et nul besoin de taper fort pour obtenir une belle et longue trajectoire. Tout est dans la maîtrise et le perfectionnement, pas besoin de brasser beaucoup d'air, et la force n'a de sens qu'une fois le geste maîtrisé. Sur le parcours à 3 trous, l'objectif est de faire les 3 trous en un minimum de coups. Frapper juste, et savoir doser à point. Facile à dire, beaucoup moins à appliquer, en débutant...
Le golf demande beaucoup de concentration tout en ayant l'air détendu, même lorsque ça paraît gagné d'avance. Et l'on attrape vite le virus de vouloir s'améliorer en continu car son premier adversaire, c'est soi.

Ca tombe bien, au printemps, je me mets à la voile. C'est décidé.




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