A la question "pourquoi restes-tu si silencieuse dans ton blog avec ce qui se passe à Madagascar?", je réponds, évasive, "entre l'embourbement et la désinformation qui régne, je prends du recul, et observe ou plutôt attends...ou ne trouve plus mes mots... ou me brouille les pensées..."

Madagascar est remué - à l'heure qu'il est - par une salade de crises.
Crise politique au départ mais sur un fond de crise sociale et économique déjà rampante. A bien y regarder,une situation bien complexe. Aujourd'hui, on vit le tout crise!
Bien que porteur de nombreux mélioratifs, il fut un temps, le pays semble glisser vers l'auto-destrution. Aura- t- il les reins suffisamment solides pour retrouver l'ordre que ce lourd fardeau a mué en désordre?
On ne saurait évoquer la parthénogénèse comme à l'origine de ce charivari actuel. Il n'est que la résultante des turpitudes des dirigeants successifs; entr'autres: la gabegie orientée, le népotisme grégaire, les pots de vins en cartons pleins, la spoliation en coupe-réglée et tout le bataclan des fiéffés ripoux.

Le reproche qu'on peut attribuer au clan Ravalomanana, c'est de n'avoir pas su appréhender que la loi de la physique cinétique reste immuable: les mêmes causes produisent les mêmes effets. A savoir: la chienlit !

" Ceux qui n'ont pas compris les erreurs du passé sont condamnés à les reproduire" B. Weber

Pareille  attitude pourrait se comprendre, dés lors qu'on saisit que ces Olibrius-là sont postés derrière un rempart de sacs de prébendes; une posture qui leur leur décrit une réalité moins réelle que fictive de la vie du pays. C'est ici l'air et la chanson !
Du grand brouhaha à l'embrouillamini, ne fallait-il pas y voir des signes précurseurs d'un profond malaise?  Fallait-il s'arcbouter pour enjoliver la situation ? et minimiser la matérialité des choses?
Est-ce une surprise de voir ici la crise?
C'est son éclosion qui a pris quelques longueurs d' avance dans le temps. De l'indigestion causée par la victoire de Rajoelina  sur le poulain de Ravalomanana lors des élections communales de décembre 2007 devait finir par provoquer une occlusion intestinale chez ce dernier.
Une élection qui n'a pas été volée par Rajoelina. Une élection qu'on pourrait assimiler à un carton jaune des footeux  à l'endroit du pouvoir et de la part de l'électorat de la capitale.
Nous voici donc devant une intervention chirurgicale délicate, signe que la crise est plus qu'épidermique.

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Photo: AFP

De toutes celles vues, j'ai trouvé cette photo terrible... Terriblement émouvante...