Sary iray isan'andro
31 juillet 2007 à 22:54 |
Une photo par jour
Ou une photo par jour. Débuté un 777, je me plais à poster quotidiennement une photo capturée au gré des humeurs, tantôt par mail, tantôt ici, tantôt ailleurs, une photo par jour, ou en quelque sorte une fleur, une pensée numérique. :)
D'amour, d'eau et de pierre © Tattum
Photo prise lors d'une exposition spontanée d'un couple défiant la loi de l'apesanteur.
Ma destination préférée à Madagascar... - part 1 -
30 juillet 2007 à 22:25 |
Odyssée
Cela faisait bien longtemps que je n'ai pas abordé ma rubrique Odyssée. Après mon périple à Isalo, voici un nouveau serial blogging qui va compter plusieurs posts bien répartis, sur ma destination préférée dans ma Grande Ile.
Si vous pensiez le savoir, alors vous n'aviez pas vraiment tort ni tout à fait raison. ![]()
Mais
vous êtes prévenus, je ne citerai ma destination préférée que dans le
dernier épisode, et je remercierai d'avance ceux qui devineront au fur
et à mesure de jouer le jeu jusqu'au bout.
Le comment
Cette destination, je l'ai rêvée, rêve d'adolescente mûrie par la
patience de qui sait attendre, je l'ai méritée comme aucune autre, et je l'ai vécue; en tant que Malagasy,
en tant que passionnée du milieu marin, façon Madagascar naturellement,
l'aventure AZ (comprendre: l'aventure avec un grand A, de A à Z
). J'ai longtemps hésité avant de publier ce sujet, n'ayant pu garder beaucoup de photos de ce voyage qui m'est cher, les pellicules n'ayant pu résisté à une trop longue exposition au soleil, du temps où le numérique tout terrain n'existait pas encore. Mais une destination qui me tient à coeur, qu'on aimerait protéger jalousement. Alors autant en garder une trace écrite...
Soyons concise. Ce rêve est né d'une carte postale:
Carte postale de Madagascar - Photo: Gilles Gauthier
Au dos, j'y lis le lieu où ce cliché a été pris, mais le nom ne me dit rien, sans même pouvoir situer ce paradis au Nord, au Sud, à l'Est ou à l'Ouest. Où que cela puisse être, je connaîtrai un jour...
Qui n'ai-je pas saoûlé à l'époque de mes 20 ans, à demander si quelqu'un connaissait?
Certes, j'aurais pu me contenter de prendre une carte de Madagascar, mais une personne au moins finirait bien par m'en parler.
Chose qui se produit enfin grâce à un collègue de ma mère que j'appellerai Fidy, qui a décidé de parcourir toute l'Ile Rouge pour trouver la femme de sa vie. Fort original n'est-ce pas? Il a dépensé son temps libre et son argent pour cette noble quête, à tel point qu'il connaît tous les tréfonds de son pays, jusqu'aux coins les plus insoupçonnés.
Fidy en est justement revenu et j'ai enfin pu placer ma destination de rêve sur une carte. Ce qu'il me décrit n'annonce alors pas un voyage aisé: piste ardue, destination lointaine et loin de toute ville, sans eau potable ni électricité, voire pas d'eau en bouteille, mais peuple chaleureux et un cadre magnifique.
Plusieurs détails qui n'ont pas réellement aidé pour rassurer mes parents, mais je me suis sentie sereine et prête.
Le quand
L'opportunité s'est présentée grâce au même couple d'amis docteurs dans le Sud de l'Ile qui nous a déjà fait profiter de son réseau pour le voyage à Isalo. Le fils du propriétaire de l'unique hôtel s'y trouvant s'apprête à faire le voyage depuis Toliara (dans le Sud-Ouest) et accepte de nous emmener.
Nous? Quelle a d'abord été ma joie de l'annoncer à mes deux compagnons de voyage et ex-colocataires! Puis de désenchanter l'espace d'une seconde, car Lanto, avec qui j'ai fait l'Isalo, ne peut venir. Je vais donc me retrouver seule avec Zo, avec qui il faut le dire, j'ai beaucoup moins de complicité ou d'affinité, voire des divergences de mentalité et de points de vue. Cela ne nous a pas empêché de cohabiter sous un même toit car le trio forme alors un équilibre, mais je n'ai jamais voyagé seule en sa compagnie et la seule idée a laissé quelques secondes d'angoisse.
Zo a une fâcheuse tendance à vouloir tout imiter, ou à prouver on ne sait trop quoi, telle une ombre qui cherche en même temps à vous dépasser. Je n'ai jamais compris d'où cela peut venir, mais ce troublant mimétisme tout en revendiquant une certaine compétition m'a stressée à bien des égards pour cause de ras-le-bol!
Et pourtant, ce n'est pas faute d'avoir communiqué que je n'ai rien à prouver, si ce n'est de vivre mes 20 ans et mes rêves, avec une pure soif de liberté et strictement rien d'autre.
Mais je ne compte pas renoncer à mon rêve pour autant, je l'ai trop attendu pour hésiter maintenant, Lanto ne pouvant venir, et nos hommes trop absorbés à des occupations bassement matérielles... Voyager? Mais il y a mieux à faire! (
private joke)
Une dernière question réciproque entre Zo et moi:
- "Es-tu sûre et prête de vouloir le faire?"
- "Oui et toi?"
- "Oui moi aussi."
Le rendez-vous est pris à Toliara, par un beau jour ensoleillé, à never
, neuf heures et demi.
>> Next: Le départ
Quelles stratégies pour les ressources malagasy?
21 juillet 2007 à 01:22 |
Madagascar| Ressources
Post débuté il y a fort longtemps, il s'inscrit dans le développement de mon commentaire sur le post de Tomavana à propos du classement au patrimoine mondial de l'UNESCO des forêts tropicales de la côte Est de Madagascar, rejoignant ainsi les Tsingy de Bemaraha et le Rova de Manjakamiadana (lire mon post à ce sujet).
Patrimoine mondial de l'Unesco
Ce classement représente bien entendu une gratification, une reconnaissance du caractère exceptionnel du patrimoine naturel, à l'échelle finalement davantage scientifique, que ceux qui sont encore au stade de la nécessité de survie ne peuvent mesurer.
Dans un autre contexte, telles des villes naturellement riches portant également le titre honorifique, comme la capitale du vin bordelais Saint-Emilion, ou tout fraîchement Bordeaux elle-même, être classé compte dans la balance afin d'augmenter d'environ 30% la fréquentation touristique (et les prix immobiliers!), surtout internationale et engranger ainsi un cercle économique vertueux.
Mais je reste profondément dubitative en ce qui concerne les forêts malagasy, marquée par les expériences sur terrain avec le WWF. En effet, je ne suis pas convaincue que les retombées de ce titre apportent réellement, et je précise à court terme, aux habitants concernés, qu'il s'agisse de ressources ou d'alternatives aux causes de la déforestation.
Malgré que la mission de l'UNESCO en faveur du patrimoine mondial consiste entre autre à:
- aider les Etats parties à sauvegarder les sites du patrimoine mondial en leur fournissant une assistance technique et une formation professionnelle;
- fournir une assistance d'urgence aux sites du patrimoine mondial en cas de danger immédiat;
- appuyer les activités menées par les Etats parties pour sensibiliser le public à la préservation du patrimoine mondial;
- encourager la participation des populations locales à la préservation de leur patrimoine culturel et naturel;
Source: Centre du Patrimoine mondial
Retour d'expériences
Il existe un autre type classement que je trouve davantage proche des réalités du terrain et des écosystèmes dont nous faisons partie et dont on pourrait s'inspirer: le réseau écologique européen Natura 2000.
Natura 2000 est né de la volonté de maintenir la biodiversité du continent européen tout en tenant compte des activités sociales, économiques, culturelles et régionales présentes sur les sites désignés. Aujourd’hui, fort de 25000 sites, le réseau Natura 2000 participe activement à la préservations des habitats naturels et des espèces sur l’ensemble du territoire de l’Union Européenne.
Il a pour double objectif de préserver la diversité biologique et de valoriser les territoires, avec cette notion primordiale de conjuguer la protection de l'environnement et les activités anthropiques. Rendre à la préservation de l'environnement son enjeu sans une politique uniquement faite de privations et d'interdits.
>> Lire la vie d'un site Natura 2000
J'ai eu l'occasion de bien connaître ce réseau en participant au classement de l'Estuaire de la Gironde, près de Bordeaux.
Il s'agit d'un parfait exemple. En effet, il est le plus grand estuaire d'Europe, mais je vous passe les détails qui font d'un estuaire un écosystème complexe et primordial, qui malgré la turbidité de l'eau, renferme un grand nombre d'espèces dont l'esturgeon pour... le caviar! Ses rives détiennent un patrimoine important, tant culturel qu'en ressources.
Il compte également plusieurs pôles économiques et pas des moindres, dont le Port Autonome de Bordeaux et d'autres plus petits, des industries d'exploitations minières, ou encore la production électrique avec une centrale nucléaire. Et je n'oublie pas les habitants vivant de la pêche.
Maintenant, il faut conjuguer avec tous ces éléments et arriver à répondre aux objectifs d'un site Natura 2000.
Pour faire concis, après une première approche ratée pour manque de concertation entre les concernés d'où un retard de la France par rapport aux pays nordiques, la mission a été confiée à un bureau d'études en environnement indépendant, suite à un appel d'offres. Et j'insiste sur le côté indépendant.
Le travail est complet, entre:
- une documentation bibliographique essentiellement scientifique issue de rapports d'étudiants en DESS ou doctorat
- des rapports d'impacts fournis par les industries concernées (bon là, sans commentaire, il faut garder un esprit d'analyse, car avant que je gobe que les rejets d'eau chaude d'une centrale nucléaire ont un soupçon d'effet bénéfique sur les espèces, ma foi...)
- une concertation avec les différents acteurs économiques
- un travail de vérification et d'observation sur terrain
- des échanges avec les collectivités et autres professionnels vivant des ressources
- etc...
De la synthèse de tout cela découle un rapport proposant les contours et objectifs du site à proposer, nécessaires au Document d'Objectifs, en ayant intégré tous les enjeux.
En somme
Je n'ai pas entretenu de veille particulière, aussi j'ignore les critères de classement d'un site au patrimoine mondial de l'Unesco pour ses ressources naturelles. Mais avec cette ignorance faisant, le principe du Réseau Natura 2000 me semble davantage pragmatique.
La solution n'est pas enfermée dans une segmentation close et hermétique, repousser les habitants aux limites du périmètre ne résoud pas leurs besoins.
J'avais découvert le site de l'association SAGE Fampandrosoana Maharitra (Service d'Appui à la Gestion de l'Environnement - Développement durable) "qui contribue d'une manière active au développement local axé sur la gestion des ressources naturelles", participant aux activités nationales du Plan d'Action Environnementale malagasy. Leurs activités, présentation et ressources sont à découvrir sur leur site.
Si au travers de votre profession ou expériences vous connaissez d'autres modèles sur lesquels s'inspirer pour une gestion durable des ressources naturelles malagasy, pour les Malagasy avant les lémuriens, vos avis sont les bienvenus.
Qui blogguera verra
19 juillet 2007 à 21:46 |
Blog| Box
En passant devant un kiosque parisien le week-end dernier, j'ai entraperçu le titre "Peut-on vivre de son blog?" et ai juste eu le temps de mémoriser le nom du magazine, Stratégies. Et toute contente de retrouver l'article en ligne, un dossier du 12/07/07.
-- Non pas que j'ambitionne de devenir bloggueuse professionnelle, mon blog en l'état n'a pas vocation à (se) vendre un quelconque côté professionnel: ce n'était pas l'objectif. Mais je pense être capable d'ouvrir un blog moins personnel, plus informatif et davantage inspiré des sauces marketing. --
Pour revenir à l'article de Stratégies:
Le blogging est devenu un
maelström qui bouscule tous les corps de la société, entreprises et
hommes politiques en tête, et qui s'érige progressivement en pouvoir
alternatif et en marché spéculatif; une nouvelle sphère d'influence que les marques
et les groupes de médias ou de communication cherchent désormais
clairement à intégrer dans leur modèle.
La France se placerait au quatrième rang mondial avec 1 à 2 millions de
blogs actifs mis à jour très régulièrement, qui introduisent de plus en
plus de contenus vidéo.
Je confirme, en ce moment, les contenus vidéo m'inspirent énormément, au risque de ne pas avoir respecté ces derniers temps le chargement de mes articles à partir des connexion à bas débit. Bon, je peux toujours préconiser Free Download Manager, mais ce n'est pas la solution finale non plus!
Ainsi, on
assiste à la multiplication de communautés de plus en plus qualifiées
qui savent très bien développer leurs réseaux, précisément parce
qu'elles maîtrisent les nouveaux canaux de communication. Les
événements organisés par les blogueurs (Paris blogue-t-il, Paris
Carnet, Fanny's Party, etc.) répondent aussi à leur soif de
reconnaissance et à leur souci d'être mieux identifiés.
Mais aussi Antananarivo miblaogy ou les rencontres entre bloggers
malagasy de coeur et de sang devenus moins formels au fur et à mesure que l'on se connaît et se voit
IRL (in real life).
Toujours est-il que les
blogueurs qui tirent des revenus de leur activité se multiplient. Ils
seraient ainsi quelques-uns à gagner jusqu'à 1 000 ou 2 000euros par
mois.
Tout de même! Pour 2000 euros mensuels, je lâche tout et veux bien m'y consacrer à temps plein!
Ainsi, la
professionnalisation de la blogosphère semble donc en marche. Si elle
va permettre aux blogueurs de conforter la vocation coopérative
d'Internet, elle devrait aller de pair avec une monétisation
grandissante des flux. Après avoir rejeté cette idée, les blogueurs
semblent finalement l'accepter, considérant après tout que leur niveau
d'investissement personnel peut mériter ne serait-ce qu'un petit
salaire...
Bon, à part mes maigres revenus provenant des adsenses, - qui je sais ne vous plaisent pas toujours -, j'en suis loin, mais vu que cela ne constituait pas l'objectif, je ne me plains de rien.
>> Lire l'article "Peut-on vivre de son blog" | Stratégies
Télécharger l'article (.pdf)
Puis, en suivant les liens, j'ai consacré quelques instants à parcourir la situation de mon blog sur Technorati, chose que je n'ai pas faite depuis belle lurette. De lien en lien, je découvre que mon blog figure dans une liste de blogs hebdomadaire en vue d'un classement parmi "the Top 10 Emerging Influential Blogs in 2007" ( top 10 des blogs influents émergents en 2007).
Je clique sur le lien "euh... il doit avoir erreur", mais L'odyssée de Tattum a bien été citée par Pietrie Jensen que je tiens à remercier (misaotra betsaka | thanks a lot), figurant ainsi parmi 408 autres (dans la masse des millions de blogs..) à 3 semaines de la fin des votes.
Le projet "The Top 10 Emerging Influential Blogs in 2007" a été initié par Janette Toral sur son blog philippin "Reflective thinking". Il est ouvert à tout participant, qui doit écrire un post proposant une liste de blogs jugés ayant un certain impact et influence sur son lectorat, et existant depuis le 01 Mars 2006. Les 10 sélectionnés, donc les plus cités à travers les posts des participants, recevront chacun $100.
Une idée originale, une autre manière de faire du social linking et d'élargir la blogosphère...
Et hop! De revenir sur terre! :)
Pourquoi investir dans la nutrition
18 juillet 2007 à 21:07 |
Madagascar| Ressources
Lire l'article sur Malag@sy Miray.
Madagascar | Other Places - suite -
17 juillet 2007 à 22:40 |
Audio| Vidéo
Après les villes de Majunga, Sambava, Ramena, Hell-ville et Andilana, voici les vidéos du japonais Tsuyoshi Tokunaga, concepteur d' Other Places, sur Antanifotsy et Ambohimandroso. De magnifiques vidéos encore une fois.
Antanifotsy
Ambohimandroso
J'ai une question: pourquoi?
16 juillet 2007 à 22:38 |
Madagascar| A propos
Je ne reviendrai pas sur la question de rentrer ou ne pas rentrer, déjà développée lors d'une série de posts, mais davantage une interpellation et un échange de témoignages en raison d'humeur personnelle en ce jour... Peut-être sans réponse, mais une envie certaine de me le demander.
A ceux qui vivent à Madagascar depuis toujours, pourquoi vous (du moins certains) rêvez de partir?
A ceux qui sont expatriés, pourquoi pensez-vous que vous ne reviendrez probablement pas vivre à Madagascar?
A ceux qui sont loin, pourquoi voulez-vous rentrer à coup sûr?
A ceux qui ne savent pas, pourquoi hésitez-vous?
A ceux qui voudraient, pourquoi ne le pouvez-vous pas?
A ceux qui sont rentrés, pourquoi êtes-vous contents de votre choix? Ou le regrettez...
Pourquoi certains se font à la vie ailleurs, et pas d'autres?
Pourquoi d'autres ne se refont pas à la vie au pays?
Pourquoi rêvez-vous de vous installer à Madagascar?
Pourquoi rentrer, pourquoi partir?
Un réalisateur en herbe :)
12 juillet 2007 à 23:19 |
Blog| Communauté
Cela fait longtemps que je n'ai pas fait de revue de blogs malagasy, et pourtant j'en ai découvert de bien intéressants ces derniers mois.
Récemment, j'ai eu l'agréable surprise de tomber sur le blog de Nantenaina, un Malagasy que j'ai connu à Bordeaux; quelqu'un avec qui il est intéressant de discuter car toujours plein d'idées et d'initiatives. ;) Car au risque de vexer, le sens de la créativité n'est pas le top des qualités des hommes malagasy, souvent enclin à s'identifier. Ca y est, je me suis attirée la foudre, la veille d'un vendredi 13! :D
Toujours est-il donc que je trouve que le travail de Nantenaina mérite d'être supporté.
A propos de son blog "Si j'étais Nantenaina":
Mon blog a pour objectif de promouvoir la production audiovisuelle ou autre art visuel. Je constate qu'il n'y a pas beaucoup de compatriotes qui produisent leurs propres clips, fictions ou documentaires, j'ai décidé d'offrir cet espace là. Envoyez les liens de vos réalisations et je le bloggerai (je mettrai dans mon blog). Cela nous permettra de montrer et de regrouper toutes ces oeuvres dans un seul et même espace car on manque de visibilité dans you tube ou daily motion.
L'appel est ouvert à tous les internautes, les amis et collègues de promotion.
Je ne peux que saluer un réalisateur qui ait réussi à me donner envie de regarder un court-métrage sur des supporters de foot, - Dieu sait combien cela relève quasiment du miracle de ma part -, d'autant que la vidéo m'a bien fait éclater de rire: Aza matahotra (encore intitulé Peur bleue).
Mais le docu-fiction à ne pas rater: 2 euros à Madagascar, sur les traces d'un enfant de rue le temps d'un après-midi.
Un seul mot: excellent! ;) Promis, plus jamais je ne remballerai...
Biodiversity reporting award | Madagascar
08 juillet 2007 à 13:22 |
Madagascar| Ressources
Késako?
Le Prix du Reportage sur la Biodiversité est une initiative de
Conservation International (CI) en collaboration avec la Fédération
Internationale des Journalistes de l'Environnement (IFEJ / FIJE) et
le Centre International pour les Journalistes (ICFJ) pour
promouvoir le journalisme environnemental dans le monde.
L'objectif est:
•
D'encourager les reportages sur les thèmes liés à
l'environnement dans la presse écrite
• D'améliorer la qualité des reportages sur
l'environnement
• De faire connaître les articles des journalistes spécialisés
dans l'environnement
Y ont participé en 2006 la Bolivie, le Brésil, la Colombie, l' Équateur, la
Guyane, Madagascar, le Péru, ainsi que le Venezuela.
Thème
Le thème principal du concours est la biodiversité à Madagascar, sa
conservation et ses défis.
Les journalistes sont invités à
participer au concours avec des articles publiés sur les différents
aspects de la biodiversité du pays, tels que:
• La recherche scientifique et les découvertes importantes sur
le thème
• Les Aires Protégées et les régions de grande richesse
biologique
• L'Eco-tourisme
• La valeur économique de la biodiversité
• L'importance et la conservation de la biodiversité : faune
et flore de Madagascar
• Les alternatives économiques à la destruction
environnementale
• Les voies de développement soutenables
• La collecte et le commerce des produits forestiers
• La bio-exploitation et la bio-piraterie
• Les politiques environnementales
• L'éducation environnementale
• Les menaces pesantes sur les aires importantes pour la
biodiversité
• L'industrie minière, l'exploitation forestière et les autres
extractions de ressources naturelles
• Les phénomènes sociaux qui ont un impact sur
l'environnement
• Les conflits sociaux à l'intérieur ou aux alentours des
aires protégées ou des régions de grande biodiversité.
• Le changement climatique et ses impacts sur la biodiversité
Le concours
Il est ouvert aux journalistes, employés ou indépendants, résidant à Madagascar en ce qui nous concerne, et
travaillant avec les médias locaux ou nationaux. Les articles doivent avoir été publiés entre le 01 août 2006 et le 31 Juillet 2007, à soumettre avant le O8 août 2007. Pour les concernés, ne ratez pas l'échéance!
Le concours offre trois prix aux gagnants.
Le premier prix comprend Ar. 2.000.000 et une adhésion d'une
année gratuite à la fédération internationale des journalistes de
l'environnement (FIJE).
Respectivement, le second et le troisième gagnant du concours
recevront un prix en espèces de Ar. 1.300.000 et de Ar. 700.000,
une adhésion d'une année gratuite à la fédération internationale
des journalistes de l'environnement (FIJE) ainsi qu'un
certificat.
En 2006
Lauréate: Ratovozanany Domoina
Journal: Les Nouvelles
Article: Les oiseaux de Madagascar, une merveille menacée
Second prix: Raharijaona Fabiola
Journal: Le Quotidien
Article: 19 espèces rares pour la seule rivière de Nosivolo. Pas comme des... poissons dans l’eau !
Troisième prix: Maléka Khatoune Onaly Issoufaly
Journal: (indépendant?) Al Hikmat Akbaraly
Article: Madagascar, sanctuaire de la nature
Lire tous les articles proposés: une véritable mine d'or! Cela fait au moins 3 mois que je devais tous les lire, c'est en cours! D'autant que ceux de 2007 arrivent bientôt...
Source: Biodiversity reporting award
7/07/07 sur fond de Live Earth
07 juillet 2007 à 23:45 |
Ailleurs
Humeur du post: fourre-tout façon coq à l'âne, hâché comme son auteur en fin de semaine
Malgré une semaine très chargée (boulot, boulot et encore boulot), c'est avec amusement que je n'ai pas raté de relever dans un post cette fameuse date propice à tous les engouements et autres actes ou actions mémorables ... Et de visiter quelques sites et blogs qui en parlent, par pure curiosité.
7, chiffre sacré? Superstition ou conviction, il a toujours fait couler beaucoup d'encre.
Comme:
Sept désigne la totalité des ordres planétaires et angéliques, la totalité des demeures célestes, la totalité de l'ordre moral, la totalité des énergies et principalement dans l'ordre spirituel, symbole de vie éternelle chez les Egyptiens, etc...
Sept est , je cite,le nombre de l'achèvement cyclique et de son renouvellement. De ce fait, il comporte une certaine anxiété par le fait qu'il indique le passage du connu à l'inconnu: un cycle s'est accompli, quel sera le suivant?
J'ai pratiqué il fut un temps la numérologie, et c'est cette même numérologie qui m'a permis de connaître la meilleure des collaboratrices avec qui j'ai eu l'occasion de travailler, aussi incongru ou subjectif que cela puisse paraître. Mais aujourd'hui, hormis le fait de me sentir envahie de plénitude, de sérénité et de fatalité philosophie, je n'ai rien entrepris de particulier pour autant.
Hasard du calendrier ou pas, une bonne nouvelle toutefois: je dé-mé-nage! Oui bientôt, en France(1) pour l'instant, dans une ville, qui figure sur une carte, de France et non juste d'Alsace. Ma (enfin notre) manière de trancher lorsqu'une situation ne me convient pas: pas de tergiversation, puisqu'on n'a pas la prétention de vouloir changer les choses, on va voir ailleurs si on y est. Et on y sera! :) Fêté au champagne, si, si!
Et une idée qui m'est venue ce matin, au milieu de tous les projets qu'il reste à gérer et clôturer (oui, je suis un peu maso): à partir de ce jour, je me lance une nouvelle série, "Sary iray isan'andro" (une photo par jour), que je pourrai mettre dans ce blog, ou dans mon album Flickr ou que je garderai dans ma sphère offline, en tout cas que j'enverrai quotidiennement à ma famille à Madagascar.
Autrement, l'évènement qui fait parler de lui ce jour s'agit du Live Earth, initiative écologique en version musicale planétaire, mouvement pour la sensibilisation sur le réchauffement de la Terre. Je ne dis pas lutte, car bien que je trouve l'initiative intéressante, je ne suis pas non plus convaincue que l'impact de 24h de concerts dans de grandes villes comme Sydney, Tokyo, Kyoto, Shanghaï, Londres, Hambourg, Johannesburg, New Jersey, Washington ou Rio de Janeiro, qu'une telle mobilisation de moyens, d'énergie et de déplacements soit si bonne en ce jour J pour notre planète... Cela n'aurait pas été plus mal de dépenser ces moyens dans des actions concrètes en prévision au secours des millions de réfugiés écologiques, dont des milliers ont entamé leur migration. Et puis, si ce n'est pas de la bonne communication pour l'entreprise ça, sponsoriser un projet sur un tel thème, de la part d'un secteur à vocation exemplairement écologique que celui de Chevrolet et consors?! Ironie de rigueur bien entendu.
Comme dit dans le clip de la nouvelle chanson de Madonna pour l'occasion, "Hey you", one day it will make $en$e. Avec des $$$$$$$i, on referait le monde. :)
Sur fond de dépit, je constate cette semaine, qu'à la même longitude, il faisait frais dans le Nord-Est de la France au point de se croire au mois de Novembre, qu'il brûle au sens propre comme au figuré dans le Sud, et qu'il a neigé dans les Alpes. Sans parler de toutes les catastrophes liées au climat de ces dernières semaines... Que dire sinon que l'homme le mènera à sa propre perte et nous sommes sur la 4 voies. Pour le mot de la fin, nous nous contenterons d'un "Nous savions". Enfin, je ne parle pas tant de ceux qui ont cligné des paupières au XXIè siècle, mais plutôt de ceux qui le clament depuis la révolution industrielle.
Allez, de bonne guerre, toute révolution a été accompagnée de courants musicaux marquants. Aussi ne me suis-je pas arrêtée sur ce constat désolant et désolé, puisque j'ai profité de regarder un moment les concerts en live, en ligne, et de faire ainsi le tour du monde de mon écran. Et bonne surprise, au concert en Afrique du Sud, je tombe sur Zola, un artiste incontournable pour tout amateur de musique kwaito que je suis. Pur moment de vidéo!
Kwaito: Wikipédia | South Africa.info
Bonus: un clip de Zola, excellent morceau de la BOF de l'excellent film Tsotsi, figurant parmi les préférés de mes coups de coeur.
(1) Petite précision pour ceux qui n'auraient pas suivi. En France car tout département limitrophe non alsacien est ici qualifié de... en France!
















