et je ne suis pas certaine de te dire qui tu es!

Ca ne sera pas la première fois cette semaine, mais parlons bouffe. Plutôt malbouffe, junk food.
Mon déjeûner de ce midi au restaurant d'entreprise m'inspire. Non pas que l'on y mange mal, mais gras, huileux  oui, c'est sûr. Mais ce qui m'a interpellée, c'est surtout notre principal sujet de conversation: où fait-on nos courses, et que mange-t-on? Au déjeûner, je me retrouve avec mon chef de service et le directeur, les seuls supérieurs hiérarchiques, et les collègues des autres services (l'avantage d'un poste transversal ceci dit en passant, surtout quand on ne supporte pas trop la hiérarchie à la française!). Bien que n'ayant pas les chiffres exacts, je peux affirmer que ces personnes gagnent bien, sinon très bien leur vie. 

Et il se trouve que dans les pays développés, le budget alimentaire tend à l'inversement proportionnel au niveau de vie. Manger moins peut-être, manger mieux, je ne m'avancerai pas! Tandis que d'autres meurent de faim, pas si loin que ça, la Terre est ronde... Mais de là à faire l'intégralité de ses courses dans les (extra)hard-discounts, je suis franchement étonnée. Je n'ai rien de particulier contre les hard-discounts, ça rend service, et j'y allais faire une partie de mes courses avec mon ex-budget étudiant. Une partie... Je n'y achetais pas tout, pas à n'importe quel prix. Pas à la caisse, sur la balance!

Car le bas prix a un prix. Le père noël n'existe pas paraît-il. Et les kilos gracieusement apportés par la malbouffe ne sont pas un mythe. Meatrix véhicule son message! Alors, du haut de ma carrière de débutante, et donc un salaire plus modeste, j'apparaissais finalement comme celle qui fait des courses de snob, en grande surface classique qui "se respecte". J'aime beaucoup les marchés aussi. Des produits frais, du terroir. Et je ne dépasse pas les 50 kg, maxi fatidique!
Je me souviens que je n'avais pas particulièrement changé mes habitudes alimentaires en arrivant ici, juste plus de choix, mais j'avais bien pris 4 kg en 3 mois! Hormones, quand tu nous gaves!
M'enfin, à lire certaines étiquettes de composition, ce n'est pas toujours rassurant de savoir exactement ce que l'on mange. Trop pointilleux, que mangerait-on? Peur de l’ESB (encéphalopathie spongiforme bovine), plus communément la vache folle, de l'obésité, du diabéte, de la grippe aviaire, de la NASH, des cancers, de la tremblante du mouton, etc... Et l'ESR pour la dérision! Dernièrement, je viens d'abandonner le lait de soja (et céréales), qui contient une concentration importante de phytoestrogènes. Info ou double intox? Depuis, je cherche mon nouveau petit-déjeûner! C'est absurde! Comme qui dirait, on mourra bien de quelque chose. Ah! Je n'ai pas mentionné les OGM. C'est un trop long débat pour ce soir, mais il m'est arrivé de vanter leur mérite, du point de vue médical.

Etudiante, j'appréciais fêter mes anniversaires, comme je ne pouvais contenir mes invités dans mon ancien studio de 20m2, au resto. Sushi bar (sushis bien sûr), tunisien (couscous party), irish pub (fish and chips, and i won't forget the pint of beer!), pizzeria (calzone), etc, etc, je suis curieuse de la cuisine du monde! Et je compte bien continuer !
Sur ce, bon appétit, en âme et conscience!

 soyez exigeant jusqu'au bout!
jusqu'au bout...