Biodiversity reporting award 2007
17 février 2008 à 16:03 |
Madagascar| Ressources
Ce blog reprend sa ligne éditoriale, surtout le week-end :)
Tous les ans, je suis le Biodiversity reporting award (BDRA), que j'ai déjà eu l'occasion de présenter. Hâte de lire tous les articles soumis en 2007 par les journalistes malagasy au concours, qui ne sont pour l'heure pas encore en ligne.
Pour rappel/info, le Prix du Reportage sur la Biodiversité est une initiative de
Conservation International (CI) en collaboration avec la Fédération
Internationale des Journalistes de l'Environnement (IFEJ / FIJE) et
le Centre International pour les Journalistes (ICFJ) pour
promouvoir le journalisme environnemental dans le monde.
Le thème principal du concours est la biodiversité à Madagascar, sa
conservation et ses défis. Les journalistes sont ainsi invités à
participer au concours avec des articles publiés sur les différents
aspects de la biodiversité du pays.
Lire le post de présentation du BDRA et des résultats de 2006
En Janvier dernier, les résultats du concours 2007 ont été proclamés.
Lauréat: Rivonala RAZAFISON, journaliste de la presse écrite « Le Quotidien »
Article : « Redécouverte de l’onjy à Bealanana : meilleure recherche de l’année à Madagascar en 2006 ».
Cet article parle de la redécouverte du fuligule de Madagascar, Aythya innotata, par
une équipe de chercheurs du Peregrine Fund dans la région Nord Ouest de
Madagascar. Cette espèce a été considérée comme disparue depuis plus
d’un demi-siècle.
Récompense: Ar 2 000 000
Second prix: RANDRIANARISOA Riana Raymonde du quotidien « Les Nouvelles »
Article: « La forêt primaire de Betsirefo : des richesses naturelles encore inexploitées »
Un reportage qui fait découvrir le monde des chauves-souris dans une
forêt vierge de Betsirefo, dans la région Sud Ouest de l’Ile. Une forêt
très riche en biodiversité mais peu connu.
Récompense: Ar. 1 300 000
Troisième prix: Ranivoarisoa Lydia Charlotte de l'Objectif Malaza
Article: « Ecotourisme : la réserve spéciale
d’Ambohitantely »
Un dossier qui donne des
détails sur la définition et les principes de l’écotourisme, ses
objectifs, son historique.
Récompense: Ar 700 000
(Source)
Et d'une pierre deux coups: cela me rappelle que je suis depuis quelques mois le très intéressant blog... du lauréat en personne! Blog qui se présente comme étant le premier blog d'un journaliste scientifique malagasy, et comment! Une véritable bouffée d'oxygène, du bonheur tant à part (feu blog?) Tontolontsika, on se sent moins seule depuis Août 2005...
Bravo aux gagnants!
Photos en fleurs, en ligne
21 novembre 2007 à 22:03 |
Madagascar| Ressources
Mettant en ligne au fur et à mesure les photos dernièrement prises, je les upload par thèmes.
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Les moins évidentes à prendre, par flemme de sortir l'appareil à 5h du matin, et par excès de lumière le reste de la journée: jacarandas en fleurs à Antananarivo. Voir les clichés (ou cliquer sur la photo) |
![]() |
Et bien que cette fois-ci, j'ai à peine pris la faune et la flore en photo, voici toutefois une petite série. Parce que ça m'amuse de les shooter. Voir les clichés (ou cliquer sur la photo) |
Toujours tous droits réservés, usage commercial de tout type non autorisé ;)
Un tour au COUM, marché de l'artisanat
25 octobre 2007 à 11:52 |
Madagascar| Ressources
Jeudi dernier, je suis allée faire un tour du côté du marché COUM à 67Ha. On y retrouve un large panel de l'artisanat malagasy, avec l'embarras du choix, d'autant qu'à des tarifs concurrentiels.
Chapeau pour les masochistes qui veulent y conduire tant la circulation y est fastidieuse avec les étals et la foule, personnellement je préfère y aller en taxi.
Cela a été finalement un moment particulièrement inspirant pour la décoration de mon appartement, la difficulté étant de ne pas vouloir tout acheter, mieux vaut avoir une idée de l'usage que j'en ferai, mais aussi pour sortir mon appareil photo malgré la réticence de ma mère, tant les couleurs sont châtoyantes. Mais avec l'accord des artisans et vendeurs, j'ai fini par prendre davantage de photos que faire mes courses, sur le temps imparti! D'où une excellente occasion pour y revenir!

cliquer sur l'image pour accéder à l'album (Flickr)
Création du parc marin de Nosy-Ve
05 août 2007 à 22:57 |
Madagascar| Ressources
Enjeu du classement
« Développement de l’écotourisme dans le Parc Marin de Nosy Ve, Tuléar », tel est le projet qui va démarrer bientôt, dans le cadre du projet Wio-Lab financé par le FNUE (Fonds des Nations Unies pour l’Environnement), le gouvernement norvégien et le GEF (Global Environnement Facility). Ce projet dans la région Sud-Ouest de l’île a fait l’objet d’une signature par le ministre de l’Environnement, des Eaux et Forêts, Koto Bernard et le chargé du programme du PNUE-Nairobi, Dixion Waruinge, au cours de l’ouverture officielle de l’atelier régional sur la gestion des eaux municipales usées. Un financement de près de 140.000 dollars est alloué pour réaliser ce projet pour une durée de deux ans.
Un parc marin va être créé par PNM-ANGAP (Parcs Nationaux de Madagascar) en collaboration avec différents partenaires locaux et nationaux sur le littoral de Toliara qui renferme le troisième plus grand système de récif corallien du monde. Selon le directeur général de l’ANGAP, Guy Ramangason, plusieurs activités seront au programme, à savoir, reboisement sur les bassins versants, développement de l’écotourisme, formation des guides, assainissement de la plage, mise en place des toilettes dans le village environnant, éducation environnementale, aménagement de Nosy Ve : autant d’activités à mettre en œuvre avec la communauté de base.
La première activité consiste à diminuer le phénomène de sédimentation qui étouffe progressivement les habitats et écosystèmes marins au niveau des récifs de Tuléar. La gestion des déchets dans le village d’Anankao et Nosy Ve, destinations biens connues des touristes, est également prioritaire.
A propos de Nosy Ve
Nosy Ve constitue une zone
de pêche des villages du littoral s'étendant de Toliara à Anakao, ainsi qu' un site sacré pour les Vezo, ethnie vivant des ressources marines
du littoral sud-ouest. En effet, l'îlot
est un lieu de tradition
culturelle vezo pour demander bénédiction
à chaque saison de pêche. Il est
de ce fait inhabité.
En outre, Nosy Ve connaît un développement touristique
: l'îlot avec ses flores et faunes comme
les oiseaux pailles en queue rouges la seule colonie
connue à Madagascar, plage de sable blanc, récifs
coralliens pour la plongée sous-marine.
Enfin, la zone est un laboratoire naturel où
tous les chercheurs aussi bien nationaux q'internationaux
se précipitent. La zone d'étude
est incluse dans la zone proposée à
l'UNESCO/MAB pour Réserve de Biosphère
Marine.
48ème aire protégée marine
Ainsi, le Parc marin de Nosy Ve ayant une superficie de 20 000 à 80 000 ha va être classé parmi les aires protégées marines compte tenu de ses ressources et potentialités. Il est la 48 è aire protégée mise en place par l’ANGAP, à l’instar des parcs marins de Mananara-Nord, Masoala et Sahamalaza dans la région de Sofia. Le projet dans le Parc Marin de Nosy Ve est porteur à plusieurs titres pour l’écotourisme et se présente comme un levier économique puissant pour le développement. Les communautés locales sont impliquées dans les processus de gestion de ce projet pilote à Tuléar. L’association des protecteurs et développeurs de Nosy Ve joue donc un rôle très important avec la commune d’Anakao dans les activités de développement de l’écotourisme dans l’île Nosy Ve. (Madagascar Tribune)
De grands espoirs reposent ainsi sur cette mise sous protection. A noter en effet que Nosy Ve est une zone de pêche
très prisée par les pêcheurs traditionnels
de la région. Son effort de pêche tend à devenir trop important, empêchant les espèces de se reproduire et d'atteindre les tailles réglementaires pour peu qu'il en existe, entraînant une régression inoxerable du stock halieutique. Par ailleurs La pratique des techniques de
pêches non sélectives et destructives doublée
par le tourisme anarchique entraîne une forte
dégradation de l'environnement marin et côtier.
Le SAGE (Service D'appui à la Gestion de l'Environnement) assure à Nosy Ve un programme de planification participative, de valorisation durable ainsi que de formation.
Lire les activités effectuées
Sources: Madagascar Tribune ( article du 05/05/2007) et SAGE Fampandrosoana Maharitra
Visiter: Tuléar tourisme
Quelles stratégies pour les ressources malagasy?
21 juillet 2007 à 01:22 |
Madagascar| Ressources
Post débuté il y a fort longtemps, il s'inscrit dans le développement de mon commentaire sur le post de Tomavana à propos du classement au patrimoine mondial de l'UNESCO des forêts tropicales de la côte Est de Madagascar, rejoignant ainsi les Tsingy de Bemaraha et le Rova de Manjakamiadana (lire mon post à ce sujet).
Patrimoine mondial de l'Unesco
Ce classement représente bien entendu une gratification, une reconnaissance du caractère exceptionnel du patrimoine naturel, à l'échelle finalement davantage scientifique, que ceux qui sont encore au stade de la nécessité de survie ne peuvent mesurer.
Dans un autre contexte, telles des villes naturellement riches portant également le titre honorifique, comme la capitale du vin bordelais Saint-Emilion, ou tout fraîchement Bordeaux elle-même, être classé compte dans la balance afin d'augmenter d'environ 30% la fréquentation touristique (et les prix immobiliers!), surtout internationale et engranger ainsi un cercle économique vertueux.
Mais je reste profondément dubitative en ce qui concerne les forêts malagasy, marquée par les expériences sur terrain avec le WWF. En effet, je ne suis pas convaincue que les retombées de ce titre apportent réellement, et je précise à court terme, aux habitants concernés, qu'il s'agisse de ressources ou d'alternatives aux causes de la déforestation.
Malgré que la mission de l'UNESCO en faveur du patrimoine mondial consiste entre autre à:
- aider les Etats parties à sauvegarder les sites du patrimoine mondial en leur fournissant une assistance technique et une formation professionnelle;
- fournir une assistance d'urgence aux sites du patrimoine mondial en cas de danger immédiat;
- appuyer les activités menées par les Etats parties pour sensibiliser le public à la préservation du patrimoine mondial;
- encourager la participation des populations locales à la préservation de leur patrimoine culturel et naturel;
Source: Centre du Patrimoine mondial
Retour d'expériences
Il existe un autre type classement que je trouve davantage proche des réalités du terrain et des écosystèmes dont nous faisons partie et dont on pourrait s'inspirer: le réseau écologique européen Natura 2000.
Natura 2000 est né de la volonté de maintenir la biodiversité du continent européen tout en tenant compte des activités sociales, économiques, culturelles et régionales présentes sur les sites désignés. Aujourd’hui, fort de 25000 sites, le réseau Natura 2000 participe activement à la préservations des habitats naturels et des espèces sur l’ensemble du territoire de l’Union Européenne.
Il a pour double objectif de préserver la diversité biologique et de valoriser les territoires, avec cette notion primordiale de conjuguer la protection de l'environnement et les activités anthropiques. Rendre à la préservation de l'environnement son enjeu sans une politique uniquement faite de privations et d'interdits.
>> Lire la vie d'un site Natura 2000
J'ai eu l'occasion de bien connaître ce réseau en participant au classement de l'Estuaire de la Gironde, près de Bordeaux.
Il s'agit d'un parfait exemple. En effet, il est le plus grand estuaire d'Europe, mais je vous passe les détails qui font d'un estuaire un écosystème complexe et primordial, qui malgré la turbidité de l'eau, renferme un grand nombre d'espèces dont l'esturgeon pour... le caviar! Ses rives détiennent un patrimoine important, tant culturel qu'en ressources.
Il compte également plusieurs pôles économiques et pas des moindres, dont le Port Autonome de Bordeaux et d'autres plus petits, des industries d'exploitations minières, ou encore la production électrique avec une centrale nucléaire. Et je n'oublie pas les habitants vivant de la pêche.
Maintenant, il faut conjuguer avec tous ces éléments et arriver à répondre aux objectifs d'un site Natura 2000.
Pour faire concis, après une première approche ratée pour manque de concertation entre les concernés d'où un retard de la France par rapport aux pays nordiques, la mission a été confiée à un bureau d'études en environnement indépendant, suite à un appel d'offres. Et j'insiste sur le côté indépendant.
Le travail est complet, entre:
- une documentation bibliographique essentiellement scientifique issue de rapports d'étudiants en DESS ou doctorat
- des rapports d'impacts fournis par les industries concernées (bon là, sans commentaire, il faut garder un esprit d'analyse, car avant que je gobe que les rejets d'eau chaude d'une centrale nucléaire ont un soupçon d'effet bénéfique sur les espèces, ma foi...)
- une concertation avec les différents acteurs économiques
- un travail de vérification et d'observation sur terrain
- des échanges avec les collectivités et autres professionnels vivant des ressources
- etc...
De la synthèse de tout cela découle un rapport proposant les contours et objectifs du site à proposer, nécessaires au Document d'Objectifs, en ayant intégré tous les enjeux.
En somme
Je n'ai pas entretenu de veille particulière, aussi j'ignore les critères de classement d'un site au patrimoine mondial de l'Unesco pour ses ressources naturelles. Mais avec cette ignorance faisant, le principe du Réseau Natura 2000 me semble davantage pragmatique.
La solution n'est pas enfermée dans une segmentation close et hermétique, repousser les habitants aux limites du périmètre ne résoud pas leurs besoins.
J'avais découvert le site de l'association SAGE Fampandrosoana Maharitra (Service d'Appui à la Gestion de l'Environnement - Développement durable) "qui contribue d'une manière active au développement local axé sur la gestion des ressources naturelles", participant aux activités nationales du Plan d'Action Environnementale malagasy. Leurs activités, présentation et ressources sont à découvrir sur leur site.
Si au travers de votre profession ou expériences vous connaissez d'autres modèles sur lesquels s'inspirer pour une gestion durable des ressources naturelles malagasy, pour les Malagasy avant les lémuriens, vos avis sont les bienvenus.
Pourquoi investir dans la nutrition
18 juillet 2007 à 21:07 |
Madagascar| Ressources
Lire l'article sur Malag@sy Miray.
Biodiversity reporting award | Madagascar
08 juillet 2007 à 13:22 |
Madagascar| Ressources
Késako?
Le Prix du Reportage sur la Biodiversité est une initiative de
Conservation International (CI) en collaboration avec la Fédération
Internationale des Journalistes de l'Environnement (IFEJ / FIJE) et
le Centre International pour les Journalistes (ICFJ) pour
promouvoir le journalisme environnemental dans le monde.
L'objectif est:
•
D'encourager les reportages sur les thèmes liés à
l'environnement dans la presse écrite
• D'améliorer la qualité des reportages sur
l'environnement
• De faire connaître les articles des journalistes spécialisés
dans l'environnement
Y ont participé en 2006 la Bolivie, le Brésil, la Colombie, l' Équateur, la
Guyane, Madagascar, le Péru, ainsi que le Venezuela.
Thème
Le thème principal du concours est la biodiversité à Madagascar, sa
conservation et ses défis.
Les journalistes sont invités à
participer au concours avec des articles publiés sur les différents
aspects de la biodiversité du pays, tels que:
• La recherche scientifique et les découvertes importantes sur
le thème
• Les Aires Protégées et les régions de grande richesse
biologique
• L'Eco-tourisme
• La valeur économique de la biodiversité
• L'importance et la conservation de la biodiversité : faune
et flore de Madagascar
• Les alternatives économiques à la destruction
environnementale
• Les voies de développement soutenables
• La collecte et le commerce des produits forestiers
• La bio-exploitation et la bio-piraterie
• Les politiques environnementales
• L'éducation environnementale
• Les menaces pesantes sur les aires importantes pour la
biodiversité
• L'industrie minière, l'exploitation forestière et les autres
extractions de ressources naturelles
• Les phénomènes sociaux qui ont un impact sur
l'environnement
• Les conflits sociaux à l'intérieur ou aux alentours des
aires protégées ou des régions de grande biodiversité.
• Le changement climatique et ses impacts sur la biodiversité
Le concours
Il est ouvert aux journalistes, employés ou indépendants, résidant à Madagascar en ce qui nous concerne, et
travaillant avec les médias locaux ou nationaux. Les articles doivent avoir été publiés entre le 01 août 2006 et le 31 Juillet 2007, à soumettre avant le O8 août 2007. Pour les concernés, ne ratez pas l'échéance!
Le concours offre trois prix aux gagnants.
Le premier prix comprend Ar. 2.000.000 et une adhésion d'une
année gratuite à la fédération internationale des journalistes de
l'environnement (FIJE).
Respectivement, le second et le troisième gagnant du concours
recevront un prix en espèces de Ar. 1.300.000 et de Ar. 700.000,
une adhésion d'une année gratuite à la fédération internationale
des journalistes de l'environnement (FIJE) ainsi qu'un
certificat.
En 2006
Lauréate: Ratovozanany Domoina
Journal: Les Nouvelles
Article: Les oiseaux de Madagascar, une merveille menacée
Second prix: Raharijaona Fabiola
Journal: Le Quotidien
Article: 19 espèces rares pour la seule rivière de Nosivolo. Pas comme des... poissons dans l’eau !
Troisième prix: Maléka Khatoune Onaly Issoufaly
Journal: (indépendant?) Al Hikmat Akbaraly
Article: Madagascar, sanctuaire de la nature
Lire tous les articles proposés: une véritable mine d'or! Cela fait au moins 3 mois que je devais tous les lire, c'est en cours! D'autant que ceux de 2007 arrivent bientôt...
Source: Biodiversity reporting award
Le fosa en (extrait) vidéo
26 mars 2007 à 22:47 |
Madagascar| Ressources
J'ai déjà eu l'occasion de faire un focus sur le fosa - lire le post - le voici dans cet extrait vidéo évoluant dans son milieu naturel, tel qu'on aura rarement la chance de voir. En soi, cela n'est pas un mal pour peu qu'on ne doute guère qu'être vu ou convoité par l'Homo sapiens est bien de mauvaise augure.
Une vidéo tournée et réalisée par Jean-François Lagrot et sa femme Isabelle, deux vétérinaires passionnés à la quête du fosa.
Acheter la vidéo sur vodeo.tv (5.99€)
Un espoir pour les récifs coralliens de Madagascar, en musique
18 octobre 2006 à 18:23 |
Madagascar| Ressources
Ma passion pour la mer et la plongée sous-marine perdrait de son sens si le sublime jardin dans lequel on évolue disparaissait. Le sujet du réchauffement de la planète est devenu quotidien, au risque de délétérer l'enjeu à coup de communications à tout-va, suivis du néant...
Les récifs coralliens font partie des victimes, et bien qu'on ait peut-être fait le tour des ressources "célèbres" de Madagascar, n'oublions pas que nous possédons également la deuxième barrière récifale, après celle de l'Australie.
Selon National Geographic et les chercheurs, il est toutefois possible que les forces de la nature résistent au désastre. Lire l'article
Le tout en musique, car pour les amoureux de la musique malgache, on y trouve nombre d'artistes, d'albums, d'extraits, et où l'on peut acheter et télécharger les morceaux pour la somme modique de 0.99€ par chanson.
Ca va faire des malheurs, cassez la tirelire! En avant la musique
Edit 19/10: Topo de la situation actuelle des récifs coralliens (par Scuba News)
Parfum vanille
07 août 2006 à 23:02 |
Madagascar| Ressources
Une pincée de saveur à la senteur envoûtante, une fragrance irrésistible à la couleur profonde, ça vaut bien une note épicée et ensoleillée: parfum vanille.
Si je devais organiser un voyage d'une route mythique, je choisirais la route des épices...
L'orchidée la plus connue d'entre toutes (à condition de savoir qu'il s'agit d'une orchidée!), la vanille nous vient du Mexique, dont la culture remonte à la civilisation des Aztèques. Ils l'appelaient alors « tlilxot chitl », ce qui signifie « gousse noire ».
La vanille a été introduite via La Réunion, sur la côte Est de Madagascar à la fin du XIXè siècle, du côté d'Antalaha.
Deux espèces poussent sur la Grande Ile: le vanillier sauvage (Vanilla phalaenopsis) dans la forêt primaire humide, et le vanillier de culture (Vanilla planifolia), produit particulièrement prisé. Ainsi la région de la SAVA, Sambava, Antalaha, Andapa, Vohémar, regroupe le vaste jardin de cette gousse devenue l'or brun de Madagascar, actuellement premier fournisseur mondial avec une production dépassant les milles tonnes. Comment obtient-on la vanille, le vrai?
Floraison (septembre à janvier)
La fleur délicate s’épanouit dès le lever du soleil et ne dure que quelques heures.
La vanille est en fait une plante naturellement stérile, les organes mâles et femelles de la fleur étant séparés par une membrane étanche appelée « rostellum ».
Fécondation
Des "Marieuses", à l'aide d'une épine, vont donc travailler à la fécondation artificielle de la fleur de vanille. La dextérité féminine est de mise pour entamer la lamelle charnue séparant les organes mâles et femelles des meilleures fleurs propices à être fécondées, vérifiées quotidiennement, plante par plante. Une "marieuse" peut ainsi féconder 1000 à 1500 fleurs par jour.
Cueillette (8 à 10 mois après)
Les gousses alors vertes et inodores, sont cueillies à la main. Le moment de la récolte est stratégique pour une bonne teneur en vanilline.
Echaudage
Après triage, les gousses sont plongées pour 2 à 3 minutes dans de l'eau chaude (60 à 65°C), voire bouillante selon leur maturité.
Ce procédé sert à réduire la vitalité de la gousse (arrêt par la chaleur du processus de maturation) tout en conservant celles des ferments.
Etuvage
Les gousses égouttées et encore chaudes sont placées dans des caisses recouvertes ou capitonnées de couvertures de laine où la température se maintient autour de 50°C et maintenues fermées durant 24 heures. Les gousses " suent " en perdant une bonne partie de son poids en eau et prend une couleur marron chocolat.
Séchage
Puis on dispose les gousses sur des tapis en sisal posés sur des claies en bambou le long des routes, pour être exposées en plein soleil durant une semaine.
Lorsque la vanille est suffisamment "ensoleillée", on la fait séjourner dans un endroit ombragé et aéré pour que son degré d’humidité diminue.
Mise en malle
Le stade du séchage fini, la vanille est conservée dans des malles fermées durant 2 à 3 mois, afin d'affiner le parfum des gousses.
Une surveillance soutenue est de mise pour éviter que la vanille ne se pique, ne prenne des champignons qui la noircissent et détruisent son parfum.
Deux sortes de vanille se distinguent alors: la vanille industrielle et la vanille ménagère, meilleure.
Calibrage et triage
Les gousses ménagères sont triées par taille.
Selon leur catégorie, une botte de gousses de vanille contient 80 à 120 gousses pour un poids de 200 à 450 grammes.
Le triage consiste à écarter les gousses de mauvaises qualité qui seront en principe destinées à l'industries (poudre de vanille, extrait...).
Affinage
La dernière étape de préparation est déterminante car c’est au cours de cet affinage que se révèlent aspect, goût et fragrance.
(Source)
La vanille, devenue une véritable ressource économique, a fait la fortune de riches exploitants. J'ai souvenir d'un reportage qui m'a marquée, lors de l'interview de l'un d'entre eux, qui a choisi de conserver sa modeste maison en falafa où absolument rien ne laissait transparaître l'argent de la vanille, ayant en fait pleinement investi dans les études de ses deux fils.
Pour vivre une expérience parfumée particulièrement originale, la Route de la Vanille reliant Antalaha à Sambava sur un parcours de 90kms, a été récemment rénovée, et mérite le détour. Et tant qu'à profiter de ce parfum unique, idéalement au moment du séchage, soit entre la mi-juin et mi-août.
Rajouté le 10 août: le prix de la vanille remonte la pente














