L'odyssée de Tattum

Odyssée sans frontière pour découvrir Madagascar, une enfant du pays, autrui et ailleurs. 

Tarte au coco

10 décembre 2007 à 09:54 |  Catégorie  Madagascar| Recettes

Non ce n'est pas une insulte, juste que cela fait longtemps que je n'ai pas partagé de recettes. Dernièrement testée et personnalisée, une recette de tarte au coco, accompagnée de mon gâteau de patates douces parce que je voulais pas manger que du lard cru à une soirée (hélas) établie annuellement...

IMG_8692Ingrédients (pour 6 comme pour 2 personnes, des goûts et des couleurs...):
1 rouleau de pâte sablée (désolée, je n'avais pas beaucoup de temps)
125g de noix de coco râpée
100g de beurre
90g de sucre
1 sachet de sucre vanillé
200mL de lait de coco
2 oeufs
2 cuiilère à soupe de rhum

Méthode selon Tattum (toujours jugée sans danger):
IMG_8695Préchauffer le four à 200°C (thermostat 5/6)
Cuire la pâte sablée à blanc 10 min (en prenant soin de la piquer avec une fourchette)
Dans un bol, mélanger noix de coco râpée, sucre, sucre vanillé, lait de coco et rhum
Battre un blanc en neige
Ajouter le jaune restant, l'oeuf entier et le beurre fondu au mélange initial

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Introduire délicatement le blanc en neige à la préparation
Verser l'appareil sur la pâte

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Baisser le thermostat à 180°C (thermostat 4/5) et laisser cuire 20-25min

Goût de coco assuré. :)

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Koba e! Koba ô!

16 octobre 2006 à 11:15 |  Catégorie  Madagascar| Recettes

Ainsi crient les vendeurs de koban-dravina pour attirer les clients dans la rue.
Le koba, prononcé kouba est en fait la farine de riz, - une dose de riz donne deux doses de koba -, qui sert de base à un gâteau ou un encas typique malgache du même nom (!). Le koban-dravina (ravina = feuille) est ainsi un gâteau composé de farine de riz, de sucre, de cacahuètes pilées, et selon, des bananes ou du coco, le tout enveloppé par une feuille de banane.

Le week-end dernier a été culinairement sucré, entre un tiramisu (ma spécialité, dans le sens: dessert que je réussis le mieux) et le koba version recette perso que je partage donc ici.
Hélas, je ne dispose pas de feuille de banane, et n'ai pas trouvé de cacahuètes natures en grande surface! Par ailleurs, je présente ma recette davantage pour des portions individuels et non en "boudin" tel qu'on a l'habitude de le voir à Madagascar.

INGREDIENTS (pour 2 personnes):
- 3 bananes bien mûres (je les ai laissées mûrir exprès), pour des saveurs naturelles, autrement il faudra rajouter davantage de sucre pour des bananes peu mûres si l'on veut obtenir une légère caramélisation du dessert.
- 120g de farine de riz
- 30g de sucre

(+  30g de cacahuètes)
(+ 1 feuille de banane)

 Farine de riz et sucre

PREPARATION:
- Couper les bananes en morceaux dans un saladier
- Les écraser en purée. Je le fais tout simplement à la fourchette plutôt que d'utiliser un mixeur. Non seulement, c'est plus typique malgache de l'écraser à la main, mais la texture obtenue sera mieux (pas trop liquide).
- Incorporer petit à petit  la farine de riz et bien mélanger avec une spatule
- Rajouter le sucre
(Piler les cacahuètes)

} Obtention d'une pâte épaisse

Couper les bananes en morceaux + farine de riz + sucre Mélanger bananes+farine de riz

- Préparer des morceaux de papier aluminium (environ 20cmx15cm)
- Déposer 3 cuillerées à soupe de pâte au centre du papier alu
(- Déposer deux cuillerées de pâte, puis un peu de cacahuètes pilées, puis de nouveau deux cuillerées de pâte)
- Replier le papier alu de manière à bien refermer la pâte. (environ 10cmx5cm une fois plié)
- Bien étaler délicatement la pâte dans le papier alu pour que l'épaisseur soit uniforme
- Déposer les paquets dans un panier à vapeur

Avec la feuille de banane: la passer légèrement au feu pour l'assouplir. La découper en morceaux équivalents et replier sur la pâte le plus hermétiquement possible.

Préparer le papier aluminium Panier vapeur


CUISSON:

- Cuire le koba à la vapeur. Avec une cocotte (mon cas), compter 20min de cuisson.
Cela peut dépendre du récipient à vapeur, aussi, comme tout gâteau, e meilleur moyen de juger la bonne cuisson reste de piquer avec un couteau ou une aiguille. Le koba est prêt lorsqu'il n'y a plus de trace de pâte.

Cuisson à la vapeur Bon appétit!

Noter par ailleurs que selon la quantité, il peut avoir des différences de cuisson selon la position des paquets dans le panier à vapeur. Envisager d'échanger la disposition en milieu de cuisson. Attention, c'est très chaud!

Laisser refroidir.

Et voilà, il ne me reste plus qu'à vous souhaiter: Mazoto homana!

Quant à la recette vraiment traditionnelle du koban-dravina, qui se cuit durant 24h (!), la voici.

Mofo gasy ou ramanonaka?

29 septembre 2006 à 17:31 |  Catégorie  Madagascar| Recettes

Des magasins malgaches se développent outremer, notamment en région parisienne, toulousaine et lyonnaise. Probablement ailleurs, mais je ne les connais pas. C'est l'occasion pour s'y ressourcer avec modération des produits du pays. Pour ma part, je prends quelques bouteilles de bonbon anglais, de THB (je n'allais pas commencer par ça tout de même!), des KK Pigeon (amuse-gueule malgaches dont je n'ai pas encore pris le temps de me questionner sur l'origine du nom), et du ravitoto surgelé, tout de même incomparablement bon par rapport au sakasaka que l'on trouve dans les épiceries chinoises.
Mais alors, ce qui me manque le plus, ce sont bien les mofo, gâteaux/galettes de farine de riz. Avec une dose de riz, on obtient deux doses de koba ou farine de riz. Les mofo gasy pour la version sucrée, et les ramanonaka pour les salés.

Aussi, à la question "Que fais-tu en premier lorsque tu arrives dans ton pays, mais surtout dans ta ville natale?", je réponds sans hésiter: droit sortis de l'aéroport, on part acheter des mofo gasy et des ramanonaka! Et pourquoi pas des menakely, des beignets hum, bien gras!
En attendant de trouver des moules adéquats, on peut déjà lire les recettes:

MOFO GASY
Ingrédients pour environ 6 mofo gasy
- 200g de farine de riz
- 1 sachets de levure
- eau
- sucre selon le goût de chacun

1) Mélanger ces ingrédients dans un bol ou saladier avec de l'eau pour obtenir une pâte lisse (ni trop liquide ni trop épaisse) homogène..
2) laissez reposer 1heure.
3) prendre un moule spécial mofo gasy , huiler le fond de chaque trou et faire chauffer.
(Source et voir la description du moule à mofo gasy)
Private joke: Mais tu es partout Serge! En plus de la plongée, tu nous offres des super recettes bien de chez nous! :)
Avouez que ça a l'air bon:

               Mofo gasy, hmmm!

RAMANONAKA
Déjà plus compliqué de trouver une recette. La seule que j'ai trouvé se trouve dans ce forum de Magicmaman (tout est dit!). Reste un détail de taille: quelle correspondance pour un kapaoka, une dose de boîte de conserve servant de mesure malgache. Euh, je ferai l'équivalence en farine la prochaine fois que je mangerai des petits pois-carottes!

               Ramanonaka, hmmm!

MENAKELY
Pas évident non plus de trouver une recette complète. A essayer, et à ré-essayer donc!
Ingrédients
- 250 g de farine de riz ( sachet bleu )
- 500 g de farine de blé
- 250 g de sucre
- 1 sachet de levure

Mélanger le tout, en ajoutant de l'eau jusqu'à obtenir une pâte épaisse, puis laisser reposer au moins 6h de temps avant la cuisson. Frire.
Le but étant d'obtenir ceci:

               Madagascar_659

Et en bonus, un coup de coeur, déjà goûté, presque oublié: le mofo bageda (beignets de patate douce)
Le mot de la f(a)i(m)n: miam!

Bonbô coco, Bonbon coco

14 août 2006 à 22:08 |  Catégorie  Madagascar| Recettes

La Crique - Ile Sainte-Marie - MadagascarQui du passage du tropique du Capricorne au niveau de Toliara ou du paysage de cocotiers le long des côtes malgaches donne à la Grande Ile sa carte officielle d'île tropicale?
Jadis, on pouvait poser devant un panneau 'Ici passe le Tropique du Capricorne", certes un peu moins grisant que de positionner un pied dans l'hémisphère Nord et un autre dans l'hémisphère Sud comme en Equateur, mais ça pouvait valoir la photo-souvenir.
Aussi choisirons-nous, en attendant de rebâtir l'antan, l'emblème des incontournables cocotiers.

Fiche synthétique de la noix de coco
Famille: Arécacées (palmiers)
Nom de l'arbre:Cocotier
Nom du fruit: Cocos nucifera L.
Floraison:  toute l’année
Fructification:toute l’année
Dimension du fruit:  de 20 à 30 cm de long

Les milles utilisations de la noix de coco
chapeau en cocoRien ne se perd. La noix de coco proprement dite est entourée d'une épaisse enveloppe fibreuse d'un joli vert éclatant virant à l'ocre à maturité. Cette partie extérieure, coupée transversalement en deux, puis séchée, se retrouve dans de nombreux foyers malgaches entretenant un parquet: le "brosy coco". En effet, le cirage du parquet s'achève sur une séance sportive de lustrage, le résultat est impeccable: luisant et très glissant, patins obligatoires!
Les fibres imputrescibles sont également de plus en plus utilisées pour la confection de produits artisanaux comme un chapeau ou autre accessoire vestimentaire, ou encore un tapis en variante du sisal, que j'aime particulièrement de par son côté naturel et esthétique.

Bien plus petite que le fruit vert, la noix de coco est constituée d' une fine coque brune très solide. Elle est remplie d'un liquide opaque très désaltérant, l'eau de coco ou jus de coco, qui au long de la maturité du fruit, va se condenser pour former l'amande, cette pulpe épaisse, cassante et blanche. Dans la noix fraîche, cette chair reste encore très fine, crémeuse, se déguste à la petite cuillère ou avec une entaille de l'enveloppe.
La chair de coco s'utilise de différentes manières.
Elle peut être consommée fraîche, riche en fibres, râpée ou non. Râpée justement, on peut en extraire le lait de coco, - à ne pas confondre avec le jus- , habituellement vendu en briques en magasin. Le coco râpé est humidifié puis, dans un torchon  ou un étui approprié, est pressé afin d'en retirer un liquide blanchâtre entrant dans la composition de différentes recettes au coco.
Elle se présente également séchée, râpée ou en lamelles, avec des teneurs plus élevées en glucides (12 % au lieu de 6 %) ainsi qu'en lipides (58 à 60 % au lieu de 35 %). D'où une valeur énergétique nettement plus élevée : de l'ordre de 600 kcalories (2500 kJoules) aux 100 g. (source)
Les Tahitiens quant à eux, extraient de la pulpe séchée encore appelée coprah, cette huile de coco aux milles vertus médicinales et cosmétiques que l'on boude souvent pour son odeur accentuée. J'ai remarqué qu'au soleil, comme par 28°C ou plus, cette odeur marquée s'estompe significativement, et devient une excellente huile solaire. A Madagascar, elle est vendue dans des bouteilles de récupération et on en trouve au marché, comme celui de Toamasina.
Les feuilles de cocotier ou palmes servent également, une fois tissées, pour des toits ou abris d'appoint ou encore des plateaux improvisés pour poissons juste pêchés! On m'a appris une fois la technique de tissage, c'est tout un art!

cocotierD'un point de vue esthétique, les cocotiers nains deviennent de plus en plus prisés car tout simplement irrésistibles. Et donc convoités, faisant l'objet de vol lorsqu'ils sont exposés. Autrement, les cocotiers poussant sur la côte demeurent la propriété de tout le monde (jusqu'à preuve du contraire), jouissant du libre-accès (sauf délimitation bien entendu) à condition de savoir grimper pour aller se chercher soi-même des noix! Pour ma part, je ne suis jamais à l'aise, une fois arrivée au niveau de la couronne de palmes, et ai souvent rebroussée chemin, à moins que le cocotier ne soit naturellement courbé par les forces éoliennes. Mais une âme généreuse et altruiste ne se trouve jamais loin.
D'un point de vue souvenir, j'ai planté une jeune pousse de cocotier l'année suivant mon obtention du bac, quelque part dans le sud de l'île, sensé représenté mon parcours, ma vie. Je ne suis pas encore retournée voir comment il a évolué depuis... Lors de mon dernier voyage au pays, j'ai redécouvert les plaisirs remontant à l'enfance, des bonbons coco, ce qui m'inspire ici à partager la recette à la tradition malgache.

Ingrédients selon Tattum (pour 4 personnes ou plus):
- 2 noix de coco (les choisir avec une chair formée et épaisse. En secouant la noix, moins il y a de liquide, mieux c'est.)
- 1 kg de sucre (avec un zeste de zen). La couleur du sucre donne bien entendu la couleur des bonbons coco, mais de par la quantité, je préfère personnellement le roux.

Méthode vue par Tattum (encore une fois jugée sans danger):
bosy- Râper la chair des noix de coco. A Madagascar, il existe une technique utilisant un matériel appelé "bosy".
Le bosy est composé de deux parties: une en bois qui sert d'appui, de siège, s'effilant à un bout, sur lequel est montée une partie métallique dentelée qui sert donc de râpe. Sans cet équipement, il reste la possibilité d'enlever la chair et d'utiliser une bonne vieille râpe.
position et utilisation du bosy- Verser le coco râpé dans une casserole à fond épais, et l'humidifier légèrement avec un peu d'eau.
- Ajouter le sucre, bien mélanger.
- Chauffer à feu très doux, tout en mélangeant continuellement. Eviter que cela colle dans le fond de la casserole.
coco râpéLe mélange va caraméliser au fur et à mesure, jusqu'à cela devienne particulièrement collant, et le mélange difficile.
- Ôter la casserole du feu.
- Former rapidement des petits tas à l'aide de deux cuillères à soupe et les séparer suffisamment les uns des autres afin que ça ne colle pas le temps de la prise.

                           étape 1 étape 2

                  étape 3 étape 4

C'est prêt, à consommer pour le dessert, pour le 4h, ou à tout moment de caprice sur fond de souvenirs de vacances au bord de la meeerrrreuh!

Recettes déjà parues: gâteau de patate douce, poulet au coco (oui j'aime le coco, sous toutes ses formes, tarte au coco, macarons au coco, punch au coco, glace au coco, etc...)

La patate douce

21 décembre 2005 à 23:49 |  Catégorie  Madagascar| Recettes

Le menu de Noël n'est pas encore défini que l'on me demande déjà des recettes pour la Saint-Sylvestre!
Ma dernière recette (et l'unique jusqu'à présent!) figure parmi mes dix articles les plus lus. Au feeling, je vais passer d'un plat à un dessert, qui ne figurent pas parmi les plats traditionnels malgaches tels qu'on en parle dans les guides et restaurants, mais l'original fait également du bien.

variété couleur orangée, celle que je préfèreLa patate douce, de son nom latin Ipomoea batatas et vomanga en malgache, se cultive sur les sols pauvres, ce qui en fait un des légumes les plus consommés au monde. Contrairement à ce que l'on pourrait penser, elle ne fait pas partie de la famille des pommes de terre. On mange aussi bien la racine, c'est-à-dire la patate, que les feuilles (ravim-bomanga), également consommables. La patate douce a une saveur sucrée et une texture farineuse. A Madagascar, la variété est de couleur violacée. J'ai découvert celle davantage orangée, avec à priori un bon taux de carotène.

Les Malgaches l'apprécient particulièrement, cuisinée de différentes manières selon les régions.
Dans le Sud, ils choisissent des grosses patates, qu'ils font griller lentement dans des cendres. Cela fait bien ressortir toutes les saveurs, ça se pèle facilement, c'est délicieux. Avis à ceux qui ont une cheminée...
A l'Ouest et dans le Nord, ils la consomment sous forme de chips, des pétales de patate douce frites. C'est particulier, original et très bon également.
A l'Est, je n'ai pas de souvenir.
Sur les Hauts-Plateaux, on la cuit à l'eau à l'anglaise, puis coupée en tranches épaisses sur lesquelles on verse du lait concentré bien sucré et bien visqueux!
Gâteau de patate doucePuis un jour, on m'a fait goûté le gâteau de patate douce cuit avec les moyens du bord (un "four" bricolé avec une marmite avec des cendres dessus et dessous), qui n'est pas vraiment commun à Madagascar (davantage à la Réunion). A ma connaissance du moins... En fait, on ne goûte ces recettes qu'en voyageant sur les côtes malgaches, qu'on ramène avec soi et avec l'avènement du net, les recettes voyagent et nous avec! Et depuis que je l'ai fait goûter autour de moi, j'ai le droit de le resservir toutes les semaines!

Propriétés de la patate douce
Elle est une excellente source de bêta-carotène (3 à 6 mg aux 100 g), apporte aussi des fibres, du fer, du potassium, de la vitamine C, de la vitamine E et du zinc en quantités non négligeables. Sa grande richesse en substances antioxydantes lui donne des vertus protectrices contre les maladies cardio-vasculaires, certains cancers et la cataracte. Son taux élevé de vitamine E est par ailleurs bénéfique pour la peau, le coeur et la fertilité. Enfin, sa bonne teneur en fer en fait une alliée pour lutter contre l'anémie ferriprive, particulièrement fréquente chez les femmes en âge de procréer. Ajoutons que la consommation de patates douces procure une sensation de rassasiement assez prononcée, qui peut être utile pour apaiser la faim rapidement, notamment lorsqu'on est au régime amaigrissant. (source: Keskonmange)

Une fois de plus, je partage..

ingrédients pour la recette de patate douceIngrédients selon Tattum (pour 4 personnes):
800g de patates douces
150g de sucre dont un sachet de sucre vanillé
100g de beurre
3 à 4 oeufs
1 gousse de vanille
Quelques gouttes de rhum
(variante: au chocolat)

Méthode selon Tattum (toujours jugée sans danger):
Cuire les patates douces à l'eau une vingtaine de minutes.
Les peler et les écraser en purée. A ce stade, je suis d'accord que ce n'est pas très appétant, mais ne pas se fier aux apparences!
Préchauffer le four à 180°.
Ajouter le beurre ramolli, les oeufs préalablement légèrement battus en omelette, et le sucre. Bien mélanger.
de la vanille, encore de la vanille!Fendre la vanille et ne rien gaspiller, plus il y a de points noirs, mieux c'est. En plus, vos doigts en sentent pour la journée, c'est très agréable.
Faire couler avec modération un peu de rhum. Bien mélanger.
Verser dans un moule à manquer (ou pas) beurré. Sur option, dorer le dessus, enfourner et cuire à 180°. Combien de temps? J'oublie à chaque fois de regarder l'heure, aussi jusqu'à ce que ça ne colle plus lorsque vous enfoncez un couteau! On va dire une vingtaine de minutes.

On me demande systématiquement avant de le faire goûter: "ça a quel goût? ça ressemble à quoi?" Seul moyen de le savoir: le goûter!

Echange froid contre rhum arrangé vita gasy!

25 novembre 2005 à 20:34 |  Catégorie  Madagascar| Recettes

Il existe dix milles façons de s'évader de ce froid ambiant, avec des températures 5 à 6°C en dessous de la normale en cette fin de mois de novembre... La rando autour d'un lac pour prétexte de photos ne sera pas au programme, alors on pense... rhum, cocktail! Bon, un délicieux thé blanc est le bienvenu, mais l' idée d'une ambiance tropicale bien de chez moi, c'est pas mal non plus! Certes, ce n'est pas encore le froid du Canada décrit par Elodie Riana, mais quand même!
Ca me rappelle un week-end any ambanivohitra (à la campagne) chez une amie avec ma soeur et une cousine. En plein mois de juillet, il faisait bien frisquet (somme toute relatif, n'est-ce pas?!).
"Punaise, ça caille! Ca caille ici!"
Et ma cousine: " Pourquoi sakay (piment en malgache)? sakay masika?"
Euh... Désolées, c'est nous qui parlons mal la France!
Quelques instants plus tard:
"Tena frizy be marina a!"
Et l'amie: "Pourquoi, vous voulez jouer au freesbee?"
Euh.. Nous parlons mal le Madagascar aussi?!
Bon, en bonnes Malagasy, mangatsiaka e! Il fait froid!

Et le rhum arrangé dans tout ça?
On m'avait appris une petite astuce pour vérifier la qualité d'un rhum, comme j'allais directement le chercher à la source au village de Dzamandzary à Nosy-Be. Ce qui explique d'ailleurs le nom qu'il porte aujourd'hui: Dzama...
Puisque pour obtenir un bon rhum arrangé, autant avoir de bonnes matières premières! Ainsi, dans un récipient en verre (bouteille ou bocal), laisser 2 ou 3 clous de girofle dans le fond le temps d'une nuit. Si aucun dépôt ne s'est formé, votre rhum est de bonne qualité. Sinon, vous avez le droit de recommencer!
La technique habituelle est de plonger le ou les fruits auxquels on désire "arranger" le rhum, pendant 3 mois pour qu'il soit à point. Mais je vous livre une autre petite astuce pour le bonnifier encore plus: en fait, le fruit ne doit pas être plongé dans le liquide. Les seuls effluves d'alcool que dégage le rhum dans un bocal hermétique, suffisent à extraire l'arôme du fruit à jus.
Pour le cas de l'orange par exemple, élaborer un petit montage pour suspendre l'orange au-dessus du rhum. Le remplacer lorsqu'il ne goûte plus.
Cette technique semble néanmoins peu efficace pour les gousses (cannelle, vanille), le gingembre, ou le cola!

Euh, je n'ai rien bu encore...

Dis-moi ce que tu manges

18 août 2005 à 23:02 |  Catégorie  Madagascar| Recettes

et je ne suis pas certaine de te dire qui tu es!

Ca ne sera pas la première fois cette semaine, mais parlons bouffe. Plutôt malbouffe, junk food.
Mon déjeûner de ce midi au restaurant d'entreprise m'inspire. Non pas que l'on y mange mal, mais gras, huileux  oui, c'est sûr. Mais ce qui m'a interpellée, c'est surtout notre principal sujet de conversation: où fait-on nos courses, et que mange-t-on? Au déjeûner, je me retrouve avec mon chef de service et le directeur, les seuls supérieurs hiérarchiques, et les collègues des autres services (l'avantage d'un poste transversal ceci dit en passant, surtout quand on ne supporte pas trop la hiérarchie à la française!). Bien que n'ayant pas les chiffres exacts, je peux affirmer que ces personnes gagnent bien, sinon très bien leur vie. 

Et il se trouve que dans les pays développés, le budget alimentaire tend à l'inversement proportionnel au niveau de vie. Manger moins peut-être, manger mieux, je ne m'avancerai pas! Tandis que d'autres meurent de faim, pas si loin que ça, la Terre est ronde... Mais de là à faire l'intégralité de ses courses dans les (extra)hard-discounts, je suis franchement étonnée. Je n'ai rien de particulier contre les hard-discounts, ça rend service, et j'y allais faire une partie de mes courses avec mon ex-budget étudiant. Une partie... Je n'y achetais pas tout, pas à n'importe quel prix. Pas à la caisse, sur la balance!

Car le bas prix a un prix. Le père noël n'existe pas paraît-il. Et les kilos gracieusement apportés par la malbouffe ne sont pas un mythe. Meatrix véhicule son message! Alors, du haut de ma carrière de débutante, et donc un salaire plus modeste, j'apparaissais finalement comme celle qui fait des courses de snob, en grande surface classique qui "se respecte". J'aime beaucoup les marchés aussi. Des produits frais, du terroir. Et je ne dépasse pas les 50 kg, maxi fatidique!
Je me souviens que je n'avais pas particulièrement changé mes habitudes alimentaires en arrivant ici, juste plus de choix, mais j'avais bien pris 4 kg en 3 mois! Hormones, quand tu nous gaves!
M'enfin, à lire certaines étiquettes de composition, ce n'est pas toujours rassurant de savoir exactement ce que l'on mange. Trop pointilleux, que mangerait-on? Peur de l’ESB (encéphalopathie spongiforme bovine), plus communément la vache folle, de l'obésité, du diabéte, de la grippe aviaire, de la NASH, des cancers, de la tremblante du mouton, etc... Et l'ESR pour la dérision! Dernièrement, je viens d'abandonner le lait de soja (et céréales), qui contient une concentration importante de phytoestrogènes. Info ou double intox? Depuis, je cherche mon nouveau petit-déjeûner! C'est absurde! Comme qui dirait, on mourra bien de quelque chose. Ah! Je n'ai pas mentionné les OGM. C'est un trop long débat pour ce soir, mais il m'est arrivé de vanter leur mérite, du point de vue médical.

Etudiante, j'appréciais fêter mes anniversaires, comme je ne pouvais contenir mes invités dans mon ancien studio de 20m2, au resto. Sushi bar (sushis bien sûr), tunisien (couscous party), irish pub (fish and chips, and i won't forget the pint of beer!), pizzeria (calzone), etc, etc, je suis curieuse de la cuisine du monde! Et je compte bien continuer !
Sur ce, bon appétit, en âme et conscience!

 soyez exigeant jusqu'au bout!
jusqu'au bout...

Poulet au coco

10 août 2005 à 20:40 |  Catégorie  Madagascar| Recettes

Est-ce un plat malgache?
On s'étonnait à moitié avec une copine réunionnaise du nombre de similitudes qui existent entre nos deux îles. Même océan, même climat (ou micro-climat), on partage nos cyclones, notre cuisine aussi quelque part. J'en garde de vagues souvenirs, j'étais bien jeune quand j'y ai mis les pieds.

Le poulet au coco se déguste essentiellement sur la côte, plutôt dans le Nord de Madagascar. Tout comme le poisson au coco. Perso, j'aime beaucoup le coco sous toutes ces formes, sauf peut-être l'huile! Punch de Dzama (étiquettes collectionnées par Peter Hlousek), avec sa dose de glaçons, ça glisse tout seul! Bonbon coco ou macarons au coco(parfum de vacances e!), glace coco... et le poulet au coco. Recette perso, qui se désendémise à chaque reproduction de mes amis à qui j'ai fait goûté, et qui le font goûter! Je partage..

Ingrédients selon Tattum (4 personnes):
- 6 beaux morceaux (cuisse ou blanc ou les deux, 6 parce que ça attise la gourmandise, 4 pourrait suffir!)
- une petite brique de lait de coco = 250 mL, à ne surtout pas confondre avec le jus. Je le prends chez le chinois, en grande surface, il n'est pas parfumé je trouve
- 3 grosses gousses d'ail
- 2 grosses échalottes ou 1 oignon
- un pouce (au sens propre, pas la mesure anglaise!) de gingembre frais
- 5 à 6 cuillerées à soupe d'huile

Méthode selon Tattum (jugée sans danger):
- Dans une cocotte en fonte (une casserole à fond épais quoi), chauffer l'huile à feu vif
- Lorsqu'elle est chaude, faire dorer les morceaux de poulet découpés à loisir. Retirer le surplus d'huile éventuel (voilà pourquoi l' akoho gasy me manque tellement!)
- Retirer les morceaux et faire rissoler les échalottes coupées finement, l'ail et le gingembre râpé (dégagent plus leur parfum ainsi qu'écrasés)
- Quand ils commencent à dorer, ajouter le poulet, et verser le lait de coco. Baisser le feu (moyen), couvrir à moitié la cocotte.
- Assaisonner lorsque le lait bout, sel, poivre, masala non pimenté (mon épice préféré) à volonté
- Laisser s'évaporer le lait de coco, en laissant juste un fond de sauce.
Servir avec.. du riz bien sûr! Et du rougail ou de l'achard de chou/carotte. (objets de prochaines recettes peut-être)

       préparation du poulet     hmm, bon appétit

Pour l'anecdote, ce plat n'est pas connu dans le Sud de l'île. Un charmant hôtel tranquille à Madiorano, après Ifaty du côté de Tuléar, nous proposait de nous cuisiner le plat qu'on voulait à chaque repas. A la commande d'un poisson au coco, la cuisinière nous regardait avec de grands yeux interrogatoires. Finalement, elle nous a concocté un beau capitaine, arrosé de coco râpé! Comment dire? On a goûté, ...et on a enlevé le râpé hein! A chaque région sa spécialité donc!

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