L'odyssée de Tattum

Odyssée sans frontière pour découvrir Madagascar, une enfant du pays, autrui et ailleurs. 

Litera sy Baraingo

18 janvier 2009 à 23:39 |  Catégorie  Madagascar| Culture

bokyIl chante, il joue, il bloggue, et maintenant il va sortir son premier roman.
Ayant trouvé le pas entre les cordes de sa guitare et son clavier qu'il pianote, Milakory signe "Litera sy Baraingo", un  livre à double faces de 186 pages, au fil narratif qui lui est propre (tout écrivain vous le dira :) ), entre nouvelles et poèmes en proses, le tout orchestré dans une logique de son univers, mais logique avant tout. Le côté pile est écrit en malagasy.
Côté face en français, il s'intitule "Le livre Q", une petite histoire aérée par les états oniriques poétiques du narrateur qui est le personnage principal.

J'ai eu le plaisir de lire des extraits des deux faces. Qui l'a lu a droit à exprimer son état d'âme, dixit son auteur. :) Ses jeux de mots divertissent, souvent. Son écriture automatique, parfois psychédélique, plonge dans un décor sombre entre fictif et réel, peint par un poète dans l'âme. C'est déroutant, souvent, et donc divertissant.

Sortie prévue à Madagascar le 14 février 2009.
"Voici des fruits, des fleurs, des feuilles et des branches et puis voici Litera sy Baraingo qui ne se lit que par vous."



Festivals d'ailleurs et de Madagascar

05 août 2008 à 22:51 |  Catégorie  Madagascar| Culture

Ailleurs

Il faut reconnaître une chose: du côté du globe où je suis, les mois de Mai à Août sont idéaux pour les amoureux de la musique. On est vraiment gâté par les concerts, les festivals et autres manifestations culturelles, qu'il vente ou qu'il pleuve et accessoirement, qu'il fasse beau.

Dernièrement, j'ai ainsi pu apprécier les sons du groupe malagasy Médicis, un pur moment de musique traditionnelle du Sud de Madagascar, sur fond d'accordéon, au FIMU; de Tiken Jah Fakoly au festival Rencontres et Racines, un beau concert distillant son lot de messages d'espoir, cet artiste est un grand personnage; de K.O.L.O, à la Fête de la Musique à Genève. J'ai enfin assisté au concert dynamisant de ce groupe de rockers suisse dont le chanteur est malgache, après avoir lu Tomavana de maintes fois à leur sujet!  :)

- K.O.L.O en photos -

Et le pompon, voir Ben Harper, the Offspring, Gnarls Barkley (j'adore leur excentricité), Moriarty (gros coup de coeur, sublime en live, on aurait aimé que ça ne finisse jamais), Cali, et tous ceux que j'ai oubliés en un seul week-end, lors des Eurockéennes de Belfort fort réussies, et, et, et, et... Moby!
Un concert excellentissime, je tenais vraiment à voir ce dernier en live, de tout près, à 3m, comme une vraie groupie...

Un formidable cocktail musical à consommer sans modération. Un conseil: si vous êtes musicien, faites-vous des amis qui sont ingénieurs ou techniciens-son suisses. Certes, ils disposent d'un budget qui aide beaucoup, mais je n'ai jamais entendu pareille qualité de son de toute ma vie. Quelque soit la scène et le style de musique. L'apothéose a été à la scène non pas jazz (trop occupée à discuter avec Tomavana), mais à la scène reggae. J'ai découvert ce qu'est un vrai son cristallin, la perfection dans toute son expression... Un simple do-ré-mi-fa-sol aurait suffi pour faire frissonner, quelle sensation dès les premières notes...Du bonheur à l'état pur...

A Madagascar

Et de me demander ce qu'il en est à Madagascar en matière de festival. Pas de jaloux, demandez le programme 2008, non exhaustif mais il faut un début à tout.

Asaramanitra
Mois: Mars
Lieu: Antananarivo
Célébration du nouvel an malagasy, ancienne date de la fête nationale du temps de la royauté. C'est pourquoi aujourd'hui, on se souhaite un bon Asaramanitra le 26 Juin, fête de l'Indépendance. Il s'agit de festivités culturelles durant lesquelles on remercie le Dieu Créateur, mais qui a tendance à se perdre sans la mobilisation de défendeurs et gardiens de la culture malagasy.

Alahamady be
Mois: Avril
Lieu: Antananarivo
Célébration du nouvel an malagasy, établi par un autre groupe d'héritiers des traditions malagasy. Mais combien y a-t-il donc de nouvels ans à Madagascar? :) Trois, avec celui du calendrier grégorien...

Lire un article illustré sur l'Alahamady be.
Le concept Alahamady be vu par VANF.

Festival of wildlife
Mois: Avril
Lieu: Parc national d'Andasibe-Mantadia et Anjajavy
La 5é édition de ce festival s'est tenu à Madagascar en Avril 2008. Ce Festival est un voyage unique qui rassemble les clients et les experts aux compétences spécifiques de la vie sauvage, et profiter ainsi d'un itinéraire pour observer la biodiversité malagasy, des ateliers, des présentations et des discussions concernant la faune. La collaboration avec des associations et groupes de conservation locaux ont porté leurs fruits.
Dire que je devais vraiment être très occupée pour avoir raté cette information. Je l'étais... Mais aussi de réaliser en dix minutes de recherche que ce festival n'a été relaté par aucun quotidien malagasy. Corrigez-moi si je me trompe...

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Santabary

Mois: Avril/Mai
Lieu: région d'Antananarivo ou encore de Mahajanga
Célébration de la première récolte de riz. Elle a été remise au goût du jour en 2002 après 31 ans d'"oubli". Mais vu la difficulté à trouver un article de cette année sur ce sujet, a-t-elle déjà été remise au grenier?

Donia
Mois: Mai
Lieu: Nosy-Be
Sans nul doute le festival le plus célèbre de Madagascar. Cinq jours de liesse avec son carnaval d'ouverture, Des animations sportives, sociales et culturelles en journée, et des concerts aux sons des artistes de l'Océan Indien.

Site officiel et site de Nosy-Be

Fanompoambe
Mois: juillet
Lieu: Mahajanga
Cérémonie de bain des reliques royales des Sakalava du Boina, célébrée durant quatre jours. Les reliques des 4 frères Andriamisara, souverains du royaume du Boina, sont constituées de leurs mâchoire et vertèbre. Lors de la cérémonie haute en couleur truffée d'obligations rituelles dont la moindre n'est pas celle de toujours pénétrer du pied droit dans l'enceinte sacrée, elles sont baignées dans le sang d'un taureau et portées 7 fois autour de leur "zombabe" avant d'y être de nouveau fermées. Le problème est que leur garde est depuis toujours revendiquée par deux clans aussi légitimes l'un que l'autre, mais ceci est une autre histoire, en passe de devenir une petite tradition dans la grande ... (source)

Festival Lampagno
Mois: Août
Lieu: Mandritsara, région SOFIA
Initié par l’association Lampogno Madagascar, le festival a comme objectif principal la sauvegarde de la culture. Sa première édition aura lieu du 28 au 31 août prochains. Ce festival se veut être une fenêtre ouverte sur la culture tsimihety, et entend s’inscrire dans la durée, pour la promotion de la richesse et de la diversité ainsi que pour la sauvegarde de la culture de la région Sofia.

En savoir plus

Rebeke
Mois: Août
Lieu: Tsihombe (Fort-Dauphin)
Troisième édition de ce festival organisé par l'association Voro-Kodohodo. Cette manifestation se veut être un moment d'échanges et de rencontres pour la valorisation, la préservation et la meilleure connaissance des terroirs, notamment du Sud de Madagascar. Au programme durant trois jours: cultures, agriculture, artisanat, expositions, jeux et concours, spectacles, concerts.

Site officiel

ZagnahariBe
Mois: Août
Lieu: Ile Sainte-Marie
Zagnaharibe 2008 sera la 7 ème édition du Festival des Baleines de l'Ile Sainte-Marie. Ce Festival aura lieu du jeudi 21 au dimanche 24 août 2OO8, avec en plus du passage des baleines, diverses représentations dont le but est de promouvoir les richesses de l'Ile Sainte-Marie culturelles, touristiques et environnementales.

Site officiel

Tanambe Midôla
Mois: Août
Lieu: Toamasina
Festival et manifestation culturelle de la région du Betsimisaraka animée surtout par des jeunes avec l'appui des opérateurs économiques de la ville et des autres villes périphériques de Toamasina.

Angaredona
Mois: en septembre/octobre
Lieu: Antananarivo
Le festival des musiques vivantes de Madagascar a historiquement été inventé par RAJERY sous l’impulsion des membres actifs de l’association culturelle Akombaliha, secondés par Valimad Production. Il entend promouvoir la diversité musicale de Madagascar.

Site officiel

Talango Harea
Mois: Septembre/Octobre
Lieu: Ambovombe (du côté de Fort-Dauphin)
Cinquième édition de ce festival qui incarne avant tout la culture antandroy, mais il ne s’y arrête pas. Talango Harea a accueilli les différentes cultures musicales malgaches.
"Talango Harea" signifie "au summum de la richesse" dans le dialecte local. Financé par le ministère de la culture et du tourisme, il offre à Ambovombe et dans les villages environnants divers concerts gratuits à toute la population.

Madajazzcar
Mois: Octobre
Lieu: Antananarivo
Ce festival international mettant le jazz à l'honneur donc, est devenu un rendez-vous musical et culturel incontournable pour tout amateur de jazz, s'étoffant d'année en année.

Site officiel

Jerijery
Mois: Novembre
Lieu: Vavatenina, du côté de Toamasina
Manifestation culturelle, sportive et artistique de la région d’Analanjirofo qui se veut promotrice de la ville de Vavantenina.

Lire l'article sur l'édition 2007

Fitampoha
Mois: tous les 5 ans, dont en 2008
Lieu: Belo sur Tsiribihina
La fête du fitampoha Sakalava consiste aussi à manifester leur attachement à ses traditions et surtout à leur roi.
La cérémonie du " fitampoha "dure une semaine, sauf les jours fady :les lundi et mercredi.
Elle est marquée, en plus du bain des reliques royales, par des chants, des danses folkloriques et des sacrifices des zébus. (source)

Egalement

Tsanga-tsaigny
Mois: octobre - tous les 5 ans -
Lieu: Ambilobe
Le Tsanga Tsaigny, ou la levée du drapeau, est un rite traditionnel célébré dans le Nord de Madagascar, lors d'un grand rassemblement de solidarité et de Fihavanana de la communauté Antakarana. Le Tsanga Tsaigny, comme toutes les célébrations traditionnelles, obéit à des rites bien précis. Les notables et la famille royale décident de sa date, particulièrement si le mât préparé et transporté est rompu. Le fanion de la République sera hissé à côté de celui du royaume d'Antakarana. Une grande circoncision collective clôturera les festivités.

Les festivals organisés par les grandes compagnies comme:
la STAR THB : voir le programme
Telma : Fête de la musique à Antananarivo - lire l'article -

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Ce post a été rédigé avec la précieuse aide de Mazavaloha de l'organisation Io Anay, qui propose des compositions artistiques, multimédias et surtout engagées, à visiter. Misaotra betsaka, "sokafy ny varavaravana, ampidiro masoandro" ;)
Et sur ce, bonnes vacances!

Du Vita malagasy chez soi

31 janvier 2008 à 17:20 |  Catégorie  Madagascar| Culture

On pourrait penser que, tout Malagasy possède nécessairement du vita malagasy (made in Madagascar) chez soi. Certes, mais dans quelle mesure, à quelle échelle?

J'ai une mission pour 2008: aménager et décorer mon appart. Non pas que je ne l'ai jamais fait, mais cette fois-ci, j'ai carte libre sur ce dont j'ai envie. Presque étonnée que Tonnum me propose de le décorer avec une forte influence malagasy... Je suis certes fière de la richesse culturelle des arts et décos de mon pays, mais j'avoue que je n'avais pas non plus envisagé d'y faire régner une ambiance typiquement malagasy, malgré mon chauvinisme. Mais pourquoi pas?!

Expression des envies: j'aimerais bien allier batiks éclatants et photos en noir&blanc de Pierrot Men (tant qu'à faire, de véritables photographies et non des reproductions), en composant les couleurs sur cette base. Et quelques touches malagasy par-ci, par-là, n'étant pas adepte des décos fourre-tout.
Sur conseil de Lilia, en lisant désormais Deco~Design~Art avec un oeil de concernée, j'ai commencé par inventorier ce que j'avais de vita malagasy chez moi, dérivant parfois dans le hors-sujet en faisant le tour de toutes les pièces!

A feuilleter (haut débit conseillé | Version statique)

1. Cornaline: agate recherchée pour sa couleur rouge orangée. Elle avait dans les temps anciens la réputation de dissiper l’émotion et d’apaiser la colère.
2. Carte papier antemora, dont j'ai un stock inépuisable. A propos du papier antemora
3. Amponga ou djembé: davantage décoratif qu'utilisé hélas.
4. Chapeaux malagasy: en raphia. Pour homme, pour femme, qu'on préfère volontiers à la casquette. Les chapeaux chez Auzoma.
5 et 6. Batiks: le batik  est une technique très ancienne de teinture sur des pièces de tissu de coton. La partie d'étoffe non concernée par la couleur choisie, est enduite de cire. On plonge ensuite le tissu dans un récipient contenant la teinture qui va colorer toutes les parties non protégées par la cire. Après avoir enlevé cette première cire, la même opération est répètée autant de fois que de couleurs choisies jusqu'à obtention du décor souhaité. J'adore!
Voir la technique de fabrication des batiks africains
7. Galets de quartz rose: on en retrouve souvent dans les foyers malagasy, auquel on attribue souvent des bienfaits, ésotériques ou non.
8. Coupe-papier: en bois de rose ou corne de zébu. Il y a également possibilité de les commander sur mesure, et de vous faire graver votre nom dessus. Originalité assurée.
9. Cadres photos en raphia. De toutes les formes. Il ne reste plus qu'à insérer les photos
10. Coffee time avec du chocolat Robert, chocolat renommé malagasy, ici en format parfait pour le café. (Tant pis, ça fait un peu pub)
11. Aloalo: touche malagasy par excellence, malgré sa connotation funèbre. En effet, dans le sud de Madagascar (peuples des Antandroy et des Mahafaly), poteaux funéraires que l'on retrouve sur les tombeaux, les aloalo sculptés dans le bois, représentent des scènes ou des objets importants de la vie quotidienne du défunt
12. Déco en métal, fer forgé: tout un panel au marché COUM. La prochaine fois, j'en prendrai davantage, c'est sûr.
13. Sets de table et dessous de plats: en raphia, tissu, il n'y a que l'embarras du choix. Le marché COUM en regorge, de bonne qualité et finition.
14. Turtle en bois: parce que j'aime avoir au moins une tortue chez moi. Ca aurait pu être un ravinala, un baobab, un dauphin, un caméléon...
15 et 16. Etole en soie, ou lamba landy en malagasy. Cela mérite un post, la fabrication de la soie m'a toujours fascinée. Echarpes ou étoles malagasy sont un gage d'originalité lors de cérémonies de tout genre, outremer.
17. Tapis: ici ou ailleurs, il sert à la même chose. :)
18. Un mpanjaka be ny tany: ainsi s'appelle ce morceau de bois, dont j'ai oublié le nom de l'arbre. Une fois l'écorce taillée, cela donne ce morceau entrelacé et ma foi très esthétique, que l'on retrouve dans beaucoup de foyers malagasy également, servant de support d'abat-jour ou en simple bâton comme ici. Je l'ai toujours associé à un esprit protecteur mais suis curieuse de sa véritable signification...

30 et presque-Songes, l'exposition

07 janvier 2008 à 22:15 |  Catégorie  Madagascar| Culture

Mieux vaut tard que jamais. :)

IMG_813130 et presque-Songes: exposition d'art contemporain, trandisciplinaire et international, initiée par Joël Andrianomearisoa en septembre-octobre 2007.
Une trentaine d’artistes malagasy et du monde entier ont participé à cet évènement, œuvrant dans divers domaines, (architecture, mode, installation, peinture, photographie, vidéo, danse, musique, design).

En savoir plus >>

Seules les photographies de photographies n'ont pas été autorisées, pour le reste, plaisir des yeux et des sens, avec une préférence pour le MentalKLINIK.

View slideshow

Melo Gasy ka manja

29 novembre 2007 à 12:11 |  Catégorie  Madagascar| Culture

FanaikyGros coup de coeur pour un artiste que je ne connaissais franchement pas: Fanaiky. Et plus précisément pour son premier album, autoproduit, intitulé Melo Gasy.
Melo Gasy pour dimininutif de "Melodie Malagasy", album avant tout à classer dans la rubrique jazz, aux délicieux mélanges de styles musicaux, de voix les unes aussi uniques que les autres et d'instruments divers. Un véritable voyage dans la diversité culturelle de Madagascar.

Comment ne pas être de suite très impatiente de l'écouter lorsqu'on lit sur sa pochette que Melo Gasy compte comme invités en tant que chanteurs accompagnateurs Bakomanga, Dah'Mama, Dina, Jaojoby, Dama, Olombelo Ricky, Din Rotsaka, Mikea Rakotovao, Mika sy Davis, Name Six, et en en featuring, Hajazz, Nicolas Vatomanga, Seta Ramaroson, Silo, Dama, Joro et Alexandrine?
Si ces noms ne vous disent rien, sachez qu'il y a là une exceptionnelle sélection d'artistes malagasy (sauf Alexandrine?) de référence, chacun dans leur style et genre, qu'il s'agisse de jazz, de salegy, d'hira gasy, de beko, de malesa, etc... Oui, tous réunis dans un seul album!

Quant à Fanaiky, il est à la fois auteur, compositeur, surtout connu en tant que bassiste mais également multi-instrumentaliste, et chanteur. Un artiste complet...
Pour en savoir plus: visiter le Myspace de Fanaiky où vous pourrez écouter par la même occasion le morceau "Betary" de l'album.

Photos: sur Tsenagasy

Je n'ai en effet pas entamé de démarche de demande d'autorisation pour en diffuser ici, et pour l'occasion, je voudrais contribuer à la mise en valeur du travail des artistes, et des acteurs de la culture en général. Parce qu'en trois semaines, on a le temps d'en découvrir plusieurs n'ayant pratiquement aucune visibilité sur internet, qui gagnent pourtant à être écoutés et connus, et que dire des nombreux talents qui attendent d'être découverts partout dans l'île.
Des projets visant à faire connaître et à valoriser en ligne la facette culturelle malagasy voient au fur et à mesure le jour, pour se rajouter aux thèmes déjà plus répandus que sont le tourisme et la protection de l'environnement. Dans la liste des idées, pourquoi pas une véritable boutique de vente de musique malagasy en ligne, qui existe déjà certes ou ici, mais avec une biographie et discographie de chacun des artistes, ainsi que les extraits de chaque morceau des albums afin de se faire une idée avant d'en acheter? En gratifiant réellement le travail des artistes, au mieux à leur juste valeur.

Melo Gasy de Fanaiky, un album franchement excellentissime, ce soir au Bus.

Madajazzcar 2007

03 octobre 2007 à 21:03 |  Catégorie  Madagascar| Culture

Il est presque effrayant comme le temps est passé à une de ces vitesses entre Madajazzcar 2006 et celui qui se tient actuellement.

Et comme s'il ne suffit pas de trépigner d'impatience de rentrer dans ma chère île, il me faut cependant vivre avec l'amertume de rater la 18è édition de Madajazzcar, qui se déroule cette année du 01 octobre au 13 octobre.

Autre ironie du sort: l'ouverture a eu lieu avec celle qu'on surnomme l'organiste aux pieds nus, en la personne de Rhoda Scott, qui n'a été ni plus ni moins que mon premier concert de jazz. Je dois dire qu'à l'époque, j'accompagnais surtout mes parents, à un âge où le style du jazz dépassait plus qu'autre chose. Aussi, le poster dédicacé de Rhoda Scott a été, à l'époque toujours, remplacé par celui de Michaël Jackson. Il faut bien que jeunesse se passe... :)

MDJ_4

Au programme cette année (cliquer pour agrandir):

Programme Madajazzcar 2007  Programme Madajazzcar 2007

Bon Madajazzcar 2007!

Le festival de musique Angaredona bat son plein

13 septembre 2007 à 21:49 |  Catégorie  Madagascar| Culture

rajeryActuellement, se tient la quatrième édition du festival  Angaredona, le rendez-vous annuel des musiques vivantes à Madagascar, initié par Rajery, notre joueur de valiha national.
Angaredona entend faire valoir la culture musicale malagasy dans son essence même, et sert également de tremplin pour les artistes.
Selon Rajery: 
« c’est une plate-forme pour revaloriser ces talents et leur offrir une visibilité en vue d’exporter leur production ».
Angaredona facilite cette rencontre entre les artistes et les potentiels producteurs.
« Les populations en quête d’authenticité sont les principales cibles d’Angaredona… »
Il s’agit de spectacle et d’éducation artistique pour une sensibilisation en faveur de la culture musicale malagasy.

Salala, Remanindry, Tambours Gasy

Les artistes à l'affiche cette année: deux formations traditionnelles du Sud, “Salala”, “Remanindry” et d'Antananarivo “Tambours Gasy”.

angaredonaReprésentatives de plusieurs générations de musiciens traditionnels, ces trois formations ont eu l'honneur de donner le coup d'envoi au festival qui se tient du 7 au 16 septembre dans différents endroits de la capitale.
* Salala s’est imposé dans la musique a capella, fortement inspirée du beko, ce chant cérémonial très populaire dans le Sud chez les ethnies Antandroy, Masikoro et Bara. Véritable ambassadeur de l'a capella dans les années 80, Salala voit en Angaredona un moyen pour revenir au premier plan de la musique folklorique malgache.
* Remanindry figure également dans la riche liste à découvrir des artistes du Sud. Se produisant seul, Remanindry est à la fois chanteur, violoniste et danseur de talent, qui s'inspire du beko antandroy.
* Quant à Tambours Gasy, le groupe de percussionistes créé par Rainitelo, on peut dire que c'est la révélation par excellence d'Angaredona depuis la première édition de 2004 à Mahajanga. Au cours de ces dernières années, les Tambours Gasy se trouvent parmi les rares formations de musique traditionnelle à être sollicitées de partout, y compris dans les festivals de jazz et les manifestations dédiées à la musique urbaine.

Mais également Fataka, N’Sôva, Kolibera, Mika-Frank, Miatrembala, Daniel Ramaroson, Tombo Daniel, Tôty et Teta, Vahombey (excellent son dernier album), Naïnako, Dah’Mama, Rakotoasimbola Bernard, Ramilison Besigara, Voninavoko, Feo gasy, Mikea, Samoela, Lamako, Zaza Mandimby, Bakomanga, Ra-Georges, Randrianasolo R…

Analamanga Park

Après quelques mois d'activité dans la promotion de la culture et de la musique malgaches, Analamanga Park va accueillir son premier grand festival. Les organisateurs d’Angaredona 2007 ont en effet choisi son coliseum, capable d'accueillir 2000 personnes et inauguré il y a trois mois, pour offrir le bouquet final qui se déroulera les samedi 15 et dimanche 16 septembre.
Samedi, à partir de midi, tambours, trompettes et violons seront à l’honneur, avec la rencontre de deux géants du hira gasy, Rakotoasimbola Bernard et Ramilison Besigara. L’opéra paysan a toujours son public, vaillent que vaillent les modes changeantes.
Dimanche, la dernière journée, Samoëla, l'enfant terrible du modern-roots, qui aura l'honneur de clôturer Angaredona 2007.

Phare sur "Tambours Gasy"

Tambours Gasy est créé en 2000 sous l'impulsion de Tiana Ramarokoto dit RAINITELO. Il a pris sous son aile des jeunes adolescents de son quartier qui avaient arrêté l'école. Quatre ans durant, il les a initiés à la musique et formés aux percussions. Quelques-uns travaillent d'ailleurs dans son atelier car Rainitelo est aussi un fabriquant d'instruments de musique. De ses voyages dans tout Madagascar, Tambour Gasy a ramené les percussions des différentes régions.
Cet ensemble de percussions, magistralement orchestré par Rainitelo, présente un mélange de sons subtils et variés. La complicité de ses membres met en évidence une exécution soignée et une synchronisation parfaite. C'est un mariage de rythmes de tous horizons, de la musique traditionnelle malgache, du hira gasy, antsa, salegy…Un album est en cours de préparation.

Sources:
Express de Madagascar: programme du festival
Aody.mg: présentation du festival
GazetyNety: interview de Rajery, initiateur du festival
CCAC: accueille "Tambours Gasy"

Egalement:
Angaredona au BUS, club à Antananarivo: sur leur blog
Tambours Gasy sur Madanight
Myspace de Rajery
D'ailleurs, il y a tout plein d'artistes malagasy à découvrir sur Myspace, ça change des clips sur Daylimotion! :)

Transportez-moi à la Fête de la Musique...

19 juin 2007 à 19:41 |  Catégorie  Madagascar| Culture

à Antananarivo en ce juin 2007!!!

F_te_de_la_musique_2007Le programme musical du CCAC du mercredi 20 Juin m'a tout bonnement fait pâlir d'envie; ce qui est rare, car à dire vrai, il n'y a que la musique qui me fait cet effet!
Heureux chanceux veinards à ceux qui assisteront à ces concerts!

Au programme donc:

TRINITY / pop rock
Trinity aborde les vécus quotidiens des jeunes dans sa musique. Différents sujets se retrouvent ainsi entremêlés, des chagrins d’amour aux études, avec les sons des guitares électriques et le tempo de la batterie.

BIG JIMDA / rap trad
Le rappeur vient de sortir un nouvel album, « gasy karanao tooh » qui associe les sons de la musique traditionnelle malgache aux rythmes du hip hop.

SAMMY RASTAFANAHY / reggae fusion
Sammy Rastafanahy est l’une des grandes figures du Reggae à Madagascar. Sa musique mixe principalement le reggae et le salegy.

MAELA TRIO / smooth jazz
Adeptes du smooth jazz, du jazz vernaculaire et du jazz modal, le trio utilise des instruments électroniques procurant à leur musique une fraîcheur moderne.

MIKEA / world
Avec ses mélodies électriques dans lesquelles beko et blues s’entrechoquent jusqu’à la fusion, la musique du groupe Mikéa est un mélange détonnant plein d’énergie, de feeling et d’émotion.

MIKE & DAVIS / chanson trad fusion
Le duo fait un véritable tabac actuellement. Ces deux chanteurs musiciens issus de la région de Tamatave mélangent les genres et ont séduit le public avec leur simplicité et complicité.

MÔTA / piano voix
Remarquée lors de la manifestation « Voix du Sud », Môta est une compositrice talentueuse. De sa voix douce, elle interprète des mélodies simples et sensuelles, parfois décalées.

TANA GOSPEL CHOIR / gospel
Une des meilleures formations gospel de Tana. Une chorale dynamique pleine de vitalité. Le groupe a effectué en 2006 une tournée en France.

ROLA GAMANA / musique du monde
Il présentera une composition musicale à partir d’instruments insolites, fabriqués par des artisans de l’atelier Zavamaneno.  

Aux amateurs de musique qui passez par là et qui avez la chance d'y assister, morceaux, extraits, vidéos bienvenus!

Message subliminal: partagez si vous y allez :)

Lumière sur la peinture malagasy

16 juin 2007 à 22:11 |  Catégorie  Madagascar| Culture

Aujourd'hui s'achève "Vitrines de Madagascar", destiné à faire connaître l'art, la culture et l'artisanat malagasy à Strasbourg, présenté dans ce précédent post. Comme promis, je partage ici ma visite.
La manifestation s'est déroulée en deux parties concernant les visiteurs: des stands d'artisanat à la Place Broglie à Strasbourg durant une semaine, puis une exposition-vente de peintures malagasy au Palais du Rhin la seconde semaine.
Il m'a été difficile d'effectuer 2x300 km en une dizaine de jours, même par chauvinisme, il a donc fallu choisir. L'artisanat, je connais, la peinture beaucoup moins.

Exposition-vente de peintures malagasy
Celle-ci  a été organisée par l'Association pour la promotion des arts naïfs, populaires et sacrés du monde (APAME) qui a présenté une palette de la production artistique de qualité de Madagascar, œuvres d’artistes exprimant divers courants et sources d’inspiration régionales ou ethniques.
Je tiens à saluer l' excellente initiative. J'ai un unique souvenir d'expositions de tableaux en tous genres dans les différentes galeries d'Antananarivo et à Analakely au coeur de la ville, cela doit remonter à une bonne dizaine d'années. Aussi, ferai-je juste une remarque qu'il est quelque part dommage que ces tableaux aient besoin de s'exporter pour être exposés, mis en valeur et appréciés. Corrigez-moi si je me trompe...
Jusqu'ici, ma culture en matière de peinture malagasy flirtait au niveau du néant, se résumant en fait à  une préférence avérée pour les tableaux de Chen. Cette exposition tombe ainsi à pic.

Selon l'APAME, la représentativité la plus complète possible de l'Art malgache a pu être assurée grâce notamment à l’appui des nombreuses Alliances Françaises implantées à Madagascar ainsi que de plusieurs personnalités et artistes et historiens d’art malagasy, tel que Hermann Razafindravelo (Vice-Ministre de la Culture), qui ont contribué ainsi à un choix artistique cohérent et de qualité de l’exposition et de l’ouvrage sur les arts plastiques malgaches qui en portera témoignage.

Catalogue d'art malagasy: "La peinture malgache, dialogue du réel et de l'imaginaire"
L'APAME a en effet édité cet ouvrage à compter dans sa collection personnelle.
Il entend assurer la promotion de l'exposition et des artistes présentés mais aussi de la peinture malgache, peu connue finalement, et qui n’a jamais fait l’objet d’une publication recensant l’art existant.
Un catalogue intéressant, agréable à parcourir, retraçant tout d'abord l'historique que je qualifierai de récent de la peinture à Madagascar, remontant au début du XIXè siècle.
Les artistes, leurs inspirations et leurs ressentis sont également présentés sous forme d'interviews-discussions ainsi qu'un index biographique, et enfin, sont soulevés des sujets à réflexion telle que l'expression de la situation socio-environnementale de la Grande Ile à travers la peinture, la conception de l'artiste, etc...

Extraits:

A Madagascar, le don qui fait l'artiste est considéré comme acquis dès le ventre maternel, et on ne peut l'apprendre. C'est peut-être l'explication de l'absence de zèle pour l'enseignement de l'art dans ce pays...

L'art malgache est l'expression d'un champ de tensions historiques entre deux systèmes de représentation distincts: d'une part le système traditionnel hérité des ancêtres et, d'autre part, le système mimétique européen, introduit vers le milieu du XIXè siècle, qui s'impose sous la période coloniale et préfigure les expressions actuelles.

Mes coups de coeur
Chen: Sans concession, Jean-Yves Chen comme d'habitude, avec de ma-gni-fiques aquarelles tantôt d'un réalisme bluffant, tantôt... divinement artistique comme La Providence.
Chen est né en 1962 à Mananjary, diplômé de l'Ecole des Beaux-ARts de Taïwan. Technique utilisée: l'aquarelle
Liladhar Sandjay: né en 1975 à Toamasina. Il débute très jeune dans la peinture, différentes métamorphoses accompagnent sa démarche artistique: la période classique, des natures mortes (1992 à 1997), la période Cubisme Moderne (1997 à 1999), et la période contemporaine marquée par des oeuvres majeures telles que "Ecce Homo". Mon préféré: La Mère et l'enfant.
Rain Forest: ou Rakotondrazaka Andriamiradoroa Manfred (pour le coup, Rain Forest est plus simple à retenir!), né en 1956 à Fandriana, pratique la peinture animalière (à la plume), les paysages (aquarelle), le contemporian (huile), et reproduit des tableaux anciens.

Pour le plaisir des yeux

Le mariage façon malagasy

12 juin 2007 à 21:45 |  Catégorie  Madagascar| Culture

Non je ne vais pas parler de moi, du moins pas directement. smile Mariage est un mot qui me revient souvent ces derniers temps, alors qu'habituellement il s'agit d'un contexte qui m'ennuie plus qu'autre chose. Mes amis et famille vont être contents de l'apprendre tiens, la faute aux menus trop prévisibles, que dire du registre musical, car je n'apprécie pas de manger et danser à la fois, du coup je n'apprécie aucun des deux sur le moment, au look guindé et protocole étouffant souvent toute spontanéité, etc... On l'aura compris, moi pas fan.
Mariage_helv_teEt pourtant ces dernières semaines, j'ai enfin accepté d'aller à mon premier mariage malagasy outremer, j'ai assisté à un mariage de rêve chez les Helvètes (en tant que spectatrice et non invitée laugh) et je suis toute émue d'apprendre que l'une de mes meilleures amies connue depuis le lycée se marie, sans que je puisse réellement me l'expliquer. Peut-être parce qu'il existe une magie dans l'amitié qui opère malgré le temps et la distance, les vicissitudes et les destins, malgré que je sois plutôt instable dans l'emailing, etc, etc...

Et de rechercher sur le sujet, à propos du déroulement d'un mariage traditionnel malagasy.

Traditionnellement, le mariage est conclu dès lors que les formalités coutumières ont été accomplies et principalement lorsque la donation du vodiondry ou fandeo, fafy, diafotaka, orimbato, fanokoana, etc…a été faite.

Mitari-bady tsy lasa vodiondry henatra eo amin'ny tany ama-monina.

Ou: Paraître en public comme mari et femme sans même qu'on se soit acquitté du Vodiondry (dot symbolique) est une honte devant la société malgache.

A Madagascar, il s'agit de la cérémonie qui scelle l'union d'un couple devant les deux familles et devant les hommes. Une délégation représentative des proches parents du prétendant se déplace pour l'offrir.

Le Vodiondry, littéralement croupe de mouton, est offert en guise de reconnaissance aux parents de la jeune femme. Il marque le consentement et la bénédiction des raiamandreny (ou aînés). A l'issue de la cérémonie, les deux jeunes gens sont mariés officiellement devant la communauté. Célébré avec faste, le vodiondry est l'aboutissement d'un long processus allant du premier contact pour sonder les sentiments qu'ils éprouvent l'un pour l'autre, en passant par la consultation des astres, et les différentes réunions pour définir le choix de la date fatidique.
Au fil des ans, sa signification a évolué au point de devenir uniquement un symbole. Autrefois, le montant du vodiondry faisait l'objet d'un marchandage extraordinaire. La femme du fait qu'elle assure la descendance est une richesse inestimable et acquiert une "valeur marchande". Hum! Je ne parierai pas qu'aujourd'hui, on tiendra encore le même discours!

Organisation du vodiondry
Le jour J est fixé sur les conseils du mpanandro (devin). Celui-ci définit le jour faste qui garantira la stabilité de la vie du couple ainsi que l'assurance d'une descendance. L'occasion est également saisie pour fixer le montant du vodiondry.
Cette réunion au niveau des parents démontre le rôle prépondérant des aînés et des personnes âgées dans la société malgache. Cette rencontre au sommet est surtout une phase d'intenses négociations sur les compensations à accorder à la famille de la jeune fille. Son départ laissera un grand vide au foyer de ses parents où elle assure une grande part des travaux ménagers et des tâches agricoles. Certaines ethnies notamment du Sud de l'île offrent des boeufs en contrepartie et en guise de dot.

Toujours est-il qu' on ne procède jamais à la cérémonie du Vodiondry tant que les aînés ne donnent pas leur consentement. Une fois le grand jour fixé, il ne reste plus qu'à prévenir les invités composés surtout des proches et des parents que l'on ne peut ignorer sous peine de se le faire reprocher pour toute l'éternité.

La cérémonie du vodiondry
La cérémonie du vodiondry qui a lieu au domicile de la jeune fille, prendra la forme d'une joute oratoire, entre les représentants des deux parties. Le "mpikabary" (porte-parole) de la famille du prétendant s'efforcera de séduire l'assistance et surtout d'éviter les formules agressives.

Pour en savoir plus>>
Pour jouer au jeu de demande en mariage (si, si)

On procède à la remise du vodiondry ou de son symbole de nos jours donc. A l’époque, le contenu était composé d'une pièce d'argent (volamena), de quelque vakim-bola (fractions de pièces), ainsi que d'un caillou qui symbolise une relation éternelle. Ainsi, le jeune homme offre également un cadeau à son épouse, généralement, un lamba et une alliance.
Au fil des temps, la cérémonie s'est étoffée de nouveaux apports. Ainsi, le jeune homme offre également un cadeau à son épouse. C'est, généralement, une alliance en or à l'instar de ce qui se pratique sous d'autres cieux. "Il ne faut surtout pas croire qu'il s'agit d'une banale imitation de la civilisation occidentale, remarque un mpikabary. La bague a une signification particulière pour les Malgaches." Jadis, on avait l'habitude de nouer ; un petit fil au doigt d'un messager qui doit voyager loin. Ce, pour que celui-ci, n'oublie pas de livrer le message une fois arrivé à destination. L'alliance permet donc aux époux de toujours se souvenir des promesses qu'ils se sont faits où qu'ils soient. Comme un événement n'atteint son comble qu'après un grand festin, on passe enfin à table.

Comme un événement n'atteint son comble qu'après un grand festin, on passe enfin à table.
A l'origine, le repas était servi, sur le fandambanana (natte au sol) ou table malagasy, dans une assiette en argile pour les mariés. Cela revêt, encore une fois, une signification particulière. C'est un souhait pour qu'ils vivent longtemps sur terre et également une sorte d'avertissement sur la fragilité des liens. Le couple doit donc prêter une attention particulière à leur vie. Il n'a droit qu'à une seule cuillère en corne noire exprimant que désormais ils ne font plus qu'un. La couleur noire est aussi un voeu pour une longue vie. On notera, enfin, que le menu comporte un mélange de riz avec du lait et du miel.
Après « le sakafo mitam-pihavanana», comme en Asie les Malagasy offrent des matelas, armoire, lit, ustensile divers… aux nouveaux mariés.
Une fois que la cérémonie est terminée, les « mpivadivao » rejoignent leur foyer avec leurs cadeaux.

Source et détails: Madatours

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