Résultats des élections présidentielles à J+7
10 décembre 2006 à 22:07 |
Madagascar| Actualités
Les résultats officiels, validés par la Haute Cour Constitutionnelle et édités dans le Journal Officiel, sont prévus pour la semaine qui vient.
Depuis le jour J, le 03 décembre 2006 où les Malagasy sont allés voter, les résultats provisoires se sont affinés.
Type de suffrage: universel direct
Nombre de candidats: 14
Les votes se sont déroulés dans 16 969 fokontany, regroupés dans 1 548 communes, 116 districts, 22 régions elles-mêmes réparties dans 6 faritany.
Elections présidentielles 2006:
Inscrits :
7 357 424
Votants : 4 521 267
Blancs et nuls : 86 390
Suffrages exprimés : 4 434 877
Participation : 61,45
Résultats provisoires non officiels au 10/12/2006 :
Nombre de voies par candidat (cliquez pour agrandir):

Pourcentage par candidat - Résultats provisoires (cliquez pour agrandir)
(source données: MIRA)
Egalement les résultats par faritany (cliquez pour agrandir):
Antananarivo - En tête: Ravalomanana (78%)
Antsiranana - En tête: Ravalomanana (37%)
Fianarantsoa - En tête: Ravalomanana (49%)
Mahajanga - En tête: Ravalomanana (51%)
Toamasina - En tête: Ratsiraka (37%)
Toliara - En tête: Lahiniriko (46%)
Source graphes: Madatsara
Les élections présidentielles en images
30 novembre 2006 à 22:38 |
Madagascar| Actualités
La politique, à vrai dire, je la préfère en images... 03 décembre: Elections présidentielles à Madagascar

Un homme, son choix: multiples partis, pour tous les candidats (Express de Madagascar) Motivation? Se vêtir, pardi!

Pas de tee-shirt? disqualifié! (Les Nouvelles)

Etes-vous in-TIM-idés? TIM = parti politique de Ravalomanana (Tribune de Madagascar)

Face au "Wanted" pour le général Fidy: rompez! (Express de Madagascar)
Suite à la tentative de coup d'état annoncé dans les journaux, qui s'est bien entendu achevé sur un fiasco.
Lire la synthèse sur Global Voices, via harinjaka.

Ravalomanana face à l'opposition: David vs Goliath (La Gazette) (pro opposition)

Orchestre cacophonique de 10 pseudo-candidats, invisibles ou fantômes? (Le Quotidien)

5 candidats en tête: Jean Lahiniriko, Norbert Ratsirahonana, Roland Ratsiraka, Marc Ravalomanana, Herizo Razafimahaleo (Midi Madagasikara) Lire l'article
Chaque candidat doit faire imprimer lui-même ses bulletins de vote. En voici quelques-uns:
Et le mot pour la fin:
L'ambiance électorale (Express de Madagascar)
Du cas du haut-débit à Madagascar
25 novembre 2006 à 21:51 |
Madagascar| Actualités
En juin dernier déjà, on a annoncé que le backbone s'installait et que les travaux pour la mise en place du réseau national de télécommunication de fibre optique ont débuté. Il s' agit d'un sujet qui m'intéresse, mais en tant que public lambda, seul l'actualité m'importe, et non la facette technique de la chose (car cela m'a valu des questions techniques qui m'ont juste fait planer à 6000 pieds au-dessus de la stratosphère).
Alors lorsque je lis Mia et ses déboires avec l'internet local, cela me rappelle que je dois achever mon article, qui oui, comme pas mal de choses, tardent à sortir. Le problème lorsqu'on ne peut passer sa journée à blogguer car la vraie vie existe avant tout, que je n'échangerai pour aucun web 2.0, et l'opportunité de travailler du web n'a pas encore frappé à ma porte. Enfin si, mais du bénévolat pas tombé à point nommé!
Ebit 2006
Du 08 au 12 novembre dernier, se tenait à l’Espace « Futura Business Park » d’Andranomena, EBIT, le salon de la NTIC (nouvelle technologie de l’information et de la communication) qui a accueilli plus de 250 000 visiteurs en 10 ans d'existence. Le rendez-vous des férus de la technologie, nombreux dans le public malagasy. J'y ai assisté une ou deux fois, pas en tant que férue mais davantage en curieuse. Cette année, les organisateurs ont choisi pour thème la "Convergence". Explication:
De nos jours, plusieurs technologies sont réunies sous un même support pour effectuer des tâches précises et Ebit se veut également être unificateur. En effet, ce dernier se fixe comme mission de réunir tous les acteurs du secteur et d'unir leurs forces pour en faire un levier de développement. (source)
Sur le terrain, les propositions d'actions par le Ministère des Télécommunications, des Postes et de la Communication reposeraient sur:
- le multiservice ou service unifié
- la mutualisation des infrastructures nationales et internationales
Et concrètement?
Le bilan semble néanmoins encourageant, mais je ne peux m'empêcher de faire une remarque sur le site d'Ebit; d'une part le choix du Flash pourtant pas pratique avec le débit à Madagascar, par ailleurs qui buggue un peu trop souvent à mon goût, et enfin lorsqu'il est accessible, il n'est pas toujours à jour. Ou alors « Les cordonniers sont les plus mal chaussés »?
Site: Ebit.mg
Backbone, fibre optique et haut-débit à Madagascar
Aussi, ne puis-je réprimer une certaine curiosité et optimisme lorsque je lis en titre "L'ADSL dans les six provinces en 2007".
L’objectif de DTS/Wanadoo, se chargeant donc du développement de l'ADSL, est d’offrir l’Internet à haut débit au grand public. Certes.
Puis déchue de mon nuage nommé espoir, je retombe sur terre: certes, les entreprises implantées dans chacune des six villes malagasy (Antananarivo, Toamasina, Antsiranana, Mahajanga, Toliara, Taolagnaro) en bénéficieront, tout en considérant l'installation onéreuse de la fibre optique, mais tout cela pour, je cite, un cybercafé dans chaque grande ville de Madagascar et deux ou trois à Antananarivo?
Lire l'article en entier
22 régions sont prévues d'être connectées par le backbone selon plusieurs critères complémentaires, tels que stratégiques, sociaux, économiques, culturels, sécuritaires, etc....
D'après ce schéma, tout le pourtour de l'île sera concerné grâce à une grande boucle principale marine, 3 connexions de la centrale à Antananarivo, l'une vers l'Ouest, vers l'Est et vers le Sud-Est, les Hautes-Terres avec en l'occurence l'exploitation des réseaux ferroviaires possibles et le Boina aux alentours de Mahajanga.
Le choix du haut-débit, contrairement à l'Iran, est nécessaire pour pallier au fossé numérique qui sépare les pays riches aux pays en voie de développement, cette fracture numérique déjà abordée dans cet article. Et le support haut-débit utilisé pour ce backbone est ni plus ni moins la fibre optique.
Les raisons avancées sont:
- le rapport coût/tuyau avantageux
- la sécurité : meilleure qu’avec tout autre système de câblage
- la durée de vie du câble, sa facilité et son mode d’évolution économique par rapport à la prévision de croissance des besoins sur les 25 prochaines années
- le débit et son évolutivité suffisante pour les 25 prochaines années
- il s’agit d’une bonne pratique internationale déjà standardisée
Pour en savoir plus, je vous conseille un document très intéressant:
télécharger Le Backbone national démystifié (pdf)
ainsi que le site sur lequel je l'ai trouvé: le comité d'appui en e-stratégie.
Et de se pencher sur les tarifs internet ADSL à Madagascar:
Pour les particuliers:
ADSL soir et week-end: 100 000 Ar HT/mois soit environ 40€ HT
ADSL illimité: 200 000 AR HT/mois soit environ 80€ HT
A moins que je ne sache pas lire, je n'ai pas vu le débit proposé.
Pour les professionnels:
ADSL 128k: 700€ (source: Mia) (Liaison louée et non Adsl)
ADSL 256k: ?
ADSL 512k: 2 000 000 ariary HT/mois soit environ 755€ HT
ADSL 1Mo: 2 900 000 ariary HT/mois soit environ 1094€ HT(si contrat de 12 mois)
ADSL 1Mo: 2 000 000 ariary HT/mois soit environ 755€ HT (si contrat de 24 mois)
ADSL 2Mo: 2 900 000 ariary HT/mois soit environ 1094€ HT(dispo uniquement sur contrat de 24 mois)
Source: Mia ;)
Source: Wanadoo Madagascar
Pour les plus chanceux, depuis septembre dernier deux points FON existent à Antananarivo, plus précisément au Kudeta (tiens, ça rappelle quelque chose!
) et à la Boussole, FON étant une communauté mondiale d’individus qui partagent leur WiFi. (En savoir plus)
L'île rouge brûle
12 novembre 2006 à 12:04 |
Madagascar| Actualités
Cela fait longtemps que je voulais aborder le sujet de la déforestation à Madagascar ainsi que les feux de brousse qui en sont une des principales causes avec le charbon de bois. Le sujet s'active encore plus après avoir lu un des articles qui m'aient le plus marquée cette semaine:

Source: Earth Observatory - NASA
Cliquer pour agrandir la photo, c'est édifiant!
Tel expliqué sur le site de la NASA, cette photo a été prise le 06 novembre dernier par le spectroradiomètre MODIS du satellite Aqua.
Oui, les points rouges correspondent bien à des doron-tanety, feux de brousse parfois d'une étendue plus qu'inquiétante si l'on considère l'échelle de 1/100km. On note bien entendu et hélas une forte densité autour et dans la dernière frange de forêt primaire que compte Madagascar, soit le long de la côte Est. Une chose qui m'a frappée: le reste de l'île n'en reste pas moins épargnée, notamment dans des zones de végétation déjà rase. L'île rouge brûle, se consume!
Mais quel glas allons-nous encore attendre d'entendre? Que dénonce cette photo? L'inconscience des Malgaches qui, décidément, ne trouvent pas d'autres moyens que de détruire pour des cultures sur brûlis sa ressource verte, sa réserve d'oxygène, l'eden de sa faune et flore, ou encore le sanctuaire de ses symboles? Beaucoup le pensent, en sont convaincus, mais n'ont pas tout à fait tort, ni tout à fait raison.![]()
Prenez ceci comme un témoignage, ça a fait partie de mes expériences initiatives.
L'occasion m' a été donné de collaborer quelques semaines avec l'agence de WWF basée à Sakaraha (proche de Toliara), gérant le Parc National de Zombitse-Vohibasia non loin, avec notamment mes deux colocs de l'époque partageant les mêmes intérêts que moi. Nous n'étions pas là pour un thème ou une matière qui d'entrée aurait pu être l'écologie ou l'environnement mais c'était: les sciences humaines.
Au programme: camping dans la propriété de WWF avec pour seule source d'eau un puits avec lequel il fallait faire très attention car des cas de bilharziose ont été détectés dans le village, présentation avec tous les acteurs du projet environnemental initié par WWF pour la gestion et la protection de ce parc national situé non loin des mines à saphir et son lot d'engoués frénétiques, respectueuses salutations du chef du village, observations sur terrain des infractions commises dans le parc, et dialogue avec les-dits contrevenants lorsque c'était possible.
Ainsi, le directeur de l'agence WWF nous a fait découvrir le parc, enfin une partie car il demeure étendu, couvrant une surface de 36 000 Ha.
Puis très vite, nous avons repéré des parties illégalement défrichées dans cet ilôt de verdure dans une région semi-aride considérée comme l'une des plus pauvres de Madagascar. En effet, par définition, un Parc National est un lieu protégé où toute exploitation doit être interdite. Dans la théorie, sur le terrain, d'autres règles priment. Ainsi, y avons-nous vu des mini-champs de culture, de maïs notamment. Que faire? Les détruire? Les agriculteurs faucheurs recommenceront ailleurs, et ça fera encore plus de forêt menacée. Ils brûlent la forêt, la terre est prête pour être cultivée sans avoir besoin d'être travaillée, et une fois la récolte finie, la terre appauvrie, on recommence l'opération un peu plus loin.
Il faut savoir que dans l'histoire, le gouvernement a paraît-il proposé des centaines d'hectares gracieusement mis à disposition des villageois désirant cultiver, situés en face du parc, seule la route nationale 7 les sépare. Oui, mais de l'autre côté de la route, c'est le décor typique du sud-ouest de l'île: sec, semi-aride.
Aussi, la méthode est-elle aux réprimandes, aux arrestations des villageois pris en flagrant, qui selon, doivent s'acquitter d'une amende, voire croupir 2 à 3 mois en prison. Mais une fois le dos tourné, ils recommenceront, encore et encore.
C'est là où la notion de sciences humaines prend toute sa définition... Bon, si la sanction n'apporte pas les fruits escomptés, essayons le dialogue. Encore un, récidiviste, qui s'est fait prendre en train d'allumer un feu. Pas de menottes aux poings, juste encadré, et nous essayons d'entamer la conversation, chercher à comprendre pourquoi il a enfreint la loi une fois de plus.
Un homme, d'une trentaine d'années, vous répond furieux qu'il n'a d'autre choix pour nourrir sa famille, nourrir sa famille, en frappant du poing "ne pas crever de faim", "ne pas crever de faim", "ne pas crever de faim", "oui, ne pas crever de faim, encore et encore", et que pour cela, il n'en a rien à faire de la terre proposée par l'état qui est aussi sèche que la paume de sa main sans auncun outil pour la labourer ni aucun moyen pour l'enrichir, et que pour manger, il doit cultiver le peu qu'il peut, où il peut. Mais malgré cela, sa famille n'en voit pas le bout.
Je ne sais pas vous, mais personnellement, je suis restée sans voix, et j'ai ravalé ma colère d'écolo face à la destruction de la nature, de ce pays qui est et le sien et le mien. Dialogue tournée court, nous n'y étions pas préparés. Sciences humaines donc.
Nous en avons vu défiler plusieurs ainsi, l'unique leitmotiv de cette destruction massive demeure, encore et toujours, de pouvoir manger au jour le jour. Il n'y a rien à blâmer ni sanctionner. Pourtant, l'heure n'est pas au fatalisme, il faut agir et vite.
Aussi, face à la dénonciation des acteurs de la déforestation à Madagascar, de ces responsables de la perdition de nos ressources naturelles, de ces allumeurs de feux de la faim, de ces Malgaches ces inconscients, la solution ne pourra venir que d'une prise de conscience, d'une concertation mais surtout d'actions concrètes visant à proposer rapidement des alternatives de source d'énergie, des moyens pour exploiter les terres, ainsi qu'une sensibilisation et éducation pour irradier la solution dite facile des cultures sur brûlis. Ce qui fait déjà un nombre d'idées de projets sur lesquels se pencher.
Voir la fiche du Parc National de Zombitse Vohibasia
Lire l'action de WWF dans ce parc
Lire les actions de conservation environnementale de WWF à Madagascar
Lire l'appel aux volontaires (tiens, ça me dirait bien de réitérer l'expérience) pour Madagascar
Découvrir un super site: Flash Earth, où les images proviennent de Google Maps, de Yahoo Maps, de Windows Live Local, de Ask.com Maps, d'Open Layers et pour le bouquet final celles de la NASA
Allez, encore une fois, pour la route, cliquer pour agrandir:
Noro Randrianarison, lauréate du Trophée Terre de Femmes
03 novembre 2006 à 23:12 |
Madagascar| Actualités
Dans la continuité du sujet de préoccupation actuel et ambiant que sont l'environnement et la nature, je ne pouvais pas passer à côté de Noro Randrianarison, lauréate du Trophée Terre de Femmes 2006.
Le trophée Terre de Femmes par la fondation Yves Rocher
ou un trophée pour des femmes engagées en faveur de la nature et des autres.
En effet, depuis 2002, chaque année, la fondation Yves Rocher remet un prix à des femmes, en France et ailleurs, qui se battent pour la survie de la nature.
Il est présenté comme un prix pour des femmes remarquables, remis le jour des Femmes (08 mars) à l'Institut de France à Paris.
Terre de Femmes récompensent avant tout les actions qui:
- permettent d'améliorer l'environnement
- contribuent à la sauvegarde du monde végétal
- n'oublient pas les hommes et les femmes
- se déroulent en France et partout sur la planète
- s'érigent en modèle imitable
- résultent d'une action éco-citoyenne
- perdurent grâce à la passion et la volonté
Terre de Femmes 2006
Pour sa 5e édition, il y a eu 31 femmes lauréates parmi 10 pays engagés dont donc Noro Randrianarison qui a reçu le 4è prix.
Son projet? Il concerne la fabrication de cuiseurs solaires à Madagascar afin de préserver l'environnement et les plantes médicinales menacées par les feux de brousse. Parallèlement, l'objectif est d'initier les enfants dès l'école primaire à la cuisine solaire.
Source: Fondation Yves Rocher
Revue de magazines malgaches
24 octobre 2006 à 11:23 |
Madagascar| Actualités
Lorsque j'arrive quelque part, que le lieu soit familier ou une découverte, mon entrée en matière passe par deux incontournables: les spécialités culinaires et un aperçu de la presse locale et/ou magazines (quand je comprends la langue!).
Aussi quelle agréable surprise de voir l'apparution de nombreux magazines malgaches. Je m'en suis procurée quelques-uns, en ai feuilleté d'autres et sûrement raté certains.
En voici une revue, par ordre alphabétique:
- Antsa magazine: est le magazine culturel par définition car il s'agit de la revue des artistes malgaches, bilingue. Intéressant, mais impossible de le trouver dans les kiosques quand je voulais m'en procurer un, j'ai ainsi juste pu feuilleter un numéro dans une salle avec des ordis, une connexion internet et remplie de magazines et journaux en tout genre et probablement nombre de leurs auteurs.
- Dans les Médias Demain (DMD): un hebdomadaire consacré principalement aux questions économiques. DMD propose un abonnement classique pour recevoir le magazine chez vous, classique, mais également par email type newsletter.
Site: www.dmd.mg
- Enjeux: un trimestriel
d'analyses et de perspectives économiques, édité par la Chambre de
Commerce, d'Industrie, d'Artisanat et d'Agriculture (CCIAA)
d'Antananarivo. Mon préféré en matière d'information, et de qualité des
articles souvent très bien illustrés (chiffres, graphes, schémas,
etc..). Chaque numéro traite un secteur tels que les filières "fruits,
légumes et épices", les perspectives minières, les opportunités
écotouristiques, ou encore le bâtiment. En bonus: le calendrier des
salons qui vont se tenir dans les mois à venir.
Et le prochain justement sera le rendez-vous des technophiles en tout genre: Ebit, le salon des Technologies de l'Information et de la Communication, du 08 au 12 novembre prochain. A bon entendeur !
- Femin@: un magazine de la santé, beauté et bien-être, pour un public féminin dit moderne. Sympa me direz-vous? Sur le principe, pas mal en effet, mais je trouve que les sujets sont tellement décalés par rapport à la réalité du pays. Ce magazine n'st ni plus ni moins qu'un concentré, avec un fort goût de copie-collé de ce qui se fait et dit dans des revues types telles Cosmopolitan, Elle, etc... Rien ne manque: la rubrique "Relooking", les réponses du Dr sur tout ce qui vous tracasse comme en amour et business (sic), la séquence "Mode", un comparatif des salons de coiffure d' Antananarivo de Tana (un bon point pour le tableau), un peu de déco, etc... Pas inintéressant mais tellement surfait. Parler de spa, c'est peut-être tendance mais si on peut se permettre ce luxe, on fera mieux de le garder pour soi par décence envers ceux qui le méritent. Ou tout simplement, garder les pieds sur terre, à Madagascar...
- Mada Journal: un mensuel d'information et d'analyse au sujet de
l'actualité politique, économique, sociale, culturelle, et
touristique. Il fait partie de ceux dont j'ai gardé un exemplaire (bon
qui maintenant date de quelques mois). Les articles sont pertinents et
informatifs, relevant divers domaines où s' illustrent le développement
du pays ainsi que leurs acteurs.
Exemples dans le n° 71 (mars 2006):
Stratégie de développement du tourisme dans la région du
Vakinankaratra, la modernisation de l'agriculture avec l'arrivée de
machines agricoles, un dossier sur le textile, la mode et le bien-être,
un portrait d'Andry Rajoelina, jeune pdg d'une entreprise florissante
d'impression numérique grand format (et non moins organisateur de
toutes ces soirées où on allait faire la fête n'est ce pas), etc... On
se sent moins ignorant après l'avoir feuilleté, voire lu pour ma part.
Dommage que le site soit moins soigné.
Site: Mada Journal
- Madagascar Magazine: un trimestriel
axé sur l'économie, le commerce et la culture, édité en France. Sur le
site, il suffit de cliquer sur le sommaire du numéro actuel pour avoir
un aperçu du contenu plutôt intéressant. Possibilité de s'abonner en
ligne.
Site: www.madagascarmagazine.com
-
New Magazine: un bimensuel d'actualités générales, où l'on y parle
mode, art et culture, cinéma, potins avec des rubriques comme "Vie des
Stars", etc.... Il aspire ainsi à promouvoir la culture malagasy. Il est assez présent dans les kiosques et dans la liste
des presses malgaches
Site: www.newmagazine.mg
- Raitra: un mensuel qui est le premier magazine malgache spécialisé du 7è art. Le premier numéro est sorti en avril 2006. La revue parle essentiellement de films malgaches, les textes du magazine
sont entièrement rédigés en malgache, avec toutefois des petits résumés
en français.Un domaine qui commence à se développer et des professionnels qui s'expriment. Promis à un bel d'avenir!
- Revue de l'Océan Indien (ROI): un magazine mensuel d'informations
économiques, sociales, politiques et touristiques. Il se présente comme
le premier newsmagazine de Madagascar, fondé en 1980.
L'abonnement en
ligne n'a pas été remis à jour depuis bien longtemps, de même que le
contenu en ligne actuel de la page d'accueil. Dommage*.
Site: www.madatours.com/roi
- Vintsy: LE trimestriel d'orientation écologique. Financé par la Coopération Allemande et le WWF, il vient de fêter son quinzième anniversaire, ce qu'on salue. Il met en exergue les priorités et les objectifs du WWF, l’actualité
environnementale ainsi que les activités opérationnelles du WWF.
A noter que 78 Clubs Vintsy sont en place dans les établissements scolaires et privés pour « aimer et protéger la Nature ».
Indémodable magazine pour un sujet depuis longtemps d'actualité...
Site: www.vintsy.mg
En ligne:
- MadOnline: un magazine d'actualités générales en ligne.
Site: www.madonline.com
-Tabataba: l'e-magazine des et pour les femmes malgaches.
Site: www.tabataba.com
* Nombre de sites malgaches mériteraient davantage d'être informatifs et fonctionnels, vous ne trouvez pas?
La pauvreté touche 78% des Malgaches
19 octobre 2006 à 12:46 |
Madagascar| Actualités
Discussion avec ma conseillère à la banque:
"Vous êtes de quelle origine?"
"De Madagascar"
"Très beau pays, mais très pauvre"
"Vous venez de résumer la situation"
Je reprends cet article de Fanja Saholiarisoa dans l'Express Madagascar:
La pauvreté touche 78% des Malgaches
Les statistiques sont révélateurs malgré les efforts entrepris, la pauvreté n’a guère régressé. Un membre du gouvernement a annoncé les chiffres.
Les chiffres parlent d'eux-mêmes. 78% des Malgaches sont pauvres. C'est ce qu'a déclaré Jean Théodore Ranjivason, ministre de la Fonction publique, du travail et des lois sociales, lors de la célébration de la journée mondiale de l'alimentation à Anosy, mardi.
Jacques Sylla (au centre) et Théodore Ranjivason (à.d) visitant les stands.
Un fait qui révèle que la plupart des Malgaches croupissent encore dans la pauvreté malgré les efforts considérables pour l'éradiquer. “Une personne est pauvre lorsque son revenu se situe au-dessous d'un seuil minimum qui lui permettrait de faire face à ses besoins vitaux”, a défini le ministre.
“Cette situation est due à l'insuffisance des emplois productifs au pays. En effet, 73% des emplois sont classés dans le secteur informel, avec un taux de sous-emploi de plus de 60%”, selon le ministre qui a toutefois ajouté que le taux de chômage est encore faible à Madagascar, avec une valeur de 2,8%.
L'emploi reste ainsi un élément important dans la croissance économique d'un pays. “La tendance est paradoxale, car si 8000 emplois ont été supprimés depuis 2005 dans le secteur privé, 25 000 emplois ont pu être crées dans le secteur public, en particulier dans les milieux ruraux”, a annoncé Rakotobe, directeur de l'emploi et de la formation professionnelle.
Générosité du Malgache
C'est dans l'amélioration du secteur de l'emploi qu'a donc été axée la journée mondiale pour la lutte contre la pauvreté à Madagascar. Celle-ci entre dans le cadre de la semaine des Nations Unies, dont les représentants présents à Madagascar ont encore rappelé leur appui à la lutte contre la pauvreté.
Le premier ministre Jacques Sylla, qui n'a pas manqué ce rendez-vous a, quant à lui, souligné l'importance de la générosité des Malgaches, richesse qu'ils doivent utiliser pour sauver autrui. Des stands traitant le thème ont marqué la journée à laquelle ont participé des gens issus des milieux défavorisés.
Les chiffres sont là... Que faut-il comprendre par la générosité des Malgaches? Que les voleurs, - je ne sais pas pourquoi mais cela me renvoie de suite aux politiciens en tout genre - , et corrompus à tour de bras pensent enfin au développement du pays plutôt qu'à continuer à s'en mettre plein les fouilles?
Madajazzcar 2006
03 octobre 2006 à 23:00 |
Madagascar| Actualités
La 17è édition de Madajazzcar débute aujourdh'ui, du 03 au 14 octobre précisément. Avis aux amateurs!
Ce festival international mettant le jazz à l'honneur donc, est devenu un rendez-vous musical et culturel s'étoffant d'année en année.
Le site officiel de Madajazzcar nous présente le programme cette année: concerts, animations, cabarets, ateliers rencontres,
projection vidéo (notamment un film en hommage à Bill Evans et John Coltrane, c'est bon ça!), scène ouverte, avec un plateau artistique aussi
talentueux que varié.
Madagascar et ses artistes accueillent cette année les participants provenant de:
- la Suisse: NK Music, Mats Up feat. Mathias Spillman & Thomas Lüthi
- la France et La Réunion: Trio Tony Rabeson, Nivo et Serge Rahoerson (expatriés e), Jean-Loup Feltz Quartet, Jean-Michel Kajdan, Mad Ar Gast Quartet, Harly Rajaobelina
- de l'Allemagne:
Yakou Tribe, Markus Türk
- de Mayotte: Baccar Acoustic Band
- et des USA: Michèle Hendricks, Bobby Rangell
(Vidéos à venir, sous réserve d'autorisation de diffusion)
Nombre d'artistes malgaches y participent également, entre les bien connus du public et ceux qui gagnent à l'être:
Alain Razafinohitra & Francia
Ando Hasina
Andian-Jazz-Lah, au style fusionné, quelque chose me dit que j'aimerai...
Arison Vonjy: interviewé par Sobika
Balita Marvin, qui n'est autre que le frère de Ricky (artiste connu et apprécié de la scène malgache) | Présentation
Band Kel’
Bass Band Group
Datita Rabeson Quartet feat. Lalanto: aah, un des meilleurs guitaristes de jazz malgaches, issu d'une grande famille de musiciens, dont Lalao Rabeson également.
Doné Andriambaliha: multi-instrumentaliste, il est l'un des ambassadeurs de notre musique traditionnelle, notamment avec le valiha | Présentation
Duo Rajim & Bi
Eric Rakotoary (basse, chant) & Lalanto
Felaniary: le groupe se présente dans leur blog, qui nous fait découvrir la Trad Fusion Vocal
Ghomi Rahamefy: son who's who
God’s Messengers Mass Choir (GMMC)
Raby, un groupe qui nous vient du sud | Présentation
Hajazz: guitariste converti à la fusion de la musique traditionnelle et du jazz. Je suis curieuse de l'entendre! | Présentation
Korb
Maela Trio, dans le style smooth jazz, jazz vernaculaire et jazz modal
Malagasy Jazz Social Club featuring Solo Andrianasolo: où retrouver la crème de la musique jazz du pays
Mamy Robinson & Sissi: un "gospel singer" | Présentation
Manitra Rajoro Trio
Michel Rabedasy Quartet feat. Jo
M’Boutah: un jeune groupe de jazz fusionné venant d'Antsirabe
Naina Razafindraibe, membre de Tarika B & Luis Ramaroson
Rado Rakotoralahy, à la batterie
Samy Andriamanoro Group
Sozimène
Tohery Ravaloson
Tôty, figure emblématique du jazz malgache et de la sphère musicale en général / Silo, un Grand Artiste/ Nicolas Vatomanga, présenté comme le fils spirituel de Rakoto Frah, jouant également du sodina / Tony Rabeson, sans doute le batteur de jazz malgache le plus connu mondialement
Tana Gospel Choir (TGC), révélé lors du Madajazzcar 2004 | Présentation
Tritra
Varajazz
Voahirana Andriambelo & July Rakoto
Madajazzcar 2006 se déroulera dans différents lieux, à la rencontre d'un public diversifié, tels que les centres culturels (français, allemand et américain), des hôtels et restraurants de la capitale, au théâtre municipal d'Analakely, ainsi qu'à l'université d'Antananarivo. Les provinces ne seront pas en marge, des manifestations sont organisées dans les Alliances françaises de Tuléar, Fianarantsoa, Antsirabe, Majunga, Nosy-Be et Diégo-Suarez (le tout en français).
N'hésitez pas à faire un tour du côté du jazzenda pour le programme détaillé.
Regrettant bien de ne pas pouvoir assister à tous ces bons plans, je suis tout de même ravie d'avoir reçu mon invitation, pas si virtuelle que ça! Merci qui? :)
En parallèle, se tiendra également le concert Mozika vaovao spécial jazz le 11 octobre, organisé par le CCAC, afin de présenter au devant de la scène de jeunes talents ainsi que des artistes émergents.
Et si la curiosité de retracer un peu l'histoire du jazz à Madagascar se réveille, c'est l'occasion de lire cet article du Phoenix Magazine.
Entre quatre murs
25 septembre 2006 à 17:37 |
Madagascar| Actualités
Le 28 septembre prochain, débute la 7è édition du Salon de l’Habitat au Palais des Sports à Antananarivo.
Cette manifestation regroupe les acteurs du bâtiment, de l’habitat donc, de l’immobilier et de la décoration, avec son lot de public et de clients potentiels.
La nécessité de se loger est avérée à peu près partout en ce bas monde, l’engouement pour devenir propriétaire toujours croissant au fur et à mesure que les prix flambent, c’est finalement la notion de logement/prix qui change…
Dans les journaux, magazines et internet (comme sur le site de Sobika dont j'aime bien le relookage d'ailleurs), les offres immobilières, notamment du neuf, de l’appartement à la villa, se développent à Madagascar. Inutile de préciser pour un public limité, la situation économique tendant au code le plus simple qui existe. Le code binaire, et sans oser pousser jusqu’à l’ironie, avec pour correspondance 0 pour les pauvres, et 1 pour les riches, constatant, comme dans de nombreuses sociétés, une disparition progressive mais certaine de la classe moyenne, avec bien entendu une tendance à la pesanteur, vers le bas 0.
En attendant, le marché semble ne pas manquer pour autant de demandes, à en croire un copain qui s’est promu en promoteur immobilier, construisant de petites villas livrées clés en mains, vendues sur plan dans la région d’Antsirabe.
Aussi dans ce contexte morose qui n’en voit décidément pas le bout, je n’ai pas été étonnée de voir se développer à Madagascar, la construction de logements sociaux. Plusieurs programmes ont été propulsés grâce à ce fer de lance depuis fin 2005, dont le plus « social » d’entre eux : Trano Gasy Vaovao ou T G V (Nouvelle Maison Malgache). On ne dit pas M&M?
T G V est un programme économique malagasy dont l’objectif est notamment de favoriser l’accession à la propriété du plus grand nombre. Il propose des habitations de 50 à 69 m2 sur la base de Ar 200 000 (80€ le m2) au sein d’un lotissement, toutefois réservées à des fonctionnaires, les terrains étant domaniaux. Les demandes ont à priori afflué par milliers, bien que le prix représente encore un montant énorme pour bon nombre de Malgaches.
L’accès au crédit y reste très limité, déjà pour des entrepreneurs avec des projets en mains, qui plus est pour des particuliers modestes. Les taux demeurent élevés, compte tenu de plusieurs facteurs tels que le taux directeur de la banque centrale (16%), le taux d’inflation (supérieur à 25% en 2005), ou encore l’absence de garanties.
Madagascar demeure un pays où tout, du moins beaucoup, reste à construire. On espère avec un cahier de charges d’urbanisation et culturel élaboré et mis en œuvre.
En étant fraîchement installée dans une nouvelle région culturellement et traditionnellement riche, j’ai en effet constaté l’attrait touristique et le cachet unique pour une ville et des lieux identitaires. Ce qui attire, ce qui donne envie de découvrir, ce n’est pas tant les constructions modernes tout pimpants que l’on retrouve partout et dont on devient presque blasé, mais bel et bien une richesse identitaire que l’on retrouve dans une architecture ayant une histoire, un art de vivre ainsi qu’une gastronomie propre à la région, et tout un tas de détails culturels qui permettent finalement d’identifier et d’étiqueter une destination touristique. Sans étiquette, on tombe dans le domaine du commun, de ce qui ne se démarque pas. La mise en exergue ne nécessite pas pour autant un piédestal (à éviter d’ailleurs) ou un vulgaire plagiat de ce qui se passe ailleurs, mais tout simplement, une identité propre et définie.
Pour en revenir à nos quatre murs, Madagascar dispose de ressources et de matières premières pouvant entrer dans l’élaboration de matériaux de construction sur place, alors que la plupart sont aujourd’hui importés. Parmi cela, la transformation de latérite en BTS pour briques en terre stabilisées, un matériau en devenir dans la Grande Ile. Obtenues par compression hydraulique d’un mélange de latérite, d’eau et de ciment, elles sont fiables, esthétiques, faciles et rapides à utiliser. Non négligeable, elles peuvent abaisser le coût de la construction jusqu’à 30% (et une économie certaine de ciment). Par ailleurs, elles présentent des qualités thermiques, acoustiques, antisismiques et non la moindre : écologiques. En effet, l’absence de cuisson au bois permet un pan de sursis à la forêt, tandis que l’argile des rizières laisse place à la latérite, en quantité en veux-tu en voilà.
Il y a fort à parier que ce matériau est appelé à se développer dans tout le pays. Il ne manquerait plus qu’il chauffe, et remplace le charbon de bois, alors là, on sera sauvé !
En aparté: télé-réalité à la (l)une
23 juillet 2006 à 23:40 |
Madagascar| Actualités
Non pas que je me recycle avec des posts uniquement de liens (qui n'a rien de mal en soi), ou que mon compte de bookmarks ne marche pas, mais je les partage en attendant de finaliser le reste de mes posts sur des sujets divers et variés.
Idole Madagascar ou la nouvelle télé-réalité à la une à Madagascar. Les télé-réalités ne sont pas vraiment ma tasse de thé, on dira que ça amuse qui veut . Ainsi va la chaîne de l'inspiration et de l'innovation (je n'ai pas dit valorisante ni intéressante): les émissions malgaches puisent leur sujet dans les productions françaises qui elles-mêmes pompent les trouvailles américaines et anglaises, avec déjà un bon 6 mois de retard... Pour quelle finalité?
Se brancher sur les émissions de téléréalité peut, par exemple, être un des loisirs pouvant attirer les gens, notamment les jeunes en quête de célébrité dans le monde du show biz.
Ce n'est pas moi qui l'ai dit, mais je reviendrai sur ce sujet!
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