L'odyssée de Tattum

Odyssée sans frontière pour découvrir Madagascar, une enfant du pays, autrui et ailleurs. 

Conformisme, quand tu nous tiens

16 janvier 2008 à 23:31 |  Catégorie  Coups de coeur

into_the_wild_movie_Récemment, je suis allée voir le film Into the wild, première réalisation de Sean Penn. Cela fait longtemps que je n'ai pas évoqué de coup de coeur cinématographique sur ce blog, depuis Tsotsi, même s'il a dû en avoir d'autres entretemps.
J'ai beaucoup aimé ce film, bien qu'un brin déçue par la fin que je n'imaginais pas ainsi, tiré d'une histoire vraie, parce que les images et scènes sont belles pour tout amoureux de la nature, parce que j'adorerai rencontrer quelqu'un (H/F) de cette trempe, et parce que, parce que j'avais rêvé de faire pareil. Comme tant d'autres je suppose... A 18 ans, à 20 ans et plus...

Le synopsis:

Tout juste diplômé de l'université, Christopher McCandless, 22 ans, est promis à un brillant avenir. Pourtant, tournant le dos à l'existence confortable et sans surprise qui l'attend, le jeune homme décide de prendre la route en laissant tout derrière lui.

Des champs de blé du Dakota aux flots tumultueux du Colorado, en passant par les communautés hippies de Californie, Christopher va rencontrer des personnages hauts en couleur. Chacun, à sa manière, va façonner sa vision de la vie et des autres.
Au bout de son voyage, Christopher atteindra son but ultime en s'aventurant seul dans les étendues sauvages de l'Alaska pour vivre en totale communion avec la nature. (source: Allociné)

Depuis toute petite, l'anticonformisme faisait partie de mes idéaux, sauf dans la manière de s'habiller, s'exprimant de différentes manières selon l'âge et la maturité de l'adolescence. Le bac en poche, une camarade de classe lance l'idée d'une année sabbatique pour parcourir les parcs nationaux de Madagascar. Pendant que les autres sueront pour leur classe préparatoire et leurs concours. Je mourrais d'envie de faire pareil, mais je m'étais mise à culpabiliser à l'idée de passer une année sans études. Elle l'a réalisée. Le fait d'avoir alterné études et expériences professionnelles m'a toutefois permise de m'adonner davantage à mes centres d'intérêts et convictions, que si j'étais restée 4 ou 5 années de suite sur les bancs.

Diplôme final en poche, de nouveau cette furieuse envie d'aller en contre-courant de cette société aux codes établis, conformiste et conventionnelle. La meilleure formule? Voyager, partir, vers des horizons inconnus. Mais pas évident lorsqu'on est une fille, lorsque ses parents s'inquiètent à l'idée que vous puissiez déménager dans un pays lointain et inconnu donc, et... à moins d'avoir un rythme et planning identique ou compatible, ce serait plus simple, célibataire et sans attaches dans ce bas monde... :)
Si fait que, sans pour autant être malheureuse de votre situation, vous restez, continuez, évoluez dans cette société de conventions. S'engager dans la vie active, tracer son chemin, et se retrouver avec les préoccupations principales des jeunes actifs. Pour les Français, je dirais telle faire partie des 30% de moins de 30 ans à être propriétaires de leur bien immobilier... Avant le mariage, avant les enfants... C'est étrange comme cet objectif fait figure de parfait moule...

Et à Madagascar, je dirais telle le mariage. Peut-être aussi parce qu'il est normal que ma génération se marie à l'heure actuelle. :) Le mariage étant une cérémonie qui me lasse souvent, hormis ceux des surfeurs souvent plus originaux, il y fait davantage figure d'une intégration sociale qu'en France. Etudes finies, emploi stable? Mariage! Prêts pour étendre sa famille? Mariage impérativement d'abord. Aussi je me demandais comment la société malagasy prendrait le Pacs.
Sur la route de la trentaine, nombre de mon entourage ont opté pour le pacs. Soit parce que non convaincus ou non prêts pour le mariage, soit pour faciliter la gestion de l'achat. Pourtant parfois, souvent même, la stabilité officielle et sociale du couple n'est pas la première motivation invoquée, mais parce que cela peut aider à éviter une mutation professionnelle! Sauf que cela devient de moins en moins efficace!
Faut juste s'y faire que, la bague, c'est pour soi ou surtout pour les autres? :)
Et voilà comment on n'ose pas aller jusqu'au bout de ses rêves les plus fous, quoiqu'il n'y a aucune prescription, et on tend à correspondre à un moule. Un moule différent, mais un moule quand même...

Madagascar dans Terre Sauvage

22 février 2007 à 12:27 |  Catégorie  Coups de coeur

En ce moment, dans ce qu'on peut appeler phase de décompression (bien que je n'ai pas plongé dernièrement), je m'évade dans la photographie, artistique, naturaliste, photo-reportages, décalée, etc...

terre_sauvageLe magazine Terre Sauvage fait partie de mes préférés, "invitant au voyage dans des contrées lointaines et préservées ou à des escapades plus proches pour découvrir un milieu naturel".
Il est particulièrement riche et permet réellement de s'évader, et cela reste un plaisir d'y lire des reportages sur la Grande Ile. Dans le numéro de Février, Madagascar naturellement est justement à l'honneur avec deux reportages qui m'ont permis d'allonger ma liste de photographes naturalistes, ou anthropologues ou ethnologues favoris. Mon préféré restant Patrick de Wilde...

En effet, "Berenty, paradis du maki" et "Canal des Pangalanes" ont été écrits et illustrés par un couple de photographe et reporter naturalistes: Cyril Ruoso et Emmanuelle Grundmann.
ruosoLui est
photographe-reporter professionnel, et parcourt le monde à la recherche d’histoires de tous poils, plumes ou écailles à nous faire partager. Il collabore à de nombreux magazines français ou étrangers (National Geographic, Figaro Magazine, Paris Match, Terre Sauvage, Sciences & Avenir, Life...) et ses photographies sont diffusées par les agences MINDEN/ Joël Halioua Editorial et BIOS.

Elle
est primatologue, travaille sur la réintroduction et plus généralement sur la protection des grands singes en Afrique et en Indonésie. grundmannDepuis sa rencontre au sommet de la canopée de Bornéo avec Cyril, venu faire un reportage sur son travail, elle a retrouvé sa passion de toujours pour l’écriture, et ensemble, ils collaborent depuis plusieurs années à de nombreux articles et livres.

Ainsi, en parlant de Berenty, dans le Sud de l'île du côté de Fort-Dauphin:

Dans le sud de la grande île rouge, il est une réserve confetti, comme égarée au milieu des champs de sisal. Ici, des arbres pieuvres forment une étrange forêt épineuse où s’ébattent des créatures uniques : les makis catta. Visite bien réelle d’un sanctuaire à la beauté irréelle.

16 pages de photos et chroniques de Berenty, où l'on découvre l’histoire singulière de la famille de Heaulme, à l’origine de la naissance de la réserve de Berenty, qui abrite une faune et une flore uniques; racontant l’aventure de la primatologue Alison Jolly (vue également dans Opération Okavango de Nicolas Hulot)  qui troqua un jour l’étude des éponges contre celle des lémuriens makis catta; partageant la passion de l’ornithologue Raoul Mulder pour le gobe-mouches paradis, une curieuse espèce d’oiseaux aux mœurs plutôt libertines.
Par ailleurs, Emmanuelle Grundmann a également écrit le texte du reportage sur le canal des Pangalanes "Au delà de la belle image", soulevant notamment la nécessité voire l'urgence d'entreprendre des travaux d'assainissement de ce biotope et patrimoine précieux.

Comme à l'habitude, on achève de feuilleter ou de lire le magazine des images plein la tête...

Pour un pacte écologique de Nicolas Hulot - 1 -

16 janvier 2007 à 22:02 |  Catégorie  Coups de coeur

Je viens de finir de lire "Pour un pacte écologique" de Nicolas Hulot (post de synthèse à venir), j'ai mis du temps avant de l'achever car j'ai rarement pris autant de notes lors d'une lecture. 
Etonnamment, je me suis toujours intéressée aux ouvrages sur le thème de l'écologie*, mais je ne suis qu'au deuxième livre de cet auteur, dont le premier m'a permis de le rencontrer souvenez-vous, et ce dernier a été rédigé sous un angle davantage scientifique, toujours aussi riche d'informations et toujours aussi bien écrit.

hulot

Il y a tant à dire et à en tirer, au-delà du fait qu'il adresse ce livre au ou à la futur(e) président(e) français(e), - qui sait? Peut-être lui? encore en pleine réflexion -, magistralement bien présenté et argumenté au point que le mot utopie ne m'est pas venu à l'esprit une seule fois.
Voici un de mes passages préférés, réflexions que je partage à 1000%, je me serais vu les écrire (le talent de Hulot en moins), et qui plus est me confortent superbement dans mon dédain revendiqué de l'étalement de l'ego ainsi que de la bulle exclusivement virtuelle pour 2007 et suite.

Nous détenons tout ce qu'il faut pour reconstruire un capital de valeurs. Le défi écologique nous fournit une occasion unique de réorienter tout cela positivement. De prendre conscience de ce que la profusion de biens et de technologies nous a fait perdre de vue. D'évacuer les leurres qui nous font prendre les vessies de l'aliénation pour les lanternes du bonheur. D'échapper à la tyrannie de la consommation mimétique. De redonner du sens à ce que nous produisons et à ce que nous consommons. De revenir dans le réel au lieu de continuer à se fourvoyer dans le virtuel. De remettre les pieds sur terre plutôt que de vouloir sans cesse dépasser les limites. (...) De se débarrasser de narcissismes identitaires pour nous comporter en citoyens de la planète. Bref, de nous reprendre en main. Pour moi, la pire humiliation serait de subir le changement plutôt que de l'orchestrer.

* tels René Dubos (L'optimisme du désespoir), Théodore Monod (Dictionnaire humaniste et pacifiste), Michel Serres (Le contrat naturel), Jean Dorst (Et si on parlait de la vie ? - Propos d'un naturaliste | Les oiseaux ne sont pas tombés du ciel), Robert Reeves (Mal de Terre), etc...

Et de me donner encore plus envie d'assister à la 4è édition du Festival du livre et de la presse d'écologie, qui se tiendra cette année le 18 novembre 2007 à Paris.

Apple Juice x3: Jenny est dans la place!

09 janvier 2007 à 22:39 |  Catégorie  Coups de coeur

Je suis repartie à la recherche de nouveaux blogs à découvrir, histoire de varier les plaisirs bien que j'accorde que j'ai encore tout plein de posts à lire et à commenter dans la sphère déjà établie.

Notre passionné de manga de la blaogasfera n'a pas manqué de relever la sortie remarquée aux éditions Delacourt de Pink Diary de Jenny. (Vais-je arriver à te faire réapparaître ainsi?)

pinkdiary_4Jenny, dont on n'oublie pas de préciser fièrement née à Antananarivo et arrivée en France à l'âge de 3 ans, est une mangaka qui fait figure de pionnière française du manga. D'ailleurs à ce sujet, je manque rarement de noter qu'en cas de succès, les commentateurs présentent toujours: "ce(tte) Français(e) d'origine chose" mais en qu'en cas d'échec, cela devient "chose naturalisé(e) français(e)". Mais dans les deux cas, je n'omettrai chauvinement l'origine malagasy de Jenny.
Pink Diary comptera six volumes, dont quatre déjà parus, durant lesquels on suit les aventures de Kiyoko, une lycéenne de 16 ans au caractère bien trempé.

Dans une interview, je l'ai trouvée charmante et humble, sans la connaître. Et je viens de découvrir son blog, Apple Juice, qui donne de suite une dimension accessible, ainsi qu'un aperçu de l'avancée de son travail.

Je n'étais jusque-là pas vraiment fan de manga, mais ça me plairait bien de lire tous ses tomes.

Pour en savoir plus sur Jenny et Pink Diary
Visiter le site de Chibimag

Humeur du jour

27 octobre 2006 à 22:43 |  Catégorie  Coups de coeur

Plusieurs coups de coeur en cette fin de semaine, et pas vraiment le temps de les développer. Entre autres:
JR¤ JR, art de rue: armé de son appareil photo, un portraitiste urbain se définissant encore comme un photograffeur. Puisant son inspiration dans la rue, mettant en scène notamment le quotidien de la banlieue, et expose ses oeuvres où bon lui semble dans Paris.
J'aime cette forme d'expression libre, un brin marginale, où se pose la limite du légal.
Au nom de la liberté d'expression, envie de laisser exploser les folies de son imagination...
JR interviewé par Paris Art
Site: JR Art de rue

¤ Le tour du monde de Nicolas et Pauline Heuzé pour écouter chanter les enfants du monde. 26 pays traversés dont Madagascar, 90 moyens de transport pris, 29 écoles et associations rencontrées, 570 minutes d'enregistrement, 33 heures de vidéo, 40 000 euros de budget, et un tour du monde humainement riche.
Envie de laisser libre cours à cette soif de liberté, et parcourir le monde à deux pour en garder un album-photo, le mien, ma version  du début du XXIè siècle...
Site: Paroles d'enfants

En attendant, un petit aperçu  des notes qui m'ont inspirée ces derniers temps:


Bon week-end!

Misère et grandeur

01 août 2006 à 23:25 |  Catégorie  Coups de coeur

De l'art d'aménager avec parcimonie une vie bien remplie entre blogging et culture in real life (et le reste): entre les Miscellanées de Mr Schott pour tout savoir sur rien (que c'est bon!) et "Mon nom est Tsotsi", mon dernier coup de coeur, vu la semaine dernière.

tsotsiRéalisateur: Gavin Hood
Avec: Presley Chweneyagae, Mothusi Magano, Israel Makoe
Film sud-africain produit en 2005
Durée : 1h 34min

Ce film est inspiré d’un livre du célèbre auteur sud-africain Athol Fugard et du film La Cité de Dieu de Fernando Meirelles.
Il raconte les aventures de Tsotsi, un jeune délinquant entouré de trois accolytes, qui commet des crimes pour survivre. Un soir alors que la pression est à son comble, il se retrouve dans une banlieue aisée, sa vie va (re)basculer, un bébé sur les bras.  Les tréfonds de ses souvenirs, alors enfouis jusqu'à son identité, ainsi que la fragilité soudaine face à un nourrisson, le mèneront sur le chemin de la rédemption.
Les contrastes radicaux entre brèves scènes de richesse et l'absurde de la misère, entre violence et générosité sur fond de compassion, déroutent quelque peu, et ne peuvent laisser indifférent.
Dans le jargon sud-africain, Tsotsi est un terme utilisé pour désigner les délinquants urbains, les voyous des rues ou un membre de gang.

Tsotsi a été tourné à Soweto, un township de Johannesburg. Le réalisateur a choisi pour son casting des acteurs du pays, dont Presley Chweneyagae, qui incarne le rôle principal, interprète remarquable de vérité, ayant lui-même vécu dans une banlieue pauvre.

Tsotsi afficheA noter que Mon nom est Tsotsi a été le lauréat de l'Oscar du meilleur film étranger de l'année 2005. Il a par ailleurs été récompensé dans des festivals du monde entier comme celui du Festival du film de Toronto, Thessaloniki Film Festival, Los Angeles AFI Award, Edinburgh Film Festival.
La bande originale du film m'a également beaucoup plu, la musique s'apparente au mouvement kwaito, reflétant la jeunesse "post-aparatheid", très prisée dans les villes d'Afrique du Sud. Et au-delà, jusqu'aux portes d'Antananarivo: personnellement, j'adore! Utilisée dans le but d'ajouter une note d'authenticité à la vie des guettos, cette musique kwaito se compose essentiellement de chants scandés en rythme sur des basses puissantes, sur base de house music.


Madiba style

Des scènes de bidonvilles, de misère, d'enfants qui dorment dans la rue livrés à eux-mêmes, de la population en train de faire la queue à la pompe d'eau publique, la promiscuité, mais également d'entraide malgré le peu qu'on peut avoir, m'ont rappelé dans bien des cas Madagascar...
A suivre.

Dis-moi ce que tu regardes

24 février 2006 à 23:33 |  Catégorie  Coups de coeur

mais cela te regarde avant tout.

Avec sa revue des films de l'année 2005, Vola m'a fait réaliser que j'avais délaissé quelque peu les salles de cinéma. C'est chose réparée, marre du 15 ou 17'', j'ai fait ma cure cinématographique d'autant qu' il demeure toujours des films que je préfère voir sur grand écran, tandis qu'il n'y a aucun regret à regarder certains en DVD tout en passant l'aspirateur. Pas tout à fait, mais presque.

Je n'ai en l'occurence pas raté le fameux trio "The Constant Gardener", "Le cauchemar de Darwin" (je l'ai vu très en retard pour le coup) et "Lord of War", il n'est pas trop tard dans certaines salles de cinéma. Je pourrais en parler des heures, des pages, des posts, m'inspirer sur tant de sujets qui me touchent, mais je n'ai que 2x2 mots: "A ne pas rater".

L'avantage des grandes villes demeure de laisser un large choix à la culture, tant en terme d'activités que de lieux. Il existe un cinéma dont j'aime particulièrement aussi bien l'esprit, le lieu que le concept. On n'y va pas vraiment voir un film pour se détendre, mais davantage pour s'ouvrir aux cultures du monde, à des thèmes qui interpellent ou qui méritent de l'être, réellement pour se cultiver. Car bien souvent, j'en repars avec des réflexions plein les pensées, sur divers sujets bien de ce monde. Il s'agit de l'Utopia.
Les films sont sélectionnés par des professionnels cinéphiles passionnés et engagés plutôt exigeants, quant à la technicité d'une part, et au message et à l'intérêt culturel véhiculés d'autre part. Dans une salle lambda, on trouve essentiellement des films américains ou français. Rarement de réalisateurs d'ailleurs. A l'Utopia, on ne verra pas de films de grande production, hollywodienne ou autre, comme "Le Seigneur des anneaux" ou "Harry Potter" dont je ne conteste pas la qualité, mais davantage imaginaires et divertissants. Par contre, "The Constant Gardener" illustre le panel de choix. Dans la gazette hebdomadaire, les synopsis des projections sont magistralement bien écrits, ne se contentant pas juste de donner envie, mais justes...
On ne va pas par hasard à l'Utopia une fois qu'on la connaît. Je trouve le lieu à lui seul original. Il s'agit d'une ancienne église aménagée en cinéma, tout en ayant gardé son cachet historique dans l'architecture et le cadre général. L'église Saint-Siméon très exactement. Je vais rarement prier, mais j'aime entrer dans les églises et cathédrales, et y rester un instant.
L'église aurait été édifiée au VIè siècle. Y sont  célébrés beaucoup d'offices, les grandes messes, le jour des roys, l'oraison des 40 heures... Elle sert aussi de sépulture aux défunts. Au XVè siècle, lors des épidemies de la peste, le cimetière s'étend devant l'église, actuellement une place où j'aime flâner ou prendre un pot. Je la regarderai différemment désormais! Il s'en est passé des choses entre temps, mais à la fin du XIXè siècle, la famille Teyssonneau s'y installe et invente la clé pour ouvrir les boites de sardines à l'huile. Au XX° siècle, alors que l'industrie automobile est en plein essor, le bâtiment devient un garage, puis longtemps inoccupé, et aujourd'hui, désormais un cinéma pas comme les autres...

A l'extérieur, il y fait bon de prendre un verre aux beaux jours à la terrasse, avant ou après le film. A l'intérieur, se trouvent un petit restaurant sympathique où l'on mange bien (en plus!), et une partie réservée aux différentes pétitions pour des causes écologiques, sociales, économiques et/ou humanitaires ainsi que des brochures d'activités culturelles diverses. Les salles sont à l'étage, mais j'en ai dernièrement vu au rez-de-chaussée, aux murs de pierres apparentes, en voûte et des vitraux parfois.
Pas de pop-corn, pas de pub, pas de retards autorisés, un public qui n'est jamais là par hasard donc, simplement ne pas subir mais avoir le choix, j'adore!

Prochaine sortie du DVD Mahaleo

13 décembre 2005 à 22:15 |  Catégorie  Coups de coeur

dvd MahaleoMahaleo, le film, sorti dans les salles de cinéma au premier trimestre 2005, va bientôt sortir en DVD.
Pour les plus impatients ou en cadeau de Noël, vous pouvez le commander d'ors et déjà sur le site de sobika, sinon, il sera disponible dans les bacs à partir de Mars 2006.
Achat assuré...

RDV au rallye Pokanel 2006

10 décembre 2005 à 12:25 |  Catégorie  Coups de coeur

PokanelFaut-il attendre d'avoir du temps libre pour se rendre utile? La version facile serait de dire peut-être n'en aurions-nous jamais suffisamment pour développer notre fibre altruiste. A vrai dire, les occasions se déclenchent, à force d'initiatives et de volonté. C'est le cas de l'association Pokanel, une jeune association humanitaire oeuvrant notamment pour des enfants malgaches, dont le noyau dur est composé de 6 membres: Nathalie, Anita, Mino, Agnés, Rado et Hery.
Je dois dire que leur dynamisme, leur souci de transparence et la concrétisation rapide de leurs actions m'ont ôté, - pour leur part -, la méfiance que j'ai des grands noms de l'humanitaire; surtout après le tsunami de décembre 2004, où à peine 30% des dons collectés ont été dépensés tandis que le reste génère des sicav à la pelle, alors que des milliers de personnes restent sans toit et sans manger au milieu des débris.
Parmi les initiatives originales, le rallye culturel et pédestre aura lieu le 24 Juin 2006 à Paris, de 10h à 18h.
Douze équipes de 8 participants sont attendues. Elles parcoureront le coeur de Paris, munies d'un road book et d'une "tirelire" vita malagasy (made in Madagascar) en forme d'une voiture ou d'une maison qu'il faudra remplir au fil des énigmes et des épreuves ludiques jalonnant le parcours.
La version 2006 sera également adaptée aux plus jeunes participants, proposera des épreuves inter-équipes et une journée pleine de bonne humeur et d'humour.
Le lieu de rendez-vous pour le départ constitue la première énigme. Ce serait dommage de la rater! Quoique le rallye 2005 a connu l'improvisition totale (l'équipe Cannelle), mais tout de même!
Les inscriptions sont ouvertes, dans la limite des places disponibles. N'attendez pas le dernier moment! La participation est de 15€ par personne, et l'intégralité des bénéfices du rallye financera les projets 2006 à Madagascar comprenant:
-   la création de 10 nouvelles bourses d'étude,
-   la construction et l'équipement d'une cantine scolaire,
-   la construction de sanitaires pour l'école d'Ambodiafontsy

Pour plus d'infos, n'hésitez pas à faire un tour sur leur blog http://pokanel.canalblog.com ou par mail à pokanel@wanadoo.fr .

Je ne sais pas vous, mais en ce qui me concerne, je suis conquise et serai de la partie. Peut-être aurai-je l'occasion de vous y rencontrer, vous que j'ai connus grâce à ce blog, et qui êtes de plus en plus nombreux... A bon entendeur, rdv au rallye culturel et pédestre 2006!

Je suis gasy et je le montre!

29 octobre 2005 à 09:05 |  Catégorie  Coups de coeur

I luv MadaNon, je ne suis pas vraiment comme ça dans la vie! Je dirai que c'est l'esprit de la collection de t-shirts de la Bootika, la boutique en ligne de Sobika.
Les mugs, les badges, le teddy bear et les sacs rappellent davantage un affichage de son identité à l'américaine, loin du design "ethnique" que l'on colle plus souvent à l'image de Madagascar, mais pourquoi pas? En tout cas, les tee-shirts sont pas mal! Voir la collection complète.

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