L'odyssée de Tattum

Odyssée sans frontière pour découvrir Madagascar, une enfant du pays, autrui et ailleurs. 

CCA, C'est Ca l'Afrique

06 décembre 2008 à 15:50 |  Catégorie  Blog| Box

Tagguée (quel terme barbare) par Rajiosy pour participer à la chaîne lancée par Théophile Kouamouo "Pourquoi blogguer sur l'Afrique?", j'ai trouvé ma réponse: CCA.

Aux discours à l'eau de rose, conventionnels, anti-conformistes, complaisants ou juste passionnés, je préfère le choc des images. Par gain de temps sûrement, une photo vaut milles discours, un film toutes les paraphrases. Et ça tombe bien, je viens justement de revoir pour la énième fois Blood Diamond, et de reprendre une de ses célèbres répliques: C'est Ca l'Afrique. De superbes paysages, des richesses naturelles, d'énormes potentiels, des hommes capables du meilleur comme du pire, des guerres civiles, des enfances brisées, des camps de réfugiés, des despotes, des batailles pour des causes justes, les armes aussi le sont selon de quel camp du Lord of War l'on se pose...
Une fois qu'on a foulé la terre d'Afrique, sous quelque facette que ce soit, on l'a dans le sang. Mes plus grandes émotions de voyage, je les ai toutes vécues là-bas.  Madagascar y compris.


Extraits "Blood Diamond"

Et pour finir sur un autre rythme, j'en profite pour réécouter une chanson qui m'est chère. La première en anglais que j'ai apprise, la première que m'ait traduite ma mère, la seule que je ne massacre pas trop sous la douche, celle apprise en classe verte à Mantasoa, me rappelant des fous rires, et celle que je chantonne souvent lorsque je voyage justement. We are the world.


We are the world - USA All for Africa

Ca me donne envie de l'interpréter avec les bloggers malagasy, et pourquoi pas en écrire une version malagasy. A produire par Andalanamusic et à diffuser sous le label Kulturel :). J'interprèterai bien le passage de Cindy Lauper! Mouarf!

N'aimant pas trop cette diffusion par tag, et adepte de la libre inspiration, je laisse juste le soin à ceux inspirés par le sujet de reprendre le flambeau: Pourquoi blogguer sur l'Afrique?



Il était une fois Internet

28 juin 2008 à 22:27 |  Catégorie  Blog| Box

La Fête de l'Internet en est à sa neuvième édition à Madagascar. Ce qui signifie que sa première édition s'est tenue en 1999. Je suis bien curieuse de savoir quelle était la situation cette année là en matière d'accès à Internet... Dommage, le site du FIM (Fête de l'Internet à Madagascar) ne laisse pas d'archives pour remonter le temps... Restent les souvenirs.

De l'usage d'Internet, j'en ai déjà fait allusion dans un précédent article.
Au tout début, Internet m'a d'abord laissée complètement indifférente, puis m'a intimidée.
1995: Ma mère a l'occasion de découvrir Internet et de l'utiliser quotidiennement dans le cadre de son travail. De temps à autre lorsqu'on vient squatter dans son bureau, elle nous parle d' "email", comme quoi c'est très pratique, et fait gagner beaucoup de temps. A plusieurs reprises, elle nous a invité de voir cela de plus près sur son écran, peine perdue. Désintérêt, incompréhension, appréhension également.

1996: Je me décide enfin à accepter de créer mon premier compte email sur Yahoo! Malgré la grande patience de ma mère à expliquer comment ça se crée, comment ça fonctionne et à quoi ça sert, l'intérêt ne m'a toujours pas sauté aux yeux. Il faut aussi dire qu'une adresse email a une utilité que si l'on peut correspondre. Or, en 1996, aucun de mes amis ne disposait d'adresse email, mot qu'on n'avait d'ailleurs probablement jamais prononcé auparavant. Donc pour que mon compte ne soit clôturé pour cause d'inactivité prolongée, j'apprends à échanger des emails avec... ma mère. Tantôt on se connecte sur son compte, tantôt sur le mien. Encore loin du top de la technologie!
Aussi quand elle me vantait tout le bien qu'elle pensait d'Internet, en tant qu'outil pour dépasser les frontières, ou fenêtre sur le monde, je ne comprenais toujours pas en quoi vu que j'échangeais des lettres d'un compte à l'autre. La vérité c'est que je ne cherchais absolument pas à comprendre, davantage préoccupée par mes hormones sûrement et ma crise d'adolescence.

1998: ce n'est qu'en 1998 que je découvre les moteurs de recherche et commence à comprendre qu'Internet ne se réduit pas à l'envoi de courrier qui met une seconde au lieu de 15 jours pour arriver. Et de parcourir des sites dans le cadre de ma poursuite d'études. Et j'ai enfin des correspondants autres que ma mère, à qui écrire. Surfer devient très pratique pour se renseigner sur les filières, les options, les matières proposées par les écoles et universités. Pratique également pour obtenir les dossiers de pré-inscription et pour s'occuper des modalités administratives.
Maintenant que c'est plus clair, Internet commence à attiser ma curiosité.

2000: ce n'est finalement qu'en 2000 que j'en fais un usage intensif, une fois loin de ma famille et cette fois, de manière durable. Internet devient important pour réduire psychologiquement la distance, la séparation. C'est le lien, la dose quotidienne pour recevoir et donner des pensées, du courage, des moments de plaisir tout comme de doute.
Des camarades de promotion me demandaient d'emprunter mon adresse email pour recevoir des emails de professeurs ou autres correspondants. Ne trouvant cela pas pratique pour un sou, et tenant tellement à mon intimité, créer son compte sur Yahoo! a fait l'objet d'une mobilisation spontanée.
Je pouvais écouter une radio malgache en ligne, et grâce à un site qui permettait d'envoyer 20 sms gratuits par jour, je m'amusais à commenter une émission en live, mes sms étant lus par un des animateurs que je connaissais (un p'tit clin d'oeil en passant...).
Internet devenait vital pour maintenir le lien avec ses proches à distance. Et accessoirement pour mes travaux de recherche dans le cadre de mes cours.

2001: constat: j'étais devenue accro au net. Je faisais de tout, recherches, mails, chat, musique, partage de photos, formation en ligne, etc... J'y passais quasiment toutes mes pauses-déjeûner, après avoir avalé en quatrième vitesse le menu du midi, et tous les soirs avant de rentrer. Mes amis ne disaient plus rien, au mieux, ils m'accompagnaient à la salle Informatique où les étudiants pouvaient surfer en libre accès. Mais comme toute drogue, arrive une situation où l'on se dit qu'il y a tout de même un problème. Bon rien de gravissime non plus, juste qu'un jour, un des animateurs de la salle informatique vient me voir à 16h pour me demander si j'avais déjeûné. J'étais là depuis 9h du matin. Et oui, j'avais complètement zappé de manger. Après cet "incident", j'ai décidé d'y passer moins de temps, de mieux organiser ce que je dois faire ou non en ligne, et de profiter davantage du ciel bleu et du soleil.

2002: avec l'arrivée de l'ADSL dans les foyers, tout s'est accéléré. D'internaute passif, lecteur, on devient au fur et à mesure acteur. On tâche de ne plus se contenter de lire, on apprend aussi à proposer des ressources, toujours basiquement en apprenant la base d' HTML.Et contradictoirement, on y passe moins de temps.

2003: je découvre l'Intranet dans l'Institut où j'ai toujours rêvé de faire un stage. Outil très efficace et fort utile dans une organisation et pour la communication interne. Bien que j'ai travaillé dans d'autres grandes structures par la suite, rares sont celles qui en disposaient alors.

2004: c'est décidé, je veux créer mon propre site web, à force d'en discuter avec un ami webmaster. Il me prête les livres pour m'initier à la base et je commence à tâtonner toute seule. Pour finalement me tourner vers le blog, et de continuer à apprendre jusqu'à aujourd'hui.

Internet a fortement contribué pour échanger, rester en contact, réduire la distance de séparation avec ses proches. Une lettre à la poste pouvait mettre un mois pour arriver à bon port.
Internet a beaucoup aidé dans le cadre de mes études, tant en matière de ressources accessibles en ligne, qu'en technique de formation en ligne - une partie de mes cours étaient mis à disposition en ligne -, ou encore en terme d'échanges avec des correspondants à l'autre bout du monde.
Internet a beaucoup évolué, aujourd'hui je peux travailler en ligne, organiser des réunions de collaboration en ligne, réaliser des actions communes avec des personnes connues grâce au net, et ma foi, bien que je n'échangerai certes pas avec la "vraie vie", j'en suis bien contente. J'ai cherché à dépasser l'usage élémentaire d'Internet, mais cela reste un exemple intéressant d'exploiter ces plus vieux mais indétrônables outils d'Internet à des fins modernes.

Rome ne s'est pas construite en un jour. Mais heureusement que Rome existe. :)

 

Annonces, non sponsorisées

16 avril 2008 à 11:30 |  Catégorie  Blog| Box

Je me rassure, la vocation de ce blog ne sera pas de juste publier des annonces de réunions de la team project, ou de la météo. Le manque de disponibilité, et non d'inspiration, se révèle du cas de force majeur, parce que finalement, on blogue pour le plaisir de bloguer et d'écrire. Ecrire... Ce n'est pas ce qui manque par les temps qui courent, jusqu'à l'overdose même, mais pour plus utile que le simple plaisir vais-je dire.

Pourquoi ce titre du post? Parce que dernièrement, enfin, il doit même avoir plusieurs semaines de cela, j'ai reçu ma première proposition de post sponsorisé. Je ne dirai pas par qui, ce serait leur faire de la pub, et c'est là où commencerait leur stratégie commerciale, mais disons qu'il est présenté comme étant la première plateforme française de mise en relation des annonceurs et des éditeurs de blogs.
Le contenu du mail:

Je me présente je suis Community Manager chez (bip), nous sommes une plateforme qui a pour but de mettre en relation annonceurs et bloggeurs dans la cadre de campagnes rémunérées.

Il me semblait que votre ligne éditoriale était effectivement tout à fait dans la problématique de nos futurs annonceurs et je serais très heureux de revenir sur le principe d’(bip) si vous le souhaitez.

En attendant vous pouvez déjà aller visiter notre site Internet (bip) et consulter notre FAQ. Vous pouvez aussi visiter notre blog, pour retrouver un TOP 5 chaque semaine de nos meilleurs articles ce qui vous donnera un aperçu de notre activité et de nos annonceurs.

Ma ligne éditoriale était? Ne pas se réjouir trop vite, ma ligne éditoriale sera. Si j'avais du temps à perdre, j'aurais demandé quels genres d'annonceurs seraient intéressés à publier dans mon blog. Si...
Mais je fais partie de ces bloggueurs et lectrice de blogs anti billets sponsorisés. Certains avanceront la nécessité de financer une partie de leur quotidien et se réjouissent des sommes qu'ils perçoivent. Ca les regarde, tout comme à moi de choisir de ne pas les lire. D'autres, aux blogs tout d'abord intéressants car non pollués par cette pratique, finissent par perdre toute spontanéité et objectivité dans les analyses qu'ils font, puisqu'ils sont payés pour en dire du bien. Et hop, zappés du lecteur RSS!

Je ne suis pas à vendre pour vanter lorsque je ne le pense pas ou n'en suis pas intrinsèquement convaincue. Chaque mot, phrase, article dans ce blog a été écrit spontanément, tel que je l'ai pensé au temps t.
A contrario, j'ai des tonnes de mails qui relaient des infos, des projets, des interpellations sur des sujets graves que je partagerai avec grand plaisir, par plaisir purement gratuit. Sans préciser le quand. :)
Et devant la demande d'infos assez pointus de certains mails, comme pour la préparation d'une thèse, au mieux je fais suivre aux bloggers amis maîtrisant le domaine (ex: tourisme durable), autrement, il faudrait vraiment envisager d'insérer un forum dans ce blog... A la façon de celui de Lonely Planet. Sinon, non, je ne suis pas une professionnelle de tourisme, je n'ai pas d'agence de voyages, même par extension de mes connaissances. Mais j'aimerais bien passer ma vie juste à voyager.

Et les Adsense rajouteront certains? :) Ils aident beaucoup, à rentabiliser les frais générés sur Internet. Et uniquement pour cela. Ceux que j'ai insérés concernent uniquement ceux dans ma colonne de droite, mais je commence à me sentir sérieusement envahie avec ces autres qui ont fait leur apparition dans ce blog, indépendamment de ma volonté. Comme pour annoncer qu'il est l'heure de bouger... Sans préciser le quand. :)

Ca tombe bien, le prochain post sera une annonce. Gratuite. Pour une rencontre.

Dites Pâques mais surtout pas printemps

25 mars 2008 à 16:35 |  Catégorie  Blog| Box

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Côté pile (lire: le boon côté, surtout en chocolat) Pâques


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Côté face (sans commentaire)

A choisir, vaut mieux un dé pipé finalement...

Nage, cours, vole et reviens

03 mars 2008 à 23:30 |  Catégorie  Blog| Box

Après "dis-moi qui tu fréquentes et je te dirai qui tu es" et "dis-moi ce que tu manges et je ne suis pas certaine de dire qui tu es", voici "dis-moi quel sport tu pratiques et ce que ça t'apporte".

Mon père disait souvent que les compétitions sportives forgent la personnalité. Hormis un tournoi de ping-pong où j'ai gagné la coupe avec beaucoup de hasard et d'opportunités, le seul sport de compétition qui m'aurait botté était l'aïkido. Mais les deux seuls clubs que je connaissais alors à Antananarivo ne m'intéressaient vraiment pas.
Jusqu'à découvrir que son meilleur allié c'est soi, et son meilleur adversaire, c'est soi aussi. Jusqu'à découvrir la plongée sous-marine en fait. Car nul n'ignore depuis le début l'objet de ma passion qu'est cette pratique et l'élément dans lequel on y évolue.

poisson_vanille_fraiseLa plongée sous-marine
La plongée procure des sensations que ne peuvent connaître ceux qui ne l'ont jamais pratiquée. Le snorkeling n'en est qu'un pâle aperçu. Si j' aimais à me relire, alors ce serait encore une fois ce que procure la plongée. Même après avoir parcouru des écosystèmes terrestres les plus divers, rien ne vaut de baigner dans le monde sous-marin. mandarinLes sens réagissent autrement, les codes sont différents, la biodiversité encore plus étonnante et encore plus originale. On aurait dit que Dieu a esquissé les espèces terrestres au fusain, et qu'il s'est mis à peindre les biocénoses du grand bleu. C'est ce que je me dis à chaque fois que je vois un Pseudochromis paccagnellae (poisson Vanille-fraise) ou un
Synchiropus splendidus (poisson mandarin, un des plus remarquables en matière de coloration).
Et plus encore.

J'aime la plongée pour les sensations uniques de liberté qu'elle procure, pour un monde qui se découvre au mérite et parce qu'à mon avis il s'agit de l'une des pratiques qui enseigne la plus grande humilité face à la nature. On pourra inventer tous les mélanges et techniques possibles pour rester plus longtemps immergés, la nature nous rappelle que nous en sommes qu'un élément qui s'y adapte et non qui s'y impose, où nous mesurons nos propres limites. C'est très bien ainsi. Cela permet de profiter de son dernier palier de décompression à -3m, où la vie en couleurs explose, les rencontres parfois étonnantes avec une espèce plus curieuse que d'autres, de profiter de la magie de la lumière avec ces perspectives de diffraction et réfraction multiples et variées, profiter de ce silence qui n'en est pas un, après avoir surmonté parfois ses propres peurs, et maîtriser sa frénésie. Etre son propre allié et son propre ennemi, cultiver son self-maîtrise, prévoir sans être prévisible.

La randonnée en moyenne montagne
IMG_4288A l'opposé, j'ai découvert il y a à peine quelques années la randonnée en moyenne montagne. Je vois dans cette pratique une métaphore de la vie... Déjà selon notre équipement et moyens, nous ne sommes pas égaux face à ce qui pourrait advenir. Initiée par Tonnum qui pratique depuis l'âge de 7ans, j'ai investi dans de bonnes chaussures en Gore-Tex, et ai pris les bons réflexes tels que s'équiper de vêtements imperméables et chauds même si l'on part sous un 24°C fort ensoleillé; apporter un second tee-shirt, des fruits secs, manger des féculents et sucres lents au déjeûner; boire, ni trop ni pas assez; les règles de civisme. La montagne se vit, mais ne se laisse pas maîtrisée.
Aussi, bien qu'à l'abri d'aucune ironie du sort, la probabilité que je me foule la cheville doit être moindre que ceux qui marchent dans la rocaille avec leur tennis de ville, ces inconscients.
Le premier jour, essai en douce, un petit tour de 45 min pour admirer une cascade. Puis l'entrée en la matière à partir du second jour. Effectuer un dénivelé de quelques +1000m en 4h ou 5h... Au début, on a la pêche. Très vite, son corps prend malin plaisir à cracher tous les excès qu'on lui a fait subir. A ce moment là, on se dit, je ne fumerai plus, je ne boirai plus, je ne... Puis les premières pauses pour quelques fruits secs salvateurs. On sent son corps puiser dans ses ressources. Mais on est motivé de voir le paysage évoluer et s'embellir en prenant de l'altitude. D'autant qu' au fur et à mesure que l'on monte, on rencontre de moins en moins de monde. C'est simple, le soir, le village grouille de monde, dès 500m de dénivellé, cela réduit d'un facteur 100, au moins. Puis on commence à exiger beaucoup de son corps, voire jusqu'à tester ses limites. On est à la traîne, le coeur s'emballe par moment, la température augmente, chaque pas peut devenir un supplice, où l'on peut arriver à se dire "putain,je vais crever", mais on les enchaîne tout de même, de plus en plus lentement, mais sûrement. Car d'autres sont devant, et s'ils y arrivent, on peut aussi.
0064h d' efforts intenses plus tard, au bout de ses forces, en sueur, on pose son sac à dos au bord d'un torrent de montagne. La vue est magnifique, imprenable, enivrante devant la beauté de cette nature, telle que l'on ne l'aurait jamais imaginée d'en bas, avec une folle envie de crier à plein poumons "Ayé!"! On change de tee-shirt, on attend que la température corporelle baisse un peu, puis on trempe ses pieds dans cette eau pure et fraîche. La récompense...
L'on est surpris de constater combien le corps récupère vite, très vite, malgré l'impression d'avoir atteint ses limites peu de temps auparavant... Après déjeûner, une petite sieste sur une pierre plate au bord de l'eau, puis on continue encore 1h ou 2h, avant de redescendre en 2 à 3 fois moins de temps. Cette moindre durée peut parfois être frustrante, mais on redescend pour apprécier un site tout aussi beau et original le lendemain.
La randonnée permet de profiter de la nature en testant son sens de l'effort et d'endurance, où l'on est son propre allié pour peu qu'on en veuille et son propre ennemi si on n'y croit pas ou abandonne.

Le golf
IMG_4550Pour répondre aux vannes de ceux qui se reconnaîtront, non je ne m'embourgeoise pas, et confirme ne pas avoir l'âge de rouler en Mercedes classe S ni de jouer au golf. ;)
Et oui, je détestais ce sport auparavant pour l'image snob et m'as-tu-vu-iste que je voyais en ceux qui la pratiquaient. Jusqu'à ce que Tonnum, aussi allergique que moi des frimeurs et autres brasseurs d'air, soit invité à en faire et rentre un jour en s'exclamant "je veux jouer au golf, j'adore!"
Ayant la chance d'avoir un club ouvert non loin et proposant une formule 'Tous au golf" bien plus accessible que les clubs semi-fermés, j'ai donc découvert. Et d'appréhender la philosophie de ce sport, ainsi que d'apprécier ce qu'il apporte.
Dans ce forfait, on bénéficie de 80 balles pour le practice, afin d'apprendre puis de perfectionner ses mouvements, ainsi que du parcours-école à 3 trous. On y rencontre de tout. Du fils à papa complètement immature, limite idiot mais bien sapé, qui se la pète en voulant en mettre plein la vue, qui te mate du coin de l'oeil jusqu'où va ta balle et qui se dépêche de vouloir taper plus loin, mais tout juste apprenant, sans style et vraiment pas à l'abri des airshots; aux seniors, posés, qui pratiquent de longue date et qu'on aime à regarder pour apprendre ou pour juste apprécier la grâce d'un beau swing.
Après avoir justement essuyé des dizaines de swings foireux, on vient à en faire quelques-uns plus ou moins réussis. La différence surprend, à peine un son au moment où la balle décolle, et nul besoin de taper fort pour obtenir une belle et longue trajectoire. Tout est dans la maîtrise et le perfectionnement, pas besoin de brasser beaucoup d'air, et la force n'a de sens qu'une fois le geste maîtrisé. Sur le parcours à 3 trous, l'objectif est de faire les 3 trous en un minimum de coups. Frapper juste, et savoir doser à point. Facile à dire, beaucoup moins à appliquer, en débutant...
Le golf demande beaucoup de concentration tout en ayant l'air détendu, même lorsque ça paraît gagné d'avance. Et l'on attrape vite le virus de vouloir s'améliorer en continu car son premier adversaire, c'est soi.

Ca tombe bien, au printemps, je me mets à la voile. C'est décidé.

Le fil RSS, c'est pratique, les newsletters aussi

02 février 2008 à 11:30 |  Catégorie  Blog| Box

Pas plus tard que cette semaine, j'expliquais à Avylavitra en quoi consistent les fils RSS et comment les utiliser. Ceci dit en passant, impossible d'être claire en malagasy, plus à l'aise en français. ;)
Les nouvelles viennent à nous, et voilà un sacré gain de temps ainsi qu' une sélection parfois sévère d'un seul coup d'oeil. Time is money, autant lire que ce que l'on juge utile et nécessaire.

Pratiques également, les newsletters.
Ce blog (enfin son auteur) se retrouve abonné, je serai tentée de dire parfois à son insu dans le sens où je n'ai pas fait de démarche dans ce sens, mais dans bien des cas, cela m'arrange de  découvrir de nouveaux sites, collectifs, actions, nouveautés, malgaches ou liés à Madagascar, et  de recevoir leurs actualités.
Dans la mesure de mon temps disponible (et c'est là toute la question), j'aspire à les relayer, sous certaines conditions. A noter en effet que, malgré les thèmes sur le tourisme, les voyages et les facettes culturelles ici traités, ce blog ne peut se lancer dans la publicité tout court, de telle ou telle agence de voyages, si originaux ou tentants que puissent être leurs circuits, ou autres professionnels non liés à internet et au blogging. 
Il n'a pas eu, n'a pas ni n'aura cette vocation... :)

Bonne Année 2008

03 janvier 2008 à 09:47 |  Catégorie  Blog| Box

2007: Année sympathique, rencontres, voyages, et surtout déménagement avec une joie incommensurable pour tourner la page (il y avait une erreur dans le titre).

2008

Bonne Année 2008 - Meilleurs voeux à tous

2008: on espère autant, et surmonter la procrastination, arrêter la procrastination, bannir la procrastination...

Krismasy sambatra

26 décembre 2007 à 12:31 |  Catégorie  Blog| Box

Pour rebondir sur mon asociabilité assumée, petite anecdote du jour.

Pour placer l'anecdote dans son contexte, Tonnum est du genre à surfer uniquement pour raison pragmatique, a contrario, je butine dans tous les sens... Il lit rarement ce blog, et toujours avec moi. Ambiance de fin d'année peut-être, j'étais toute étonnée qu'il me demande de butiner avec moi. Cool! Et à force d'entendre ma soeur prononcer Facebook, Facebook, au téléphone, finissant par titiller sa curiosité, il a voulu voir en quoi consiste ce site.

Tattum: " Oui mais si tu veux voir comment il fonctionne, tu dois créer ton compte au préalable."
Tonnum: " Bof, non. Mais tu as un compte toi, non?"
Tattum: " Oui... Si tu veux, on utilise le mien alors."
Tonnum: " C'est mieux, je ne vais rien en faire de mon compte."

J'ouvre donc mon compte, et commence à lui expliquer les différents champs de mon profil, la liste de mes contacts, les applications, la boîte email intrinsèque, le principe des intéractions, etc...

Tonnum: " Ah y en a un qui t'a envoyé plusieurs messages. C'est qui?"
Tattum: " C'est bien là toute la question. Mais ici, dixit les addicts, les amis de tes amis sont tes amis, tu sais..."
Tonnum: " Et c'est normal qu'il t'envoie des bisous ainsi?"
Tattum: "Ben euh... C'est quoi la norme?"

De ma part, ma réponse raisonnait plutôt comme une cinglante ironie. Ce qui n'était absolument pas le but. Mais c'était fait. Heureusement que mes rétorques vaseuses ne datent pas de la dernière neige.

Tattum: " En tout cas, ce sont des pensées de Noël on ne peut plus groupées. Tous ses amis l'ont reçu. Noël rend expansif, il n'y a pas de mal en soi, non? "
Tonnum: " Moui... Mais là franchement, je ne vois pas en quoi ce site est intéressant et fait tant parler de lui..."
Tattum: " Moi non plus!"
Tonnum: " Bon ok, vu. Tu te déconnectes?"

Viii...
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Note 1: penser dans la semaine à faire moins ma sauvage... Joyeux Noël encore.
Note 2: c'était très sympa Noël au fait. Gastronomique sans excès. J'ai également ri à faire découvrir à mes tantes, cousins, cousines à Antananarivo l'avantage de discuter sur Skype, qui ont pu apprécier ma nouvelle coiffure. ^-^

Miscellanées de Noël

20 décembre 2007 à 22:12 |  Catégorie  Blog| Box

Le sapin est prêt depuis le début du mois, ce qui est rare, le plus beau que j'ai sûrement fait depuis, en rouge et or toujours... Le thermomètre baisse, à des températures négatives comme encore jamais connues, jusqu'à -10°C. On a été prévenu, on est dans le Nord-Est. Et pas si loin se trouve un coin dûment qualifié: la petite Sibérie... A point nommé, jusqu'ici! Heureusement qu'on a fait découvrir les marchés de Noël aux amis spécialement venus pour l'occasion le week-end dernier, lorsque l'hypothermie était encore supportable. Même pas fini saoul pour un pichenet, pas d'abus au vin chaud. Manquerait juste que je me prenne pour Mary Poppins, emmitouflée dans 5 épaisseurs, trois tours d'écharpe, un bonnet (d'âne) rouge et des gants du bout des doigts.

Pourtant le moral et le verre à moitié plein sont là, peut-être parce que ne baignant pas non plus dans la frénésie de la société de consommation, exacerbée en cette fin d'année. A me demander si apprendre à utiliser un nouveau CMS pour un projet désormais lancé, ne me préoccupe pas plus que les lumières de Noël. A côté, Wordpress est presqu'un plaisir! Mais non, je n'en suis pas là, enfin, parce que ça y est, j'ai enfin compris comment il fonctionne ;) , juste qu'il faut patienter que la bonne version et ses extensions compatibles attendues juste depuis 3 ans donc sortent. Je disais donc, rien ne sert de courir, il faut partir à point... :)

Ca laisse le temps de profiter des fêtes, de prôner l'épicurisme, et de butiner sur les CSS3 lorsque je traîne sur internet. Je déteste les codes et les langages, je remercie chaque jour d'avoir choisi une spécialité autre que bioinformatique, mais adore les résultats du webdesign. Ca vaut bien de ne pas être trop inculte sur le sujet, sans se prévaloir pour autant d'une quelconque étiquette, ne réduisant pas le webdesign à un simple remplacement de couleurs d'un thème tout prêt. Remplacer un #OOOOOO (= couleur noire) par un #BCDC54 (= vert) est à la portée de qui voudrait. Car à ce sujet, pour l'avoir lu plusieurs fois, je partage cet article de Jeff Croft. Chacun son domaine, j'en dirai autant de ces soi-disants acteurs de la protection de l'environnement surfant surtout sur la vague verte qui ne sauraient même pas définir ce qu'est un biotope. Je suis d'accord qu'un métier, qui plus est lorsque les bases ont logiquement été acquises par une formation plus ou moins approfondie, ne peut être usurpé gratuitement par tout venant, qu'il soit en manque de réelle compétence, ou de bonne volonté mais loin d'être pro, ou juste inspiré sur le moment. Ceci dit, je me concentre moi-même sur un dérivé de ma vocation première et m'intéresse au webdesign en parallèle. Un jour, j'y reviendrai... J'espère vraiment, mais pas ici.

Enfin, si vous avez trouvé l'astuce du jour, qui a été de sauter les deux paragraphes précédents, j'en viens à l'essentiel:

Bonnes fêtes de Noël et de fin d'année à tous

Joyeux_No_l_2
Paris, Freezeland - 2007

De l'usage d'internet

14 novembre 2007 à 22:01 |  Catégorie  Blog| Box

Il est courant de lire comment on est arrivé à blogguer, mais moins souvent comment on est arrivé à surfer. Pourtant, il y a bien une première fois pour tout.

Pour reprendre le manifeste d'internautes malagasy, inciter ceux qui sont déjà connectés à aller au delà de l'usage élémentaire (mail, chat, lecture de pages web, fréquentation de sites de rencontres) figure parmi les premiers objectifs que nous souhaitons atteindre dans le cadre du projet de développement d'internet à Madagascar. Cela ne pourra bien entendu se faire sans une bonne connaissance du terrain, de la réalité du quotidien, et sans dialogue avec les protagonistes.

Aujourd'hui
Aussi, je me demandais quel discours et quelle approche adopter face aux "Petites fiancées de l'internet" [bookmark via Barijaona], par exemple... Cet article du journal Le Monde m'a fait rire à bien des égards, relatant la quête du vazaha - bientôt époux - en ligne pour un monde meilleur, ainsi que la situation des couples franco-malgaches souvent à écart d'âge important, issus de rencontres sur internet, à Antsiranana (Diégo-Suarez, au Nord de l'île). Je vais éviter de paraphraser cet article à lire, mais je ne peux m'empêcher de citer des extraits où le ton est donné: vrai (ici un RMIste est riche), direct (Les vieux ils ont plus d'argent), drôle ("Il venait de découvrir que sa fiancée ne parlait pas un mot de français. Il était logé dans sa future belle-famille et ne voulait pas la vexer. Alors, il comptait sur moi pour échapper à ce mariage."), et enfin interpelle ("Les Blancs sont plus gentils, plus doux que les hommes malgaches." ou encore "les Zanatany (les Français nés à Madagascar ou installés sur l'île depuis longtemps), ils sont tropicalisés, ils sont pas mieux que les hommes malgaches").

Les petites fiancées de l'internet (Le Monde)
Les petites fiancées de l'internet (.pdf)

On ne peut juger si dépenser une fortune à "pêcher" le papy charmant en ligne relève d'une solution facile face à un désespoir à mesurer et s'il n'existe vraiment pas d'autres moyens davantage conventionnels, car au fond, on y retrouve persévérance, pugnacité, volonté, stratégie, patience et don de soi! :D
Mais d'une part, on a envie de leur diffuser "l'envers du décor" (lettres à toutes les soeurs cette fois), et d'autre part, envie de renseigner comment créer un site web pour que le flux soit entrant et non le contraire, comme sur le thème du tourisme solidaire par exemple, à l'instar d'Aina Madagascar, le cadre de cette partie Nord de Madagascar s'y prêtant à souhait.

Mais avant de lire cet article, je me reposais sur le fait que durant ces vacances à Madagascar, j'ai initié comme je pouvais une personne novice et débutante en matière d'internet. Exercice difficile... Par où commencer, comment expliquer simplement pour démystifier, quels réflexes inculquer, quel vocabulaire essentiel, etc... Cela faisait longtemps que je n'avais vu quelqu'un buter sur la page d'accueil, à lui expliquer ce que cela signifie, que cela peut se personnaliser, je ne réalisais pas que chaque détail comptait.

Hier
arobasePourtant, bien que ma génération ait eu un accès précoce aux moyens technologiques, ayant aidé à ce que je sois plus vite autonome, je suis aussi passée par la case "découverte d'internet", ce que j'avais complètement occulté jusqu'ici...
Oh, cela n'avait rien de bien original.
1996: ma mère, toute contente de me faire découvrir internet, m'aide à créer mon premier compte email sur Yahoo!
Ca y est, je sais ce que signifie Yahoo!, à siroter un verre avec des geeks, on finit par chercher des réponses à des questions que l'on ne se posait pas! :)

1996 à 1997: rien, à part entretenir le compte email en échangeant des mails avec... ma mère. D'ailleurs, je n'ai pas vraiment compris ce qu'est internet, ce qu'on entend par "fenêtre sur le monde", et cela m'effraie quelque peu à vrai dire.

Puis à partir de 1998, je commence à utiliser les moteurs de recherche, à  accéder aux sites  d'écoles, instituts et universités susceptibles  de m'intéresser, et à étendre mon carnet de contacts. Puis le déclic commence enfin, ayant cette fois saisi l'utilité d'internet, son usage et son étendue.
Je commence véritablement à surfer quotidiennement en 2000 en France, à partir des salles de connexion réservées aux étudiants, à l'époque encore peu fréquentées. D'ailleurs, certains de mes camarades de promo me demandaient s'ils pouvaient faire parvenir leurs emails à mon adresse... Flou complet encore.
Mais internet s'avère un moyen pratique pour effectuer des recherches sur mes études et surtout pour rester en contact avec mes proches à Madagascar, d'abord avec les mails, puis le chat sur Caramail avant de saturer bien vite, ou encore l'envoi de sms en ligne, dont j'ai usé et abusé. Rien de bien original donc... 

Puis second déclic, à cette fois surfer de manière plus active et non passive, ce jusqu' aujourd'hui.
En matière d'étapes très synthétiques, je dirai: m'inscrire sur Ebay, changer d'adresse email suite à un piratage, créer ma première galerie photos, apprendre à créer un site web, et pour revenir au sujet qui intéresse classiquement, découvrir le blogging avec le Journal de Max, lire des blogs, débuter mon premier blog (version découverte et essai), puis celui-ci, et on connaît la suite.
Ah! J'ai oublié ma première rencontre et première connaissance grâce au net en 2001. Mais que je précise tout de même, non pas à l'issue d'un chat sur Caramail, ni en version plan drague à deux sous, juste que dans la salle internet, nous étions assis l'un à côté de l'autre, et l'on s'en est rendu compte au moment où je quittais mon poste.

Voyez-vous, même avec les milliards de probabilités grâce à internet, le monde est petit, et que dire, le monde de la blogosphère malagasy est petit! 

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