Destination 47°38N 06°51E : arrivée
13 novembre 2007 à 10:25 |
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Quelques 24°, Celsius, en moins au meilleur de la journée, 800m plus bas et quelques 10000km plus loin, il reste... internet. :) De retour sur le net, que je n'ai finalement pas vraiment quitté non plus à vrai dire.
Vous avez été quelques-uns à avoir exprimé leur agréable surprise que je n'ai pas complètement été déconnectée durant ces dernières semaines. Semaines durant lesquelles j'ai finalement réussi à publier 8 posts, même courts, à charger des photos du marché COUM, et surtout à travailler pour stabiliser la version 3.0 de Malag@sy Miray.
Bonne nouvelle en effet: la connection internet s'améliore peu à peu à Madagascar, bien que l'on ait hâte d'être en 2009 où l'installation du backbone devrait être achevée, mais j'aurai l'occasion de revenir sur ce sujet.
Ce retour au pays a été différent de tous les cas de figure vécus depuis que je rentre pour les vacances chez moi... Différent des fois où je retrouvais la famille à Antananarivo avant de partir profiter du littoral, et à l'opposé de mon précédent séjour avec Tonnum où nous étions partis en vadrouille et à peine restés dans la capitale et non moins ma ville natale.
Je suis en effet essentiellement restée à Antananarivo, ponctué de quelques escapades le temps d'une journée, mais je ne suis pas allée profiter de mon élément. Par choix, pas eu envie, d'y aller seule (enfin, sans Tonnum), pas eu le temps, chaque semaine ayant été ponctuée par une date importante où je ne pouvais m'absenter, et un brin non-confiante lorsqu'une amie propose d'aller à Mahajanga, puis à J-1, décision prise pour Morondava finalement... Pas cette fois-ci, une autre fois peut-être, la prochaine fois sûrement.
Mais je n'ai pas vraiment eu le temps de m'ennuyer, et c'était important de me replonger dans le quotidien de ma ville et de ma famille, même si je le vivais avec une échéance. Je dois dire que cela m'a fait du bien, pour me ressourcer car aucun autre voyage ne vaut de rentrer chez soi, et pour vivre les réalités sur place, plutôt que de les supputer de loin et à travers la fenêtre qu'est internet.
Il y a bien entendu tant à dire, à distiller au fur et à mesure. :)
En attendant, le retour a pris des allures thérapeutiques! Avec de la musique passée en boucle dans l'avion: entre jazz et électro, ou les deux, à repasser l'album Tourist de Saint-Germain (parmi mes préférés d'entre tous, et allez savoir s'il y a là un message subliminal!), à du commercial mais qui donne toujours la pêche comme David Guetta ou Bob Sinclar, ou encore les albums malagasy que je viens de ramener (gros coup de coeur, présentation à venir), sans oublier Sergent Garcia (pour le concert avec Vahombey en début de partie que j'ai raté, arrgh!!).
Puis un arrêt à Paris, sur images, du château de Versailles (enfin visité la galerie des Glaces), du spectacle "Les monologues du vagin" (bien aimé, le spectacle), de Saint-Germain des Près (pause au café "Les deux magots"), d'une exposition sur les traces de Bouddha au Musée des Arts asiatiques (magnifique), et du côté du Boulevard Haussmann (ambiance de Noël déjà au rendez-vous).
En deux jours... Allures thérapeutiques par nostalgie des joies et déconvenues du début de la saison des pluies, en repartant tout simplement, et pour me préparer à cet hiver qui a accueilli avec ses premières neiges samedi dernier, à 47°38N 06°50E.
Actuellement? En quête de concentration...
Amo l'Italia
05 septembre 2007 à 17:29 |
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Un de mes plaisirs d'être en Europe reste de pouvoir bénéficier de bons plans de voyager... en Europe! Bon, il y a également l'ADSL, qui relance une fois de plus mon admiration pour ceux qui bloguent du pays, parole de geek que semble être Thierry Andriamirado, à Antananarivo. De par un investissement nécessairement moins important que si je partais de Madagascar, vu la distance et le taux de change. Aussi, tant que possible, j'en profite.
Venise n'est plus à vanter de valoir le coup d'être visitée à deux,
que ce soit en période de carnaval ou pas. Que celui ou celle qui a
goûté aux douceurs de la Toscane ne soit piqué par le doux virus de la
Dolce Vita. Et ce n'est pas Hery installé en Italie qui dira le contraire!
Mais on a décidé cette fois de poursuivre notre
tourisme lacustre (cqfd: après les lacs suisses, on enchaîne avec les
lacs italiens) en choisissant de poser nos bagages au Lago di Como (Lac de Côme), Lago di Como
(Lac de Côme), qualifié de "sublime" par Stendhal. C'est assurément beau,
avec ses petites villes et villas qui font la renommée de ce coin du
monde, au bord d'un beau lac, nichés dans des paysages préalpins de
toute beauté à toute heure de la journée.
Benvenuto in Italia
Le bonheur de passer de
l'Alsace à l'Italie est incommensurable, lorsqu'on adore la cuisine
italienne, où tout ce qui est devenu commun se regoûte avec
délectation, des pasta aux pizze (moitié moins chères qu'au restaurant français et pourtant 5 fois meilleures!), des gelati (glaces) à la panna cotta, ou encore du café macchiato ou marrochino à en tomber.
4
boules de glaces quotidiennement, plus tout le reste, ne pouvaient
passer anodinement! Mais la conscience (du) physique était également en
vacances. Pourtant, les locaux gardent une belle ligne, normal vu
leur culte de la beauté, bien qu'on ait lu que les Italiens consomment
en moyenne 14kg de glace par an, ce qui paraît probable vu qu'ils en
mangent à longueur de journée. En tout cas, j'ai eu droit à mon nuage
rien qu'à moi, car j'adore la glace, et qui plus est la glace
italienne, irrésistible! Mais cela pourrait expliquer ces balances
pèse-personnes que l'on trouve un peu partout, moyennant 0.50€, elle
vous détecte le moindre gramme! Aargh!
L'italien, la langue tout d'abord, est d'un charme fou, sûrement la plus belle langue, que on ne se lasse d'écouter. Quant aux Italiens, hommes et femmes, ils n'ont bien entendu pas perdu leur réputation de séducteurs. Couple possessif ou paranoïaque s'abstenir, un grand sens de l'humour est de rigueur, et on a bien ri. Ils sont incroyables! Le pire (on va dire ça comme ça), c'est que bien qu'il ne soit pas dans mes habitudes de me retourner dans la rue, ni même de fixer, mais certains possèdent un réel côté pas nécessairement beau mais juste magnétique. Et ils aiment qu'on les regarde (bon Tonnum vous dira la même chose des femmes!). Oups, le mur, pas réalisé! Mince, un poteau, pas vu! Euh, scusi, deux secondes, j'ai les jambes qui flanchent! Ou alors, la mâchoire qui tombe! Bon, ils ne font pas unanimement cet effet non plus, heureusement (on va dire ça comme ça).
Les villas du Lago di Como
Le Lago di Como est réputé pour ses villas ayant appartenu aux grandes familles lombardes, dont les Visconti.
Je retiendrai la Villa Erba, à Cernobbio qui fut la propriété de Carla Erba dans les années 20, la mère du cinéaste Luchino Visconti
et où ont été récemment tournées des scènes d'Ocean's Twelve; la Villa
Carlotta à Tremezzo avec son jardin botanique, à l'italienne avec
statues, escaliers et fontaines; et celle qui remporte la palme: la
Villa Balbianello à Lenno, étonnante, magnifique, superbe, bâtie pour
le cardinal Angelo Maria Durini et léguée par son dernier
propriétaire, l'explorateur Guido Monzino, au Fondo per l'ambiente
italiano (FAI - Fonds pour l'environnement italien). Tant la loggia
surplombant la propriété, que le jardin, ou encore l'intérieur de la
villa qu'on a eu la chance de visiter.
L'on ressent une certaine
émotion devant la bibliothèque de collections de livres de la toute
première édition des grands écrivains qui ont marqué les différents
siècles, leur état ne tromperait pas, ou encore dans la salle de
collections d'art premier, qui d'habitude me dérangent plus qu'autre
chose, mais il semblait avoir une ou plusieurs âmes dans cette pièce...
Cette villa a également été le cadre de tournage du second épisode de
Star Wars (j'aime pas) ou de Romance sur le lac avec Uma Thurman (je
préfère), ou encore de Casino Royal, le dernier James Bond (j'aime
pas). Mais avec ou sans ces références hollywodiennes, on reste
facilement des heures dans cette propriété.
Autrement, rien ne vaut la
quiétude et le charme des petites villes épargnées par le tourisme de
masse qui enlève décidément toute authenticité et donc intérêt. Pour
cette raison, nous ne sommes restés qu'une heure à Bellagio pourtant
présentée comme la perle au milieu du lac, lieu de rendez-vous du gotha
milanais, attirant ainsi sa part de m'as-tu-vu, de parvenus ou juste de
frimeurs à deux balles. Cela montre, s'il fallait le confirmer, que
l'argent ou le semblant d'argent ne saurait garantir certaines valeurs,
telles que le bonheur certes, mais aussi la classe et le bon goût. :)
Avec nos habits Quechua, et fiers de les porter, nous avons préféré
reprendre le bateau et nous poser là où il n'y pas besoin d'être vu
pour exister.
Il n'y a pas à dire,
changer d'air redonne la pêche, l'humeur, et accessoirement, l'envie de
perdre des kilos, de se remettre au pastel, de lire la biographie de
Monzoni, de revoir sa liste de courses hebdomadairement, d'apprendre
cette fois l'italien couramment, etc... La prochaine fois, on passera
par Roma, aspirant à la Croatie, Majorque, la Crète, etc...
Ah si je pouvais vivre du voyage!
7/07/07 sur fond de Live Earth
07 juillet 2007 à 23:45 |
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Humeur du post: fourre-tout façon coq à l'âne, hâché comme son auteur en fin de semaine
Malgré une semaine très chargée (boulot, boulot et encore boulot), c'est avec amusement que je n'ai pas raté de relever dans un post cette fameuse date propice à tous les engouements et autres actes ou actions mémorables ... Et de visiter quelques sites et blogs qui en parlent, par pure curiosité.
7, chiffre sacré? Superstition ou conviction, il a toujours fait couler beaucoup d'encre.
Comme:
Sept désigne la totalité des ordres planétaires et angéliques, la totalité des demeures célestes, la totalité de l'ordre moral, la totalité des énergies et principalement dans l'ordre spirituel, symbole de vie éternelle chez les Egyptiens, etc...
Sept est , je cite,le nombre de l'achèvement cyclique et de son renouvellement. De ce fait, il comporte une certaine anxiété par le fait qu'il indique le passage du connu à l'inconnu: un cycle s'est accompli, quel sera le suivant?
J'ai pratiqué il fut un temps la numérologie, et c'est cette même numérologie qui m'a permis de connaître la meilleure des collaboratrices avec qui j'ai eu l'occasion de travailler, aussi incongru ou subjectif que cela puisse paraître. Mais aujourd'hui, hormis le fait de me sentir envahie de plénitude, de sérénité et de fatalité philosophie, je n'ai rien entrepris de particulier pour autant.
Hasard du calendrier ou pas, une bonne nouvelle toutefois: je dé-mé-nage! Oui bientôt, en France(1) pour l'instant, dans une ville, qui figure sur une carte, de France et non juste d'Alsace. Ma (enfin notre) manière de trancher lorsqu'une situation ne me convient pas: pas de tergiversation, puisqu'on n'a pas la prétention de vouloir changer les choses, on va voir ailleurs si on y est. Et on y sera! :) Fêté au champagne, si, si!
Et une idée qui m'est venue ce matin, au milieu de tous les projets qu'il reste à gérer et clôturer (oui, je suis un peu maso): à partir de ce jour, je me lance une nouvelle série, "Sary iray isan'andro" (une photo par jour), que je pourrai mettre dans ce blog, ou dans mon album Flickr ou que je garderai dans ma sphère offline, en tout cas que j'enverrai quotidiennement à ma famille à Madagascar.
Autrement, l'évènement qui fait parler de lui ce jour s'agit du Live Earth, initiative écologique en version musicale planétaire, mouvement pour la sensibilisation sur le réchauffement de la Terre. Je ne dis pas lutte, car bien que je trouve l'initiative intéressante, je ne suis pas non plus convaincue que l'impact de 24h de concerts dans de grandes villes comme Sydney, Tokyo, Kyoto, Shanghaï, Londres, Hambourg, Johannesburg, New Jersey, Washington ou Rio de Janeiro, qu'une telle mobilisation de moyens, d'énergie et de déplacements soit si bonne en ce jour J pour notre planète... Cela n'aurait pas été plus mal de dépenser ces moyens dans des actions concrètes en prévision au secours des millions de réfugiés écologiques, dont des milliers ont entamé leur migration. Et puis, si ce n'est pas de la bonne communication pour l'entreprise ça, sponsoriser un projet sur un tel thème, de la part d'un secteur à vocation exemplairement écologique que celui de Chevrolet et consors?! Ironie de rigueur bien entendu.
Comme dit dans le clip de la nouvelle chanson de Madonna pour l'occasion, "Hey you", one day it will make $en$e. Avec des $$$$$$$i, on referait le monde. :)
Sur fond de dépit, je constate cette semaine, qu'à la même longitude, il faisait frais dans le Nord-Est de la France au point de se croire au mois de Novembre, qu'il brûle au sens propre comme au figuré dans le Sud, et qu'il a neigé dans les Alpes. Sans parler de toutes les catastrophes liées au climat de ces dernières semaines... Que dire sinon que l'homme le mènera à sa propre perte et nous sommes sur la 4 voies. Pour le mot de la fin, nous nous contenterons d'un "Nous savions". Enfin, je ne parle pas tant de ceux qui ont cligné des paupières au XXIè siècle, mais plutôt de ceux qui le clament depuis la révolution industrielle.
Allez, de bonne guerre, toute révolution a été accompagnée de courants musicaux marquants. Aussi ne me suis-je pas arrêtée sur ce constat désolant et désolé, puisque j'ai profité de regarder un moment les concerts en live, en ligne, et de faire ainsi le tour du monde de mon écran. Et bonne surprise, au concert en Afrique du Sud, je tombe sur Zola, un artiste incontournable pour tout amateur de musique kwaito que je suis. Pur moment de vidéo!
Kwaito: Wikipédia | South Africa.info
Bonus: un clip de Zola, excellent morceau de la BOF de l'excellent film Tsotsi, figurant parmi les préférés de mes coups de coeur.
(1) Petite précision pour ceux qui n'auraient pas suivi. En France car tout département limitrophe non alsacien est ici qualifié de... en France!
Rencontre au bord du Lac de Genève
22 avril 2007 à 22:39 |
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Qu'on m'ait dit "bloggue, voyage et rencontre du monde", j'aurais répondu: "Mais avec grand plaisir!"
Pâques approche, 4 jours de farniente en vue, du beau soleil et un décor de printemps planté, il n'en faut pas plus pour voir les idées vagabonder. Pour finir par se fixer: allons à Genève.
Et de découvrir une des plus plaisantes facettes du blogging. Ah! mais j'ai un ami blogger de ce côté du globe. Et vive le net! ![]()
Nombreux sont ces endroits vus, visités, vécus que je porte dans mon coeur. Avec l'assurance de pouvoir dire et penser que je n' échangerai pour autant aucun d'entre eux pour la terre de mes ancêtres, ma terre, mon pays, mon île...
Dans la vie, j'ai donc mon pays de coeur et de sang, Madagascar, ma région d'adoption que j'ai pris le temps de bien connaître, l'Aquitaine, une attirance irrésistible pour l'Italie, etc... Ceci étant, sans non plus envisager de quelconque infidélité
, dans la catégorie hors-classe au propre comme au figuré, j'ai trouvé maître à mes coups de coeur: Genève et le Lac Léman.
Vous dire que c'est beau, riche comme on se l'imagine, mais humain avant tout. Qu'on y retrouve un formidable melting-pot, qu'on y entend parler une multitude de langues, si bien que les très nombreux couples mixtes représentent à merveille la diversité de ce monde et combien elle peut être riche et harmonieuse.
Pouvait-il en être autrement puisque Genève regroupe un certain nombre d'instances telles que l'Organisation Mondiale de la Santé, le Haut Commissariat pour les Réfugiés, des Droits de l'Homme avec le second Palais des Nations Unies après celui de New-York? Bref, une véritable cité de la Paix et de l'intégration. C'est simple: j'ai aimé, j'aime, on aime vraiment. Tellement que... Qui vivra verra. ![]()
Genève est par ailleurs le centre mondial de la normalisation technique et des droits d'auteurs
avec l'International Organization of Standardization (ISO) (self private joke
), et l'Organisation Mondiale de la Propriété
Intellectuelle (OMPI).
De la découvrir à pied essentiellement, l'échelle de la ville autant que son âme restant humaine, sur les bons conseils de l'ami blogger Tomavana. Dont on a eu grand plaisir à faire la connaissance de visu. Et une rencontre de bloggers malagasy de plus, et une! Le franchissement de l'écran s'est fait en toute aisance, comme si l'on se connaissait déjà finalement, non? Moi encore après ces sympathiques moments d' échanges sur les blogs, mais Tonnum également. On se trompe rarement d'impression à travers l'écrit... ![]()
Autour d'un verre, on s'est mis à discuter, et d'en connaître davantage sur la ville, conté par un compatriote installé depuis x années. Avec des chiffres à donner le tournis, asseyant bien l'image d'une Suisse richissime, et qui nous font tout de même prendre la mesure d'appartenir à la sphère lambda malgré la grande ouverture d'esprit.
L'heure a tourné vite, pas évident lorsqu'on a annoncé à toutes nos connaissances dans le rayon qu'on était là. Et de poursuivre cette bloggers - rencontre, cette fois armés de nos appareils photos pour garder un souvenir de cette tombée de la nuit bleutée sur Genève. Spéciale dédicace donc.
Le reste du week-end de Pâques a été synonyme de retrouvailles avec mon élément, en sillonnant les perles de villes autour du Lac de Genève ou Léman si vous préférez. J'ai été frappée par la limpidité de l'eau et plus encore, par la propreté des bord du lac aussi bien côté français que suisse. Je doute qu'on puisse se retrouver nez à nez avec des rats.
On ne pouvait pas mieux se ressourcer, vraiment... Trop dur le retour, surtout pour la très chic Tananà-be-hono. On reviendra.
Voila, vous êtes prévenus. Désormais je compte allier voyage et rencontres, que ce soit du côté de l'Italie, du Viet-Nam, du Canada, des Etats-Unis (Californie et Indiana), du Mali ou de la Guyane. Mais je n'oublie personne.
Cher donc chic ou chic donc cher?
14 avril 2007 à 12:11 |
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Ceci est un palindrome pris mot à mot mais il s'agit surtout d'une question qui me trotte dans la tête depuis plusieurs mois.
La plus vexante à mes yeux des opinions que je puisse porter c'est: "Au pays des aveugles, les borgnes sont les rois".
J'habite depuis quelques mois et jusqu'au prochain déménagement, dans une ville, somme toute relative à en compter le nombre d'habitants, et au milieu de petits villages ultra... calmes. On s'y est installé pour une unique raison pragmatique, afin que l'un d'entre nous puisse se rendre à pied au travail.
Quel a été mon étonnement lorsque mes collègues demandent où j'habite, de lire dans leurs réactions entre admiration (j'exagère à peine ), surprise et envie. Pour comprendre quelques temps après que cette ville que je vais appeler Tananà-be-hono fait en fait figure de ville chic où il fait bon de s'afficher. Dans la région...
Lors de l'installation, on a été surpris que les prix soient équivalents à ceux de Bordeaux, 5ème ville de France, candidate pour être classée au patrimoine mondial par l'Unesco en 2007, avec ici 35 fois moins d'habitants, d'infrastructures et de commodités.
En tombant dans l'impensable qu'acheter de la viande par exemple en grande surface devienne préférable plutôt que dans les commerces de proximité; en mettant 4 mois pour trouver une boulangerie au pain mangeable sans grimacer mais cherissime donc; les croissants sont désormais faits maison car on n'aurait pas idée que le croissant français puisse décevoir à ce point, car s'ils n'étouffent pas par leur taille (de suite on a l'image du raffinement!), on se refait une autre idée de la pâte feuilletée... Où les impôts et taxes explosent comparés aux communes limitrophes, etc...
Finalement, des tarifs plus chers puisqu'il n'existe pas de contre-partie, si l'on ne veut juger ni la taille plus petite ni le cachet absent comparé à d'autres jolies petites villes de la région ni le côté pratique où l'on devient esclave de sa voiture pour les courses et les sorties...
Des tarifs plus chers tout court donc...
J'en reviens ainsi à ma question: est-ce parce que c'est cher que cela finisse par lui donner un côté chic?
Pour rester dans le pays, je pense avoir connu des villes dites chics et sans laisser un soupçon de doute dans le qualificatif. A mes yeux, Paris (notamment certains arrondissements), La Rochelle, Bordeaux, Arcachon, Cap-Ferret, Biarritz possèdent un réel côté chic. Que je perçois dans le cadre tout d'abord, l'architecture et le cachet aidant beaucoup, avec un art de vivre historique, culturel, gastronomique, une image soignée dans le choix des commerces et de la population qui fréquente le lieu.
Et bien j'ai beau cherché dans les tréfonds de mon sens de la diplomatie, de conciliation, de ma mansuétude et de tout ce que l'on veut, mais je ne retrouve rien de tout cela à Tananà-be-hono. J'explique également cela par le fait que j'ai rarement de l'indulgence devant le manque d'ouverture, et le repli sur ses acquis.
Moralité: tant qu'on a la possibilité de le faire, élargissons nos horizons (en écho infini), soyons curieux de ce qui se passe et se fait en dehors de chez nous et restons toujours modeste car il y a toujours plus grand et plus beau ailleurs. Oh oui!
Et d'extrapoler à Madagascar. J'ai remarqué qu'il existe deux atouts naturels qui aident à donner du cachet à une ville: être en bord ou à proximité de la mer ou d'un plan d'eau, et dans un relief montagneux. A l'heure d'aujourd'hui, je ne m'avancerai pas à trouver une ville malagasy chic, dans son contexte bien entendu, tout en gardant les mêmes critères d'appréciation. Et pourtant, il y a donc énormément de potentiel pour toutes ces villes sur la côte, notamment Ouest car davantage protégées des cyclones.
Je citerai davantage quelques hôtels et pied-à-terre qui entretiennent une certaine image du luxe et du chic (Anjajavy, Tsarabanjinina, Princess Bora ... ) mais selon moi, aucune ville précise.
En tout cas, il est préférable de penser au développement et d'y contribuer, plutôt que de se targuer d'un immobilisme en le faisant passer pour chic de surcroît!
Noël en Alsace
22 décembre 2006 à 23:29 |
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Tour du guide fraîchement débarquée sur Vita sary.
Et de retenir une phrase lue quelque part qui m'a beaucoup plu, et qui croyez-moi, prend tout son sens:
Qu'est ce que la photo si ce n'est un point de vue en dehors de son contexte ?
Edit du 26/12: La visite des marchés de Noël d'Alsace s'est achevée par ceux de Strasbourg a posteriori de ce post. Pour avis personnel, mes trois favoris sont ceux de:
- Strasbourg et Kaysersberg en 1ers ex-aequo: la première a les moyens proportionnels à sa taille et son envergure, où j'ai par ailleurs visité la plus belle cathédrale jamais vue, tandis que dans la seconde, ville bien plus petite, on a retrouvé la vraie magie de Noël, ambiance chaleureuse et authentique, frénésie mercantile non obligatoire, le plaisir des yeux pouvait suffir.
- et Colmar en 3ème.
Le festival de l'Outre-Mer sur fond tropical
02 novembre 2006 à 22:57 |
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Alors que nous nous baignerons dans l'antre hivernal, une fois de plus se tient à Marseille le 02 décembre prochain le Festival de l'Outre-Mer, organisé par l'association Omby Manga (organisateur de soirées et évènementiels). Notre correspondant sur place sera peut-être de la partie et nous racontera tout cela...
Au programme: une évasion sous les tropiques, à la rencontre de diverses activités culturelles provenant de Tahiti, de la Réunion, des Antilles, d'Afrique, de l'Ile Maurice et donc de Madagascar.
Chaque île participante présentera ses produits artisanaux ainsi que ses spécialités culinaires. Pour les curieux et ceux qui sont loin de la chaleur de leur pays, un stand de produits frais, exotiques bien entendu, est prévu.
Bon et bien il ne reste plus qu'à commander un cocktail alors? ![]()
Source: Madagate
"Pour aller décrocher la lune"
06 octobre 2006 à 23:23 |
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Blogguer 2.0, comme le web! A savoir, du social, du relationnel, du communautaire, ouvert et accessible. Et tant qu'à faire, avec du style.
Aussi voici mon post 2.0:
Actuellement, se tient l'expo-photo "Pour aller décrocher la lune" d' Aurélien Marquot, au Hall des Chartrons, à Bordeaux. J'ai eu l'occasion de faire la connaissance de ce talentueux photographe (et non moins bloggueur) grâce à mon odyssée vue du satellite Madagascar.
L'exposition sur Anjouan, une île des Comores
"Pour aller décrocher la lune" est le fruit d'un reportage dans les Comores en Mai 2006 et des rencontres avec la communauté anjouanaise de Bordeaux.
L'exposition présente une quarantaine de photos encadrées, en couleur et en noir et blanc, au format 30x45cm. Certains tirages numérotés pourront être commandés. La totalité de la somme perçue sera versée à l’AFAD pour ses actions de développement à Anjouan. Profitant de l'intérêt architectural du lieu d'exposition, les photographies seront présentées de manière originale, avec également un parcours de lecture et des textes d'accompagnement. Quelques activités ludiques seront proposées, comme la construction d'un calendrier personnalisé à partir des photos de l'exposition.
Pourquoi Anjouan? Avec un peu de recul, on (en tout cas moi) réalise une méconnaissance de certaines îles de l'Océan Indien voisines, en l'occurence, les moins connues touristiquement: les Comores.
Les Comores ou "l'archipel de la lune", sont quatre petites soeurs de Madagascar. Situées au nord du Canal du Mozambique, à l'ouest de l'Ile rouge, leurs destins sont liés à travers d'une part les flux migratoires qui ont mélangé leurs populations et également à travers leur histoire coloniale, notamment la plus récente avec la France.
Mayotte, restée collectivité départementale française, apparâit finalement comme la plus connue de l'archipel. Or, il ne le résume pas. Trois des îles des Comores sont dans un état de crise sociale et économique. La forte instabilité politique des autres îles durant les dernières décennies et le déséquilibre du niveau de vie avec Mayotte (jouissant des prestations sociales françaises donc) mettent en péril la population, particulièrement sur l’île d’Anjouan qui a connu un embargo à la fin des années 1990. Cette situation est cependant peu connue de tous…
Cette exposition en photos, en collaboration avec l’association humanitaire AFAD, permet de présenter l'île, de la mettre en exergue en faisant appel certes à notre curiosité, mais surtout à notre sensibilité.
"Pour aller décrocher la lune" fait référence aux Comoriens qui tentent une traversée périlleuse et clandestine depuis Anjouan vers Mayotte avec l’espoir d’une vie meilleure, mais fait également référence aux efforts de jeunes qui s'efforcent à apprendre et à travailler dans des conditions si difficiles. Des réalités comme on en rencontre partout à Madagascar également.
Le photographe
A travers cette exposition photographique, Aurélien Marquot participe à la prise de conscience, en apportant une dimension artistique et éducative aux actions de l’association humanitaire AFAD.
En effet, il existe milles et une manières d'agir pour autrui, ce photographe lui, a choisi de développer bénévolement une activité de reportages à caractère humanitaire à l’attention de petites ONG. Cette expérience lui a permis de découvrir la situation des Comores et de Mayotte une première fois lors d’un séjour d’une dizaine de jours durant l’été 2005, à la suite d’un travail photographique sur Madagascar, puis de retour à Mayotte puis à Anjouan en mai 2006 lors d'une mission d'évaluation de l'AFAD.
Ce photographe construit son expérience à travers d'autres reportages humanitaires en Afrique et à travers l'apprentissage de la maîtrise de la technique photographique lors de la prise de vue en studio. Tout en valorisant ses aptitudes relationnelles, il intègre à sa démarche des notions de respect et d’éthique.
Concernant son approche de l’esthétisme, elle s’est construite notamment avec son travail non commercial en studio où il poursuit une oeuvre originale sur l’expression corporelle et la danse. Il est en tout cas persuadé que la combinaison d’un travail artistique et d’un reportage humanitaire peut être une alternative pertinente pour offrir un témoignage et une prise de conscience sur une situation de crise.
Son site: 55photos
Son blog: 55journal
L'association AFAD
L’AFAD (Association Franco-Anjouanaise d’Aide au Développement) est une jeune association qui a pour but l’aide au développement de l’île d’Anjouan dans les Comores, île la plus défavorisée de l’archipel. Sa création en novembre 2004 est née de la rencontre de ses membres fondateurs avec des Comoriens expatriés en France.
Ses premières actions ont consisté à réunir du mobilier scolaire et médical auprès de différents organismes bordelais (hôpitaux notamment). Un premier container a déjà pu être expédié en 2005 à Anjouan grâce à un soutien du Secours Populaire et à l’implication personnelle de ses membres.
Le projet de reportage/exposition avec Aurélien Marquot, a été l’opportunité d’une première mission de terrain/évaluation pour David Rosebery, président de l’AFAD, avec les objectifs suivants :
- une prise de contact avec les membres de l’ICDA
- la rencontre avec les autres acteurs de l’aide au développement à Anjouan (Initiative Développement, le Croissance Rouge,…)
- l’étude des besoins locaux pour la définition de stratégie d’actions futures (construction d'une bibliothèque, soutien d'un centre culture, action de support médical).
Site: Association AFAD
Aperçu de l'expo-photo





Bordelaises, Bordelais, Allez voir l'expo-photo!
Au pays des Vosges
19 septembre 2006 à 18:08 |
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Entracte. Veloma Les Açores (et le Portugal) et Madère (et l’Espagne), et tonga soa aux frontières de l’Allemagne et de la Suisse. Suivez le panneau « Bloggueuse migratrice », un rien banal en ce XXIè siècle, siècle des feux follets...
Un brin d’ironie poussant à l’horizon : « Alors, ça y est, tu es en doudoune ? ». « Non, Môsieur (un ami prenant des nouvelles), dois-je seulement rappeler que j’atterris dans le Sud-Alsace, pigeon voyageur en aller simple, et que dans Sud-Alsace, il y a Sud ? » D’ailleurs, on a été accueilli plusieurs jours durant avec un beau bouquet, composé de : jaune (soleil, 26°C au thermomètre), de bleu (ciel dégagé), de rouge (des centaines de géranium pendus un peu partout), et de vert (des Vosges aux plaines).
Un peu d’auto-dérision en guise d’auto-vaccination, - c’est que bouger dans sa vie rend auto-nome ! -, contre un froid rigoureux mais sec qui nous attend. Je suis prévenue, certaines années, la neige atteint 1m. Finalement, me voilà convaincue que l’hiver est plus beau enneigé, dans un cadre qu’il rendra de toute manière magnifique. Pour autant, je ne me serais jamais imaginée envisager de « nager » dans cette hauteur de neige… En imitant l’accent alsacien, un logique et amusant métissage des tons germaniques et de la vitesse d’élocution que l’on connaît des Suisses !
Sinon, je n’ai pas encore fait le tour de la gastronomie alsacienne, je tiens à conserver des relations amicales avec ma balance, et non juste cordiales voire diplomatiques… Donc je prendrai tout mon temps ! Pour l’heure, un coup de cœur pour le flammeküche ou plus simplement la tarte flambée (pâte à pain fine qu’on recouvre de crème fraîche et de fromage blanc garnie d’oignons, de lardons et autres ingrédients, cuit dans un four au feu de bois), et le kugelhopf glacé (le kugelhopf étant un gâteau alsacien, mais en version glacé, il a la même forme en boule caractéristique, mais il s’agit d’un dessert à base de glace vanille au kirsch, avec une crème anglaise et des éclats d’amande). Et une mention spéciale pour le munster, ce fromage alsacien que j’ai trouvé mémorable pour :
° Sa forme
° Son goût
* Son odeur bien sûr !
Il y a milles et unes choses à découvrir dans cette région, de part et d’autre des frontières, que ce soit en fin d’année car il paraît que je me trouve dans un pays de Noël avec les plus beaux marchés et décors, ou encore en matière de dizaines de balades à thèmes en pleine nature, et je rejoins l’avis de Tonnum : l’Alsace, c’est beau, la Haute-Savoie c’est magnifique. Mais allez, sur une échelle de 1 à 5, beau se trouve à 4. Adjugé ! Acta est fabula.
Note de l’auteur : Dans la catégorie coups de cœur en France selon Tattum, le top 7 regroupe :
- le Bassin d’Arcachon, avec une large préférence côté Cap-Ferret. On ne s’en lasse jamais…
- le Périgord Noir en Dordogne. Moi qui ne suis pas fan de vestiges historiques, je suis tombée sous le charme.
- Paris bien sûr. Ca reste toujours un plaisir d’y flâner au gré des humeurs et du moment. En commençant par les macarons, de chez Ladurée tant qu’à faire, quand le caprice se veut exquis.
- le Pays Basque. J’adore tout, côté terre ou côté littoral, la culture, la gastronomie, les ferias, tout. En top favoris : Biarritz et Saint-Jean de Luz.
- la Haute-Savoie, magnifique donc, été comme hiver. Et plus on grimpe, et plus le spectacle en vaut la chandelle.
- la Corsica, à découvrir en moto, c’est parfait. Normal que les Corses la gardent aussi farouchement…
- la Charente-Maritime avec La Rochelle, l’Ile de Ré où on failli cracher nos poumons en la parcourant à vélo, et l’Ile d’Oléron en arrière saison (Juin ou Septembre).
Alerte orange
18 juillet 2006 à 12:12 |
Ailleurs
Icare malgré soi, on cuit à petit feu solaire mais à coup de fortes chaleurs. Météo France sort son bulletin d’alerte orange, au haut niveau trois sur quatre.
En ce jour, la température est attendue à 38°C en Gironde. A l’ombre… Je me lève à 6h30, avec un réchauffant 30°C, je me couche à minuit, il fait 31°C ; et dimanche matin dernier à 10h, j’ai relevé un anodin 44°C au soleil. Et cela dure et perdure, au point de me faire douter pour la première fois de ma vie si je ne préfère pas finalement le froid à la chaleur. Vu de cet angle, ce n’est même plus une question de pays ou de zone géographique, mais au choix, de planète ou d’ère existentielle !
Parmi les rares qualificatifs qu’on me donne en relation avec ma couleur de peau ou de mon origine, en fait c’est le seul tout compte fait, on m’octroie l’étiquette de « fille des îles ». Une fille des îles qui supporte difficilement le soleil, un comble me dit-on de temps à autre. En effet, je suis particulièrement sensible à l’insolation. Pas plus de deux heures d’affilée, et encore, jamais statique autrement la limite létale (ok, j’exagère un peu) est ramenée à une demi-heure. La prédisposition de ma peau ne justifie pas de quelconque besoin de toast attitude (l’expression à la mode cet été), ni même de larver sur la plage. L’estran me sied davantage, voire la slikke, tandis que je ne renaîs réellement que baignant dans mon élément, Mère Mer. Enfin, actuellement, les quelques 21°C de l’Atlantique rappellent à coups de piqûres de choc thermique la prédominante température extérieure, qui embrase d’un seul souffle. Celui du dragon… (Ok, j'exagère encore un peu).
Aussi n’ai-je que peu de scrupules à échanger pour un temps, caniculaire, mer passion pour tout d’abord les balades en vélo en forêt, puis rapidement pour la visite de caves fraîches (avec un ton d’extase affirmé) de châteaux, qu’on choisit pour leur architecture extérieure qu’on verra le moins finalement !
En attendant que le carton vire, non pas de l’orange au rouge, mais bien au vert, ma conscience citoyenne se proposerait bien de lâcher sa voiture pour contribuer à limiter la pollution à l’ozone, et l’échanger contre le vélo ou les rollers, mais mon lieu de travail se trouve à une cinquantaine de kilomètres de mon appartement non climatisé en attente de zéphyr électrique... Aussi, comment dire… A moins de me doper à je ne sais quoi (la preuve que le Tour de France m’intéresse autant que la feue Coupe du Monde), le défi me paraît chaud.
« Mais chez toi, il ne fait pas aussi chaud ? » J’ai souvenir d’avoir tenu à chaque fois juste le temps d’un plein d’essence à Maevatanana (point où il doit faire le plus chaud à Madagascar) où il fait régulièrement 36°C ; ou encore d’envoyer le ventilateur mural ou du plafond à fond à Mahajanga par 32°C, où je n’ai jamais fait le choix de me rendre en décembre (mois le plus chaud) ; ou encore d’éviter de prévoir une quelconque sortie à Toliara entre 12h30 et 14h, à la sensation cuisante des quelques 34°C. Mais à part ça, je le vis bien ! 30°C, c’est gérable et soutenable. Au-delà, j’ai tendance à noyer mes organes, tandis que la méga quantité de sucre au litre de coca pointe son nez et menace de sonner le glas du régime.
Bon, mon sujet tend à devenir décousu. Non, en fait je perds le fil. Ou la boule.
Tout ça pour dire : il fait trop chaud, merde !



















