Mode: vacances, Option: déconnectée
25 août 2008 à 19:48 |
Odyssée
Réaction à chaud de retour de vacances en mode totalement déconnectée... Par déconnectée, entendez par là que j'ai eu la bonne idée d'oublier mon mobile, et que je ne me suis pas foulée pour trouver une connexion Internet gratuite. Mais je suis bien restée sur la planète Terre, en milieu non isolé de toute technologie.
Disons que le sentiment est mitigé. D'une part, j'ai eu un bon aperçu des préoccupations d'un entrepreneur qui n'arrive pas à totalement se déconnecter de ses activités lorsqu'il est en vacances. Cqfd: on réfléchit à ce qui a été fait, on réfléchit à ce qui va se faire, on reste ouvert aux opportunités, même en mode vacances. A ce détail de taille près qu'il n'y a pas de capital personnel en jeu. D'autre part, malgré ce qui ressemblait un peu à un sevrage durant les premières 48h, un peu de vacances pour la technologie n'entraîne pas mort d'homme, on a bien connu cette situation auparavant, et bien qu'on se demande a posteriori comment, on l'a bien vécu.
Lors d'une "descente" dans un centre commercial pour faire nos courses, je passe devant un café équipé du wifi. J'hésite un instant pour revenir avec mon laptop dans la journée. Je vois alors les 2 seuls clients, littéralement scotchés à leur écran, tellement accaparés qu'ils tâtonnent pour saisir leur tasse du bout des doigts et avalent leur café machinalement, pour se reconcentrer aussitôt sur leur occupation. Et de me dire "c'est à ça que je ressemble quand je surfe? C'est plutôt pathétique à voir..." Certains y verront l'art du multitasking, mouarf, d'autres l'addiction quitte à surfer n'importe où, n'importe comment, mais eux savouraient sûrement.
Conclusion: va pour Mode: vacances, Option: déconnectée.
Cela m'a toutefois permis de réaliser pourquoi Internet m'apparaît comme important: pour rester en contact avec les miens au pays. Le reste est secondaire...
Sinon, la vie est belle, le ciel souvent bleu, les vacanciers joliment bronzés et les retrouvailles marines tellement sacrées.
Ah, il y a aussi les perpétuels bouchons avec son lot d'amabilités bien fleuries, à se demander pourquoi les régions naturellement bénies et authentiques sont autant prisées par autant de touristes... Ne pourrait-on pas en bénéficier en comité restreint et donc privilégié?
Je plains ceux qui subissent déjà les embouteillages à l'année, pour se rendre au travail, en allant faire ses courses, en rentrant des soirées festives, et qui les retrouvent même en vacances, à l'aller comme au retour, et durant le séjour tant qu'à faire! Voilà pourquoi la destination Madagascar est un luxe: sorti d'Antananarivo, vous ne connaîtrez pas cela. A vous l'espace, la liberté, l'intimité, voire la solitude. Et pourvu que ça dure!
On essaie alors l'option vacances sur l'eau. Vogue, bateau, vogue... Adieu les queue leu leu la la la lèreee, et vive le vent, vive le vent, vive le vent d'été!
Mais c'était oublié qu'après avoir pavané dans sa voiture pour être vu, l'Homo sapiens XXIemesis doit aussi pavaner avec son bateau. "C'est moi qui en ai une grosseeee", "Et t'as bien vu mon yacht, regarde donc bien mon yacht. Et ma bedaine avec, pour le plaisir des yeux", "En veux-tu, en voilà, n'oublies pas les lunettes de soleil surtout, sinon l'éclat risque de t'aveugler", etc, etc...
Et c'était oublié qu'aujourd'hui, on pratique les sports nautiques non pas pour s'amuser mais... pour être vu, bien sûr! Donc le ski nautique qui vous passe à 3m pour être certain que vous avez bien ancré en mémoire son portrait, et les remous qui s'ensuivent qui risquent de faire chavirer votre table d'apéros, sacré ô sacré, ça ne rend pas très aimable.
Mais par-delà le pathétisme du civisme de l'Homo sapiens IRLifiensis, guère mieux que celui du connectesiensis d'ailleurs, on fait totale abstraction de ceux qui s'étranglent pour attirer votre attention, ou qui ressentent le besoin de cracher pour mieux se donner de la voix et donc de l'existence, et ma foi, on profite autant que possible du moment présent.
Si l'invitation pour parcourir toute la côte Ouest de Madagascar en bateau tient toujours, je garde le projet en mémoire. :)
Le sentiment du fait d'avoir été déconnectée est mitigé, avec le nombre d'appels manqués, de messages sur le répondeur, des excuses que je dois faire, des mails qu'on ne compte plus... Heureusement que j'ai mis en place une armée de filtres, ce qui me permet de les lire et d'y répondre par ordre de priorité, voire pour certains de les supprimer directement.
Ah, j'ai oublié les quelques 1200 posts à lire dans mon agrégateur...
MAJ: Mode: reprise, dur, dur, Option: connectée, Etat: zen. Après tout, rien ne sert de courir, il faut partir à point.
Commentaires
Thank God tu as oublié ton mobile :-)))tu as bien été forçée de passer de vraies vacances...enfin mis à part les embouteillages marines :-) Il faut se forçer des fois tu vois. c'est la rentrée, tout le monde est de retour :-)))
Hum!On te croit, on te croit! Ca fera une excuse à formuler en moins.
Mais c'est une impression ou tu oublies souvent quelque chose?Pourtant j'irai pas dire que tu sois tête en l'air :-)
Et les photos alors?
Elodieriana> Les vacances sans la technologie, ça va. C'est le retour qui rend un peu amer..
Super contente que tu reblogues :)
Mat'> j'ai fini de rappeler tout le monde pour les excuses. :)
Les photos arrivent. ;)
hihihi quel post sur le vif joliment croqué !
Déconnectée et même sans laptop, je l'ai fait il y a 2 semaines pour 4j. Bilan : difficile mais faisable
Comme toi, au retour on se rend compte que la terre à tournée sans toi et que c'est pas si pire à part les mails et les posts à lire :))
LOL pour les zombies du cybercafé. Je dois être pareil avec la môme pendue à un sein et un doigt qui essaie de taper sur le clavier !!!!
Pour l'espace et les vacances sans foule : les coins perdus du Canada, à sulement qlq km de Montréal. Mais faut échapper qd même aux embouteillages de fin de journée de la métropole... ouarf comme tu dis !!
Bref j'aime beaucoup ton post tout chaud tout frais.
Bel effort
Bjr toi,
moi ndray ça ne me manquait pas trop mais c t tentant, y avait un cyber juste à côté et kalabozy en plus voulait jouer en ligne alors j'en ai profité, voilà l'excuse, fa pas pour blogger kosa aloha e, j'entends par là juste lire des blogs mais pas travailler sur le mien
Lilia> oui on ira, ça fait partie des destinations à faire.
Mitia> :) c'est vraiment une excuse a! Mais j'avoue, à Mada, j'ai du mal à me passer du net. Alors que je suis avec les miens! Non-sens, non-sens...
...
Mora Mora !
Toi aussi?
Ah mais tu es rentrée aussi alors, j'étais pas la seule! Pour ma part j'ai totalement oublié le blog... mais internet non ^^ Le plus gros virus c'est Facebook, ça j'ai vraiment eu du mal à m'en passer. Sinon pour le sentiment mitigé, c'est quelque chose que j'ai ressenti aussi, mais à un autre niveau. Que je raconterai peut-être dans mon blog quand l'envie m'en prendra :D pour l'instant j'attends qu'il revienne, eh oui, mode "totalement déconnectée, même après un mois du retour de vacances"! :)
Cheery> Je ne suis pas rentrée à Madagascar comme tu as eu le plaisir de le faire, mais c'était bien un retour à un endroit qui me tient à coeur, mais toujours en France. :)
Tss.. Facebook tue le blogging mais je comprends ton engouement. :)
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