L'odyssée de Tattum

Odyssée sans frontière pour découvrir Madagascar, une enfant du pays, autrui et ailleurs. 

Il était une fois Internet

28 juin 2008 à 22:27 |  Catégorie  Blog| Box

La Fête de l'Internet en est à sa neuvième édition à Madagascar. Ce qui signifie que sa première édition s'est tenue en 1999. Je suis bien curieuse de savoir quelle était la situation cette année là en matière d'accès à Internet... Dommage, le site du FIM (Fête de l'Internet à Madagascar) ne laisse pas d'archives pour remonter le temps... Restent les souvenirs.

De l'usage d'Internet, j'en ai déjà fait allusion dans un précédent article.
Au tout début, Internet m'a d'abord laissée complètement indifférente, puis m'a intimidée.
1995: Ma mère a l'occasion de découvrir Internet et de l'utiliser quotidiennement dans le cadre de son travail. De temps à autre lorsqu'on vient squatter dans son bureau, elle nous parle d' "email", comme quoi c'est très pratique, et fait gagner beaucoup de temps. A plusieurs reprises, elle nous a invité de voir cela de plus près sur son écran, peine perdue. Désintérêt, incompréhension, appréhension également.

1996: Je me décide enfin à accepter de créer mon premier compte email sur Yahoo! Malgré la grande patience de ma mère à expliquer comment ça se crée, comment ça fonctionne et à quoi ça sert, l'intérêt ne m'a toujours pas sauté aux yeux. Il faut aussi dire qu'une adresse email a une utilité que si l'on peut correspondre. Or, en 1996, aucun de mes amis ne disposait d'adresse email, mot qu'on n'avait d'ailleurs probablement jamais prononcé auparavant. Donc pour que mon compte ne soit clôturé pour cause d'inactivité prolongée, j'apprends à échanger des emails avec... ma mère. Tantôt on se connecte sur son compte, tantôt sur le mien. Encore loin du top de la technologie!
Aussi quand elle me vantait tout le bien qu'elle pensait d'Internet, en tant qu'outil pour dépasser les frontières, ou fenêtre sur le monde, je ne comprenais toujours pas en quoi vu que j'échangeais des lettres d'un compte à l'autre. La vérité c'est que je ne cherchais absolument pas à comprendre, davantage préoccupée par mes hormones sûrement et ma crise d'adolescence.

1998: ce n'est qu'en 1998 que je découvre les moteurs de recherche et commence à comprendre qu'Internet ne se réduit pas à l'envoi de courrier qui met une seconde au lieu de 15 jours pour arriver. Et de parcourir des sites dans le cadre de ma poursuite d'études. Et j'ai enfin des correspondants autres que ma mère, à qui écrire. Surfer devient très pratique pour se renseigner sur les filières, les options, les matières proposées par les écoles et universités. Pratique également pour obtenir les dossiers de pré-inscription et pour s'occuper des modalités administratives.
Maintenant que c'est plus clair, Internet commence à attiser ma curiosité.

2000: ce n'est finalement qu'en 2000 que j'en fais un usage intensif, une fois loin de ma famille et cette fois, de manière durable. Internet devient important pour réduire psychologiquement la distance, la séparation. C'est le lien, la dose quotidienne pour recevoir et donner des pensées, du courage, des moments de plaisir tout comme de doute.
Des camarades de promotion me demandaient d'emprunter mon adresse email pour recevoir des emails de professeurs ou autres correspondants. Ne trouvant cela pas pratique pour un sou, et tenant tellement à mon intimité, créer son compte sur Yahoo! a fait l'objet d'une mobilisation spontanée.
Je pouvais écouter une radio malgache en ligne, et grâce à un site qui permettait d'envoyer 20 sms gratuits par jour, je m'amusais à commenter une émission en live, mes sms étant lus par un des animateurs que je connaissais (un p'tit clin d'oeil en passant...).
Internet devenait vital pour maintenir le lien avec ses proches à distance. Et accessoirement pour mes travaux de recherche dans le cadre de mes cours.

2001: constat: j'étais devenue accro au net. Je faisais de tout, recherches, mails, chat, musique, partage de photos, formation en ligne, etc... J'y passais quasiment toutes mes pauses-déjeûner, après avoir avalé en quatrième vitesse le menu du midi, et tous les soirs avant de rentrer. Mes amis ne disaient plus rien, au mieux, ils m'accompagnaient à la salle Informatique où les étudiants pouvaient surfer en libre accès. Mais comme toute drogue, arrive une situation où l'on se dit qu'il y a tout de même un problème. Bon rien de gravissime non plus, juste qu'un jour, un des animateurs de la salle informatique vient me voir à 16h pour me demander si j'avais déjeûné. J'étais là depuis 9h du matin. Et oui, j'avais complètement zappé de manger. Après cet "incident", j'ai décidé d'y passer moins de temps, de mieux organiser ce que je dois faire ou non en ligne, et de profiter davantage du ciel bleu et du soleil.

2002: avec l'arrivée de l'ADSL dans les foyers, tout s'est accéléré. D'internaute passif, lecteur, on devient au fur et à mesure acteur. On tâche de ne plus se contenter de lire, on apprend aussi à proposer des ressources, toujours basiquement en apprenant la base d' HTML.Et contradictoirement, on y passe moins de temps.

2003: je découvre l'Intranet dans l'Institut où j'ai toujours rêvé de faire un stage. Outil très efficace et fort utile dans une organisation et pour la communication interne. Bien que j'ai travaillé dans d'autres grandes structures par la suite, rares sont celles qui en disposaient alors.

2004: c'est décidé, je veux créer mon propre site web, à force d'en discuter avec un ami webmaster. Il me prête les livres pour m'initier à la base et je commence à tâtonner toute seule. Pour finalement me tourner vers le blog, et de continuer à apprendre jusqu'à aujourd'hui.

Internet a fortement contribué pour échanger, rester en contact, réduire la distance de séparation avec ses proches. Une lettre à la poste pouvait mettre un mois pour arriver à bon port.
Internet a beaucoup aidé dans le cadre de mes études, tant en matière de ressources accessibles en ligne, qu'en technique de formation en ligne - une partie de mes cours étaient mis à disposition en ligne -, ou encore en terme d'échanges avec des correspondants à l'autre bout du monde.
Internet a beaucoup évolué, aujourd'hui je peux travailler en ligne, organiser des réunions de collaboration en ligne, réaliser des actions communes avec des personnes connues grâce au net, et ma foi, bien que je n'échangerai certes pas avec la "vraie vie", j'en suis bien contente. J'ai cherché à dépasser l'usage élémentaire d'Internet, mais cela reste un exemple intéressant d'exploiter ces plus vieux mais indétrônables outils d'Internet à des fins modernes.

Rome ne s'est pas construite en un jour. Mais heureusement que Rome existe. :)

 



Un Blog carnival sur "Internet"

25 juin 2008 à 18:39 |  Catégorie  Blog| Communauté

ça vous dit?

Plusieurs raisons pour penser à un blog carnival:
- demain c'est la Fête nationale malagasy. Le sujet depuis longtemps sous le coude aurait pu être "votre destination préférée à Madagascar" pour offrir un panel d'avis plus large que juste le mien (en stand-by).
- ce sujet de rêve à Madagascar serait finalement plus amusant traité hors de tout calendrier, de tout agenda, et sans étiquette nationaliste voire chauvin. Comme quand on sirote un cocktail au bord de l'eau ou là-haut dans la montagne.
- aussi autant trouver un autre sujet en commun.
- la Fête de l'Internet à Madagascar a lieu les 28 et 29 Juin qui viennent à l'hotel Carlton à Antananarivo. Et même si cette année, le thème est: les e-services (e-learning, e-commerce, e-business, etc...), n'oublions pas l'essence même de la Fête: Internet.
- il faudra bien s'occuper tandis que les chanceux s'affaireront sur place durant cette fête.

Un blog carnival, késako?
Il s'agit d'un type d'évènement, toujours autour du blog, qui a lieu périodiquement. Chaque organisateur détermine lui-même la fréquence. Cela consiste toujours à s'amuser en blogguant en groupe sur un même sujet, façon Malagasyscopie mais en moins nombriliste. Chaque participant écrit son article sur son propre blog sur le thème défini, ou sur le blog collectif. Leurs extraits seront regroupés sur le blog-hôte, qui sera celui de Telomiova, avec un lien vers l'article original.

Cette fois, le thème sera:
Quand et comment avez-vous découvert Internet? Qu'est-ce que cela vous a apporté?

Pour quand?
Les 28 et 29 Juin... 2008... A coeur vaillant, rien d'impossible. :)

Envie de participer? Rdv sur la page du blog carnival alors. Sinon, écrivez votre post et n'oubliez pas le lien vers le blog de Telomiova pour que l'on vous détecte. Plus de 4500 blog carnivals ont eu lieu depuis que le concept existe, même si on l'a déjà fait sans l'appeler ainsi, mieux vaut tard que jamais! :)

Shooter pour découvrir

07 juin 2008 à 00:58 |  Catégorie  Odyssée

J'aurais aussi pu intituler ce post "Shooter pour oublier"... Qu'au mois de Juin dans l'hémisphère Nord, il arrive qu'on renfile le manteau... On y est et ce n'est que le début....

Demain, je vais me changer les idées de cette pluie froide persistante à rester schotchée devant un écran, en participant au Marathon photo numérique de la Fnac dans ma ville. Et aussitôt, je me suis dit qu'organiser une initiative similaire à Madagascar devrait être très intéressant. Et que je voudrais être là!

marathon_fnac

Le Marathon photo numérique de la Fnac? C'est parcourir sa ville par équipe de 2 avec son propre équipement, et illustrer les thèmes dévoilés au fur et à mesure par le jury. Il faut donc aimer marcher et d'un, et prendre des photos de deux. Le jury , composé de professionnels de la photographie, de partenaires et de personnalités locales, récompense les meilleurs clichés de la journée. Mais le nôtre va mettre une semaine pour délibérer...
Au jackpot cette année pour le lauréat: un Canon EOS 400D.

Pour la petite histoire, le tout premier marathon a été organisé à Bordeaux en 2003. Eh oui, encore elle! :) Et non ce n'était pas à Paris (d'ailleurs, on entend souvent "Bordeaux, dans l'ombre de Paris..."). Depuis, une trentaine de villes se sont jointes à l'initiative.

Il est certain que j'y participe pour m'amuser avant tout, certaines équipes sont massivement équipées, ce qui ne sera pas mon cas. Il s'agit de mon premier concours photo, advienne que pourra, du plaisir avant tout. Même sous la pluie...
Participer est pour ma part l'occasion de mieux connaître la ville où je vis depuis moins d'un an. Il fait tellement froid et le printemps tellement inexistant qu'en dehors des festivals et sorties dans les mêmes adresses, j'ai encore beaucoup à découvrir. Alors comme pour me mettre dans le bain, j'en profite pour ressortir mes photos de ma chère ville natale. Et de me dire, je l'aime, ma ville...

Voir l'album statique
Marathon photo numérique de la Fnac

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