L'odyssée de Tattum

Odyssée sans frontière pour découvrir Madagascar, une enfant du pays, autrui et ailleurs. 

Il était une fois Telomiova

15 mai 2008 à 13:14 |  Catégorie  Blog| Communauté

Je savoure le fait d' écrire sur mon blog perso, libre de choisir le ton que je veux, le style qui me vient, sur le sujet du projet Telomiova. Se libérer un instant de la rigueur du formalisme de la gestion du projet, même s'il n'est pas exclus que cet article attire l'attention d'un bienfaiteur potentiel. Ce sera ma seule exception, autant apprécier. :)

Telomiova est sur les rails. Le site sera entièrement rédigé fin mai. Cela ne date pas d'hier, mais nous sortons de notre cadre direct de collaboration et l'étendons au-delà des présentations déjà faites auprès de nos partenaires. Certains diront le sourire au coin: "ça y est, c'est donc la phase marketing?"
Dans un cadre commercial, le mot "marketing" ne m'évoque pas de réelle ouverture. Voire même de l'aversion.
Dans un cadre solidaire... on va appeler un chat un chat. :) Jusqu'ici, le marketing direct, le bouche à oreille, fonctionne très bien. Keep on reading.

Peut-être déjà (re)préciser ce qu'est Telomiova?
Telomiova_stick_100 Notre vision : celle d’une école ouverte et “connectée”, où chacun peut apprendre, communiquer, libérer son potentiel sans aucune contrainte géographique ou de distance.
Telomiova ou comment favoriser l'accès aux nouvelles technologies, accompagner l'intégration et développer l'usage des TIC pour l'Education (TICE), dans l'enseignement à Madagascar.

En savoir plus

tags: éducation, e-learning, apprentissage en ligne, Madagascar, écoles, TICE, développement, solidarité, innovation, ouverture, transparence, proactivité, compétences, technologies, qualité, what else?

Préciser ce que n'est pas Telomiova?
Il y a des termes et des notions que vous ne rencontrerez pas dans Telomiova:

  • - humanitaire: non pas que nous remettions en cause les actions humanitaires, mais nous ne serons pas noyés dans la masse (avec les bonnes graines et les mauvaises herbes) de cette cause. Préférez "projet solidaire".
  • - boulets: que des motivés, des compétents, des convaincus. Le projet est ouvert, ceux qui veulent y prendre part en entendent parler mais font eux-mêmes la démarche de vouloir y prendre part. Nous nous chargeons de les accueillir les bras ouverts. Parce que nous le valons bien.
  • - pratiques obscures et opportunistes: la gestion du projet est transparente, tout écart sera flagrant et disqualifié.
  • - what else?

Les premières impressions?

  1. - Ce que disent les stats: agréable surprise, en une semaine d'ouverture, plus de 1000 pages visitées. Seule source de l'ouverture: notre forum public et notre équipe. Et l' inégalable bouche-à-oreille donc!
    Le site est en ligne depuis le 22 Avril 2008 (version alpha), puis déclarée officiellement ouverte le 01 Mai 2008. Actuellement, le temps moyen de visite sur le site est de 8min59s (sic). Ouf, ça intéresse, ça captive!
  2. - Ce que dit l'équipe: déjà beaucoup de boulot abattu depuis. Car dans un projet, on a tendance à voir que le côté visible, mais rendons la part belle à tous ceux qui s'activent du côté non visible par le grand public, et qui construisent les fondations même du projet. Que cela soit technique ou didactique.
  3. - Ce que disent les autres: sincèrement, je m'attendais à plus de scepticisme. Scepticisme entre Malagasy... Scepticisme quant à développer l'usage des TIC dans les écoles malagasy, à l'heure où nous n'arrivons même pas à gérer nos délestages. Scepticisme quant à la pratique d'une école ouverte et connectée. Agréable surprise encore, que des réactions positives et enthousiastes.
  4. - Ce que vous en dites: dites-nous :)

telomiova_bubble_150Nous nous félicitons d'avoir focalisé le projet sur le domaine de l'éducation et de nous y tenir. Nous nous rendons compte combien l'éducation de ses enfants est important pour l'ensemble des Malagasy, qu'ils soient du Nord, du Sud, de l'Est ou de l'Ouest.  Nous devons même faire face à un renforcement de notre organisation, ce sont plusieurs chefs d'établissement qui nous ont fait part de leur intérêt pour faire partie des écoles-témoins. Laissez-nous nous consolider encore un peu, et nous arrivons!
Si, un de nos partenaires nous a traités de fous. Avec une lueur dans les yeux. Non pas de désolation, mais d'admiration, enfin, jugement très perso! Et puis, j'ai dit que c'est l'un de nos partenaires. Qui serait assez fou pour collaborer avec des fous? Isn't it?

Merci qui?
Personne ne répond au nom de Bibi dans l'équipe. La liste est longue et va s'allonger encore, mais spéciale dédicace à:
- Hery: notre webmaster national et webmaster de Telomiova, alliant compétence, réactivité et implication.
- Tosoa: notre ambassadeur à Madagascar. C'est pourquoi toute la Grande Ile est au courant. Spéciale mention pour le travail de terrain dont nous connaissons tous la difficulté.
- Rivo et Valisoa: en charge de la gestion du projet, super efficaces et innovants.
- Nantenaina: talentueux réalisateur qui s'occupe du canal Vidéo de Telomiova, dont la réalisation d'un vrai film courant 2008.
- DotMg, Jentilisa, Tomavana, Ikalamako: parmi l'équipe de traduction en malagasy du site. Exercice pas toujours facile vu le nombre de néologismes qui nous attend.
Plus tous les autres, actifs de manière continue ou ponctuelle. Protection contre la fuite des cerveaux. Boutaaadeee :)

Comment travaillons-nous?
Je disais boutaaadeee car Telomiova travaille en mode réseau solidaire. Déjà de par la composition même de l'association.
Par ailleurs, nous développons au maximum la synergie avec d'autres associations évoluant dans des domaines liés de près ou de loin au nôtre. Certains membres de notre équipe font partie de d' autres associations en plus de celle de Telomiova. Nous renforçons ainsi les liens et les collaborations.
Pour les nouvelles sur les accords de partenariat que nous établissons au fur et à mesure (signés en bonne et dûe forme svp), rendez-vous sur le blog.

Pourquoi nous aider?
Parce que le but de toute cette présentation était bien d'arriver à cette question, non? :) Appelons un chat un chat avions-nous précisé en intro...
Parce que Telomiova est un projet innovant (certes pas unique) à Madagascar, viable économiquement. Comprenez par là que nous allons faire en sorte qu'il devienne autonome dans son fonctionnement. Juste un sérieux coup de pouce pour le lancer dans la cour des grands. Telomiova s'inscrira dans le cadre de macro-projets déjà entamés par l'état malagasy, et répondra donc à un besoin national, tout en gardant sa transparence et neutralité.
Aidez-nous à participer à des salons, conférences pour lesquels nos partenaires nous proposent des invitations, à constituer l'équipe de formateurs dans tout Madagascar pour enseigner l'utilisation des outils pédagogiques que propose Telomiova.

Savez-vous que faire un don à une association à but non lucratif permet au donateur de bénéficier de réduction d’impôt? Telomiova.org, l'association, vous délivrera le reçu de dons à joindre à votre déclaration d'impôts. Peuchère, autant investir utile et solidaire plutôt que tout laisser aux impôts, n'est-ce pas?

Pour en savoir plus sur les dons

Et pour faire un don? Ca arrive. C'est là notre style de marketing :): nous convaiquons, vous laissons réfléchir tandis que nous mettons en place les choses avec sérieux. Et au final, nous comptons bien vous avoir convaincu!

Et Telomiova eut beaucoup de succès et d'avenir... Diront-ils dans quelques décennies...

Telomiova_post_it



J'ai le blues du Sud-Ouest -1-

12 mai 2008 à 13:02 |  Catégorie  Odyssée

Au début, je pensais au Sud-Ouest... de la France. A vrai dire, titre que je pense chaque mois...
Une semaine de soleil et un thermomètre dépassant les 20°C au zénith, ô miracle, j'ose enfin croire que le printemps s'est enfin installé!
Je me souviendrai toujours de mon premier hiver en France, suivi de mon premier printemps. Cette effusion d'énergie et cet effeuillage vestimentaire dès les premiers jours cléments et ensoleillés m'amusaient beaucoup. Je trouvais que les gens étaient de vrais lézards, captant de toutes leurs cellules le moindre rayon de soleil, n'importe où, n'importe quand.
Il faut dire que l'année précédente, je travaillais dans un cadre insulaire où le soleil brillait quasiment toute l'année, où l'hiver on se contentait d'un pull car il faisait...18°C en soirée.
Tout le monde se mettait à se sourire dans la rue, les conversations avec des inconnu(e)s se faisaient plus nombreuses et plus spontanées. C'était du moins l'impression que j'avais. Mais j'aimais bien cette bonne humeur contagieuse.

277Dans le Nord-Est, le printemps s'est fait prier cette année, comme l'été a brillé par son absence l'an dernier. Mais c'est drôle, il ne me fait pas le même effet. Déjà, dans Nord-Est, il y a Nord... Inutile de préciser les différences d'habitudes entre Nord et Sud. Mais nous continuons à les découvrir à nos frais, nous n'en sommes qu'à notre deuxième année finalement.
Prenons le cas de ma ville, enfin de la ville où j'habite. Les terrasses se font rares. Ou plus précisément, elles existent, pas si rares que ça, mais... sur le trottoir, au bord d'une avenue passante; ou à l'ombre face à la rue toujours; ou lorsqu'enfin bien placée, avec juste une dizaine de places alors qu'il y a au moins 5 fois plus de demandes. Pourtant ma ville possède du charme, - une citadelle vieille de 700 ans ne peut avoir que du charme -, et des places à fort potentiel pour faire régner une ambiance conviviale et détendue. On l'aura compris, les terrasses au milieu d'une jolie place à l'ombre de parasols,où l'on peut siroter ou flâner par temps ensoleillé, ce n'est pas vraiment le style de ma ville. Ni même de la région, à vrai dire.

Au printemps, fais ce qu'il te plaît
mais avant tout un régime. C'était déjà vrai avant, sans avoir à acheter tous ces magazines vantant telle ou telle formule miracle. C'est encore plus vrai dans le Nord-Est! Plus de sept mois d'hiver, où l'on respirait lorsqu'il faisait 0°C, comparé aux -10°C de certaines semaines. On tâche de garder une hygiène de vie pour ne pas s'empiffrer, enfermés entre 4 murs, mais le très long hiver passe et la balance trépasse haut perchée. Heureusement que je suis un véritable yoyo, prenant aussi facilement que je peux perdre, rentrant toujours dans ma taille 36, été comme hiver. Désolée, le but n'était pas d'énerver :) Mais j'imagine combien cela ne doit pas être évident pour les jeunes filles nées ici, je n'aimerais pas être à leur place...

Il n'y a aucun doute, je suis une fille du Sud, mieux, j'ai le "gène insularité" et le "phénotype tropical" dans le patrimoine génétique, celui-là même qui coule dans mes veines!

Au printemps, les sens s'éveillent
240Mon préféré reste l'ouïe, car commencent les festivals de musique. Comme c'est le cas en ce long week-end avec le FIMU (Festival International de Musique Universitaire), accueillant des musiciens d'une trentaine de pays. J'aime la foule, dans un contexte festif. Plusieurs scènes sont répartis partout dans la ville, en extérieur comme en intérieur. Il y en a pour tous les goûts, pour tous les styles. L'ambiance est franchement sympa, le son est bon, le tout durant 3 jours. Un avant-goût des Eurockéennes de Belfort en Juillet prochain. Idéal pour voir et écouter en un week-end et en un même lieu, Moby (dont j'écoute le dernier album quotidiennement et dont je lis le blog, ce qui lui donne une dimension si accessible), Massive Attack, Ben Harper, et j'en passe.
Mais la piqûre rappelle que nous sommes dans le Nord... Est. Je trouve les gens plus passifs, la notion de festivité est davantage introvertie. Pas de contagion de bonne humeur. Il faut aussi dire que je prends matière à comparaison la Fête du Vin à Bordeaux, pire, les ferias du Sud-Ouest... de la France. Que celui qui a vécu/étudié en France et qui n'a pas goûté aux ferias du pays basque (français/espagnol), n'a pas connu ce qu'est véritablement faire la fête. :) dixit Tattum.
Ferias de Mont-de-Marsan, de Bayonne, de Dax, de Saint-Jean de Luz, de Pampelune, et bien sûr les inoubliables et uniques Fête de la Sorcière. Ca donne le blues en ces beaux jours remplis de notes et de sons...

145Jusqu'à écouter le concert d'OPS (Original Positive Sound, reggae rules!) au FIMU. Puis celui du groupe malagasy que je ne connaissais pas du tout, que j'ai d'abord raté sur la brochure de programmation, m'attendant à lire un nom de groupe malagasy: Médicis.
J'ai préféré ces deux concerts, non pas par chauvinisme pour le second, mais objectivement pour avoir mis une sacrée ambiance (changeant de certaines ambiances de salon en plein festival), de bons sons savamment dosés, et le feu aux spectateurs!
Maintenant, j'ai le blues du Sud-Ouest... de Madagascar.

à suivre

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