Au début, je pensais au Sud-Ouest... de la France. A vrai dire, titre que je pense chaque mois...
Une semaine de soleil et un thermomètre dépassant les 20°C au zénith, ô miracle, j'ose enfin croire que le printemps s'est enfin installé!
Je me souviendrai toujours de mon premier hiver en France, suivi de mon premier printemps. Cette effusion d'énergie et cet effeuillage vestimentaire dès les premiers jours cléments et ensoleillés m'amusaient beaucoup. Je trouvais que les gens étaient de vrais lézards, captant de toutes leurs cellules le moindre rayon de soleil, n'importe où, n'importe quand.
Il faut dire que l'année précédente, je travaillais dans un cadre insulaire où le soleil brillait quasiment toute l'année, où l'hiver on se contentait d'un pull car il faisait...18°C en soirée.
Tout le monde se mettait à se sourire dans la rue, les conversations avec des inconnu(e)s se faisaient plus nombreuses et plus spontanées. C'était du moins l'impression que j'avais. Mais j'aimais bien cette bonne humeur contagieuse.

277Dans le Nord-Est, le printemps s'est fait prier cette année, comme l'été a brillé par son absence l'an dernier. Mais c'est drôle, il ne me fait pas le même effet. Déjà, dans Nord-Est, il y a Nord... Inutile de préciser les différences d'habitudes entre Nord et Sud. Mais nous continuons à les découvrir à nos frais, nous n'en sommes qu'à notre deuxième année finalement.
Prenons le cas de ma ville, enfin de la ville où j'habite. Les terrasses se font rares. Ou plus précisément, elles existent, pas si rares que ça, mais... sur le trottoir, au bord d'une avenue passante; ou à l'ombre face à la rue toujours; ou lorsqu'enfin bien placée, avec juste une dizaine de places alors qu'il y a au moins 5 fois plus de demandes. Pourtant ma ville possède du charme, - une citadelle vieille de 700 ans ne peut avoir que du charme -, et des places à fort potentiel pour faire régner une ambiance conviviale et détendue. On l'aura compris, les terrasses au milieu d'une jolie place à l'ombre de parasols,où l'on peut siroter ou flâner par temps ensoleillé, ce n'est pas vraiment le style de ma ville. Ni même de la région, à vrai dire.

Au printemps, fais ce qu'il te plaît
mais avant tout un régime. C'était déjà vrai avant, sans avoir à acheter tous ces magazines vantant telle ou telle formule miracle. C'est encore plus vrai dans le Nord-Est! Plus de sept mois d'hiver, où l'on respirait lorsqu'il faisait 0°C, comparé aux -10°C de certaines semaines. On tâche de garder une hygiène de vie pour ne pas s'empiffrer, enfermés entre 4 murs, mais le très long hiver passe et la balance trépasse haut perchée. Heureusement que je suis un véritable yoyo, prenant aussi facilement que je peux perdre, rentrant toujours dans ma taille 36, été comme hiver. Désolée, le but n'était pas d'énerver :) Mais j'imagine combien cela ne doit pas être évident pour les jeunes filles nées ici, je n'aimerais pas être à leur place...

Il n'y a aucun doute, je suis une fille du Sud, mieux, j'ai le "gène insularité" et le "phénotype tropical" dans le patrimoine génétique, celui-là même qui coule dans mes veines!

Au printemps, les sens s'éveillent
240Mon préféré reste l'ouïe, car commencent les festivals de musique. Comme c'est le cas en ce long week-end avec le FIMU (Festival International de Musique Universitaire), accueillant des musiciens d'une trentaine de pays. J'aime la foule, dans un contexte festif. Plusieurs scènes sont répartis partout dans la ville, en extérieur comme en intérieur. Il y en a pour tous les goûts, pour tous les styles. L'ambiance est franchement sympa, le son est bon, le tout durant 3 jours. Un avant-goût des Eurockéennes de Belfort en Juillet prochain. Idéal pour voir et écouter en un week-end et en un même lieu, Moby (dont j'écoute le dernier album quotidiennement et dont je lis le blog, ce qui lui donne une dimension si accessible), Massive Attack, Ben Harper, et j'en passe.
Mais la piqûre rappelle que nous sommes dans le Nord... Est. Je trouve les gens plus passifs, la notion de festivité est davantage introvertie. Pas de contagion de bonne humeur. Il faut aussi dire que je prends matière à comparaison la Fête du Vin à Bordeaux, pire, les ferias du Sud-Ouest... de la France. Que celui qui a vécu/étudié en France et qui n'a pas goûté aux ferias du pays basque (français/espagnol), n'a pas connu ce qu'est véritablement faire la fête. :) dixit Tattum.
Ferias de Mont-de-Marsan, de Bayonne, de Dax, de Saint-Jean de Luz, de Pampelune, et bien sûr les inoubliables et uniques Fête de la Sorcière. Ca donne le blues en ces beaux jours remplis de notes et de sons...

145Jusqu'à écouter le concert d'OPS (Original Positive Sound, reggae rules!) au FIMU. Puis celui du groupe malagasy que je ne connaissais pas du tout, que j'ai d'abord raté sur la brochure de programmation, m'attendant à lire un nom de groupe malagasy: Médicis.
J'ai préféré ces deux concerts, non pas par chauvinisme pour le second, mais objectivement pour avoir mis une sacrée ambiance (changeant de certaines ambiances de salon en plein festival), de bons sons savamment dosés, et le feu aux spectateurs!
Maintenant, j'ai le blues du Sud-Ouest... de Madagascar.

à suivre