Découverte de QEIM
31 mars 2008 à 23:36 |
Madagascar| A propos
Faute de disponibilité, je me dis que je ne ne fais pas autant de veille que je suis sensée faire. Actuellement, seules les infos qui viennent à moi ont la possibilité d'être lues, et encore, car plus une seule seconde pour butiner les actualités, les tendances, les nouveautés, etc...
Toutefois, c'est avec grande curiosité que je prends quelques minutes pour découvrir le site de QEIM, Quality and Environmental (management) Institute (of) Madagascar. Ca tombe bien, je suis larguée sur la situation de ce domaine à Madagascar. Hormis le fait d'y avoir été sensibilisée lors de ma première expérience professionnelle sur place.
QEIM est un institut de formation qui, je cite, se spécialise dans les thèmes émergeants liées au développement durable comme le changement climatique, la gestion de risques de catastrophes, les systèmes de management normatifs, la gouvernance locale, les évaluations stratégiques. Bon, on y retrouve les thèmes dit "à la mode" où s'engouffre tout le monde à tous les sons de cloche, mais l'organisation environnementale telle qu'on le conçoit dans ce domaine-ci n'est pas prêt d'être récupérée par l'opportuniste ou les convaincus de la dernière pluie. Car au regard de l'entreprise, cela résonne plus souvent comme un investissement non rentable, qui coûte plus qu'autre chose. Du moins c'est ce qu'ils s'égosillent à avancer. Mais après démonstration et un sérieux coude-à-coude, se conformer à un cadre environnemental reconnu internationalement peut être amorti en à peine 3 à 5 ans selon les secteurs d'activités. Au regard des collaborateurs, une certification à une norme environnementale peut passer pour une lourdeur administrative, mais ce sont les plus intéressants à convaincre. :) Au vu des clients et des usagers (non commanditaires), bon nombre n'ont même pas idée à quoi cela peut bien correspondre. Au mieux, ils sont juste rassurés.
QEIM forme et conseille ainsi aux normes internationales de conformité et de reconnaissance des services, produits et processus, en matière de management de la qualité, sécurité, hygiène et environnement. Un petit coup d'oeil au calendrier de formation 2008, et je ne peux m'empêcher de demander si par formation, 2 ou 3 jours suffisent pour appréhender les connaissances de référence ainsi que les méthodes, en prenant, comme ça au hasard, l'exemple du SME (système de management environnemental).
En tout cas, c'est très intéressant d'avoir une idée des entreprises malagasy certifiées. Tant mieux qu'il y en ait qui ont compris que l'avenir déjà actuel de la gestion de l'environnement en terme d'utilité publique et en plus de rentabilité, concerne certes le réchauffement climatique (mais bon, trop récupéré et donc dénaturé), mais davantage une gestion raisonnée de l'eau ou encore la récupération et le traitement des déchets. Enfin, on évitera de prendre l'exemple de Naples...
Dites Pâques mais surtout pas printemps
25 mars 2008 à 16:35 |
Blog| Box
Côté pile (lire: le boon côté, surtout en chocolat) Pâques
Côté face (sans commentaire)
A choisir, vaut mieux un dé pipé finalement...
Tsy fito lahy, tsy fito vavy fa isa masina
13 mars 2008 à 22:27 |
Myself
Hery trouve que je suis un brin trop sérieuse en ce moment, qui en a profité pour soulever une question métaphysique. L'équipe en est décidément à des questions fondamentales, au milieu de tout ce sérieux. :)
Cela n'est pas faux, mais cela se sentait-il tant que ça? :) Voici ma réponse, également pour Shoan, Ranjiva et Nivo:
1. 
Là on était au boulot. Si, si... En train d'inventorier le récif corallien malagasy, et de sensibiliser les villages environnants à trouver des alternatives à la destruction de la mangrove.
J'ai toujours aimé travailler dehors plutôt que dans un bureau. Ceci dit, je n'ai jamais passé autant d'heures devant un ordinateur que maintenant...
2. 
Durant les années lycée, on aimait beaucoup se vanner comme on dit. Moi la première. Aussi dans la rubrique l'arroseur arrosé, l'une des vannes préférées de mes amis était alors que la "voiture" qui correspondait le mieux à ma personnalité était... une Massey Fergusson. Pas tant pour le côté agricole mais pour sa taille. Jeunes et cons nous étions. Ah oui c'est vrai, c'est un pléonasme!
Aussi, quand j'ai vu cette Massey Fergusson sur la plage (cherchez l'erreur), je n'ai pas hésité à me faire photographier et de le dédicacer tout spécialement à mes joyeux lurons d'amis. La vue est belle de là-haut. :)
3. 
L'unique surnom que j'ai eu: zazavavin-drano ou fille de l'eau. Que vous pouvez aussi traduire à loisir par... sirène. :)
4. 
Mon attachement à ma culture et à mon identité n'est pas discutable, tout juste avéré. Cependant, je dois dire que je fais partie de ceux qui ne croient pas à l'une des valeurs fondamentales malagasy: le fihavanana. Que je perçois dans bien des cas davantage comme la plus belle robe de l'hypocrisie, un sport où il faut mieux tendre la main pour mieux se faire couper le bras...
Ceci dit, je suis très fière du sens de l'hospitalité malagasy, pour l'avoir vécu, jusqu'au finfond de la Grande Ile.
5. 
Un de mes endroits préférés à Madagascar est "La grotte", dans le Sud-Ouest, sur la route du village de St-Augustin, près de Toliara. J'avais intitulé cette photo "Entre ciel et terre". Un de ces joyaux de la nature où eau douce et eau de mer se mélangent, donnant ces couleurs turquoises uniques, ce dans une magnifique grotte semi-ouverte.
Dommage, je crois que son accès a depuis été "privatisé", avec des infrastructures qui ont du coup enlevé tout le charme au naturel.
6. 
Ca consiste à dévoiler des secrets déjà? Hmmm... Je rejoins le non-sens d'appeler cela des secrets. Aussi en voici un:
je suis de ceux que vous pensez connaître; vous n'avez pas vraiment tort ni tout à fait raison.
Qui a dit que je vois les choses en grand? ;) Juste que j'aime appuyer à tout-va sur mon appareil photo, ça m'amuse de sortir une scène de son contexte.
Vitaaaa! Reste plus qu'à deviner où je suis sur certaines de ces photos.
Nage, cours, vole et reviens
03 mars 2008 à 23:30 |
Blog| Box
Après "dis-moi qui tu fréquentes et je te dirai qui tu es" et "dis-moi ce que tu manges et je ne suis pas certaine de dire qui tu es", voici "dis-moi quel sport tu pratiques et ce que ça t'apporte".
Mon père disait souvent que les compétitions sportives forgent la personnalité. Hormis un tournoi de ping-pong où j'ai gagné la coupe avec beaucoup de hasard et d'opportunités, le seul sport de compétition qui m'aurait botté était l'aïkido. Mais les deux seuls clubs que je connaissais alors à Antananarivo ne m'intéressaient vraiment pas.
Jusqu'à découvrir que son meilleur allié c'est soi, et son meilleur adversaire, c'est soi aussi. Jusqu'à découvrir la plongée sous-marine en fait. Car nul n'ignore depuis le début l'objet de ma passion qu'est cette pratique et l'élément dans lequel on y évolue.
La plongée sous-marine
La plongée procure des sensations que ne peuvent connaître ceux qui ne l'ont jamais pratiquée. Le snorkeling n'en est qu'un pâle aperçu. Si j' aimais à me relire, alors ce serait encore une fois ce que procure la plongée. Même après avoir parcouru des écosystèmes terrestres les plus divers, rien ne vaut de baigner dans le monde sous-marin.
Les sens réagissent autrement, les codes sont différents, la biodiversité encore plus étonnante et encore plus originale. On aurait dit que Dieu a esquissé les espèces terrestres au fusain, et qu'il s'est mis à peindre les biocénoses du grand bleu. C'est ce que je me dis à chaque fois que je vois un Pseudochromis paccagnellae (poisson Vanille-fraise) ou un Synchiropus splendidus (poisson mandarin, un des plus remarquables en matière de coloration).
Et plus encore.
J'aime la plongée pour les sensations uniques de liberté qu'elle procure, pour un monde qui se découvre au mérite et parce qu'à mon avis il s'agit de l'une des pratiques qui enseigne la plus grande humilité face à la nature. On pourra inventer tous les mélanges et techniques possibles pour rester plus longtemps immergés, la nature nous rappelle que nous en sommes qu'un élément qui s'y adapte et non qui s'y impose, où nous mesurons nos propres limites. C'est très bien ainsi. Cela permet de profiter de son dernier palier de décompression à -3m, où la vie en couleurs explose, les rencontres parfois étonnantes avec une espèce plus curieuse que d'autres, de profiter de la magie de la lumière avec ces perspectives de diffraction et réfraction multiples et variées, profiter de ce silence qui n'en est pas un, après avoir surmonté parfois ses propres peurs, et maîtriser sa frénésie. Etre son propre allié et son propre ennemi, cultiver son self-maîtrise, prévoir sans être prévisible.
La randonnée en moyenne montagne
A l'opposé, j'ai découvert il y a à peine quelques années la randonnée en moyenne montagne. Je vois dans cette pratique une métaphore de la vie... Déjà selon notre équipement et moyens, nous ne sommes pas égaux face à ce qui pourrait advenir. Initiée par Tonnum qui pratique depuis l'âge de 7ans, j'ai investi dans de bonnes chaussures en Gore-Tex, et ai pris les bons réflexes tels que s'équiper de vêtements imperméables et chauds même si l'on part sous un 24°C fort ensoleillé; apporter un second tee-shirt, des fruits secs, manger des féculents et sucres lents au déjeûner; boire, ni trop ni pas assez; les règles de civisme. La montagne se vit, mais ne se laisse pas maîtrisée.
Aussi, bien qu'à l'abri d'aucune ironie du sort, la probabilité que je me foule la cheville doit être moindre que ceux qui marchent dans la rocaille avec leur tennis de ville, ces inconscients.
Le premier jour, essai en douce, un petit tour de 45 min pour admirer une cascade. Puis l'entrée en la matière à partir du second jour. Effectuer un dénivelé de quelques +1000m en 4h ou 5h... Au début, on a la pêche. Très vite, son corps prend malin plaisir à cracher tous les excès qu'on lui a fait subir. A ce moment là, on se dit, je ne fumerai plus, je ne boirai plus, je ne... Puis les premières pauses pour quelques fruits secs salvateurs. On sent son corps puiser dans ses ressources. Mais on est motivé de voir le paysage évoluer et s'embellir en prenant de l'altitude. D'autant qu' au fur et à mesure que l'on monte, on rencontre de moins en moins de monde. C'est simple, le soir, le village grouille de monde, dès 500m de dénivellé, cela réduit d'un facteur 100, au moins. Puis on commence à exiger beaucoup de son corps, voire jusqu'à tester ses limites. On est à la traîne, le coeur s'emballe par moment, la température augmente, chaque pas peut devenir un supplice, où l'on peut arriver à se dire "putain,je vais crever", mais on les enchaîne tout de même, de plus en plus lentement, mais sûrement. Car d'autres sont devant, et s'ils y arrivent, on peut aussi.
4h d' efforts intenses plus tard, au bout de ses forces, en sueur, on pose son sac à dos au bord d'un torrent de montagne. La vue est magnifique, imprenable, enivrante devant la beauté de cette nature, telle que l'on ne l'aurait jamais imaginée d'en bas, avec une folle envie de crier à plein poumons "Ayé!"! On change de tee-shirt, on attend que la température corporelle baisse un peu, puis on trempe ses pieds dans cette eau pure et fraîche. La récompense...
L'on est surpris de constater combien le corps récupère vite, très vite, malgré l'impression d'avoir atteint ses limites peu de temps auparavant... Après déjeûner, une petite sieste sur une pierre plate au bord de l'eau, puis on continue encore 1h ou 2h, avant de redescendre en 2 à 3 fois moins de temps. Cette moindre durée peut parfois être frustrante, mais on redescend pour apprécier un site tout aussi beau et original le lendemain.
La randonnée permet de profiter de la nature en testant son sens de l'effort et d'endurance, où l'on est son propre allié pour peu qu'on en veuille et son propre ennemi si on n'y croit pas ou abandonne.
Le golf
Pour répondre aux vannes de ceux qui se reconnaîtront, non je ne m'embourgeoise pas, et confirme ne pas avoir l'âge de rouler en Mercedes classe S ni de jouer au golf. ;)
Et oui, je détestais ce sport auparavant pour l'image snob et m'as-tu-vu-iste que je voyais en ceux qui la pratiquaient. Jusqu'à ce que Tonnum, aussi allergique que moi des frimeurs et autres brasseurs d'air, soit invité à en faire et rentre un jour en s'exclamant "je veux jouer au golf, j'adore!"
Ayant la chance d'avoir un club ouvert non loin et proposant une formule 'Tous au golf" bien plus accessible que les clubs semi-fermés, j'ai donc découvert. Et d'appréhender la philosophie de ce sport, ainsi que d'apprécier ce qu'il apporte.
Dans ce forfait, on bénéficie de 80 balles pour le practice, afin d'apprendre puis de perfectionner ses mouvements, ainsi que du parcours-école à 3 trous. On y rencontre de tout. Du fils à papa complètement immature, limite idiot mais bien sapé, qui se la pète en voulant en mettre plein la vue, qui te mate du coin de l'oeil jusqu'où va ta balle et qui se dépêche de vouloir taper plus loin, mais tout juste apprenant, sans style et vraiment pas à l'abri des airshots; aux seniors, posés, qui pratiquent de longue date et qu'on aime à regarder pour apprendre ou pour juste apprécier la grâce d'un beau swing.
Après avoir justement essuyé des dizaines de swings foireux, on vient à en faire quelques-uns plus ou moins réussis. La différence surprend, à peine un son au moment où la balle décolle, et nul besoin de taper fort pour obtenir une belle et longue trajectoire. Tout est dans la maîtrise et le perfectionnement, pas besoin de brasser beaucoup d'air, et la force n'a de sens qu'une fois le geste maîtrisé. Sur le parcours à 3 trous, l'objectif est de faire les 3 trous en un minimum de coups. Frapper juste, et savoir doser à point. Facile à dire, beaucoup moins à appliquer, en débutant...
Le golf demande beaucoup de concentration tout en ayant l'air détendu, même lorsque ça paraît gagné d'avance. Et l'on attrape vite le virus de vouloir s'améliorer en continu car son premier adversaire, c'est soi.
Ca tombe bien, au printemps, je me mets à la voile. C'est décidé.
















