L'odyssée de Tattum

Odyssée sans frontière pour découvrir Madagascar, une enfant du pays, autrui et ailleurs. 

Bâtir son réseau professionnel à Madagascar

28 décembre 2007 à 17:54 |  Catégorie  Madagascar| A propos

Un diplôme ne fait pas tout [quand on en a un], la véritable finalité est de trouver un emploi, et mieux, de réussir sa carrière professionnelle. Parti du constat du marché du travail que les annonces d'offres d'emploi ne représentent que la partie visible de l'iceberg, environ le tiers des opportunités d'emplois, il devient impératif de constituer son réseau professionnel pour les autres 2/3.

Comment bâtir son réseau

r_seauJe ne sais pas vous, mais constituer son réseau professionnel n'a pas été inné chez moi, j'ai été formée sur le comment et les techniques, pas tant sur les bancs mais plutôt via à un cabinet de placement.

Très enrichissant:
- Comment se présenter de manière concise
- comment obtenir le nom et le titre exact de chaque poste ciblé dans n'importe quelle entreprise, ou d'un collaborateur potentiel
- comment faire comprendre en 2 phrases max qu'on n'appelle pas pour proposer ses compétences mais pour échanger avec un professionnel
- comment recueillir des témoignages frais et précis de professionnels sur le terrain dans le domaine qui vous intéresse
- et le meilleur pour la fin, comment obtenir des noms à la fin de la conversation pour étendre votre réseau, pouvant alors entamer les prochaines conversations par un "Je me permets de vous contacter sur les conseils de...".
Ce, par téléphone, en ayant prononcé votre nom une seule fois, et sans présentation de CV ni de références au préalable.

Trois issues possibles:
- la personne a un agenda très chargé et ne peut vous accorder un entretien. Vous en profitez tout de même pour lui envoyer une carte de remerciement, histoire de laisser une trace de vos coordonnées.
- la personne accepte de vous recevoir, toujours pas pour un entretien d'embauche mais d'échanges. Mais vous faites tout quand même pour convaincre de votre motivation.
- vous avez titillé la curiosité et on vous demande d'envoyer un CV ou de venir l'apporter.

Parfois, c'est tellement efficace (mais vraiment) qu'il m'est arrivé qu'on me prenne pour un chasseur de têtes!

A Madagascar
Bien que n'ayant pas encore prospecté le marché du travail malagasy depuis la fin de mes études, d'après mes expériences antérieures et mes constatations récentes, je dois dire que j'ai plus de mal à m'habituer à la manière de faire. Il y a constamment ce côté informel, pas tant de l'activité nécessairement, mais des échanges en général. Je suis davantage habituée à distinguer les moments d'échanges amicaux ou de détente, des situations potentiellement professionnelles.

Je suis dernièrement revenue de Madagascar avec un certain nombre de cartes de visite. A toute fin utile. Même si, disons-le, j'en ai jeté. Sans avoir entamé aucune discussion liée à tout emploi, ni à tout poste, rien dans ce sens. Et je n'ai vraiment pas le profil de ceux/celles à qui on lance "inona ny bizna any e?" .

cardsNon, ces cartes je les ai eues en discutant à propos de ressources culturelles pour le blog, ou en tombant nez à nez avec des copains/copines du lycée histoire de résumer qu'ils ont réussi comme mérité et d'avoir leur email. Ou encore lors d'une soirée dans un bar très sympa, probablement un des lieux de rendez-vous préférés des expatriés à Antananarivo ou de passage dans la capitale. La musique y est super (à condition d'arriver pas trop tard), surtout si vous êtes amateurs de jazz et de funk. J'y ai alors eu une illustration du nombre potentiel d'acteurs d'ONG internationales sur place. Car la plupart de ces expatrié(e)s, selon leur dire, travaillent pour des ONG. Toutefois, je me suis retrouvée avec des cartes de personnes juste de passage dans la Grande Ile, pour se revoir éventuellement en Europe (d'autant qu'il y avait plusieurs Suisses), mais aussi des Malagasy avec qui j'y suis allée. A toute fin utile donc, dont pour tisser son réseau professionnel, nul ne sait de quoi demain sera fait.

Pourtant, ici, je constate que je n'ai aucune carte de visite de mes proches, pas même celle de ma meilleure amie, et que je n'ai jamais donné la mienne non plus. Parce qu'on a réciproquement nos coordonnées téléphoniques, nos emails, et nos adresses postales. En soirée, il arrive de discuter d'opportunités de réseau, mais on se rappelle après ou on s'écrit dans les jours qui suivent, cette fois pour discuter boulot. Mais on ne mélange jamais les deux au même moment.

Je ne peux résumer ni généraliser, mais en dehors de tout contexte professionnel, on ne dégaine ni ne distribue nos cartes de visite.

Mais alors en tant que bloggueuse?
Car ce post a été inspiré par ce commentaire de Thierry.
Tout d'abord, ne nous prenons pas trop au sérieux. Les
vrais bloggers ayant vraiment réussi possèdent un réel niveau de compétences et d'expertise souvent issus de leur activité professionnelle effective, et selon, pratiquent une insupportable mastruabtion de leur ego. D'autres s'y verraient, adoreraient être vus ainsi en tout cas, n'inspirant pourtant franchement aucune crédibilité professionnelle. C'est une opinion qui n'engage que moi bien entendu. Et je ne bloggue pas, - rarement -, sur mon domaine.

En effet, ce dernier n'a absolument rien à voir avec internet, je ne peux pas trop me permettre de m'étaler sur le sujet du blogging au boulot. Certains collègues sont au courant que je tiens un site, mais j'esquive toujours les questions pour ne pas communiquer l'url. C'est mieux ainsi. Mais cela passerait sûrement mieux si vous êtes un développeur, un informaticien, un webdesigner ou un webmaster.

A cela s'ajoute le pseudo. Et pas évident de rajouter à la main sur la carte "alias Tattum". :) Resterait de s'en faire une juste pour le contexte, après justification de l'usage et là, autant qu'elle soit franchement rigolote, pour rester dans le "ne pas trop se prendre au sérieux".

bracelet_siliduoMais à dire vrai, je préfère une identité visuelle d'appartenance, et dans le cas de rassemblement de bloggers et d'internautes, s'il fallait donner un signe extérieur visible, j'opterais pour des bracelets en silicone gravés d'un "Malagasy miblaogy" (or whatever), des autocollants, une casquette, ou si on veut faire fun et tendance, un babytree, une plaque céramique en bracelet ou collier, le tout personnalisé bien entendu.
Idées déposées, tiens! Pour le blogging et pour les projets en cours.  :)

Krismasy sambatra

26 décembre 2007 à 12:31 |  Catégorie  Blog| Box

Pour rebondir sur mon asociabilité assumée, petite anecdote du jour.

Pour placer l'anecdote dans son contexte, Tonnum est du genre à surfer uniquement pour raison pragmatique, a contrario, je butine dans tous les sens... Il lit rarement ce blog, et toujours avec moi. Ambiance de fin d'année peut-être, j'étais toute étonnée qu'il me demande de butiner avec moi. Cool! Et à force d'entendre ma soeur prononcer Facebook, Facebook, au téléphone, finissant par titiller sa curiosité, il a voulu voir en quoi consiste ce site.

Tattum: " Oui mais si tu veux voir comment il fonctionne, tu dois créer ton compte au préalable."
Tonnum: " Bof, non. Mais tu as un compte toi, non?"
Tattum: " Oui... Si tu veux, on utilise le mien alors."
Tonnum: " C'est mieux, je ne vais rien en faire de mon compte."

J'ouvre donc mon compte, et commence à lui expliquer les différents champs de mon profil, la liste de mes contacts, les applications, la boîte email intrinsèque, le principe des intéractions, etc...

Tonnum: " Ah y en a un qui t'a envoyé plusieurs messages. C'est qui?"
Tattum: " C'est bien là toute la question. Mais ici, dixit les addicts, les amis de tes amis sont tes amis, tu sais..."
Tonnum: " Et c'est normal qu'il t'envoie des bisous ainsi?"
Tattum: "Ben euh... C'est quoi la norme?"

De ma part, ma réponse raisonnait plutôt comme une cinglante ironie. Ce qui n'était absolument pas le but. Mais c'était fait. Heureusement que mes rétorques vaseuses ne datent pas de la dernière neige.

Tattum: " En tout cas, ce sont des pensées de Noël on ne peut plus groupées. Tous ses amis l'ont reçu. Noël rend expansif, il n'y a pas de mal en soi, non? "
Tonnum: " Moui... Mais là franchement, je ne vois pas en quoi ce site est intéressant et fait tant parler de lui..."
Tattum: " Moi non plus!"
Tonnum: " Bon ok, vu. Tu te déconnectes?"

Viii...
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Note 1: penser dans la semaine à faire moins ma sauvage... Joyeux Noël encore.
Note 2: c'était très sympa Noël au fait. Gastronomique sans excès. J'ai également ri à faire découvrir à mes tantes, cousins, cousines à Antananarivo l'avantage de discuter sur Skype, qui ont pu apprécier ma nouvelle coiffure. ^-^

Miscellanées de Noël

20 décembre 2007 à 22:12 |  Catégorie  Blog| Box

Le sapin est prêt depuis le début du mois, ce qui est rare, le plus beau que j'ai sûrement fait depuis, en rouge et or toujours... Le thermomètre baisse, à des températures négatives comme encore jamais connues, jusqu'à -10°C. On a été prévenu, on est dans le Nord-Est. Et pas si loin se trouve un coin dûment qualifié: la petite Sibérie... A point nommé, jusqu'ici! Heureusement qu'on a fait découvrir les marchés de Noël aux amis spécialement venus pour l'occasion le week-end dernier, lorsque l'hypothermie était encore supportable. Même pas fini saoul pour un pichenet, pas d'abus au vin chaud. Manquerait juste que je me prenne pour Mary Poppins, emmitouflée dans 5 épaisseurs, trois tours d'écharpe, un bonnet (d'âne) rouge et des gants du bout des doigts.

Pourtant le moral et le verre à moitié plein sont là, peut-être parce que ne baignant pas non plus dans la frénésie de la société de consommation, exacerbée en cette fin d'année. A me demander si apprendre à utiliser un nouveau CMS pour un projet désormais lancé, ne me préoccupe pas plus que les lumières de Noël. A côté, Wordpress est presqu'un plaisir! Mais non, je n'en suis pas là, enfin, parce que ça y est, j'ai enfin compris comment il fonctionne ;) , juste qu'il faut patienter que la bonne version et ses extensions compatibles attendues juste depuis 3 ans donc sortent. Je disais donc, rien ne sert de courir, il faut partir à point... :)

Ca laisse le temps de profiter des fêtes, de prôner l'épicurisme, et de butiner sur les CSS3 lorsque je traîne sur internet. Je déteste les codes et les langages, je remercie chaque jour d'avoir choisi une spécialité autre que bioinformatique, mais adore les résultats du webdesign. Ca vaut bien de ne pas être trop inculte sur le sujet, sans se prévaloir pour autant d'une quelconque étiquette, ne réduisant pas le webdesign à un simple remplacement de couleurs d'un thème tout prêt. Remplacer un #OOOOOO (= couleur noire) par un #BCDC54 (= vert) est à la portée de qui voudrait. Car à ce sujet, pour l'avoir lu plusieurs fois, je partage cet article de Jeff Croft. Chacun son domaine, j'en dirai autant de ces soi-disants acteurs de la protection de l'environnement surfant surtout sur la vague verte qui ne sauraient même pas définir ce qu'est un biotope. Je suis d'accord qu'un métier, qui plus est lorsque les bases ont logiquement été acquises par une formation plus ou moins approfondie, ne peut être usurpé gratuitement par tout venant, qu'il soit en manque de réelle compétence, ou de bonne volonté mais loin d'être pro, ou juste inspiré sur le moment. Ceci dit, je me concentre moi-même sur un dérivé de ma vocation première et m'intéresse au webdesign en parallèle. Un jour, j'y reviendrai... J'espère vraiment, mais pas ici.

Enfin, si vous avez trouvé l'astuce du jour, qui a été de sauter les deux paragraphes précédents, j'en viens à l'essentiel:

Bonnes fêtes de Noël et de fin d'année à tous

Joyeux_No_l_2
Paris, Freezeland - 2007

Santé, gloire et beauté

13 décembre 2007 à 11:18 |  Catégorie  Madagascar| A propos

Je lisais la semaine dernière un article sur la sortie d'un nouveau magazine malagasy dédié aux hommes. Si mes souvenirs sont bons, il s'agit du magazine O2, dont les thèmes concernent la santé, la mode, les filles, les voitures, ce dont on se doute, mais impossible de retrouver l'article en question... Et d'un je suis curieuse d'avoir un aperçu des hommes achetant ce magazine, mais je parierai que pour attirer un grand nombre, il faudra un bon trois-quart des pages accordées aux belles voitures, au tuning, aux rallyes, etc... Et de deux, cela me fait ressortir un vieux post en attente d'être achevé. Du coup, remis à jour...

Des panneaux publicitaires à Antananarivo (et sûrement ailleurs à Madagascar) m'ont interpellée dernièrement. Il s'agit d'un institut de beauté ayant créé sa propre ligne de cosmétiques. Bonne idée dira-t-on, avec toutes les ressources naturelles qui ne demandent qu'à être mises en valeur. Mais le message sur ces affiches de cette ligne de cosmétiques est écrit en gros, en gras, pour être vu et mémorisé: programme blanchissant. D'ailleurs, j'ai davantage retenu cela plutôt que le nom des produits.

Et de me demander si éclaircir son teint, son grain, sa peau, si renier ses mélanocytes, si paraître plus quoi... européenne? tendrait à devenir la new attitude et critère de beauté à Madagascar... Comme dans d'autres pays africains et paraît-il 20% des Africaines en région parisienne... Une chose est sûre: je ne ferai jamais partie des clientes. Je suis fière de mon teint comme il est, "chocolat" pour certains qui ne se sentent pas à l'aise de prononcer "black" (ça existe), basané pour d'autres. Et blanchir par l'action du froid persistant et le manque de soleil, ou bronzer jusqu'à faire apparaître une cicatrice riche de souvenirs sur mon nez, me laisse complètement indifférente. A l'aise ainsi, imparfaite et naturelle.

Avez-vous déjà lu des magazines féminins malagasy? J'ignore combien il en existe, j'en ai acheté qu'un seul depuis, un dérivé du nom commun "féminin". Et ne risque pas de le racheter, à moins d'aimer lire un copié-collé des magazines occidentaux, avec des préoccupations d'occidentaux, et des contextes d'occidentaux, parfois à des lustres de correspondre à la réalité malagasy. Ceci dit, à lire si on a envie d'un grand éclat de rire de temps à autre.
On y retrouve les thèmes tels santé, bien-être, beauté, psychologie, diététique, mode, shopping, sexo, de la pub, etc... Dans le numéro que j'ai acheté, sur 32 pages, une demi-page en malagasy. C'est vrai que je peine à imaginer la rubrique Sexo en malagasy...

Morceaux choisis
Bien-être (se préserver des grosses chaleurs)

A Madagascar, nous sommes certes loin de ces étés caniculaires et meurtriers de l'Europe. (...) Vous pourrez ainsi conseiller aux vieilles personnes de prendre régulièrement des douches ou des bains frais dans la journée, sans se sécher.

A part dans la piscine ou dans la mer, les bains frais à Madagascar, jamais vu...

En métrople, il est conseillé de rester à l'intérieur de son habitat, et de choisir les pièces les plus fraîches soit celles situées au rez-de-chaussée. Ceux qui disposeront d'un climatiseur en abuseront, à défaut procurez-vous un ventilateur.

1. C'est où la métropole à Madagascar? Je pensais bien connître mon pays, c'est raté!
2. C'est connu, bon nombre de foyers malagasy disposent d'un climatiseur...
3. La clim, ça pollue notre planète, restons écolos et cohérents

Santé (sur  la micro-nutrition)

La micro-nutrition est mieux connue sous le nom de complément ou supplément alimentaire. (...) ces produits contiennent officiellement des nutriments dont le but est de compléter le régime alimentaire normal. (...) Même si l'on s'efforce d'avoir une alimentation équilibrée, cela reste souvent un objectif souvent difficile à atteindre.

Certes, mais dans le contexte malagasy, quelle proportion se préoccupe de manger équilibré? Et quelle proportion de juste manger?

Sexo (sur la mastruabtoin) (the last but not the least!) (section rires assurés)

Cela entre dans le processus normal de développement d'un enfant qui prend conscience de son corps. Il revient toutefois aux parents de lui expliquer que cela se fait dans l'intimité, et non en public.

Je tâcherai d'y penser.

A défaut de relations seuxlles protégées et donc sans risque d'infections sellxuement transmissibles, la masturbation représente une moyen de prévention efficace... à portée de mains!

Hmm... D'autres messages sont passés tout de même pour la lutte et la prévention contre le sida et MST? J'espère.

Alors oui, ce type de magazine est destiné à un public précis, mais qui représente quoi, 1%, 2% des femmes malagasy dans leur quotidien et vicissitudes?

Remarquez, après l'avoir lu d'un bout à l'autre, je n'ai plus d'excuse pour me maquiller plus souvent, qu'uniquement pour les séances de self-made friends' calendar.
Bon allez, je retourne bosser.

Tarte au coco

10 décembre 2007 à 09:54 |  Catégorie  Madagascar| Recettes

Non ce n'est pas une insulte, juste que cela fait longtemps que je n'ai pas partagé de recettes. Dernièrement testée et personnalisée, une recette de tarte au coco, accompagnée de mon gâteau de patates douces parce que je voulais pas manger que du lard cru à une soirée (hélas) établie annuellement...

IMG_8692Ingrédients (pour 6 comme pour 2 personnes, des goûts et des couleurs...):
1 rouleau de pâte sablée (désolée, je n'avais pas beaucoup de temps)
125g de noix de coco râpée
100g de beurre
90g de sucre
1 sachet de sucre vanillé
200mL de lait de coco
2 oeufs
2 cuiilère à soupe de rhum

Méthode selon Tattum (toujours jugée sans danger):
IMG_8695Préchauffer le four à 200°C (thermostat 5/6)
Cuire la pâte sablée à blanc 10 min (en prenant soin de la piquer avec une fourchette)
Dans un bol, mélanger noix de coco râpée, sucre, sucre vanillé, lait de coco et rhum
Battre un blanc en neige
Ajouter le jaune restant, l'oeuf entier et le beurre fondu au mélange initial

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Introduire délicatement le blanc en neige à la préparation
Verser l'appareil sur la pâte

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Baisser le thermostat à 180°C (thermostat 4/5) et laisser cuire 20-25min

Goût de coco assuré. :)

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Asociabilité assumée

08 décembre 2007 à 23:10 |  Catégorie  Myself

Dans la vie, on ne peut dire que je sois un exemple de sociabilité universelle. Loin s'en faut. Et je n'ai aucune envie de changer. C'est sûrement la raison pour laquelle je me permets de rester dubitative devant ce qui serait la sincérité de ceux qui se disent amis de tout le monde. Je suis de ceux qui sont plutôt convaincus que l'alchimie de l'amitié demeure le plus complexe de tous les types de rapport, l'amitié étant une valeur, un idéal, une conception qui m'est chère, si bien qu'il m'ait difficile de la considérer comme banalisée.
D'autant plus compliquée qu'il faille réussir chaque stade, comme de les rencontrer, d'avoir des affinités et atomes crochus, des sujets d'échanges, de vivre des moments de connivence et de soutien, d'accepter qu'on s'apprécie avec nos différences, de savoir qu'on ne partage pas pour autant systématiquement tous les avis sur tout, tout autant de détails pour construire une relation saine, sincère et droite.
Je peux prétendre aujourd'hui compter très certainement bien moins d'amis que les sociables universels, mais fière de n'avoir jamais été déçue ni trahie par mes convictions avec ces quelques-un(e)s, certaines vieilles d'une dizaine, d'une quinzaine d'années.

Dans la vie, je ne suis pas une inconditionnelle de rencontrer des Malagasy là où je vis, là où je m'installe. Ca étonne régulièrement, mais en déménageant l'an dernier, j'ai mis plus de 4 mois avant d'aller à la rencontre de mes compatriotes, et cette année, en deux mois, je n'en ai pas encore croisé.
Il faut dire je suis quelque peu vaccinée des rapports entre Malagasy outremer. Pour cause d'incompréhension récurrente avec nombre d'entre eux et sûrement réciproque, dira-t-on.
Tout cela parce qu'en arrivant à Bordeaux, je savais que j'y connaissais quelques compatriotes, que je n'avais pas tardé à revoir. Des anciens du même bahut (étrange, on en rencontre toujours où qu'on soit), des copains connus lors de passe-temps à Madagascar, de la famille ou des connaissances d'anciens collègues, etc... Le monde est toujours petit entre Malagasy.
J'ai été plutôt bien accueillie, mais constatant de suite que ces personnes connues d'une manière ou d'une autre, étaient réparties en clan, en bande. Me voici donc invitée à dîner avec la bande A, à aller à la plage avec le clan B, à se faire une toile avec la bande C, etc... Sans que j'aie partagé des moments avec bande A, clan B et bande C réunis. Enfin si, en soirée gasy, à se regarder comme des chiens de faïence. Ils se connaissent bien entendu, mais ne se jettent pas particulièrement des fleurs entre eux, plutôt des ragots, pour des raisons qui souvent me dépassent. Et bien entendu, j'ai droit à des questions d'incompréhension des uns et des autres de ce que je peux bien faire avec les autres uns ou les autres autres. Mais tant que je n'étais pas étiquetée, et que j'avais envie de partager des moments, mes choix ne regardaient que moi, j'ai horreur d'avoir des comptes à rendre.

Jusqu'au jour où l'inévitable arriva. Je refuse une invitation du clan B, ayant déjà prévu un programme avec la bande M. Leur conclusion, à laquelle je m'attendais un jour ou l'autre à vrai dire, tombe vite: "si tu n'es pas avec nous, tu es contre nous." Et si ça ne venait pas de l'un, l'autre l'aurait pensé également.
Ah bon? Il faut savoir que je partage rarissimement l'intégralité des avis et actions, même avec des gens avec qui je m'entends très bien, rien ni personne ne me contraindra à faire fi de mon indépendance ni de mon libre-arbitre.  Dépassée par une mentalité aussi lamentable, disons les choses comme elles sont, j'ai coupé les ponts avec A, B, C, etc... D'une soixantaine de connaissances, il ne me restait plus que 5 Malagasy qui  sont devenus des amis, étant beaucoup moins patriotiquement grégaires, s'en foutant autant que moi de la vie des autres, partageant des moments simples lorsque la vie nous le permettait, sans jamais avoir de compte à rendre.

Dans le virtuel, on ne peut dire que je sois un exemple de sociabilité universelle. Parce que la vague Facebook me gonfle! Voilà, ça c'est dit. J'y ai créé mon compte l'an dernier car j'avais un référent qui pointait régulièrement vers ce blog. Déjà, je n'ai pas aimé le fait de devoir s'inscrire pour pouvoir y naviguer. Puis plus rien pendant plusieurs mois. Jusqu'à recevoir au fur et à mesure des invitations et des messages pour devenir amie, pour rejoindre un groupe, pour déconner avec une de ces centaines d'applications. Non, je ne dis pas que c'est désagréable de savoir que des gens pensent à vous, au contraire, juste que de nature, je ne suis déjà pas très sociable, alors dans le virtuel, je n'ai aucune patience pour surfer et passer des heures sur Facebook, à la seule fin de me rassurer que je ne suis pas seule au monde.

Déjà, je dis aurevoir à l'anonymat, pour s'entendre dire "Ah je me doutais que c'était toi!" à la rencontre d'Antananarivo Miblaogy. N'est-ce pas Mia? :) Bon je n'y ai jamais cru, à l'anonymat, encore une fois, le monde est toujours trop petit à Madagascar.
Pourtant je suis loin de jouer le jeu, vu que je m'y suis inscrite sous pseudo. Aussi lorsque je reçois une requête de confirmation sur comment on est devenu ami(e)s sur Facebook, je corrige ceux qui n'ont pas fait le rapprochement que, non, on ne s'est pas connu via le site ou via un ami commun, mais parce qu'on a été à l'école (primaire, secondaire) ensemble. Je vous dis, on en rencontre toujours, où qu'on soit.
Mais la vraie bête noire, ce sont les chaînes de message. Déjà par email, je déteste ça et ne joue jamais le jeu au risque que ceux qui pensent à moi ne se sentent pas aimés ou appréciés en retour.  Là, ça me gonfle encore plus,
ces messages plus ou moins débiles juste bon pour perdre son temps, enfin, sauf les chaînes qui m'offrent une pensée ou de la bière :) .

D'où le titre: asociable, et je l'assume. Car, comme d'habitude, je suis de ceux que vous pensez connaître. Vous n'avez pas vraiment tort. Ni tout à fait raison.
Si ça vous parle tant mieux. Sinon, tant pis. Mais dans tous les cas: mais qu'est-ce qu'on s'en fout, n'est ce pas?!

Sary iray isan'andro

01 décembre 2007 à 16:34 |  Catégorie  Une photo par jour

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(Antananarivo) Madagascar

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