Wanadoo.mg devient Moov.mg
14 septembre 2007 à 23:24 |
Blog| Box
Wanadoo.mg, anciennement site du fournisseur d'accès et toujours portail communautaire et d'actualités, devient Moov.mg.
Avec sa nouvelle marque Moov, la société DTS, fournisseur d'accès internet malagasy, entend révolutionner l'Internet à Madagascar :
accéder enfin au haut débit en abondance, bénéficier d'une couverture géographique unique, profiter des technologies de pointe, disposer d’une nouvelle gamme de solutions adaptées et compétitives.
Je m'étais déjà intéressée au cas du haut-débit à Madagascar dans ce post. Je profite de cette refonte pour me promener sur leur site afin d'en savoir davantage sur les tarifs actuels des offres d'accès internet haut-débit.
Voir les formules Moov et les tarifs.
En discutant avec les amis sur place, la formule de la carte PCMCIA semble séduire les particuliers, pour l'avantage de la mobilité, proposé à Ar 250 000 HT en achat, soit loué à Ar 30 000 HT par mois.
Il apparaît que la technologie de réseau sans fil entend se développer dans les pays pauvres et émergents en tant qu’alternative économique au déploiement de réseaux filaires coûteux, en l'occurence du backbone actuellement en cours d'installation. Parmi cela, la solution du Wimax.
J'apprends ainsi que le Wimax (Worldwide Interoperability for Microwave Access) permet
d'établir des liaisons à grande distance, de 50 à 70 kilomètres, entre
deux antennes. Le débit théorique grimpe jusqu'à 70 mégabits pas
seconde (Mbps ) en rase campagne mais redescend à 20 Mbps dès qu'il y a
des obstacles. Sa déclinaison mobile, validée en décembre
2005, permet de créer des réseaux comparables à ceux des cellulaires. Elle intègre le handover, c'est-à-dire la capacité du
terminal mobile de passer d'une station radio à une autre en maintenant
la connexion. L'utilisateur peut alors se déplacer dans la zone
couverte, en restant connecté par exemple avec son PC portable dans un
taxi en ville.
Question: mais pourquoi avoir attendu la fibre optique à Madagascar si cette solution est moins onéreuse à développer?
Source: Wimax: 54 millions de clients en 2012 grâce aux pays émergents, lu sur Madagascar ntic
Visiter le nouveau site de Moov, où le nom, le design et la composition sonnent résolument très... web 2.0!
Le festival de musique Angaredona bat son plein
13 septembre 2007 à 21:49 |
Madagascar| Culture
Actuellement, se tient la quatrième édition du
festival Angaredona, le rendez-vous annuel des musiques vivantes à
Madagascar, initié par Rajery, notre joueur de valiha national.
Angaredona entend faire valoir la culture musicale malagasy dans son
essence même, et sert également de tremplin pour les artistes.
Selon Rajery:
« c’est
une plate-forme pour revaloriser ces talents et leur offrir une
visibilité en vue d’exporter leur production ».
Angaredona facilite
cette rencontre entre les artistes et les potentiels producteurs.
« Les populations en quête d’authenticité sont les principales cibles
d’Angaredona… »
Il s’agit de spectacle et d’éducation artistique pour
une sensibilisation en faveur de la culture musicale malagasy.
Salala, Remanindry, Tambours Gasy
Les artistes à l'affiche cette année: deux formations traditionnelles du Sud, “Salala”, “Remanindry” et d'Antananarivo “Tambours Gasy”.
Représentatives de plusieurs générations de musiciens traditionnels,
ces trois formations ont eu l'honneur de donner le coup d'envoi au
festival qui se tient du 7 au 16 septembre dans différents endroits
de la capitale.
* Salala s’est imposé dans la musique a capella, fortement inspirée du
beko, ce chant cérémonial très populaire dans le Sud chez les ethnies Antandroy, Masikoro et Bara. Véritable ambassadeur de l'a
capella dans les années 80, Salala voit en Angaredona un moyen pour
revenir au premier plan de la musique folklorique malgache.
* Remanindry figure également dans la riche liste à découvrir des
artistes du Sud. Se produisant seul, Remanindry est à la fois chanteur,
violoniste et danseur de talent, qui s'inspire du beko antandroy.
* Quant à Tambours Gasy, le groupe de percussionistes créé par Rainitelo,
on peut dire que c'est la révélation par excellence d'Angaredona depuis
la première édition de 2004 à Mahajanga. Au cours de ces dernières
années, les Tambours Gasy se trouvent parmi les rares formations de
musique traditionnelle à être sollicitées de partout, y compris dans
les festivals de jazz et les manifestations dédiées à la musique
urbaine.
Mais également Fataka, N’Sôva, Kolibera, Mika-Frank, Miatrembala, Daniel Ramaroson, Tombo Daniel, Tôty et Teta, Vahombey (excellent son dernier album), Naïnako, Dah’Mama, Rakotoasimbola Bernard, Ramilison Besigara, Voninavoko, Feo gasy, Mikea, Samoela, Lamako, Zaza Mandimby, Bakomanga, Ra-Georges, Randrianasolo R…
Analamanga Park
Après quelques mois d'activité dans la promotion de la culture et de la
musique malgaches, Analamanga Park va accueillir son premier grand
festival. Les organisateurs d’Angaredona 2007 ont en effet choisi son
coliseum, capable d'accueillir 2000 personnes et inauguré il y a trois
mois, pour offrir le bouquet final qui se déroulera les samedi 15 et
dimanche 16 septembre.
Samedi, à partir de midi, tambours, trompettes et violons seront à
l’honneur, avec la rencontre de deux géants du hira gasy,
Rakotoasimbola Bernard et Ramilison Besigara. L’opéra paysan a toujours
son public, vaillent que vaillent les modes changeantes.
Dimanche, la dernière journée, Samoëla, l'enfant terrible du modern-roots, qui aura l'honneur de
clôturer Angaredona 2007.
Phare sur "Tambours Gasy"
Tambours Gasy est créé en 2000 sous l'impulsion de Tiana Ramarokoto dit
RAINITELO. Il a pris sous son aile des jeunes adolescents de son quartier
qui avaient arrêté l'école. Quatre ans durant, il les a initiés à la
musique et formés aux percussions. Quelques-uns travaillent d'ailleurs
dans son atelier car Rainitelo est aussi un fabriquant d'instruments de
musique. De ses voyages dans tout Madagascar,
Tambour Gasy a ramené les percussions des différentes régions.
Cet ensemble de percussions, magistralement orchestré par
Rainitelo, présente un mélange de sons subtils et variés. La complicité
de ses membres met en évidence une exécution soignée et une
synchronisation parfaite. C'est un mariage de rythmes de tous horizons,
de la musique traditionnelle malgache, du hira gasy, antsa,
salegy…Un album est en cours de préparation.
Sources:
Express de Madagascar: programme du festival
Aody.mg: présentation du festival
GazetyNety: interview de Rajery, initiateur du festival
CCAC: accueille "Tambours Gasy"
Egalement:
Angaredona au BUS, club à Antananarivo: sur leur blog
Tambours Gasy sur Madanight
Myspace de Rajery
D'ailleurs, il y a tout plein d'artistes malagasy à découvrir sur Myspace, ça change des clips sur Daylimotion! :)
Sary iray isan'andro
06 septembre 2007 à 22:20 |
Une photo par jour

Instant d'inspiration © Tattum
Amo l'Italia
05 septembre 2007 à 17:29 |
Ailleurs
Un de mes plaisirs d'être en Europe reste de pouvoir bénéficier de bons plans de voyager... en Europe! Bon, il y a également l'ADSL, qui relance une fois de plus mon admiration pour ceux qui bloguent du pays, parole de geek que semble être Thierry Andriamirado, à Antananarivo. De par un investissement nécessairement moins important que si je partais de Madagascar, vu la distance et le taux de change. Aussi, tant que possible, j'en profite.
Venise n'est plus à vanter de valoir le coup d'être visitée à deux,
que ce soit en période de carnaval ou pas. Que celui ou celle qui a
goûté aux douceurs de la Toscane ne soit piqué par le doux virus de la
Dolce Vita. Et ce n'est pas Hery installé en Italie qui dira le contraire!
Mais on a décidé cette fois de poursuivre notre
tourisme lacustre (cqfd: après les lacs suisses, on enchaîne avec les
lacs italiens) en choisissant de poser nos bagages au Lago di Como (Lac de Côme), Lago di Como
(Lac de Côme), qualifié de "sublime" par Stendhal. C'est assurément beau,
avec ses petites villes et villas qui font la renommée de ce coin du
monde, au bord d'un beau lac, nichés dans des paysages préalpins de
toute beauté à toute heure de la journée.
Benvenuto in Italia
Le bonheur de passer de
l'Alsace à l'Italie est incommensurable, lorsqu'on adore la cuisine
italienne, où tout ce qui est devenu commun se regoûte avec
délectation, des pasta aux pizze (moitié moins chères qu'au restaurant français et pourtant 5 fois meilleures!), des gelati (glaces) à la panna cotta, ou encore du café macchiato ou marrochino à en tomber.
4
boules de glaces quotidiennement, plus tout le reste, ne pouvaient
passer anodinement! Mais la conscience (du) physique était également en
vacances. Pourtant, les locaux gardent une belle ligne, normal vu
leur culte de la beauté, bien qu'on ait lu que les Italiens consomment
en moyenne 14kg de glace par an, ce qui paraît probable vu qu'ils en
mangent à longueur de journée. En tout cas, j'ai eu droit à mon nuage
rien qu'à moi, car j'adore la glace, et qui plus est la glace
italienne, irrésistible! Mais cela pourrait expliquer ces balances
pèse-personnes que l'on trouve un peu partout, moyennant 0.50€, elle
vous détecte le moindre gramme! Aargh!
L'italien, la langue tout d'abord, est d'un charme fou, sûrement la plus belle langue, que on ne se lasse d'écouter. Quant aux Italiens, hommes et femmes, ils n'ont bien entendu pas perdu leur réputation de séducteurs. Couple possessif ou paranoïaque s'abstenir, un grand sens de l'humour est de rigueur, et on a bien ri. Ils sont incroyables! Le pire (on va dire ça comme ça), c'est que bien qu'il ne soit pas dans mes habitudes de me retourner dans la rue, ni même de fixer, mais certains possèdent un réel côté pas nécessairement beau mais juste magnétique. Et ils aiment qu'on les regarde (bon Tonnum vous dira la même chose des femmes!). Oups, le mur, pas réalisé! Mince, un poteau, pas vu! Euh, scusi, deux secondes, j'ai les jambes qui flanchent! Ou alors, la mâchoire qui tombe! Bon, ils ne font pas unanimement cet effet non plus, heureusement (on va dire ça comme ça).
Les villas du Lago di Como
Le Lago di Como est réputé pour ses villas ayant appartenu aux grandes familles lombardes, dont les Visconti.
Je retiendrai la Villa Erba, à Cernobbio qui fut la propriété de Carla Erba dans les années 20, la mère du cinéaste Luchino Visconti
et où ont été récemment tournées des scènes d'Ocean's Twelve; la Villa
Carlotta à Tremezzo avec son jardin botanique, à l'italienne avec
statues, escaliers et fontaines; et celle qui remporte la palme: la
Villa Balbianello à Lenno, étonnante, magnifique, superbe, bâtie pour
le cardinal Angelo Maria Durini et léguée par son dernier
propriétaire, l'explorateur Guido Monzino, au Fondo per l'ambiente
italiano (FAI - Fonds pour l'environnement italien). Tant la loggia
surplombant la propriété, que le jardin, ou encore l'intérieur de la
villa qu'on a eu la chance de visiter.
L'on ressent une certaine
émotion devant la bibliothèque de collections de livres de la toute
première édition des grands écrivains qui ont marqué les différents
siècles, leur état ne tromperait pas, ou encore dans la salle de
collections d'art premier, qui d'habitude me dérangent plus qu'autre
chose, mais il semblait avoir une ou plusieurs âmes dans cette pièce...
Cette villa a également été le cadre de tournage du second épisode de
Star Wars (j'aime pas) ou de Romance sur le lac avec Uma Thurman (je
préfère), ou encore de Casino Royal, le dernier James Bond (j'aime
pas). Mais avec ou sans ces références hollywodiennes, on reste
facilement des heures dans cette propriété.
Autrement, rien ne vaut la
quiétude et le charme des petites villes épargnées par le tourisme de
masse qui enlève décidément toute authenticité et donc intérêt. Pour
cette raison, nous ne sommes restés qu'une heure à Bellagio pourtant
présentée comme la perle au milieu du lac, lieu de rendez-vous du gotha
milanais, attirant ainsi sa part de m'as-tu-vu, de parvenus ou juste de
frimeurs à deux balles. Cela montre, s'il fallait le confirmer, que
l'argent ou le semblant d'argent ne saurait garantir certaines valeurs,
telles que le bonheur certes, mais aussi la classe et le bon goût. :)
Avec nos habits Quechua, et fiers de les porter, nous avons préféré
reprendre le bateau et nous poser là où il n'y pas besoin d'être vu
pour exister.
Il n'y a pas à dire,
changer d'air redonne la pêche, l'humeur, et accessoirement, l'envie de
perdre des kilos, de se remettre au pastel, de lire la biographie de
Monzoni, de revoir sa liste de courses hebdomadairement, d'apprendre
cette fois l'italien couramment, etc... La prochaine fois, on passera
par Roma, aspirant à la Croatie, Majorque, la Crète, etc...
Ah si je pouvais vivre du voyage!














