L'odyssée de Tattum

Odyssée sans frontière pour découvrir Madagascar, une enfant du pays, autrui et ailleurs. 

Pourquoi je préfère être blogger plutôt que journaliste

27 février 2007 à 19:28 |  Catégorie  Blog| Box

A chacun son style de blogguer, sa manière de concevoir et de construire un post (article), soit en puisant dans sa créativité et sa personnalité, soit en s'inspirant d'un sujet précis au gré de ses lectures et visites, soit encore en compilant des informations de différentes sources... Le risque étant alors la redondance des contenus, pour peu que le blogger et ses lecteurs soient abonnés aux mêmes fils de syndication.
Pourtant me direz-vous, la guerre de l’information est une réalité et le blog est devenu sans conteste un support prépondérant...

Mais quelles que soient les raisons qui le poussent à blogguer, on réservera toujours au blogger une part d'indulgence de par le côté non-professionnel de son activité même si au pire, il s'est en fait contenté de plagier outrageusement le travail d'un autre sans daigner le mentionner.

Je souris encore lorsque je repense à mes anciens profs qui essayaient de projeter mon futur métier du temps des années lycée. Ils me voyaient tantôt médecin ou pharmacienne mais j'étais réticente aux trop longues études, tantôt avocate comme je défendais ardemment mais justement mes camarades en conseil de classe mais bien que je connaissais pas, j'avais le droit en horreur, soit encore journaliste car écrire ne me déplaisait pas... Mais je répondais alors: " A moins d'être journaliste freelance pouvant écrire uniquement lorsque je serai inspirée et ne m'enfermant pas dans un domaine précis, je ne m'y vois pas". En somme, blogguer me convient très bien.

Le journaliste professionnel lui ne peut s'offrir le luxe de ne pas être inspiré et de peiner pour trouver matière pour pondre son article quotidien. Et pourtant, je me trouve moins indulgente lorsqu'il se contente de rebroder autour de déjà vu et de déjà lu... Jugez par vous-même:
Les enjeux de la culture malgache sur Tribune Madagascar (article du 17 février 2007)
et les enjeux de la question de la culture par Janine Ramamonjisoa initialement lu sur Ethnology Madagasikara puis publié sur Malag@sy Miray.

Désolée mais les déjà-vu-pompage-sans-citation-de-source m'agacent au possible... Hmm... Comment les journalistes précisent-ils leurs sources?

Madagascar dans Terre Sauvage

22 février 2007 à 12:27 |  Catégorie  Coups de coeur

En ce moment, dans ce qu'on peut appeler phase de décompression (bien que je n'ai pas plongé dernièrement), je m'évade dans la photographie, artistique, naturaliste, photo-reportages, décalée, etc...

terre_sauvageLe magazine Terre Sauvage fait partie de mes préférés, "invitant au voyage dans des contrées lointaines et préservées ou à des escapades plus proches pour découvrir un milieu naturel".
Il est particulièrement riche et permet réellement de s'évader, et cela reste un plaisir d'y lire des reportages sur la Grande Ile. Dans le numéro de Février, Madagascar naturellement est justement à l'honneur avec deux reportages qui m'ont permis d'allonger ma liste de photographes naturalistes, ou anthropologues ou ethnologues favoris. Mon préféré restant Patrick de Wilde...

En effet, "Berenty, paradis du maki" et "Canal des Pangalanes" ont été écrits et illustrés par un couple de photographe et reporter naturalistes: Cyril Ruoso et Emmanuelle Grundmann.
ruosoLui est
photographe-reporter professionnel, et parcourt le monde à la recherche d’histoires de tous poils, plumes ou écailles à nous faire partager. Il collabore à de nombreux magazines français ou étrangers (National Geographic, Figaro Magazine, Paris Match, Terre Sauvage, Sciences & Avenir, Life...) et ses photographies sont diffusées par les agences MINDEN/ Joël Halioua Editorial et BIOS.

Elle
est primatologue, travaille sur la réintroduction et plus généralement sur la protection des grands singes en Afrique et en Indonésie. grundmannDepuis sa rencontre au sommet de la canopée de Bornéo avec Cyril, venu faire un reportage sur son travail, elle a retrouvé sa passion de toujours pour l’écriture, et ensemble, ils collaborent depuis plusieurs années à de nombreux articles et livres.

Ainsi, en parlant de Berenty, dans le Sud de l'île du côté de Fort-Dauphin:

Dans le sud de la grande île rouge, il est une réserve confetti, comme égarée au milieu des champs de sisal. Ici, des arbres pieuvres forment une étrange forêt épineuse où s’ébattent des créatures uniques : les makis catta. Visite bien réelle d’un sanctuaire à la beauté irréelle.

16 pages de photos et chroniques de Berenty, où l'on découvre l’histoire singulière de la famille de Heaulme, à l’origine de la naissance de la réserve de Berenty, qui abrite une faune et une flore uniques; racontant l’aventure de la primatologue Alison Jolly (vue également dans Opération Okavango de Nicolas Hulot)  qui troqua un jour l’étude des éponges contre celle des lémuriens makis catta; partageant la passion de l’ornithologue Raoul Mulder pour le gobe-mouches paradis, une curieuse espèce d’oiseaux aux mœurs plutôt libertines.
Par ailleurs, Emmanuelle Grundmann a également écrit le texte du reportage sur le canal des Pangalanes "Au delà de la belle image", soulevant notamment la nécessité voire l'urgence d'entreprendre des travaux d'assainissement de ce biotope et patrimoine précieux.

Comme à l'habitude, on achève de feuilleter ou de lire le magazine des images plein la tête...

Mada English Journal

21 février 2007 à 22:20 |  Catégorie  Blog| Communauté

En ce moment, les invitations de participation à des projets de rédaction ou de diffusion communautaire ou en groupe se multiplient. Ca fait plaisir mais malheureusement, à moins de caresser le rêve de devenir blogger professionnel ou une cyber worker à temps plein avérée (et je redescends aussitôt sur terre), je me sentirai très vite submergée par autant d'activités, deux ou trois blogs suffisent amplement pour occuper le temps libre et les moments d'inspiration.

Le dernier en date que j'ai reçu concerne Mada English Journal, qui comme son titre l'indique, sera en anglais, aussi vais-je partager l'invitation dans la même langue, trahissant mon principe de d'abord écrire en malagasy avant l'anglais. (à quand une rédaction en commun sur le vintana sy anjara? emoticon_smile )

Together with some English language fellows, Exxon-Mobile's financial support, the malagasy Ministry of Education, and the US Embassy's support, the team is able to get this new English newspaper/journal in Madagascar up and running. The first issue will be coming out in March, and will be a weekly publication.
This newspaper will also be distributed to all the middle and high schools in the country, to be utilized as an educational tool.

They are looking for freelance writers so as to make it more competitive, and provide the Anglophone community, as well as Malagasies, the opportunity to write articles and read about things of interest in Madagascar in English.
Malagasy freelance writers will have a proficient level in the concerned language (of course but no wonder!) and will submit stories about culture, economy and travel in Madagascar. But they are also open to other English speakers' contributions.
Notice that Malagasy writers, whose writings will be used, will be paid for the articles published, but I think everyone can contribute wherever he/she is and share it with their family living on the spot.

For any interest, check the flyer
If you, or someone you know, is interested in advertising and/or having a subsciption, please contact the editor (mentionned in the flyer)

Comparatif des plateformes de blog gratuites - un plus pour Canalblog -

13 février 2007 à 22:16 |  Catégorie  Blog| Box

Clubic vient de réaliser un comparatif de différents outils de blogs parmi les plus utilisés en France. Les résultats sont plutôt intéressants.
Tout d'abord une présentation du phénomène blog, agrémentée de quelques témoignages à la fameuse question: "Pourquoi tu blogues?" Je souris en lisant ce passage ci-après car je persiste à croire que c'est se fourvoyer de voir dans le blog davantage qu'un moyen moderne de communiquer, et non un outil, un support pour réaliser de grandes choses ou plus prétentieux encore, pour chambouler l'ordre des choses:

D'après les théoriciens du phénomène, cette idée de discussion est essentielle : on anime généralement un blog pour être lu, et partager ses opinions avec les visiteurs de passage. On les interpelle, en espérant qu'ils réagiront. Pourtant, certains sont mus par d'autres motivations, plus profondes ou plus superficielles : désir de s'épancher, d'envoyer des nouvelles à leurs proches ou volonté de se montrer, généralement sous un jour positif.

Les résultats dans l'ordre présenté plus mon avis perso car avant d'ouvrir ce blog, j'en ai testé plusieurs (sûrement de manière moins approfondie que ce comparatif):

Windows Live Spaces

WLS

J'ai souvent beaucoup de mal à y visiter un blog, impatience quasi garantie.

Skyblog

skyblog

Wesh! Wesh! Big up! Je n'en ai jamais eu, ne m'étant jamais identifiée à cette communauté et ayant totalement saturé du fait que tout le monde devait en avoir un. Plus d'une raison donc...

Overblog

overblog

J'avais hésité avec cette plateforme, mais je l'ai trouvé moins intuitive que la présente où je suis.

MySpace

myspace

Espace qui sied davantage aux artistes, et qui a valu la renommée de certains d'entre eux. En version malagasy, ça donne artiste-malgache.com

Hautetfort

hautetfort

Je n'avais pas testé cette plateforme, je trouve souvent leurs thèmes austères mais pour ceux qui veulent améliorer, ça peut également donner un bon rendu. N'est ce pas Lilia?

Vox

vox

Testé, et jamais aimé! Je me demande toujours pourquoi il est si bien noté partout, mais c'est une opinion qui n'engage que moi bien entendu. Je retiens les moins cités par ce comparatif, car les publicités sont en effet lourdes et dominantes, impossible de commenter sans être membre, c'est du sectarisme, et les templates sont flashy et ne donnent franchement pas envie de lire.

Blogger

blogger

J'ai commencé par cette plateforme, pourtant j'en ai changé sans que je puisse dire pourquoi exactement. Avec du recul, je n'aurais peut-être pas dû, quand l'envie se fera sentir de déménager, ça aurait été plus pratique. Mais l'heure n'est pas aux regrets!

Canalblog

canalblog

Et le concerné, verdict: meilleure notation! Yes, j'en suis bien contente et c'est fondé! Ma seule véritable critique sur Canalblog, et la considérer de taille, c'est que le service support est N.U.L, absent, inexistant, fantôme quasiment car heureusement qu'en cas de bug ou de panne de leurs serveurs, ils viennent à la rescousse. Mais alors pour le reste, ne peut que mieux faire.
Ma dernière requête était comment créer un fichier export, je peux m'asseoir sur la réponse.

Wordpress

wordpress

Et pas de comparatif sans Wordpress (ici logiciel libre). Je découvre, et je dirai pièges dans lesquels ne pas tomber: ne pas oublier de bloguer avec cette panoplie de thèmes et de plugins, car blogguer reste son utilisation première!

Dotclear

dotclear

Et bien entendu, on ne compare jamais Wordpress sans Dotclear dans la sphère française. J'en ai testé un, proposé sur Gandi.net, mais hmm.. je préfère WP!

Sympa ce comparatif!

Le Famadihana - suite -

06 février 2007 à 12:02 |  Catégorie  Madagascar| Culture

Précédemment: Introduction au Famadihana et le film documentaire Tankafatra traitant du famadihana

Première vidéo: Famadihana sur History.com
, commentée par Dr. Anthea Butler, une historienne spécialisée dans l'histoire du christianisme, de la religion afro-américaine et de la diaspora africaine.
Voir la vidéo

Une recherche rapide sur Google permet de lire plusieurs descriptions du déroulement d'un famadihana bien que les principes demeurent partout les mêmes. Mon grand regret est de ne pas encore avoir vécu un famadihana de ma famille tant paternelle que maternelle, la dernière fois qu'il a eu lieu, mes parents ont jugé que ma soeur et moi étions trop jeunes. Et je garde peu de souvenirs de l'unique famadihana auquel j'ai assisté, mais juste en tant que famille par alliance aussi je ne connaissais pas grand-monde. Cela explique peut-être pourquoi j'en garde si peu de détails.


Famadihana - TARIKA SAMMY -

Je me souviens juste que c'était festif, de la bonne humeur dans l'air et rien de lugubre, des hira gasy pour l'ambiance musicale, le vary be menaka (riz accompagné et arrosé de viandes bien grasses), que seuls les hommes avaient le droit d'entrer dans le tombeau, que les lamba landy, linceuls ici en soie brute qui recouvrent les ancêtres, étaient magnifiques, qu'il était fady (interdit) de les poser à même le sol, qu'ils ont profité du soleil pendant que l'on déjeûnait, que les Zanadrazana (descendants des ancêtres exhumés lors du famadihana) ont en profiter pour réexpliquer leur généalogie aux plus jeunes, puis  ont fait sept fois le tour du tombeau en portant les razana  avant de les replacer dans le tombeau. Mais les famadihana comportent chacun leurs détails rituels.

Aussi, plutôt que de râcler mes fonds de souvenirs perdus, il apparaît plus intéressant de lire:
>>Le famadihana, fondements et origines et le déroulement d'un famadihana sur Koloina
>>Retrouvailles avec les morts par fstadelmann
>>Famadihana (la valise de Marthe), une fiction-essai de Jean-Charles Blanc
>>Un excellent aperçu des rites malagasy sur Madasite

Seconde vidéo: Madagascar festival, un famadihana sur les Hautes-Terres, à Sahomby, un village situé à une soixantaine de kilomètres d'Antananarivo, filmant les familles en liesse après avoir changé les linceuls, avant de remettre les défunts dans le tombeau familial.

Lire l'article associé à la vidéo, faisant cas de Mr. Rabeatoandro, un professeur d'anglais malagasy, se questionnant sur le bien-fondé du famadihana en tant que chrétien, opinion respectée par sa famille qui elle, n'entend pas délaissé cette tradition du retournement des morts chère aux Malagasy.
J'ai été un peu surprise mais très intéressée par ce point de vue, car au-delà des contraintes financières qui conduisent à une baisse des fréquences des famadihana et dans le respect des croyances de chacun, en tant que Malagasy, je ne me verrai pas renoncer à cette coutume.
Sur Tranofalafa, on s'est déjà posé la question de la nécessité du Famadihana. Ne perdrions-nous pas un pilier de notre culture en renonçant au famadihana?

Actualités musicales

03 février 2007 à 12:28 |  Catégorie  Audio| Vidéo

Le milieu musical malagasy se porte plutôt bien, et je suis toujours ravie d'écouter de nouveaux sons.

Au CCAC, l'actualité culturelle sera riche et diversifiée en ce mois de février. Chanceux ceux qui pourront y assister.

"Odiaina", le nouvel album d'Olombelo Ricky
Odiaina sera son septième album. Je suis résolument fan de cet artiste qui a su créer une musique enracinée et identitaire. Il nourrit la world music, mixant tradition et modernité, improvisation et expérimentation, une musique pleine de spiritualité. Il rendra par ailleurs un hommage au peintre et ami Richard Razafindrakoto récemment disparu lors du concert qu'il tiendra les 23 et 24 février prochain.

Produit par Vazimba Mpanazary, « Odiaina » comprend une dizaine de chansons. De grands artistes ont participé à la réalisation de l’opus dont Daddy Ny Andrisoa (basse et clavier), Dama (Harmonica), Sammy (flûte), Doné Sahondrafinina (Violon), Tity (Sax et flûte), Haingo (guitare), Dina (vocal), Vanga (déclamation poétique), Mika & Davis Franklin (back vocal) et Babaique ( avec ‘’Varimbarina’’).

Sources: CCAC et Koloaina pour voir les clips
Pour écouter des morceaux d'Olombelo Ricky sur ce blog


Traditionnel fusion

La fusion va faire sa révolution dans le milieu musical et expérimental malagasy (post à venir), que du bonheur car j'ai toujours eu une préférence pour les mélanges de genres. Se tiendront au CCAC, Hari Vaomanohy un percussionniste très ouvert sur le plan artistique, et Sanga-Hay, qui si je ne me trompe, allie le vakodrazana au jazz.
Le mois dernier, c'était le groupe Spesialista qui était sur scène, un des précurseurs d’un nouveau style de musique, fruit d’une recherche, qu’il a surnommé « Gadoga », un mélange de sonorités traditionnelles et de rythmes contemporains, privilégiant le tempo « rap », des mélodies rythmées de sons de leurs kabôsy, sur lesquels harmonica et flûte se superposent aux sons de la batterie et de la guitare. Le groupe ont présenté à cette occasion leur troisième album, « Gadogà II »


Spesialista - Aody Antananarivo envoyé par rakto


« Tsotra ihany », le deuxième album de Lalatiana

Dans un autre registre, Lalatiana, chanteuse de variété. « Tsotra ihany » reflète une nouvelle donne dans la musique malgache avec une ouverture aux musiques du monde et par l’instrumentation adoptée : udu, violoncelle, guitare et basse acoustique. Et pour l’accompagner, trois musiciens, Jean Noël Godard à la percussion et à la batterie, Grégoire Catelin à la violencelle, et enfin Rija Randrianaivosoa à la guitare. Ce dernier a également réarrangé les anciens morceaux. En effet, l’album compte en tout neuf reprises et deux nouveaux titres : « Tsotra ihany » et« Fahiny », morceau sur lequel Régis Gizavo, en spécial featuring, joue de son instrument de prédilection, l’accordéon.

Le groupe Salala en tournée à Madagascar fin 2006
Le groupe Salala dont je suis également absolument fan, est un groupe d’a capella venu du Sud et plus précisément de la province de Fort Dauphin. Il représente la culture des pasteurs Antandroy ou "Mpiarakandro", ainsi que le Beko, une tradition vocale à caractère sacré et religieux. Après une longue absence de la scène nationale, Salala a entamé du 20 octobre au 1er décembre 2006 la Tournée Nationale des Alliances Françaises.
Salala signifie "espoir" ou "espérance" créé par M’bassa en 1983, était à l’origine composé de Mbasalala Zafimaneva ou M’bassa (voix medium /danse), d´Andriankanaka Christian (voix ténor / percussion / guitare et danse), du regretté Senge (voix basse) qui quitta le groupe pour former sa propre formation, et Lambo Marcel à la voix basse / danse et hochet.


Salakao - SALALA

Source: Koloina

Langue maternelle en langue de bois

01 février 2007 à 12:18 |  Catégorie  Madagascar| A propos

Lova nous a récemment présenté "La Génération sacrifiée", un livre de Lesley Sharp, professeur d’ Anthropologie et Santé Publique à Columbia University. Par ce titre, on entend la génération ayant connu la "malgachisation", soit l’institution de la langue Malgache comme langue première d’enseignement dans les écoles, supposée pénalisante au regard de beaucoup. J'ai bien rencontré et entendu quelques personnes s'en plaindre à l'université d'Antananarivo à Ankatso, mais pour autant, je rejoins Rajiosy que nombreux sont ceux qui ont surmonté ce qui aurait pu constituer un obstacle, d'autant que la malgachisation n'a pas été que pénalisante. Maîtriser sa langue maternelle paraît évident.

J'ai récemment découvert un nouvel outil très intéressant proposé par DotMg, Tsipelina Malagasy, qui permet de détecter les erreurs de frappe d'un texte écrit en langue malgache ainsi que des leçons d'orthographe.
Bien que ou car pseudo-polyglotte, j'ai de grandes raisons d'utiliser régulièrement sur ce site.
Eh oui, s'il fallait classer ma maîtrise de langues extra-linguales, je dirai le français en pôle position et l'anglais dans un premier pool, le malagasy et l'espagnol dans un autre. Et l'allemand dans un pool inexistant, à mon grand damne.
Eh oui, je ne me sens pas étrangère à la présentation de Vola: "Acculturée, assimilée ou intégrée, choisissez le qualificatif que vous préférez. Mais ma vie ne se résume heureusement pas à cette dualité". Pas d'excuses à fournir car je n'irai pas non plus jeté la pierre à mon environnement culturel, ni de blâmes à recevoir, aucun acquis n'est vain. Egalement dans le club de ceux qui s'estiment linguistiquement (surtout) acculturés, dit "Formé par... et pour la France".

Bref, un thème qui m'intéresse, et encore une sortie de manquée à Paris : une rencontre débat-littéraire autour du thème "La langue malgache et le bilinguisme" avec Brigitte RASOLONIAINA, sociolinguiste, maître de conférence à l'INALCO et auteur de « Représentations et pratiques de la langue chez les jeunes Malgaches de France ». 

Source et pour en savoir plus

« Accueil  1 
>