L'odyssée de Tattum

Odyssée sans frontière pour découvrir Madagascar, une enfant du pays, autrui et ailleurs. 

Nosy-Be: jadis et vécu - Part 1 -

18 septembre 2006 à 17:11 |  Catégorie  Odyssée

Je reprends la chronique de mes vadrouilles dans la Grande Ile, en commençant par le Nord, et plus précisément Nosy-Be. Cela s’explique entre autre par un réel engouement pour cet ilôt, une des destinations phare de Madagascar, j’ai pu noter qu’ une bonne partie des mails des lecteurs de ce blog concernent des demandes d’infos sur Nosy-Be. Pour autant, je tiens à préciser que, comme à l’habitude, je reste sur ma position de bloggueuse indépendante partageant sa connaissance du pays, n’étant pas (encore ?) une professionnelle du tourisme au quotidien, je n’ai rien à vendre. Aussi, rares sont mes moments de pub, positives ou négatives d’ailleurs, ou même de simples recommandations pour des agences de voyages, des hôtels ou encore autres professionnels.
Autre avertissement : je ne peignerai peindrai ;) pas Nosy-Be tel un guide de voyages, mais avec un point de vue davantage personnel, pour ce lieu cher en souvenirs. Mon dernier séjour remonte à 2000. Bien des choses ont sûrement changé et/ou évolué depuis.

Ceux qui connaissent en reviennent très souvent subjugués par le cadre et l’ambiance, et je souhaite à ceux qui ne connaissent pas de s’offrir un jour ce voyage. D’ailleurs, à la question de Tonnum si les fonds marins de Nosy-Be m’apparaissent plus beaux que ceux de Ste-Marie, j’ai répondu positif. « On ira à Nosy-be à l’occasion alors ? » « Oui, c’est à voir ». Voilà qui est dit pour m’assurer par avance de ne pas porter le fardeau de « briseuse de rêve » ! Car à mes yeux, Nosy-Be est un paradis perdu. Je m’explique.

Il y a une première fois à tout
J’y suis allée pour la première fois en 1992, pour passer des vacances entre amis. J’ai été surprise, littéralement happée par la beauté de cet écrin de verdure posé sur une mer d’émeraude, encore appelée L’Ile aux parfums. D’où d’ailleurs, déformation orthographique compris, le nom de cette chaîne de parfumerie... J’avais jusque là trouvé Morondava (avant d’être rongée par la mer) ou Mahambo par exemple beaux, mais on est encore une échelle au-dessus. A l’aéroport de Fascène, on est accueilli avec le sourire bien entendu, ainsi que des colliers de fleurs de frangipanier au cou. Pour autant que je sache, c’est unique à Madagascar. Puis l’odeur des ylangs-ylangs nous accompagnent sur le trajet pour Hell-Ville, centre-ville de Nosy-Be. Puis changement de décor avec les champs de canne à sucre, direction Ambatolaoka, plus précisément à Madirokely où se trouve le lieu de résidence, situé juste avant Ambatolaoka, considéré comme le lieu de villégiature très prisé des touristes.
Un cadre parfait de maison au bord de l’eau dans une baie de mer turquoise, une plage magnifique bordée de cocotiers, derrière lesquels se fondent des bungalows encore disparates ; les champs de canne à sucre, et la montagne en face pour terrains de jeu à pied ou à vélo, pour des vacances parfaites. On retrouve la magie du décor ainsi que son cachet encore préservé de l’autre côté de l’île, à Andilana.

m_coucher_de_soleil_

Il s’agit également de la découverte de l’ambiance très festive, notamment dès la tombée de la nuit. A l ‘époque, existait encore l’hôtel Palm Beach, sur la route d’Andilana, le cadre répondant assez au nom évocateur. Un de nos autres lieux de jeux. On s’ y rendait à pied le long de la voie ferrée, où les trains circulaient encore entre les champs de canne à sucre et la distillerie à Dzamandzary. Mais Palm Beach était connu pour sa soirée du mercredi ainsi que sa boîte de nuit. Mineurs nous étions, accompagnés par des adultes, également.
Nosy-Be ou découverte des sorties nocturnes ! Je me rassure, aucune révélation pour ma part en assistant pour la première fois à une dispute violente entre deux prostituées qui se battaient pour un « client », ayant tourné au catch féminin et volée de bouteilles… Hormis peut-être d’en tirer des conclusions telles que la vulgarité de se donner en spectacle, ne pas faire pousser mes cheveux trop longs en cas d’accrochage non esquivé, ou encore demeurer la petite fille sage à papa et à maman ne répondant pas aux inconnus. Et aussi, que danser et faire la fête, c’est chouette ! Conclusions datant de l’âge bête.

Rebelote
Le premier séjour m’a paru tellement court qu’il ne me reste plus qu’une idée en tête : y retourner. C’est chose faite l’année d’après, en 1993, où mes parents ont choisi de nous envoyer loin des troubles du pays alors en pleine crise. Les mêmes colliers de fleurs, le même parfum des ylangs-ylangs sur la route cheveux au vent, mais Ambatolaoka et Madirokely ont entamé leur changement.
J’ai été étonnée par le nombre de constructions sorties de terre tels des champignons en l’espace d’une année. Hôtels, maisons individuels, bungalows, sans que l’ensemble ne donne le sentiment d’une concertation d’urbanisation ou encore d’harmonisation par rapport à un cadre qui mérite largement d’être préservé. Mais ce n’est que le début, passant presque inaperçu aux yeux de beaucoup. Mais pas aux miens. Par ailleurs, les gens commencent à barricader dans l’illégalité totale leurs propriétés en bord de mer, plage comprise sous prétexte de protéger leur accès à l’eau (située à 30m max) alors qu’absolument rien ne vient entraver ce confort ; les plages appartenant à l’état, relevant du domaine public maritime. Les cocotiers sous lesquels on faisait la sieste se retrouvent derrière des barrières, et ornent désormais des jardins privés auto-appropriés.

Mais le charme est encore là. C’était peut-être bien là tout le problème, celui de ne pas avoir vu venir suffisamment tôt le gâchis qui allait suivre, de ne pas avoir fait le ménage à la corruption, le ménage tout court au nom d’une valorisation réfléchie de ce patrimoine et non nombriliste pour le compte d’un seul...
Plus d’un mois pour en profiter pleinement, assouvir ce goût de trop peu de la première fois, découvrir davantage l’île, et je peux le qualifier ainsi : pour des vacances de rêve… Où tous les ingrédients sont présents : sea, sun, sports :), trips, friends, dancing, etc… L’hôtel Palm Beach est désormais fermé, mais pas la boîte de nuit annexe.

Et cette année là, je découvre ma passion pour les fonds marins, qui me conduira à la plongée sous-marine. Une fois ce monde inconnu et ses codes appropriés, je parcours mon immense jardin juste devant la maison, en masque, palmes et tuba. A marée basse, c’est suffisant. La pure sensation de liberté dans le silence du grand bleu enivre littéralement, encore et encore…

Un beau jour, alors qu’on se tenait debout devant un chantier, pourtant loin du plus beau décor que puisse offrir Nosy-Be, j’ai murmuré : « Si je dois travailler quelque part à Madagascar, ce sera à Nosy-Be »… Sans encore savoir ni la branche, ni le comment. Mais en attendant, je l’ai pensé très fort, un rêve en somme. J’ignorais alors que je prononçais ce rêve devant ce qui serait mon futur lieu de travail…

Dans un autre contexte
Les années passent, en voyant Nosy-Be muée mais je demeure captivée. Après m’être donnée les moyens de réaliser mon rêve, je débarque un jour sur l’Ile aux parfums, contrat en poche. Mais je ne me faisais pas d’illusion que ça allait être différent des vacances. Premier élément : l’arrivée. Au lieu de débarquer d’un avion commercial d’Air Mad, je respire de poser mes deux pieds sur la terre ferme après quelques poussées surdosées d’adrénaline, en compagnie de mon directeur certes, mais en rien responsable de ces effets, mais plutôt d’un pilote légèrement frapadingue qui aime faire joujou avec son quadriplace dans les nuages. Bon, en compensation, il a également eu l’extrême gentillesse de me faire visiter la côte Nord-Ouest de Madagascar, vue du ciel.

Puis je ne retrouve pas le parfum des ylangs-ylangs, ce n’est pas la saison de floraison. Et j’attaque rapidement les choses sérieuses car j’ai été parachutée sur recommendation, pardon, j’ai fait jouer mon réseau pour ce poste, et je dois ainsi faire toutes mes preuves.
Qu’importe, normal même je dirai, car je me sentais alors privilégiée. Se réveiller le matin, aller piquer une tête ou enfiler son masque et palmes pour admirer les poissons de bonne heure, petit-déjeûner et se rendre au boulot que j’adore. Et le soir, débaucher, aller prendre un verre avec ses collègues à Hell-Ville autour de guitares, à parcourir le répertoire de Mahaleo, de Rija Ramanantoanina, et autres artistes avant d’aller se coucher. Il n’y a pas à dire, cela apparaît comme un cadre idéal.

Puis il y a le quotidien qui nous saute aux yeux, de plus en plus. Nosy-Be est le lieu le plus cher de Madagascar. Tout coûte plus cher ici. Mais je ne paie alors pas de loyer, me rend au travail à pied ou en vélo, en ville avec les voitures de l’entreprise, donc à mon échelle je relativise mes dépenses. Mais cette cherté s’explique par la position insulaire de Nosy-Be, les denrées provenant d’Andampa ou d’Antsiranana, mais également par la vénalité exacerbée par le tourisme. Et l’on assiste aux méfaits de la corruption, à un manque d’urbanisation total, à une installation anarchique au possible. Il devient banal de voir une maison en dur se dresser en un mois, chrono en main. Cela profite à quelques personnes qui se frottent les mains, trompées par ce qu’ils pensent être l’ivresse du pouvoir, n’étant en fait que des sous-fifres de marionnettistes de tous horizons.
Maintenant que je peux faire le parallèle entre Nosy-Be et Sainte-Marie, et bien que n’ayant pas connu cette dernière quinze années auparavant, je félicite la meilleure gestion et valorisation de l’île Sainte-Marie, et on ne peut que les inciter dans cette voie.

Le jour où j’ai désenchanté, précisons-le, d’Ambatolaoka et de Madirokely, je revenais d’un week-end sur Nosy Iranja, alors l’Ile aux tortues. Alors superbe, magnifique. En débarquant devant chez moi à Madirokely, la réalité m’a sauté aux yeux : la baie est devenue sale, surpeuplée, enlaidie, gâchée.

Aussi, pour cela et des tas d'autres raisons comme lorsqu'on réalise qu’on n’est pas une carriériste pure et dure pouvant se passer d’équilibre personnel, on finit par quitter cette position de privilégiée… Sans regret, tout en se disant que la boucle n’est pas encore bouclée…

A suivre: Part 2: Nosy-Be et environs: les coins à ne pas rater


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Commentaires

comme si on y etait

Tattum, que de souvenirs tu reveilles en nous! 84 et 1999 ont ete mes deux annees a Nosy-be et les 2 fois , bien que tres differents, ca a ete l'evasion complete. Mes moments forts: 1) La vision du sommet de Nosy-be avec les 7 lacs au crocos ;) 2) les dauphins avant l'arrivee a Nosy Iranja 3) La baie des Russes. 4) Chez Louisa a Andilana pour les langoustes fraiches. Moments mois forts: le tourisme sexuelle en progression exponentielle.... mais on ne va pas epiloguer dessus a nouveau n'est-ce pas ? Welcome back :)

par lova , 19 septembre 2006 à 19:58 | back to top  

Ile en éternel mouvement

Pour ma part ...Deux voyages : 1997 et 2004 à Nosy Be.

1997
Tout en étant le tourisme banal, sans sortir trop des sentiers battus...j'ai aimé Nosy Be.
Nous résidions à Villa Blanche chez "Portos", je crois, je ne sais plus comment il s'appelait l'ancien ministre de l'intérieur, à Ambatoloaka.

Le parfum sur les routes de l'Ylang Ylang était partout, les arrêts en voiture fréquents pour toucher le poivre vert.
La vue du coucher de soleil au mont Passot était déjà prisée par les touristes mais pas trop trop.
Nosy Tanekely pour la plongée, Nosy Komba et les lémuriens, la visite de Lokobe en pirogue etc.
La plage d'Andilana Beach, chaude et avec très peu de monde, les langoustes chez Louisette mmm mais surtout son Rhum arrangé, un des meilleurs de Madagascar. Le doute quand à la reprise de l'Holliday Inn par ?? permettait une tranquilité à Andilana ... Ce sera le Venta Club...
La paix dans un écrin.

2000
Plus de Villa Blanche...du mal à retouver l'emplacement même... Un nouvel Hôtel en construction..
Nous avions cassé le cochon en hébergeant au Vanilla, superbe nouvel Hôtel en face de Nosy Sakatia.
En dehors de cela et de l'excursion à Nosy Iranja, si bellllllle !
Je trouve que tout est devenu si professionnel, tant mieux d'un côté, mais cela a fait perdre beaucoup d'attrait à Nosy Be... un boing d'Italien par semaine à Andilana...Ambatoloaka...ces plages si si ...peu plages...

S'il n'y avait pas les cyclones qui ruinent souvent le travail à Sainte-Marie...mon dieu je n'hésiterais pas à choisir..la simplicité, l'authenticité des habitants et des paysages de Sainte-Marie... même si Nosy Be a encore de beaux, très beaux restes...dans les zones moins connues ...mais pour combien de temps ?

par Xavier , 19 septembre 2006 à 23:41 | back to top  

Merci pour vos commentaires, Lova et Xavier, vous m'avez éclairé sur certains lieux dont les noms m'échappaient pour la suite de mon post!

j'ai le choix d'éditer ce post pour certains détails que j'ai oubliés, ou de tout simplement les rajouter en commentaire.
Je n'ai pas été déçue uniquement par le devenir d'Ambatolaoka et de Madirokely, mais également des îles aux alentours. Je ne trouve pas justifié la construction d'hôtels comme sur Nosy-Komba, à qq minutes du port de Hell-Ville, je trouve que ça a bien gâché le charme de jadis d'y débarquer, faire la connaissance avec les habitants et leur artisanat, et repartir. Idem pour Nosy-Iranja, dont l'établissement de l'hôtel a eu lieu sans l'aval des autorités relatives, qui refusaient pour raison écologique, afin de protéger les tortues marines qui viennent y pondre. alors le touriste à qui l'on vend un séjour sur Nosy Iranja pour voir naître des tortues, il peut se sentir poire (et je suis polie), les tortues ont horreur d'être dérangées, et préfèrent s'en aller ailleurs. mais bon, j'y reviendrai sur ce sujet.
quant au tourisme sexuel, je le pense, avec des fleurs, comme d'habitude!

suite bientôt

par Tattum , 20 septembre 2006 à 16:07 | back to top  

Une tite boutade

C'est pas pour t'embêter, ça m'a juste fait sourire "peignerai"...du verbe peindre ou peigner ? Bon, tout le monde n'est pas parfait, et tu as déjà tellement de qualités pour l'écriture...Sans rancune !^-^

par lutinewink , 21 septembre 2006 à 16:27 | back to top  

Peindrement vôtre :)

Coucou Lutinewink, ça fait longtemps. Un petit souci avec ton lien url par contre..
Merci pour la tite remarque, de la même manière que ça m'énerve de lire un blog avec des fautes d'ortho, je le zappe rapidement, j'essaie de chasser les qq miens qui pourraient traîner! ;)marfi, et à la prochaine (avec ou sans boutade!)

par Tattum , 22 septembre 2006 à 17:22 | back to top  

tu viens de me claquer des souvenirs d'enfance dans le visage...cette photo que de souvenirs!!

par elodieriana , 23 septembre 2006 à 03:39 | back to top  

Claro! Bon, ce n'est pas l'un(e) d'entre nous qui est sur la photo, j'ai dû la prendre en solitaire.
Mais que de souvenirs, hum! je n'ose pas reprendre "d'enfance"! ;D Il faudra remettre ça en tout cas!

par Tattum , 26 septembre 2006 à 18:33 | back to top  

nossy be 1974!
dernières vacances avant de partir de ma grande île!!! chez ma copine dans un des bungalows familial!!! boîte de nuit le soir une superbe boîte avec une piscine d'eau de mer et un superbe bar paillotte!!! en pirogue sur l'île aux pamplemousses!!!!!
eh oui c'etait la deuxième et la dernière fois..... mais jamais 2 sans 3 alors je rêve .........
merci tattum!!!!

par dite , 03 octobre 2006 à 20:19 | back to top  

1974!

Dite, j'imagine à quel point ça devait être beau, authentique, et plus que préservé en 1974! Je n'étais même pas née! Non pas pour nous rappeler l'âge :D, mais pour me faire une idée de ce que ça pouvait être.
Hé! jamais 2 sans t(r)oi(s), on croise les doigts alors! Mais ça a bien changé depuis...

par Tattum , 04 octobre 2006 à 09:30 | back to top  

la villa blanche

Désolé d'apprendre que la villa blanche a disparu. C'était un hôtel très agréable à l'ambiance détendue, à l'image de Nosy Be, géré par l'ancien Ministre de l'intérieur du dictateur Didier Ratsiraka, Portos, gentiment corrompu ( certains appareils de climatisation des bungalows portaient encore le numéro d'inventaire du Ministère ! ). J'y ai passé un des meilleurs séjours de ma vie pourtant très voyageuse, en 1996, profitant de l'ouverture des premiers vols directs entre la Réunion où j'habitais, et Nosy be qui m'a ravi par son accueil, ses fonds marins et sa musique.
J'ai bien peur que cela ne soit devenu une usine à touristes, notamment italiens mais j'ai quand même bien envie de revenir vérifier.

par roland , 24 février 2007 à 06:35 | back to top  

Roland> La dernière fois que j'étais à la Villa Blanche c'était pour le réveillon 1999 ou 2000, et rien n'indiquait qu'il fermerait peu de temps après.
Portos corrompu? Le mot est faible (avec tout le mépris que je peux avoir pr ratsiraka et toutes ses équipes de corrompus).. Franchement, on peut lui valoir une partie du devenir de Nosy-Be, c'est-à-dire une urbanisation sauvage, aucune gestion du cadre naturel, l'explosion d'hôtels-champignons partout, etc.. D'où ma remarque: "Cela profite à quelques personnes qui se frottent les mains, trompées par ce qu’ils pensent être l’ivresse du pouvoir, n’étant en fait que des sous-fifres de marionnettistes de tous horizons. "

Je partage aussi l'avis d'usine à touristes, m'enfin il y a un plus par rapport à il y a une quinzaine d'années, où l'on en faisait sa promotion dans les prisons italiennes, aujourd'hui c'est davantage dans les agences de voyage et tours opérateurs... :))
Non, aujourd'hui, je préfère de loin Ste-Marie, à moins de choisir les destinations chères des archipels autour de Nosy-Be.

par Tattum , 26 février 2007 à 10:10 | back to top  

Nosy be

Sea, sun and sports, j'aime bien la subtilité des qualificatifs. Je pense que la villa blanche existait encore en 2000. Ce qui est sûr maintenant c'est la dégradation de cette île.

par Aiky , 28 février 2007 à 10:18 | back to top  

Aiky> :)))) Ah tu l'as remarqué? Car j'ai souri en l'écrivant mais ça prouve que les perceptions de la lecture sont infinies.. Heureusement...
Je ne me souvenais plus si c'était en 2000 ou pas la dernière fois à Villa Blanche. Donc 2000, oui l'an 2000 à Nosy-Be. Je pense que la prochaine fois que j'irai, ça me fera bien mal au coeur de voir ce que c'est devenu, aussi, je préfèrerai bouger dans les archipels aux alentours..

par Tattum , 02 mars 2007 à 18:48 | back to top  

pour info

Ambis Portos et un cousin de mon ex femme il a dus fuir mada au moment de l'election de ravalomanana il doit etre au mozambique maintenant apres un sejour a mayotte , effectivement la villa blanche n'existe plus vraiment , mais son ex femme " vero " tente avec grande peine de faire vivoter cette hotel (car c'est une merina , et a nosy be quand on et pas cotier c pas facile ) vous pouvez toujours vous y rendre , bien sur dans des conditions plus spartiate, a l'occasion donner lui le bonjour d'eric l'ex mari de flore ca cousine , le nouveau nom de l'hotel "villa vero "

par eric , 29 mars 2007 à 14:12 | back to top  

Eric> Avis perso, franchement, je ne dirai pas merci à Portos pour avoir largement contribué à ce qu'est devenu Nosy-Be dernièrement...
Le dernière fois que j'étais à la Villa Blanche, c'était pour le réveillon de l'an 2000, cadre encore très sympa et musique et ambiance chaude comme à l'habitude.
Quand sera la prochaine fois? qui vivra verra. :)

par Tattum , 29 mars 2007 à 19:31 | back to top  

Ben oui...Ben oui...Tout celà est vrai ! Pour ma part, je reviens de 4 ans passés à Nosy be (5dar es Salam....juste avant Ambatoloaka..) Quel drame de voir cette usine non plus de seuls Touristes...mais de "détraqués séxuels.." Voilà 4 semaines que la Jirama ne produit plus d'électricité...pas d'organisation d'enlèvement d'ordures (1000 Bouteilles d'eau-Vive...en plastique / jour...) Et...et..une entreprise "Chinoise" est en train de faire une route de 8m de large entre Diègo-hell et Ambatoloaka ! ..Quelle incohérence ! Les Hôtels poussent partout à Madirokelly ..c'est dingue ! Mais..encore qques Vazahas se frottent les mains ! Bon : j'arrête ! mais...suis triste !!

par Serge , 26 mai 2007 à 18:09 | back to top  

Serge> Pour rentrer à Madirokely, je passais quotidiennement par Dar es Salam en effet.

Les commentaires comme le tien qui arrivent quelque temps après que j'ai écrit un post m'incite à me relire. Et en me relisant, et en te lisant, je me demande en fait si j'ai encore envie d'y retourner, et si je ne ferai pas mieux de faire découvrir le reste de l'archipel à mon cher et tendre.
C'est un pur gâchis, une bombe aussi devant cette hypocrisie révoltante face au tourisme sexuel, et cette "urbanisation" anarchique. En fait, ça sent le brûlé depuis longtemps, et ça ne peut que finir mal. A tombeau ouvert, on y fonce à vitesse grand V.
Avec un tel exemple, c'est que Madagascar a vraiment à faire pour valoriser à court, moyen et long terme son patrimoine, voire même il fut un temps, sa poule aux oeufs d'or..

Alors j'ai ma réponse: la prochaine fois que j'irai, ce sera directement destination Tsarabanjinina et les Nosy Mitsio...

par Tattum , 28 mai 2007 à 11:54 | back to top  

Les Mitsio...Tsarabanjina.., plus près Nosy Komba (encore un peu d'authenticité...!) Mais : Tsarabanjina est "occupé" par le Groupe "L'Hôtel"...disons que l'ile est "privée" ! (Ils ont, tout de même, réussi à ne pas trop défigurer !)
Pour ma part, je retournerais à Dar es Salaam, 1 ou 2 fois par an....Mon Petit Fils -Métis- me manque trop ! c'est pour cela surtout que je souhaitais m'installer...

par Serge , 29 mai 2007 à 18:07 | back to top  

Serge> Nosy Komba, je l'ai connu à l'époque où il n'y avait aucun hotel encore, et j'en garde des photos en train de poser avec des lémuriens pas farouches pour un sou. Et la plénitude d'un décor encore préservé.
Depuis, avec les hôtels, ça a dû changer déjà.

Vrai, Tsarabanjinina est "occupé". :) Je lisais dans un magazine sur les voyages qu'ils se sont tt de même attachés à conserver le cadre et l'esprit avec notamment un jardin composé que de végétaux et fleurs du pays. Un esprit à la seychelloise je dirai.

par Tattum , 02 juin 2007 à 11:43 | back to top  

Nosy Be ma terre natale

Je suis né dans cette île que j'adore et j'y vit encore. Je voudrais quand même dire que contrairement à beaucoup d'étranger beaucoup de Nosy Béens surtout les jeunes d'après moi ne connaissent pas la beauté de leur île. Moi, j'adore Nosy Komba pour les petites sortie entre amoureux (chambres abordables ceux de 3 euro me conviennent)et les plages sont encore de libre accès, il y aussi Nosy Tanikely pour les plongée c'est super beau. La population en général ne connait que Madirokely et Ambatoloaka qui n'ont plus aucun intérêt d'après moi (tourisme sexuel, calme inexistant), Andilana se dirige malheureusement vers cette voie. Heureusement que beaucoup de plage sont encore "autorisé" au public au Nord de l'île. Et puis de l'autre côté de l'île il y a la réserve de Lokobe, mes parents ont aussi réussi à s'acheter une petite plage super simpa près de Ampasipohy.

par Bestan , 19 juillet 2007 à 16:07 | back to top  

Bestan> tonga soa. :)
Ce post constitue mon témoignage sur Nosy-Be.. Je suis ravie de faire la connaissance d'un blogger originaire de là-bas.
J'ai connu Nosy Komba du temps où il n'y avait pas encore d'hôtel et Madirokely avant l'anarchie et la fréquentation pourrie. C'est quand même là où j'ai enfilé la première fois masque et palmes!
Nosy-Be est cher à mon coeur, puisqu'elle a bien été l'endroit où j'ai rêvé de vivre, mais je ne cache pas ma déception devant le manque de fermeté devant le développement du tourisme sexuel.

Tu nous invites alors? Pas loin de Lokobe, c'est encore préservé. :)

par Tattum , 20 juillet 2007 à 23:24 | back to top  

On Y va ??

Tattum a raison...Bestan !!
Tu nous invites alors ? !!
Personnellement je serais à NB (Madirotruc" et " Ambatomachin" dès le 28 Aout...jusque Fin Septembre. Je devrais faire un tour à Jungle Village aussi, j'ai un Copain qui y travaille.
Normalement, je serais joignable au 032 40 285 36
Alors..peut être à bientôt ?

par Serge , 07 août 2007 à 11:58 | back to top  

Ben Serge justement, la plage se situe tout près de Jungle Village, ça s'appelle Ampadomana, tu peux demander c'est tout près. Excellent pour la plongée aussi. Profite en la plage est privé mais on laisse les gens y venir à leur guise puisque rien n'y est construit sinon une petite cabane pour le gardien... Moi je suis à Ambatozavavy (je suis le seul à avoir un ordinateur et une connection internet au village pour le moment

par Bestan , 07 août 2007 à 13:32 | back to top  

Je ne pense pas connaître le Jungle Village..
Soava dia alors.

La plongée me monte à la tête en ce moment, je n'ai pas ma dose d'océan. Je vais finir par faire une virée avant l'heure si ça continue!

Cool pr la connexion, ça me fait penser à quelque chose qu'il faut que je prépare pour un post...

par Tattum , 07 août 2007 à 19:04 | back to top  

Bestan, justement, je crois que c'est à Ambatozavavy que mon copain doit loger, il est cuisinier à Jungle Village et s'appelle Jean Chri tu le connais peut être ?? ! Bon, en tous cas, si tu es le seul à avoir un ordi (!) et si je fais un tour la bas...j'essaierais de te rencontrer !! Ah !...j'imagine bien que tout cela fait envie à notre "Tattum"...Non ?? !!

par Serge , 13 août 2007 à 15:55 | back to top  

Serge> c'est où Jungle Village?

Et si je disais que je ne suis pas de nature envieuse?! :D ce qui est vrai d'ailleurs, mais il est vrai aussi qu'une bonne dose d'iode et une session de plongée me manquent.
Ca va motiver et justifier pr un gros craquage au bord de la Mer Rouge ou Adriatique ça! Ou Canal du Mozambique??

Soava dia!

par Tattum , 16 août 2007 à 19:27 | back to top  

hotel domaine de lokobe

bonjour, nous avons decouvert, ma femme et moi, cette merveilleuse île il y a plus de 30 ans...et envisageons d'y retourner debut fevrier. visiblement, nous risquons d'être déçus non?? nous aimons le calme et le réel; pensez vous que l'hotel domaine de lokobe serait un bon choix. Quant a la saison, aurons nous un peu de soleil??uN GRAND MERCI pour les tuyaux!!

par dug , 09 septembre 2007 à 10:40 | back to top  

Dug> Assuremment, en 30 ans, Nosy-Be s'est métamorphosée et force est de dire, pas dans le bon sens. C'est le constat que je fais 15 ans après l'avoir moi-même connue...
Par contre, du côté de la réserve de Lokobe semble rester préservée et devrait vous correspondre. Je dirai que le coin où l'on risque de plus désenchanter est Ambatolaoka, complètement défiguré et à la fréquentation très discutable. Andilana a changé également.
Quant à y aller en février, chaud, il fait chaud, maintenant, on ne peut jamais prévoir un cyclone qui peut parfois passer par là, bien que beaucoup moins fréquent que sur la côte Est.
Je dirai que les mois les plus favorables, si l'on ne prend pas compte des dysfonctionnements imprévisibles et actuels de la météo globale, restent avril, mai, juin, et septembre, octobre.

par Tattum , 09 septembre 2007 à 12:44 | back to top  

Livre sur Nosy-bé

DISPONIBLE EXCLUSIVEMENT SUR INTERNET CHEZ Bookedition.com
http://www.thebookedition.com

"NOSY-BE, UNE ILE MALGACHE AU COEUR FRANCAIS"
une incursion culturelle, remplie d'anecdotes insolites, dans l'histoire de Madagascar.
NOSY-BE, une âme malgache, un cœur français, une ouverture au monde !
Ce livre est un hommage à cette île magnifique (Nosy-Bé à Madagascar), que j’aime tant et que je respecte beaucoup, et qui est le berceau de mes rêves et de ma vocation. Nosy-Bé, c’est d’abord, la fresque blanche de l’insouciante enfance, et puis, la peinture du combat rouge et des incertitudes noires de mon adolescence. Ensuite, Nosy-Bé, c’est l’aquarelle bleue de l’espérance en une vie meilleure, et enfin, c’est le tableau vert de la générosité d’un peuple, d’un sourire courageux, d’une sérénité exceptionnelle et d’une humanité magnifique.

par KAKATE , 07 octobre 2009 à 18:35 | back to top  

LIVRE NOSY-BE

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une incursion culturelle, remplie d'anecdotes insolites, dans l'histoire de Madagascar.
NOSY-BE, une âme malgache, un cœur français, une ouverture au monde !
Une présence francophone et francophile très peu connue. La petite histoire coloniale et postcoloniale, d’une petite île longtemps française, un peu ignorée, un peu oubliée qui s’inscrit dans l’étude du Premier Empire colonial français, mais aussi du début du Second Empire colonial français : l’île de Nosy-Be : la transition ou la porte d’entrée du grand rêve français sur Madagascar de 1635 a 1896 avant la grande conquête lancée par Jules Ferry en 1885, et qui ne sera réellement concrétisée par Gallieni que de 1896 a 1905 lors du début du Second Empire colonial français : présentation historique, géopolitique, économique, sociologique, ethnologique et géographique de l’île de Nosy-Bé.
Cette synthèse historique et insolite, je l’ai rédigée avec passion et patience : en effet, rares sont les sources écrites évidemment. Très peu d’ouvrages spécifiques ont été écrits sur ce sujet, ce qui fait de ce dernier un intitulé très original mais parallèlement très difficile. Alors mes principales sources ont été les enquêtes orales avec des êtres exceptionnels affectés de mémoires humaines ambulantes et généreuses (interviews, sondages, récits de vie, témoignages, évocations des souvenirs familiaux), des sources iconographiques (photographies anciennes, vieilles cartes postales), des vestiges architecturaux (cimetières, épitaphes sur les tombes, ruines de mosquées, restes des maisons anciennes), des sources juridiques (lois et décrets, code de nationalité régissant dans les colonies et durant la décolonisation) et enfin les sources numismatiques et les archives privées des familles (relations épistolaires) sans oublier la philatélie (étude des timbres anciens). Cette approche passionnante donne à ce travail de recherches sur le terrain, une dimension ou plusieurs dimensions qui relèvent de différents domaines qui s’interpénètrent : ethnologie, anthropologie, histoire évidemment, géographie, sociologie, oligologie (étude des minorités) et même historiographie (épistémologie) et numismatique, toponymie et archéologie industrielle. En tout cas, le but était aussi, d’explorer de nouveaux champs d’investigations en ce qui concerne la recherche historique dans l’océan Indien.
L’Histoire de l’île de Nosy-Bé est très peu connue. Elle mérite sa place dans la mouvance des histoires parallèles des pays de l’océan Indien et contribue à la construction identitaire de tous ceux qui souhaitent faire un voyage vers le passé, et tous ceux qui ont eu des ancêtres sur cette petite île - perdue quelque part dans le nord du Canal de Mozambique - qu’ils soient français, indiens, malgaches, chinois, africains ou même créoles réunionnais.
Venez découvrir les aventures et une histoire insolite d’une île en train devenir une grande destination touristique, au XXIème siècle, dans l’océan Indien, et avant de prendre l’avion, évadez-vous à travers la lecture de ce livre, qui vous fait vivre «les splendeurs et les misères d’une île». Il s’agit d’un ouvrage écrit par un amoureux de la vie, pour tous ceux qui veulent sortir du quotidien, et ceux qui souhaitent voguer, rêver sur l’océan Indien sans oublier de surfer sur le canal du Mozambique. Ce livre est un hommage à cette île magnifique (Nosy-Bé à Madagascar), que j’aime tant et que je respecte beaucoup, et qui est le berceau de mes rêves et de ma vocation. Nosy-Bé, c’est d’abord, la fresque blanche de l’insouciante enfance, et puis, la peinture du combat rouge et des incertitudes noires de mon adolescence. Ensuite, Nosy-Bé, c’est l’aquarelle bleue de l’espérance en une vie meilleure, et enfin, c’est le tableau vert de la générosité d’un peuple, d’un sourire courageux, d’une sérénité exceptionnelle et d’une humanité magnifique.
« En effet, ce travail est le résultat de mes différents voyages, où, justement, j’ai concilié les besoins d’évasions et les excursions touristiques, avec ma soif de connaissances et ma curiosité intellectuelle, mon énergie et ma démarche de chercheur passionné d’histoire, de sociologie, d’ethnologie et d’anthropologie. Tous ces aspects donnent à tous mes périples, un sens de voyages d’études, des dynamismes d’explorations, des forces motrices d’aventures routières et d’excursions maritimes, mais aussi et surtout une dimension profondément humaine et chaleureuse. »
Mes chers amis lecteurs, n'oubliez jamais que La culture et l’instruction donnent de la force à la tolérance, de la grandeur et des ailes à la liberté et,… de la sagesse à la raison !"
Auteur : Tamim KARIMBHAY
Rubrique : Tourisme & voyages /ou Culture et Société, Sciences Humaines.
Style : Carnets de voyage, Océan Indien, Histoire de France.
Collection Plumes au bout des doigts.
ISBN EAN
978-2-7466-0577-0 9782746605770
Impression : Noir & Blanc Nombre de pages : 249

par KAKATE , 07 octobre 2009 à 18:37 | back to top  

Kakate> merci :) Je mets dans ma liste de livres à lire, donc à acheter? :)

par Tattum , 23 octobre 2009 à 22:52 | back to top  

Pour KAKATE Tamim

Bonjour je viens justement ! d'envoyer un courriel à l'Universite de la Réunion pour savoir comment récupérer, avec votre autorisation, le texte de "L’histoire des Indiens d’outre-mer de Nossi-Bé de 1880 à 1999...". Si vous lisez ce post et que vous pouvez me donner des nouvelles j'en serais ravie !!!

par larose , 14 décembre 2009 à 17:05 | back to top  

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