L'odyssée de Tattum

Odyssée sans frontière pour découvrir Madagascar, une enfant du pays, autrui et ailleurs. 

Femmes de différentes moeurs

09 mars 2006 à 19:15 |  Catégorie  Madagascar| A propos

Il y a une chose qui me fait sourire lorsque je feuillette rapidement des guides sur Madagascar au rayon Voyages de ma librairie préférée: le paragraphe "Toursime sexleu". On n'incite pas bien entendu, on dissuade et prévient certes, en toute diplomatie. Comme ça, c'est dit. Je suis un peu plus dubitative par contre sur l'impact du message que cela peut avoir à la lecture d'un guide entier. On vend du voyage avant tout... L'objet nous appartient, majeurs, vaccinés et responsables que nous sommes!
Le sujet en lui-même ne me fait pas du tout sourire par contre, c'est même le sujet qui fâche. Celui qui fera que si je rencontre quelqu'un sur ma route dont c'est la seule raison de son déplacement, ça ne se passera pas bien du tout... Je n'aurai ni l'égard ni la raison de me restreindre de sortir ce que j'ai à vomir sur ce genre de personne. Mais... Il convient de recadrer aussi les limites du toursime sexleu, pour peu qu'elles existent. Sous forme d'anecdotes vécues.

Sea, sun and sx
La conversation qui m'a le plus marquée à ce sujet a eu lieu dans un bar, quelque part sur la côte. Je me suis arrêtée à un épi-bar (épicerie-bar) pour me désaltérer d'un coca bien frais, après une journée bien chargée. Je m'installe dehors, où il y a 3 ou 4 tables. Sur ma droite, deux femmes sirotent leur bière. Commencent les éternels "borizano, borizano", qui me sont bien entendu adressés bien que je n'ai sonné aucune cloche, et que je laisse pisser. Voyant que la provocation n'a aucun effet sur moi, elles s'invitent à ma table. Elles semblent me connaître, de visu du moins, elles savent où je travaille.
" Vous les femmes Merina, on vous comprend pas. Vous étudiez, puis vous passez votre vie à bosser, avec le schéma classique de la fin des études, du mariage, du travail pour économiser, faire des enfants, puis se faire construire une maison, et vous êtes heureuses ainsi."

Voyant que le dialogue devient un peu plus constructif, je réponds enfin.
"Ta vision est pertinente (essayez de dire ça en malgache!!). Je ne vois pas en quoi ça pose un problème et en quoi nous ne devrions pas en être heureuses."
"Ce n'est pas une vie intéressante, elle est même ennuyante. Tandis que nous, nous nous levons le matin, et nous ne pensons qu'à manger, serbai et faire la fête. On gagne de l'argent rapidement et on s'achète une R4, on construit peut-être une petite maison, les enfants grandiront car c'est ainsi. Et pas de mariage ici, nous ne contentons pas d'un seul homme dans notre vie, elle serait trop triste."
Au moins, elles avaient le mérite de savoir ce qu'elles voulaient dans la vie!
Mais je tiens à préciser qu'il s'agit bien d'une anecdote vécue, et qu'en rien cela ne généralise la situation ni la vision des femmes malgaches.
Effectivement, rares sont les personnes mariées ici, un comportement plutôt marginal au cadre malgache.
"Chacun sa vision des choses. Tu juges mon mode de vie, mais tu vis comme tu veux, et il n'y a pas de raison que nous n'en fassions pas de même! Qu'est-ce que vous avez contre le fait de bâtir une vie?"
"On ne sait pas combien de temps on a à vivre sur cette terre, alors autant en profiter à fond! En plus, il y a de l'argent facile, pourquoi on s'embêterait à suer? Il y a plein de cons avec le portefeuille bien rempli et qui ne demandent qu'à les dépenser! Pourquoi s'en priverait-on?!"
"Cons, c'est comme ça que tu qualifies ces touristes alors?"
Elles éclatent de rire. "Ben oui c'est des cons, ils croient nous en mettre plein la vue avec leurs billets, mais c'est nous qui menons le jeu. Puisqu'ils sont venus pour dépenser, on va les faire dépenser!" Nouveaux rires.
La situation me dépite quelque peu, mais j'ai tout de même la satisfaction qu'elles ne se laissent ni impressionnées ni écrasées par ces touristes verreux.
Elles poursuivent:
"Pour nous, vous les femmes Merina, vous n'êtes que des coincées."
"Et vous, avec votre mode de vie, vous apparraissez à mes yeux comme des putes. Est-ce mieux?"
"Mais on s'en fout que vous nous appelez ainsi, qu'importe comment on nous appelle, du moment qu'on puisse en profiter tous les jours que Dieu fait et qu'il y ait des touristes à pomper!" s'exclament-elles. Etrange que d'invoquer Dieu dans pareilles conversations, mais je n'allais pas m'engouffrer dans un autre sujet délicat.
"Chacun son truc et sa vision des choses. Vous avez encore la chance de vous imposer par rapport à ces gens-là, mais ce n'est pas partout pareil..." leur dis-je en me levant.
Les jours d'après, j'ai eu droit à des coucous presque sympathiques de ces deux jeunes femmes que je rencontrais souvent sur ma route...

La dignité en moins
Dans une autre ville, on aimait bien sortir en boîte de temps à autre avec mes colocs et amis. L'ambiance musicale est sympa mais il faut également composer avec le ballet des filles de joie, et la chasse ouverte à double sens. J'observais souvent dépitée... Et en colère, car ici, elles n'imposent rien du tout, c'est du gibier presque. Un soir, je vois donc celle que je surnommerai la "star locale du exse". Il existe dans cette ville une travailleuse du sexe qui me faisait froid dans le dos à chaque fois que je la voyais. J'ignore comment elle est tombée là-dedans, une chose est sûre: elle n'en est pas sortie indemne. Défigurée avec une bouche énorme, ridée alors que les Malgaches ne le sont pas tant que ça, d'autant qu'elle devait avoir la quarantaine au plus, la voix cassée, des cicatrices sous le cou, etc... Un corps complètement abîmé, elle avait un problème de hanche, et donc dans la locomotion... Je ne peux décrire décemment ce qui est ou est devenu vulgaire: on avait l'impression lorsqu'elle marchait, qu'elle avait une bouteille entre les jambes... Son affiche était régulièrement placardée en annonce de film, nopor donc, dans plusieurs cinés gasy. Elle en avait l'air fière, en se jettant ainsi à corps (déjà) perdu dans la déchéance, plus aucune blessure ne devait avoir d'effet sur elle. Ce ne sont pas des jugements que je lui porte, mais des questions que je me demandais intérieurement à chaque fois que je la voyais... C'était vraiment pathétique. N'existe-t-il pas d'autres moyens de subsister, la dignité en plus?

Dis-moi qui tu fréquentes, je te dirai qui tu es
En invitant deux copains français à venir quelques semaines au bord de la mer, j'ai vécu une situation qui m'a amenée à me poser la question: "où commence la prostitution?"
Alors que nous trainions sur la plage, je me fais aborder par une fille que je n'avais encore jamais vue. Elle entame naturellement la conversation avec moi, puis s'incruste en douceur dans le groupe. Et la voici invitée parmi nous à dîner, sur proposition de mon oncle chez qui j'étais hébergée. Il a cru qu'on se connaissait de longue date vu le ton. Pourquoi pas, elle a l'air sympa, ouverte, très à l'aise. Et puisque l'ambiance est au rendez-vous, on décide de continuer la soirée en boîte. Le lendemain, elle s'est retrouvée avec l'un des copains. Ils ont filé le parfait amour de vacances durant tout son séjour. Mais il a bien fallu que ce beau prince reparte un jour. Je restais donc avec cette nouvelle copine dont je ne savais rien, si ce n'est qu'on a bien rigolé ensemble depuis 2 ou 3 semaines. Sitôt la voiture de mes invités hors de vue, elle s'exclame: "Un de perdu, dix de retrouvés!" Et le soir même, je la vois au bras d'un italien, la semaine d'après un suisse, etc, etc... Ah non, ce n'était écrit ni sur son front, si dans son code vestimentaire, nulle part qui ait pu la trahir. Et je n'avais rien vu! Elle travaillait pourtant dans une petite agence de voyage, mais il lui était vital de se faire entretenir, et tant qu'à faire, par plusieurs hommes, chacun à son tour!

Tout ça en intro à ce que je pense du tourisme seuxel, qui explique peut-être pourquoi ce sujet est si souvent abordé en demi-tons dans les guides, différentes facettes où le touriste verreux insignifiant dans son pays n'est pas le seul à être pointé du doigt. Demeurent les autres facettes...

To be continued...

Edit: Suite "Dites-le, avec des fleurs"


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Commentaires

tsy ratsy le tantara ka.alors toi t'es de quelle graine? ;-p

par Rija , 09 mars 2006 à 22:32 | back to top  

eh bé

ben dis-donc ça m'en bouche un coin !

par Rajiosy , 09 mars 2006 à 22:53 | back to top  

one word: wow ....

J'ai un faible pour les "posts" avec des sujets qui derangent :) la prostitution dans les pays affectes par l'extreme pauvrete est helas un mal incurable. Je pense qu'il faut commencer par un suivi sanitaire minimum de ces femmes. Je ne cautionne pas la situation :), je pense seulement que comme il y a un probleme de sante publique certain, essayons de limiter les degats et par la meme occasion aider cs femmes a s'en sortir.

par lova , 10 mars 2006 à 04:46 | back to top  

Déséquilibre

Révoltant ou non ce que tu dénonces est vieux comme le monde. Concernant Madagascar, il est évident que le Tsunami a mis sous les projecteurs cette forme de tourisme, du coup une quantité non négligeable de ces acteurs se sont "rabattus" sur les côtes de l'Ile Rouge.
A Ifaty ce tourisme m'a semblé complément intégré au paysage. J'ai beau avoir voyagé un peu cela m'a tout de même un peu surpris. Ces couples improbables, jeune et fine malgache silencieuse accompagnée d'un blanc retraité épais et ridé, ils s'affichaient au grand jour, sous couvert d'une acceptation implicite des locaux et des autres touristes. Cela paraissait si évident et si accessible que j'ai vraiment hésité à initier un reportage photographique (mais j'étais moi-même accompagné et je ne voulais pas attirer les situations compliquées).
Alors oui j'ai vu des scènes aussi pathétiques que cyniques, comme cet homme qui mangeait à côté de nous tout en se persuadant qu'il était entrain de séduire cette petite fleur de palissandre qu'il avait assise en face de lui. Situation absurde, la belle savait tout juste ce qu'il fallait de français pour répondre à ses questions.... qui était d'ailleurs le témoignage ahurissant de l'ignorance de cet homme sur la vie des malgaches Veso d'Ifaty ('Tu aimes le shopping? Tu es étudiante?... ').
Je n'ai tout de même pas pu m'empêcher de discuter de ce sujet avec des pêcheurs ou des restaurateurs... mais uniquement Malgaches... concernant mes propres compatriotes, je ne pouvais rien attendre d'une discussion avec eux (à tord?). Quoiqu'il en soit des jeunes pêcheurs m'ont dit que leur sœur, leur cousine ou même leur petite amie 'font ça'. Ils m'ont parlé de ces hommes, certes un peu con, mais bien gentil, car finalement ils ne viennent que 6 mois par an ; leur 'mécénat' permet à la famille de vivre un peu mieux et ils n'empêchent même pas la jeune fille d'avoir un petit ami...
D'autre part je pense ne pas me tromper en disant qu'à Madagascar beaucoup de mariages sont plus fondés sur un arrangement entre familles et une proximité géographique que sur une histoire d'amour.
Alors voilà, on cumule tout ça... et voilà nos petits modèles bien pensant occidentaux qui s'effondrent... à qui faire la morale ? De quoi se mêle-t-on dans ce système où tout le monde y trouve son compte?
... enfin il y a tout de même ce petit quelque chose qui fait que ça ne va... ce petit déséquilibre nord/sud qui annihile toute véritable relation 'humaine'. Et oui ! C'est frustrant, c'est cruel, c’est le fric, mais c'est ainsi... le mythe de la fusion culturelle, ethnique s'arrête là... assumons ce que nous sommes (je parle pour les occidentaux dont je fais parti). C'est justement ce que ne font pas certains... ils fuient leur société, profite d'une autre, et se mentent à eux même.
Cependant les situations que tu décris Tattum sont finalement un peu différentes. Ces filles que tu as rencontrées semblent s'être accordées une 'philosophie' pour leur mode de vie. Irons-nous jusqu'à dire qu'elles entretiennent le système? En tout cas elles portent sûrement tord à tout couple métisse qui viendrait à naître d'une véritable rencontre amoureuse.
Enfin je voulais également mentionner un autre aspect du tourisme sexuel que tu n'as pas abordé... celui des femmes. Ce n'est plus du tout marginal, complètement installé au Magreb, et sûrement pas inexistant à Mada.

Quoiqu'il en soit nous vivons une époque formidable pour tous ceux qui ne font pas de sentiments, qui ont du fric et beaucoup de libido (enfin ça c'est pas un défaut tout de même ;)

par Aurélien , 10 mars 2006 à 17:00 | back to top  

c du vecu

Ayant moi-meme pas mal bourlingué dans l'ile, au contact des divers acteurs de ce tourisme, je soutiens un certain point de vue mitigé.
Certes, la societe malgache actuelle, surtout dans le Sud, accepte ce genre de manieres; cependant, ils ne faut pas vendre ses filles pour quelques euros de plus.
Le grand probleme aussi c le SIDA

par vaomiera , 10 mars 2006 à 19:24 | back to top  

il est long ton post!! mais bonne journée de la femme en retard quand même.....tu parles du plus vieux métier du monde là? :-)
Je suis de retour en espérant plus régulièrement....gotta speak to you!

par elodieriana , 11 mars 2006 à 23:47 | back to top  

merci pour vos commentaires

je vais prendre le temps d'y répondre,demain,car là je tombe. ;)

par Tattum , 12 mars 2006 à 23:15 | back to top  

Je n'ai effleuré qu'une petite partie de la partie visible de l'iceberg,pour essayer de témoigner de manière objective sur ce sujet..Les autres facettes arriveront au fur et à mesure des posts.

>Rija: faut croire que je ne suis pas de la même graine. dans le 3è "cas",elle est venue me voir un jour: "On est invité sur un bateau par deux copains,ça te dit?"
"Ah bon, pour faire quoi sur ce bateau?"
"ben discuter, lire des magazines..."
"Lire des magazines...comme le Journal de Mickey peut-être?"
je suis de la graine de jeune fille de bonne famille, en toute ironie puisque je cherche toujours la définition de "fille de bonne famille" depuis qu'un ami de mes parents m'avait sorti "les jeunes filles de bonne famille ne jouent pas au poker". Poker sans pari,pas strip-poker pourtant... ???????????????? :)

>Rajiosy: c'est clair et concis! :) mais y a de quoi se poser des questions en effet..à suivre donc.

>Lova: ça tombe bien,j'aime bien discuter des sujets qui dérangent avec des personnes intelligentes comme c'est le cas maintenant. ;)
un mal incurable,si les autorités ouvraient davantage les yeux au pays et s'il y avait moins d'hypocrisie, ce ne serait pas un mal incurable.un peu comme la misère qui dérange, mais coe le dit le dicton, "il n'est pire aveugle que celui qui ne veut pas voir"...
un pb de santé publique certes, de société également car il y a du ménage à faire dans ceux qui atterrissent dans des pays comme Madagascar,y a moyens, et des priorités à redresser..
les véritables "pros" sont bien plus suivies qu'on ne le pense.elles semblent s'organiser pr cela et s'impliquer. d'ailleurs, j'ai lu un rapport paradoxal à ce sujet, ma réponse rejoint le commentaire de Vaomiera.

>Vaomiera:un rapport que j'ai lu sur le sida à Mada donc, pas récent puisqu'il date de 2003,révèle qu'en proportion, ce ne sont pas les travailleuses du seex qui sont le plus atteintes mais les jeunes cadres dynamiques trentenaires,pour cause de vie débauchée!!!il faudrait que je le retrouve ce rapport!

>Elodieriana: j'aurais aimé raconter autre chose pour la journée de la femme ;),mais c'est 365j/an finalement! ;) chouette que tu sois de retour.

>Aurélien: il demeure certaines choses où j'y répondrai au fur et à mesure des posts à venir sur le sujet toujours.
Je n'ai pas remis les pieds chez moi depuis le tsunami,et cette corrélation qui risque d'empirer les choses est pertinente. mais c'est ainsi depuis que j'ai vadrouillé,ds les années 90 et début 2000.vieux coe le monde,oui.
t'aurais dû faire ton reportage photo à Ifaty,ça mériterait un site entier, coe la misère, ça dérangerait aussi et tant mieux. Ifaty est un endroit vraiment puant pr cela,et malheureusement pcq ici la population a subi dans un premier temps,suivi d'une phase d'acceptation.Une ex-miss Mada originaire de Toliara (qui m'a laissé un com ici déjà)a mené une action qui consiste à renforcer la scolarisation des enfants à Ifaty pour endiguer ce fléau.car il ne s'agit même plus de prostitution,mais de PEDOPHILIE et voilà sur quoi on ferme les yeux!bon, je ne critique pas son action à elle,j'approuve tjrs ceux qui agissent,mais c'est un peu prendre le pb par la queue et non par les cornes, excusez du jeu de mot très mal placé,je l'accorde!le ménage,il doit fait là où il faut...
Les touristes dits sains subissent ce climat malsain.

quant aux situations absurdes,elles ne peuvent que l'être.faut-il seulement rappeler que ces abrutis ô combien altruistes ne sont le plus souvent que des déchets de leurs sociétés,là où personne ne leur accorde un regard,la moindre attention,à croupir dans l'anonymat, ça fait un peu l'effet "au pays des aveugles pauvres,les borgnes rmistes sont heureux". j'ai une anecdote à ce propos à venir, tiens! voire plusieurs, qui mettront en exergue que la conclusion facile "occidentaux débarquant ici=friqués" peut être bien loin de la réalité... Loin s'en faut. de là à reconnaître que chacun y trouve son compte,si on demandait au gamin ou à la petite fille son avis?...

en tant que Malgache,je n'irais pas à parler de mariage arrangé ni forcé. Mais s'appliquent des schémas ou raisons sociales,sociologiques même et/ou géographiques comme tu l'as dit.Dans les grandes et riches familles malgaches, on parle de "lova tsy mifindra",soit l'héritage,la richesse ne sort pas du cercle.ce qui amène que souvent,pour en être sûr,on ne fréquente que les gens de la "même espèce",et ce dès le plus jeune âge...Je crois que c'est le cas un peu partout (pour ne pas citer la bourgeoisie bordelaise). ceci dit,il s'agit à Madagascar d'une extra-minorité de la population..mais bon, l'argent demeure une juste raison, c'est à la mode de notre ère...et dans un village au fin fond de l'île,sans aller jusqu'à la consanguinité,il paraît difficile de rencontrer du nouveau monde,à moins de le quitter...

que ces filles entretiennent le système, sûrement, franchement je préfère les voir ainsi qu'âbimées et meurtries.
alors du tourisme sexuel féminin,il faudrait qu'on m'explique pourquoi cette attirance pr les rastas!!!!! la coupe, la fumette, le move, l'hakuna matata???

par Tattum , 13 mars 2006 à 22:18 | back to top  

Je ne suis pas sociologue mais je pense que ça ne fait que commencer... Je ne pense pas qu'on puisse l'arrêter mais il faudrait l'endiguer...
La question est de savoir à partir de quelle proportion peut-on dire que c'est une destination sexuelle ?
Amsterdam qui est une ville très libérale sur ce point, n'est pas classée comme une destination sexuelle pour autant (il y a aussi les tulipes ;-))

J'ai remarqué une chose qd mm : ça commence par des tournages de films, puis destination sexuelle et ça risque de dégénérer en pédophilie !
Alors soyons vigilant ! Il suffit d'un rien ! Car ça peut dégénérer très très vite ce genre d'histoire ...
La pauvreté franchement...

par Marc , 19 mars 2006 à 22:54 | back to top  

Amsterdam, et son ... rouge!c'est dingue, j'oublie toujours qu'est ce qui est rouge!
sociologue, moi non plus mais il reste beaucoup à dire, justement pour situer où commence le vice et où s'arrête le plaisir.. encore, avec les majeures, elles assument, mais rejoignant ton post, lorsque ça tend vers les mineurs, ça me révolte particulièrement, et j'entends le dire quand je suis en face de la situation...
Mais il faut également pointer du doigt l'hypocrisie, il existe bien d'autres moyens pour développer une économie locale, d'autant que bien plus souvent qu'on ne le pense, ce sont des pauvres types dans tous les sens du terme, juste que voilà, au pays des..gna gna gna... :)

par Tattum , 20 mars 2006 à 23:16 | back to top  

Pas que les vazaha

Tous ces commentaires sont assez judicieux, mais... pourquoi ne parler que des vazaha qui "profitent" de cette situation ?
Il y a de nombreux malgaches (dont certains sont mariés et pères de familles) qui ont une ou plusieurs "copines" beaucoup plus jeunes q'eux. La différence est qu'ils sont plus discrets et ne s'affichent pas en public. Mais le résultat est le même.

par luc , 18 juillet 2006 à 15:42 | back to top  

Je n'ai lu cet article qu'aujourd'hui et je me dis que les choses ont bien changé au pays. Il y a une quinzaine d'années, je suis revenue à Dago pour passer des vacances après l'avoir quitté pour mes études depuis pus de 10 ans. Nous sommes allés dans le Sud Est et là-bas, je n'ai pas eu au départ un accueil très chaleureux de nos compatriotes car, étant mariée à un vazaha -qui a le même âge que moi, donc jeune et non ridé à l'époque et même maintenant ;-))-, on m'avait prise pour ces filles qui hantaient lea halls de l'hotel. Il a fallu que je prouve passeport à l'appui que j'étais sa femme, mariée depuis plus de 3ans pour que le personnel de l'hôtel me fasse des sourires et me dise bonjour.
Je ne juge pas ces femmes car la vie est trop difficile et chacun fait de son mieux pour s'en sortir et améliorer son quotidien.

par viavy gasy , 23 décembre 2006 à 01:01 | back to top  

Viavy gasy> serait-ce l'article de Nj qui a relancé ce sujet en entraînant beaucoup de visites à ce sujet? :)
=> http://nj.madanight.com/post/45/448
Je n'ai pas encore été confrontée à ce qui t'est arrivé, mon couple étant également mixte, notre premier voyage à Madagascar s'est passé sans incident ni insinuation.
La question m'a bien sûr effleurée, tout comme j'ai déjà testé la provocation de me demander si l'on pouvait me prendre pour une prostituée (ah tiens, je vais raconter cette anecdote dans un post!)par délit de faciès ou d'accoutrement (mais je donne déjà la conclusion: y a pas de risque!).

Il n'est pas tant question de juger mais de constater avec dépit, sans arriver à se convaincre que ce soit réellement une fin, tout juste un moyen/leurre éphémère. Car beaucoup considèrent leur vie ainsi: elle vaut la peine d'être vécue, qu'importe comment, elle est éphémère...

par Tattum , 27 décembre 2006 à 00:31 | back to top  

La prostitution à Mada

Permettez moi de remettre certaines choses en place.
La prostitution n'est pas l'apanage des côtières. Loin de là. Il suffit de se balader dans les rues de Tana le soir ( même le jour d'ailleur). Est ce que vous êtes déja passer du côté de Tsaralalàna?? ou Antaninarenina. IL vous est arrivé de rentrer dans une boite de nuit à Tananarive????????? Les putes se bousculent et 90% sont des merinas.
Je suis moi même merina mais lucide. Je ne me voile pas la face en disant que la prostitution est dans les côtes et la probité et la pruderie au centre.
On est dans un même bateau. Peut être que la jeune femme qui était en vacance avec ses copains et venu pour la première fois à Madagascar. Ce qui n'est pas rare pour " des gasy mipetraka any an-dafy".
La prostitution dans ces zones touristiques gasy telles que Nosy be etc... sont plus visibles puisque les villes sont petites en superficie donc la zone de " prospection" limitée. C'est la seule raison pour qu'on les remarques plus que les putes de Tana. Mais en matière de pute les merinas ne peuvent pas donner de leçon de moralité.
Le vrai problème de madagascar c'est l'extrême pauvreté qui emmene les gens à tous tenter pour survivre.........

par Gasy lucide , 20 mars 2007 à 10:01 | back to top  

Gasy lucide> Le plus important à retenir de ce post est de se tenir à ce que j'ai écrit et non à ce que je n'ai pas écrit ni sous-entendu. Il est certain que celui qui a atterri là venant d'un post très mal titré, qui lui veut me faire dire ce que je n'ai jamais dit, son approche est erronnée d'avance s'il ne prend pas le recul nécessaire.

Il n'est dit nulle part qui est ou peut être prostituée, qui ne l'est pas et je ne dénie aucune réalité (mais quelle qu'elle soit, je m'en fous à vrai dire), j'ai juste voulu introduire la question du tourisme sexuel mais en considérant de cas précis où finalement, ce ne sont pas les touristes qui sont à pointer du doigt, mais des comportements de Malagasy ambigus.

par Tattum , 20 mars 2007 à 13:21 | back to top  

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