Plongée dans le Sud
06 juin 2005 à 23:10 |
Passion plongée
Madagascar compte 1000 à 1500 km de récifs coralliens, peu importants et encore mal connus sur la côte Est, ils sont mieux développées sur la côte Ouest de Madagascar. Ils jouent un rôle important sur l’activité économique de la population littorale. « Le récif corallien est le trésor des Vezo » : une phrase de Rabesandratana, une grande figure de l’ océanographie malgache, à qui je profite de rendre hommage ici (au couple), de véritables "encyclopédies", je suis fière de les avoir connus.
Le Grand récif de Toliara, un récif barrière de 18 km de long et entre 1km et 2,9 km de large, constitue la troisième plus grande barrière corallienne au monde après celles de l'Australie et du Bélize. (true?)
Avec près de 6000 kms de côtes, Madagascar abrite ainsi son lot de sites de plongée à découvrir. Et à moins de pouvoir s'offrir le luxe d'une croisière (davantage proposé dans le Nord), des spots côtiers, plus classiques, offrent tout de même un spectacle intéressant qui peut se transformer rapidement en aventure, passionnante de préférence.
Des centres de plongée équipés offrent des prestations de qualité aux normes internationales. On y retrouve toutes les grandes fédérations et associations qui essayent de gérer la plongée dans le monde (PADI, NAUI).
Conseil : ne pas plonger dans Tuléar-ville même ! Mais vous le déduirez de vous-mêmes sur place !
Sinon, les hauts lieux de la virée sous-marine dans le coin sont essentiellement Ifaty, Mangily, Anakao, Nosy-Ve, mais également Itampolo au Sud et Andavadoaka au Nord.
IFATY
Ifaty est particulièrement connu, mais personnellement, je n’en ferai pas la pub. Déjà, j’ai eu du mal à trouver la plage, on est arrivé à la marée haute, l’eau, pas vraiment limpide, venait lécher les limites des hôtels. Quand la mer se retire enfin, on ne peut pas dire que la plage soit particulièrement belle. Et les fonds sont très dégradés par la pêche. Alors quand on a loué un lakana, une pirogue, pour plonger dans des piscines naturelles plus au large, on ne pouvait pas deviner qu’à cela allait s’ajouter une folle mésaventure. On devait être à 2 km du rivage max, le vent se levait, je commençais à peine à plonger vraiment, on cherchait un spot sympa, où on pouvait voir une vie sous-marine digne de ce nom. Mais on doit rentrer. Nos guides Vezo, en voulant mettre la voile, ont eu la super idée de retourner l’embarcation. Panique sous bord à tribord, les autres s’en sortent rapidement, quant à moi, je m’enchevêtre dans la voile qui coule, et m’en débats (n'aime pas faire simple!).
La plongée, ça a aussi son lot de surprises, il faut vider la seule bouteille d’eau car il faut écoper. Et ton chapeau aussi, tiens ! Quelques brassées plus tard, on remonte à bord. Et là, je fais mon caca nerveux, je veux qu’on récupère le matériel, et j’insiste. Un des pêcheurs rame alors sur 2 ou 3 longueurs et plonge. Il devait avoir une dizaine de mètres de profondeur. Il revient peu après, avec le matériel, rien ne manquait, et il n’a plongé qu’une seule fois… Fort le gars, mais tellement fort que cela nous a rendues suspicieuses…
Ceci étant, les deux principaux spots de plongée sont dans les passes nord et sud de la barrière de corail. Vous y trouverez des requins de récif, des pointes blanches, des taupes, des raies pastenague, des Napoléon, des carangues, et des gros vicelards puants aussi.
ANAKAO
Par où passe le trait imaginaire du Tropique du Capricorne… Petit village de pêcheurs Vezo, niché à une quarantaine de kilomètres au sud de Tuléar, il est accessible à une heure trente par bateau. Le village reste authentique et le littoral bien conservé. Là-bas, pas d'électricité, pas d'eau potable, pas de moustique...
Seulement du sable fin, des eaux limpides, les Vezo, et la plongée !
NOSY-VE
Petite île située tout près d'Anakao, elle n'est fréquentée que par quelques pêcheurs et par les passionnés de fonds sous-marins. L'île est ceinturée d'une barrière corallienne d'une grande beauté qui abrite un lagon peu profond (< 3 m). Tout le spectacle sous-marin y est offert, du bout des doigts. Emblématique également, dans les airs cette fois, c’est le Phaéton à queue rouge (Phaethon rubricauda), espèce distribuée largement sous les tropiques, mais dont Nosy Ve constitue le seul site de nidification de Madagascar. L'oiseau fait l'objet d'une protection traditionnelle de la part des pêcheurs Vezo.
ANDAVADOAKA
Cette fois, on remonte au Nord de Tuléar. C’est également un village de pêcheurs, et c’est…magnifique! Authentique, au bout du monde, mais les villageois ont le sens de l'accueil incomparable. J’y suis allée, à cause d’une carte postale au dos de laquelle je lis : Andavadoaka. Je ne savais même pas où c’était, mais tout vient à point à qui sait attendre.
Allez, je vais lui accorder un article tout frais payé ! En attendant, un projet y est en cours à l’heure actuelle, un programme d’éducation écologique marine et de sensibilisation, pour une meilleure gestion des ressources. Voir le projet.
Commentaires
merci pour les infos sur les spots malgaches (***). heureuse d'avoir 'rencontrer' une plongeuse malgache (c'est la premiere fois). Je revis un de mes plus beaux dive, une belle nuit a Ifaty...
claudia
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